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  • il y a 2 ans

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00:00:00RTL, 14h-15h30, c'est le bon dimanche show.
00:00:09Si vous me permettez, pour me mettre à l'aise, je vais juste enlever mes bras et je reviens.
00:00:13J'ai un petit détail, à la maison les enfants ils m'appellent Playmobil.
00:00:16Playmobil, en avant les histoires.
00:00:18Philippe Croizon, bonsoir.
00:00:22Alors Philippe, le 5 mars 1994, vous avez 26 ans, votre vie va basculer pour toujours.
00:00:29Electrocuté par une ligne à haute tension, vous vous réveillez à l'hôpital, amputé des 4 membres.
00:00:36Quand mon cerveau se remet en conscience et que je me rends compte que j'ai plus de bras et plus de jambes,
00:00:40effectivement je demande pardon à la mort.
00:00:42Je lui dis mais excuse-moi, j'ai lutté contre toi le 5 mars 1994, mais viens me chercher.
00:00:46Viens me chercher, j'ai plus rien à faire ici.
00:00:50Et il y a deux choses qui m'ont ramené à la vie.
00:00:52Mes deux garçons, ce que Grégory venait de naître, et l'humour.
00:00:56Vous pouvez amener un micro à Philippe s'il vous plaît ?
00:00:59Un micro casque.
00:01:02C'est difficile à sonoriser Philippe.
00:01:04Le casque ça glisse, il n'y a pas de cheveux.
00:01:06Le micro main, c'est pas possible.
00:01:08On fait comment pour communiquer ?
00:01:10Je t'aurais bien proposé la langue des signes, mais ça va être compliqué.
00:01:26Quel plaisir de vous retrouver désormais chaque dimanche sur RTL
00:01:29pour la quatrième saison du Bon Dimanche Show.
00:01:31Et surtout quel plaisir d'accueillir celui qui va être notre invité pendant une heure et demie,
00:01:36c'est Philippe Croizon.
00:01:38Bonjour.
00:01:39Bonjour Philippe, sans mauvais jeu de mots on s'est croisés quelques fois.
00:01:42On n'a jamais eu l'occasion vraiment de parler longuement
00:01:45et je me réjouis à l'idée de passer cette émission avec vous.
00:01:48Un peu entre collègues ?
00:01:50Complètement.
00:01:51Puisque là on est en pleine période de Jeux Paralympiques
00:01:54et que vous êtes consultant pour RTL.
00:01:56Ah, je suis invité pour les Paralympiques.
00:01:59Pardon, je ne vais pas...
00:02:01Non, mais vous allez voir, on va se caler à un moment.
00:02:04On a une petite habitude ici dans cette émission, cher Philippe,
00:02:07qu'on va garder d'ailleurs cette année.
00:02:08On a un truc qui s'appelle le comité d'accueil.
00:02:10C'est-à-dire que quand l'invité nous rejoint,
00:02:13on a des personnes qui sont susceptibles de le connaître en général
00:02:16qui nous en disent un peu plus sur l'invité.
00:02:18Et la première personne de votre comité d'accueil à vous laisser un message,
00:02:22c'est un certain Henri Lecompte.
00:02:24Bonjour Philippe, bonjour Bruno.
00:02:26J'espère que vous allez bien.
00:02:27En tout cas, je voulais te laisser un message, Philippe.
00:02:29Parce que j'ai vécu des Jeux Olympiques extraordinaires grâce à toi.
00:02:34Avec des grands moments de faux rires,
00:02:37des moments de sincérité, des moments de bonheur.
00:02:40Aussi, on a un petit peu pleuré.
00:02:41On m'a arrêté d'encourager nos Français.
00:02:44Mais simplement, j'ai appris à te connaître.
00:02:46Je te connaissais un petit peu, mais là,
00:02:48franchement, j'ai compris que tu étais un homme,
00:02:51une belle âme, un homme fantastique.
00:02:54Je veux t'embrasser très fort et te remercier.
00:02:56Ça commence bien !
00:02:57Oh, comment c'est fort !
00:02:58Sans déconner !
00:02:59Vous le savez que c'est une chialouse à la base.
00:03:01On va le tourner direct.
00:03:02Elle est là, la chialouse !
00:03:05C'est vrai que dans toutes mes aventures, c'est comme ça qu'on m'appelle.
00:03:07On m'appelle la chialouse parce qu'il y a une difficulté.
00:03:10J'en ai besoin, c'est naturel chez moi.
00:03:12Je suis quelqu'un d'hypersensible, hyper émotif.
00:03:14Et j'ai besoin d'évacuer cette mauvaise énergie.
00:03:18Pendant mes entraînements à l'institut,
00:03:20très souvent, je partais dans les bois.
00:03:22J'avais mon fauteuil électrique.
00:03:23Le premier lapin qui passait, il s'en prenait plein la tronche.
00:03:24Le pauvre lapin, il dit « j'ai rien fait, moi ».
00:03:26Mais j'ai besoin d'évacuer cette mauvaise énergie.
00:03:28Pourquoi vous dites de la mauvaise énergie ?
00:03:30Pleurer, l'émotion, ce n'est pas forcément la mauvaise énergie.
00:03:33Il y a la mauvaise et il y a la bonne.
00:03:34Quand on m'annonce une bonne nouvelle, je chiale.
00:03:36Quand on m'annonce une mauvaise nouvelle, je chiale.
00:03:38Et vous pleurez tout le temps.
00:03:39Exactement.
00:03:42Des fois, c'est un peu même handicapant.
00:03:45Je suis sur scène très souvent.
00:03:47Et quand je suis sur scène, des fois, l'autre jour,
00:03:48j'ai refait une conférence, juste avant de venir.
00:03:52Il y a eu deux mois d'été où c'était un peu vacances.
00:03:54J'ai repris.
00:03:55Et l'émotion est revenue.
00:03:56Donc sur scène, j'ai bloqué.
00:03:58Non, arrête tes conneries.
00:03:59C'est pas facile.
00:04:00Mais c'est vrai que l'émotion, il y en a eu cet été.
00:04:02Vous avez commenté les Jeux Olympiques.
00:04:04D'ailleurs, on va beaucoup insister sur ça.
00:04:06Parce que là, vous êtes consultant pour les Jeux Paralympiques.
00:04:08Et on pourrait se dire, super, Jeux Paralympiques,
00:04:10ils prennent un handicapé.
00:04:11Pas du tout.
00:04:12Vous êtes un sportif avant tout.
00:04:13Et pour le coup, vous avez eu des commentaires extrêmement judicieux.
00:04:16Et très bien ciblés cet été.
00:04:20Notamment aux côtés d'Henri, qu'on vient d'entendre.
00:04:22Mais également Marie-Josée Pierrec et Patrick Montel.
00:04:25Complètement.
00:04:26Mais déjà, encore une fois, je veux dire merci à RTL.
00:04:28Parce que c'est pratiquement le seul média.
00:04:30Il y a plein de médias qui m'ont proposé de faire les Paralympiques.
00:04:32J'ai refusé.
00:04:33Mais oui.
00:04:34C'était catégorique.
00:04:35Non, hors de question.
00:04:36Il y a un côté cliché.
00:04:37Mais ouais.
00:04:38On reste toujours dans le même truc.
00:04:39L'on dit qu'il parle des ondines.
00:04:40Non, pas du tout.
00:04:41On est capable d'autres choses.
00:04:42On peut parler de plein d'autres choses.
00:04:43Je suis d'abord Philippe.
00:04:44Avant d'être une personne en situation de handicap.
00:04:46Une personne capable autrement.
00:04:47Et donc, RTL, quand ils m'ont contacté, ils m'ont dit
00:04:49« Philippe, voilà, tu sais qu'on s'aime bien.
00:04:51On a vécu plein de choses ensemble.
00:04:53On aimerait que tu fasses les deux. »
00:04:54Et là, mon sourire est monté jusqu'aux oreilles.
00:04:55J'ai dit « Ben voilà, c'est bon, c'est Jackpot. »
00:04:57Alors, je le disais, il y avait Henri Lecompte.
00:04:59Mais il y avait également Patrick Montel.
00:05:00Voix de l'athlétisme de France Télévisions.
00:05:03Et voix d'RTL cet été.
00:05:04Qui vous a laissé ce message.
00:05:06Salut Philippe, c'est Patrick Montel.
00:05:08Je voulais te dire que depuis que je te connais,
00:05:10j'ai une pêche absolument extraordinaire.
00:05:13Ça fait quelques années que ça dure.
00:05:15Et à chaque fois que je suis dans le trou,
00:05:17je suis un peu au creux de la vague.
00:05:19Je pense toujours à toi.
00:05:20Parce que c'est surtout ton sens de la dérision
00:05:24qui me donne une énergie absolument formidable.
00:05:27Et je me dis que le plus handicapé des deux,
00:05:30c'est toujours moi.
00:05:31Donc, c'est toujours à partir de ce constat
00:05:34que je me dis toujours « alors peut-être ».
00:05:36C'est-à-dire que je peux toujours m'améliorer.
00:05:38Grâce à toi, ne bouge surtout pas.
00:05:41Ne change rien la nuit.
00:05:42A plus.
00:05:43Là, ça va être compliqué de bouger.
00:05:45Je suis dans ma faute, je crois.
00:05:46Mais merci Patrick.
00:05:49Parce que je n'ai pas eu l'occasion
00:05:51de lui rendre un hommage à Patrick Montel.
00:05:53Oh la vache, vous voyez quand je dis que je suis une chialouse.
00:05:55C'est chiant.
00:05:56Je l'ai rencontré à Londres 2012
00:05:58pour les Jeux Paralympiques.
00:06:00Je ne connaissais pas plus Patrick Montel que ça.
00:06:02Et j'ai appris son histoire.
00:06:03Comment il a défendu les Paralympiques.
00:06:05Vraiment.
00:06:06C'est d'ailleurs pour ça que ça s'est mal terminé.
00:06:08On lui doit beaucoup sur la médiatisation
00:06:11des Jeux Paralympiques.
00:06:12Les gens ne le savent pas.
00:06:13Mais Patrick Montel a beaucoup œuvré
00:06:15pour cette médiatisation.
00:06:16C'était le défenseur.
00:06:17Le défenseur des Jeux Paralympiques
00:06:18qui aujourd'hui, maintenant, sont un vrai spectacle.
00:06:20Des véritables sports.
00:06:21Et à l'époque, il s'est fait descendre.
00:06:23Mais comme ce n'est pas possible,
00:06:24tout le monde se foutait de sa gueule.
00:06:25Donc, Patrick, bravo pour le boulot que tu as mené.
00:06:27Même si aujourd'hui, tu as eu ce creux de la vague
00:06:29et que RTL t'a permis de revenir.
00:06:33Je suis une vraie chialouse.
00:06:34Là, ça risque un peu quand même.
00:06:35Il reste deux messages à écouter
00:06:37dans votre comité d'accueil.
00:06:39Le premier, c'est le fondateur et président
00:06:42de l'association Handicap 2000.
00:06:45C'est un monsieur qui s'appelle Gérard Croizon.
00:06:47C'est votre papa qui vous a laissé ce message.
00:06:50Mon cher Philippe,
00:06:51nous sommes, maman et moi-même,
00:06:53très fiers et très heureux
00:06:54de ton parcours de résilience.
00:06:56En 2010, à la Côte de la Manche,
00:06:58à la nage.
00:06:59En 2012, voyez les Seine-Continent,
00:07:01à la nage.
00:07:02À Dakar, on est connus sur Instagram.
00:07:04Continuer sur cette voie,
00:07:06que tu as choisi,
00:07:07c'est de la réussite et de l'honneur.
00:07:09Je t'accompagne, Suzama,
00:07:10que nous aimons de tout coeur.
00:07:12Nous t'aimons très fort,
00:07:13papa et maman.
00:07:16Je reconnais bien mon père, c'est très tout, tout, tout.
00:07:18Les parents sont souvent comme ça.
00:07:19Je pense que nos parents sont de la même génération.
00:07:21En fait, ils ne laissent pas des messages,
00:07:22ils font des podcasts.
00:07:24Avec une intro et une conclusion.
00:07:26Il y a toujours un truc.
00:07:28Bien sûr, je les embrasse
00:07:29parce que mes parents,
00:07:30ils ont fait partie de...
00:07:31C'est normal, ils ont fait partie de ma vie.
00:07:32C'est mes parents,
00:07:33mais c'est vrai que quand j'ai eu mon accident,
00:07:34ils ont eu ce réflexe incroyable
00:07:35de créer une association pour vivre de rien.
00:07:37Mes parents, ma famille, mes amis,
00:07:38m'ont offert mon autonomie.
00:07:39Grâce à eux, j'ai une voiture,
00:07:40je ne suis pas autonome,
00:07:41j'ai une salle de bain où je suis autonome.
00:07:43Ils m'ont offert un toilette japonais.
00:07:44Bon, ceux qui ne connaissent pas le toilette japonais,
00:07:46on est plus loin pour la sortie qu'à l'entrée.
00:07:47Donc c'est plutôt chouette.
00:07:48Mais c'est surtout de l'autonomie.
00:07:50Non, effectivement, mes parents ont toujours été présents.
00:07:55Même quand c'était dans le dur.
00:07:56Quelqu'un de présent, évidemment, à vos côtés.
00:07:59On en reparlera.
00:08:00On aura l'occasion de le faire,
00:08:01déjà parce qu'elle est ici avec nous en studio.
00:08:03Mais elle vous a laissé un message.
00:08:05On lui a demandé de vous laisser un message.
00:08:06C'est votre femme, Susanna.
00:08:08Mon fantôme d'amour, j'espère que tu vas bien.
00:08:10Alors un petit coucou pour te dire combien je suis fière de toi,
00:08:13fière de ce parcours que tu as accompli
00:08:15et de tout ce que tu es devenu,
00:08:16de ton courage, de ta persévérance,
00:08:18de ton sourire.
00:08:20Tu me fais vivre des moments hors du commun
00:08:22et ça va faire bientôt 19 ans de cette vie pas ordinaire du tout.
00:08:25Alors il y en aura encore beaucoup d'autres,
00:08:27des fous rires et des aventures.
00:08:29Alors accroche-toi bien, accroche ta ceinture,
00:08:31parce que ça va repartir, je t'aime.
00:08:36Voilà, je pense que tout est dit.
00:08:38Il y a un peu d'eau dans vos yeux,
00:08:39donc on va faire une courte pause.
00:08:41C'est Philippe Croizon qui fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:08:43On va parler, évidemment, des Jeux Paralympiques
00:08:45que vous vivez ici sur RTL, mais pas que.
00:08:47A tout de suite.
00:08:53Quand le bon dimanche chaud commence,
00:08:56le monde entier se tait et l'écoute.
00:09:02Chut, Marcel.
00:09:03C'est évidemment faux, mais on dit ce qu'on veut.
00:09:07Chut, Marcel. Deuxième fois.
00:09:10Le bon dimanche chaud sur RTL.
00:09:12Philippe Croizon fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:09:14Je reçois le sportif, mais également le journaliste d'RTL.
00:09:19Je voudrais vite fait, avant qu'on reparle de votre actualité,
00:09:22revenir sur le message que vous avez laissé
00:09:24votre chérie Susanna qui est avec nous en studio.
00:09:27J'ai vu que ça vous avait beaucoup ému.
00:09:29Vous m'avez dit pendant la pause,
00:09:30est-ce que je peux quand même glisser un petit message ?
00:09:32Oui, complètement, parce que...
00:09:33Oh la vache !
00:09:34Merde, ça y est, ça redémarre.
00:09:37Je ne suis pas un diesel, moi.
00:09:38Ça démarre tout de suite.
00:09:39Non, il faut se rendre compte
00:09:40que quand j'ai rencontré Susanna,
00:09:42j'étais dans cet état-là,
00:09:44et on s'est rencontrés de la plus belle des façons
00:09:46sur Internet, sur un site de rencontre.
00:09:49J'ai le droit de citer ou pas ?
00:09:50Oui, vous avez tous les droits.
00:09:51Sur Mythique, parce qu'avec Mythique, tu rencontres.
00:09:54Bien sûr.
00:09:55Et donc, ça a se matché tous les deux.
00:09:57Il y a un message complètement con, je lui ai dit...
00:09:59Heureusement que vous vous n'êtes pas rencontrés sur Waze.
00:10:00Oui.
00:10:01Ça marche aussi.
00:10:05Et merde.
00:10:07Et donc, je lui avais mis un premier message,
00:10:10je lui ai dit, comme tu le vois sur la photo,
00:10:11j'ai les cheveux dans le vent, je ne les ai pas retrouvés.
00:10:12Je lui ai dit, si on prend ça, t'es le roi du monde.
00:10:14Et on m'a répondu, si le vent souffle vers moi,
00:10:15je te les ramène.
00:10:16Et ça fait 19 ans qu'on est ensemble.
00:10:18Sans Susanna, je n'aurais jamais été le personnage
00:10:20que je suis devenu aujourd'hui.
00:10:21Il y a mes aventures, il y a le personnage qui existe,
00:10:24mais derrière, il y a Susanna.
00:10:26Et Susanna, elle a tout fait.
00:10:27Moi, j'ai juste nagé.
00:10:28Elle s'occupait des cinq enfants,
00:10:29le plus gros bébé de la famille, c'était moi.
00:10:30Elle allait faire des heures de ménage.
00:10:32C'était un truc de teindré.
00:10:34Il faut lire son livre qui s'appelle
00:10:35Ma vie pour deux dans l'ombre du héros, une femme.
00:10:37Qu'est-ce que je prends dans le bouquin ?
00:10:38Mais avec beaucoup d'amour.
00:10:39Parce qu'elle en a vraiment bavé.
00:10:41Alors évidemment, on va beaucoup se marrer
00:10:43cet après-midi avec vous, Philippe,
00:10:45pour deux raisons.
00:10:46Parce que vous prenez l'humour.
00:10:47Et moi, je vous avoue,
00:10:48et je vais vous livrer une expérience personnelle.
00:10:50J'ai grandi à l'école à Saint-Jean-d'Angéli
00:10:52avec un garçon qui s'appelait Michael Bouchery,
00:10:54qui a été nageur,
00:10:56qui a été nageur handicapé.
00:10:57Et moi, j'ai eu cette expérience avec lui.
00:11:00Et je m'en souviens comme si c'était hier.
00:11:01On était en CE2.
00:11:02Je me souviens rentrer dans la piscine
00:11:03Roger Menault à Saint-Jean-d'Angéli,
00:11:05dans les vestiaires.
00:11:06Et j'ouvre un vestiaire.
00:11:07Et là, je vois une jambe
00:11:08qui est posée à côté de fringues.
00:11:10Et moi, j'étais pas préparé à ça.
00:11:12Et en fait, c'était ce pote
00:11:13qui s'appelle Michael,
00:11:14qui s'appelle toujours,
00:11:15et qui avait une prothèse de jambe
00:11:16qui ne sont pas les magnifiques prothèses carbone
00:11:18qu'on peut voir aujourd'hui
00:11:19emborrées par les sportifs,
00:11:20notamment dans les Jeux Paralympiques,
00:11:22qui était vraiment une prothèse
00:11:23limite des statuts de cire
00:11:25du musée Grévin,
00:11:27avec un harnachement en cuir
00:11:29pour pouvoir attacher à sa vraie jambe.
00:11:31Il était handicapé de naissance.
00:11:33Ça, c'était les premières prothèses.
00:11:34J'avais ça avec un tube en fer,
00:11:35un pied en bois.
00:11:36C'était 14-18.
00:11:37Et donc, j'ai grandi avec ce gars
00:11:39qui m'a dit,
00:11:40mais en fait,
00:11:41quand on ne me vanne pas,
00:11:42je suis handicapé deux fois.
00:11:44Et donc, j'ai eu l'habitude
00:11:46de vanne avec lui.
00:11:47Donc, on sera amené à un moment.
00:11:49En même temps,
00:11:50Michael Bouchery est invité.
00:11:51Oui, c'est vrai.
00:11:52Franchement, c'est cherché aussi.
00:11:54Mais pour l'instant,
00:11:55je voudrais parler du sportif.
00:11:56Et c'est important de le dire
00:11:57parce qu'il y a eu une polémique
00:11:58cette semaine
00:11:59qui a été soulevée
00:12:00par un joueur,
00:12:01joueur de volley, je crois,
00:12:02suite à une déclaration
00:12:03de Teddy Raynor
00:12:04qui disait,
00:12:05voilà,
00:12:06on est tous des super-héros,
00:12:07les para-athlètes.
00:12:08Et le gars a dit,
00:12:09non,
00:12:10on est juste des athlètes.
00:12:11Oui, oui.
00:12:12Mais après,
00:12:13c'est la polémique qui vient derrière.
00:12:14Elle est complètement nulle.
00:12:15Parce que Teddy Raynor,
00:12:16qu'on le connaît,
00:12:17enfin, vous le connaissez,
00:12:18c'est un grand cœur.
00:12:19C'est un grand cœur.
00:12:20Quand il parle,
00:12:21il parle avec son cœur.
00:12:22Il parle avec ses tripes.
00:12:23Il ne parle pas en disant,
00:12:24je veux dire,
00:12:25un truc de...
00:12:26Non, non, non.
00:12:27Après, effectivement,
00:12:28on n'est pas des super-héros.
00:12:29Moi, quand j'ai la traversée de la Manche,
00:12:30beaucoup de médias me disaient,
00:12:31non, je ne suis pas un héros,
00:12:32je suis juste un mec qui a bossé.
00:12:33Qui a bossé dur.
00:12:34J'ai commencé la traversée de la Manche,
00:12:35j'avais 40 ans.
00:12:36J'étais gras comme un lardon.
00:12:37Je ne savais pas nager.
00:12:38Je n'avais jamais fait le point de ma vie.
00:12:39J'ai monté une équipe,
00:12:40je me suis dit, voilà,
00:12:41transformez-moi.
00:12:42Ils m'ont transformé en deux ans
00:12:43pour réaliser mon rêve.
00:12:44Donc,
00:12:45on est comme tout le monde.
00:12:46Sauf qu'il nous manque deux, trois détails,
00:12:47deux, trois petits trucs.
00:12:48Et on a soit une maladie invalidante
00:12:49ou un truc comme ça,
00:12:50mais on est comme tout le monde
00:12:51et on a juste envie de faire du sport
00:12:53Il n'y a pas de différence.
00:12:54Cette histoire est dingue d'ailleurs
00:12:55parce que c'est vrai
00:12:56qu'on a commencé à vous connaître
00:12:57grâce à cette traversée de la Manche.
00:12:59Vous avez eu ce déclic
00:13:00quand vous étiez sur votre lit d'hôpital
00:13:01après avoir été amputé
00:13:02des quatre membres
00:13:03en regardant Thalassa.
00:13:04Oui.
00:13:05Mais si vous aviez regardé
00:13:06le journal du lard,
00:13:07vous aviez vu des rues en fait.
00:13:10Ah ben, il y avait cinq membres.
00:13:13Il y avait un choix de dog.
00:13:18L'homme aux cinq fangs.
00:13:19Non, ben là, j'ai préféré la natation.
00:13:21Vous avez eu une autre carrière.
00:13:23Ça ne tient pas à grand chose des fois.
00:13:24Vous êtes passé à côté de quelque chose.
00:13:28On va parler de Jeux olympiques
00:13:29si vous le voulez bien
00:13:30puisque vous êtes consultant pour RTL.
00:13:31Vous l'avez été, je le disais tout à l'heure,
00:13:33pour les Jeux olympiques
00:13:34et vous l'êtes donc fort logiquement
00:13:35pour les Jeux paralympiques.
00:13:37Petite interview olympique.
00:13:39Est-ce que, cher Philippe,
00:13:41comme au lancer de poids,
00:13:43ça vous arrive d'être lourd parfois ?
00:13:45Oui.
00:13:46Oui, oui, oui.
00:13:47Même assez souvent même.
00:13:48Des fois, même Susanna
00:13:49ou ceux qui sont au loin.
00:13:50Non.
00:13:51Là, ça ne passe pas.
00:13:52Des fois, je fais même sur les réseaux sociaux.
00:13:54J'avais fait une vidéo une fois
00:13:55avec Charlotte.
00:13:56Charlotte Desnault.
00:13:57On a fait une petite web série
00:13:59qui s'appelle « Rencontre du troisième type ».
00:14:00Elle joue au rôle de mon agent.
00:14:01Et j'avais écrit un sketch
00:14:02où je suis dans mon photo-jour,
00:14:04je regarde par terre,
00:14:05j'ai dit « oh zut » et je m'en vais.
00:14:06Et là, elle arrive et dit
00:14:07« Philippe, il faut que je te dise ».
00:14:08Et elle regarde par terre, elle dit
00:14:09« oh merde, je n'ai pas sorti Philippe ».
00:14:10Et là, elle essuie avec du Sopana
00:14:12et moi, au loin, je n'ai pas fait exprès.
00:14:14Là, ça ne passait pas.
00:14:15C'était le cran.
00:14:16Ouais, trop.
00:14:17Ouais, trop.
00:14:26J'ai regardé.
00:14:27Moi, j'ai regardé les compétitions de triple saut
00:14:29cet été.
00:14:31Le 110 mètres fauteuil, par contre,
00:14:32je ne vois pas l'intérêt non plus.
00:14:37Le 110 mètres haie, pardon.
00:14:38Pardon ?
00:14:39Le 110 mètres haie.
00:14:40Oui, le 110 mètres haie, j'avais compris.
00:14:44Parce que je rappelle que le sessi-foot,
00:14:46c'est l'épreuve paralympique
00:14:48où on peut jouer au football
00:14:49mais le ballon est équipé de petits grelots
00:14:51pour qu'on puisse le repérer, etc.
00:14:53Il n'y a que le gardien qui est voyant.
00:14:54Mais eux, contrairement à ce que vous dites,
00:14:57ils ne perdent pas de leur repère.
00:14:58Si vous regardez un match de sessi-foot,
00:15:00surtout les Brésiliens,
00:15:01ils jettent le ballon en l'air,
00:15:02ils font des reprises de volée.
00:15:03On a l'impression que les mecs, ils voient.
00:15:07Des fois, ça peut m'arriver de perdre mes repères.
00:15:09Est-ce que, comme au handball,
00:15:11vous avez toujours besoin d'être entouré
00:15:13d'une bonne équipe, Philippe ?
00:15:14Ah, toujours.
00:15:15Sans équipe, je ne suis rien.
00:15:17Vous parliez tout à l'heure de votre record
00:15:19quand vous avez traversé la Manche.
00:15:20Vous dites, j'ai monté une équipe.
00:15:21Vous les avez recrutés comment ?
00:15:23Les gens qui vous ont entourés ?
00:15:25Le premier, c'était mon entraîneur,
00:15:27Valérie Carbonelle, de la ville de Châtellerault.
00:15:29Elle a eu un objectif en deux ans,
00:15:31c'était de m'engueuler tous les jours.
00:15:32Donc un bon coach, une vraie coach.
00:15:34Après, j'ai appelé Arnaud Chassery,
00:15:36Jacques Tuzé, deux nages en longue distance français
00:15:37qui avaient réussi la traversée de la Manche.
00:15:38Je m'entoure d'une équipe de winners.
00:15:40Même l'ancien kiné,
00:15:41c'est l'ancien kiné de l'équipe de France de football,
00:15:4298, championne du monde.
00:15:43Le mec vient s'installer à Châtellerault,
00:15:44à côté de la piscine.
00:15:45Il intègre l'équipe.
00:15:46Et je leur file le paquet.
00:15:47Mais quand je dis, je leur file le paquet,
00:15:49les auditeurs ne vont peut-être pas comprendre,
00:15:50mais je suis un vrai feignant.
00:15:52Je suis une grosse feignasse, en vérité.
00:15:53Si je n'ai pas une équipe,
00:15:54si je n'ai pas un préparateur physique
00:15:55qui vient et qui me dit,
00:15:56aujourd'hui, tu vas me faire 200 abdos
00:15:57et tu vas fermer ta goule,
00:15:59ou alors je vais tomber sur un coach
00:16:08et il n'y a pas à discuter.
00:16:09C'est eux les pros.
00:16:10Et c'est à moi de les écouter.
00:16:11Est-ce que, comme on est scrim,
00:16:13je rappelle qu'on fait l'interview olympique, bien sûr,
00:16:15Philippe Roisan, il y a des choses qui vous touchent
00:16:17ou qui vous font mal ?
00:16:19Oui, il y a des bêtises humaines.
00:16:21Là, en ce moment, c'est les paralympiques.
00:16:23J'entends des choses comme il y a des manifestations
00:16:25pendant les Jeux paralympiques.
00:16:27Je trouve ça complètement nul.
00:16:29Il y a la trêve olympique
00:16:31et il y a la trêve paralympique.
00:16:33On doit respecter ça.
00:16:34Ce n'est pas normal.
00:16:35Ce n'est pas normal.
00:16:36Donc ça, ça m'agace.
00:16:37La mobilité, encore aujourd'hui en France,
00:16:39elle n'est pas encore européenne.
00:16:40On nous appelle, nous, les personnes en situation de handicap.
00:16:42Mais ce n'est pas moi.
00:16:43C'est la société qui est en situation de handicap.
00:16:44Si la société est bien adaptée,
00:16:46je suis un citoyen comme tout le monde.
00:16:47Je fais ce que je veux.
00:16:48On parlera d'ailleurs tout à l'heure un peu plus loin
00:16:50dans l'émission de votre nouvelle application
00:16:52que vous avez créée il y a huit mois
00:16:53qui s'appelle Very Important Parking
00:16:55qui a déjà 35 000 abonnés
00:16:56et qui permet aux personnes en situation de handicap
00:16:59de pouvoir se garer bêtement.
00:17:01Mais on en parlera tout à l'heure.
00:17:03Est-ce que, comme en escalade,
00:17:04vous pensez qu'on peut aller toujours plus haut ?
00:17:06Philippe ?
00:17:07Bien sûr que oui.
00:17:08L'impossible, c'est juste nous.
00:17:09C'est quoi nos rêves ?
00:17:10C'est quoi nos envies ?
00:17:11C'est quoi nos objectifs ?
00:17:12Donc, on a nos propres limites.
00:17:14Et moi, depuis mon accident,
00:17:15enfin, depuis que je me suis reconstruit avec Susanna,
00:17:17avec ma famille et mes amis,
00:17:18je n'ai pas de limite.
00:17:19Quand j'ai un rêve, j'ai une envie,
00:17:20je dis, ben voilà, je veux faire ça, je fais.
00:17:22Et des fois, ça ne marche pas.
00:17:23Mais ce n'est pas grave.
00:17:24J'ai appris.
00:17:25Donc, non, non, je fais.
00:17:27Et enfin, pour finir,
00:17:28est-ce que, comme à la cérémonie de remise des médailles,
00:17:30il y a une fois dans votre vie,
00:17:32une fois particulière,
00:17:33où vous avez été particulièrement fier de vous ?
00:17:36Oh ben, oh putain !
00:17:38Attention la C12, elle va revenir !
00:17:40Mais non, mais ça ne restera jamais la traversée de la Manche.
00:17:42Il faut comprendre que sur l'arrivée,
00:17:46je suis en pleine nuit, c'est la tempête,
00:17:48j'ai 20 kilomètres de plage,
00:17:49j'arrive sur le Cap Grinet, dans les roches,
00:17:51sur la falaise,
00:17:52on a des creux de 50 centimètres à 60 centimètres de haut,
00:17:54même des vagues des fois de 1 mètre,
00:17:55et là, on fonce sur le Cap Grinet avec Jacques et Arnaud,
00:17:57il y a plus d'une centaine de personnes qui me cherchent,
00:17:59et les deux qui me trouvent,
00:18:01c'est mes deux garçons.
00:18:02Tout le monde s'est planté,
00:18:03tout le monde est parti à gauche,
00:18:04sauf mes deux gars, ils sont partis à droite.
00:18:06Le Cap Grinet, c'est des hectares,
00:18:07il y a des champs, il y a des barbelés,
00:18:08il y a des trous d'obus, il y a des moutons.
00:18:09Mes deux garçons, ils ont foncé à droite,
00:18:11ils sont arrivés pile au moment où je suis arrivé sur le Cap Grinet.
00:18:13Mais dans la nuit, j'ai entendu
00:18:14« Papa, papa, t'es le plus fort du monde ! »
00:18:16Et j'avais retenu 13h26 minutes d'émotion,
00:18:18j'ai crié, j'ai hurlé, j'ai pleuré,
00:18:20en disant « Mais moi aussi, je vous aime, mes garçons ! »
00:18:22Et là, on me remonte à bord du bateau,
00:18:23je vois Suzanne en larmes, mon entraîneur,
00:18:25tout le monde pleure à bord du bateau, quoi.
00:18:26Donc tu te dis « Bah ouais, là, c'est... »
00:18:28Je pense que j'ai ressenti ce que ressent un athlète
00:18:30quand il a la médaille d'or, quoi.
00:18:31C'est une petite fraction de seconde,
00:18:33et en repartant,
00:18:34il y a deux émotions qui m'ont attaqué.
00:18:36Le moment de joie intense,
00:18:37je rigolais comme un dingue,
00:18:38et le moment de tristesse, c'était fini.
00:18:40J'allais me séparer de mon équipe.
00:18:42Philippe Croizon fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:18:45Vous restez avec nous,
00:18:46on va se retrouver dans quelques instants.
00:18:47Je disais que vous maniez l'humour,
00:18:48on va revenir d'ailleurs sur cette façon
00:18:49que vous avez d'exorciser votre handicap
00:18:51avec des vannes
00:18:52que vous n'assumez pas toujours, d'ailleurs.
00:18:54On va se retrouver sur RTL, à tout de suite.
00:19:03J'avais une super blague pour ce jingle.
00:19:05Mon fessine qu'on est déjà à la bourre,
00:19:07alors je me dépêche, hop hop.
00:19:08Bruno Guillon sur RTL.
00:19:09Allez, allez !
00:19:11Philippe Croizon fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:19:14Notre consultant.
00:19:15Alors, il a été pour les Jeux Olympiques de Paris,
00:19:17et fortlogiquement, il l'est toujours,
00:19:19pour les Jeux Paralympiques.
00:19:21Vous avez notamment parlé de la cérémonie.
00:19:24Vous étiez à la cérémonie d'ouverture,
00:19:26qui était dingue.
00:19:27On ne va pas se mentir.
00:19:28Pour le coup, on avait beaucoup d'attentes
00:19:30sur cette cérémonie qui a eu lieu en milieu de semaine,
00:19:32et on n'a pas été déçus.
00:19:33Non, pas du tout.
00:19:34Enfin, moi, j'ai des trucs qui m'ont marqué.
00:19:36La Marseillaise.
00:19:37La Marseillaise, où d'habitude,
00:19:38tout le monde se met à chanter.
00:19:39Là, c'était un silence incroyable,
00:19:41tellement c'était beau.
00:19:42Tellement c'était beau.
00:19:43Comment il s'appelle, le gars qui ressemblait à Freddie Mercury,
00:19:46à qui on a enlevé un bras ?
00:19:47Oui, on lui a parlé.
00:19:49Il est né avec cet handicap,
00:19:53mais qui a été extraordinaire.
00:19:55Ils ont sorti Freddie Mercury,
00:19:56mais j'ai oublié les deux morceaux.
00:19:58C'était incroyable.
00:20:00C'était vraiment incroyable.
00:20:01Une cérémonie de dingue.
00:20:03Alors, c'est Lucky Love, son pseudo.
00:20:07Vous êtes en train de vanner sur ça.
00:20:09Je voudrais qu'on revienne notamment sur l'humour.
00:20:11Vous le dites, l'humour vous a sauvé.
00:20:13Complètement.
00:20:14Et c'est rigolo, parce que j'ai vu,
00:20:16en préparant cette émission,
00:20:17de nombreuses conférences,
00:20:18et notamment une,
00:20:19une conférence TEDx,
00:20:21qui date de 2013,
00:20:23où vous faites des vannes sur vous,
00:20:25et même sur vous,
00:20:26des fois, vous avez du mal à les assumer.
00:20:29Vous parlez de ce saut en parachute que vous avez fait,
00:20:32en disant que les gens ont vu un poulet qui était déjà cuit.
00:20:35Et on sent que vous êtes en mode,
00:20:37vous voyez que ça ne marche pas.
00:20:38Limite, vous vous excusez de la vanne.
00:20:40C'est assez dingue, quand même.
00:20:42C'était au tout début, ça, de mes conférences.
00:20:44Maintenant, c'est une vraie conférence spectacle,
00:20:46mais c'était vraiment au tout début.
00:20:48Je testais, deux fois, deux, trois vannes,
00:20:50voir comment le public réagissait.
00:20:51Et là, c'est vrai que cette fois-ci,
00:20:53ils n'avaient pas capté le truc.
00:20:55Il y en a qui imaginaient la broche peut-être à l'arrivée.
00:20:59En général, j'assume bien mes vannes,
00:21:01mais c'est vrai que celle-ci,
00:21:02elle était tombée un peu à plat sur cette fois-ci.
00:21:04Mais je l'utilise toujours encore.
00:21:06Il y a un truc qu'on a dans Le Bon Dimanche Show,
00:21:08il y a un truc qui m'a toujours énervé,
00:21:09c'est-à-dire que pour faire des vannes sur la religion,
00:21:11il faut être religieux.
00:21:12Pour faire des vannes sur la couleur de peau,
00:21:14il faut avoir la couleur de peau.
00:21:15Moi, je m'en fous.
00:21:16Voici l'interview humour noir de Philippe Croizon.
00:21:19Philippe, est-ce que ça vous arrive de vous lever du mauvais pied ?
00:21:24Non, très rarement, bizarrement.
00:21:25Plus maintenant.
00:21:26Philippe, si on vous demande,
00:21:28est-ce que vous filez facilement un coup de main ?
00:21:32Oui, je file souvent un coup de main.
00:21:34Très, très souvent, oui.
00:21:35Mais j'aimerais bien qu'on me l'ordonne après.
00:21:37Mais ça, c'est le problème.
00:21:38Souvent, vous savez, on donne, on donne,
00:21:40et puis on reçoit...
00:21:41C'est comme hier, j'étais sur France 2,
00:21:43il y avait un monsieur, un journaliste,
00:21:44je crois qu'il s'appelle Mille Pieds,
00:21:45et je dis, s'il en a deux, ça m'arrange.
00:21:47Bien sûr, évidemment.
00:21:49Philippe Croizon, la dernière fois
00:21:50que vous avez mis les pieds dans le plat,
00:21:51c'était quand ?
00:21:52Oh là, il y a très longtemps.
00:21:53Il y a très, très longtemps.
00:21:55C'était ce matin, sur RTL.
00:21:58La dernière chose, Philippe Croizon,
00:21:59que vous pensez faire les doigts dans le nez.
00:22:00Vraiment, vous dites ça,
00:22:01j'y arrive sans aucun problème.
00:22:06Me raser ?
00:22:07Mais alors, par contre,
00:22:08j'ai des pansements partout.
00:22:11La dernière fois,
00:22:12Philippe Croizon,
00:22:13que vous avez fait des pieds et des mains
00:22:14pour obtenir quelque chose.
00:22:15Vous savez, quand il y a un truc
00:22:16qu'on veut vraiment,
00:22:17c'était quoi ?
00:22:18Avoir des places pour la cérémonie d'ouverture
00:22:20des Jeux paralympiques.
00:22:21Parce que vous n'en aviez pas d'office ?
00:22:22Non.
00:22:23Mais non.
00:22:24Non, non, non.
00:22:26Mais vous étiez consultant pour RTL,
00:22:28ils n'avaient pas réussi à vous choper les places ?
00:22:30Non.
00:22:34Philippe Croizon,
00:22:35est-ce qu'aujourd'hui,
00:22:36avec votre notoriété,
00:22:37vous pensez avoir le bras long ?
00:22:43On me le demande souvent, celle-là.
00:22:46Non, je ne sais pas.
00:22:48Des fois, quand j'ai besoin de quelque chose,
00:22:49il suffit d'avoir un petit coup de téléphone
00:22:51et ça peut aider.
00:22:52Ça aide ?
00:22:53Pour le restaurant, par exemple ?
00:22:54Pour le médecin aussi.
00:22:55Évidemment.
00:22:56Il n'a plus de place,
00:22:57mais là, ce coup,
00:22:58il a une petite place qui s'est libérée.
00:22:59C'est Philippe Croizon
00:23:00qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:23:01Évidemment,
00:23:02on parle des Jeux paralympiques
00:23:03qui battent leur plein
00:23:04et que vous suivez sur RTL,
00:23:05et notamment grâce
00:23:06au talent journalistique de Philippe.
00:23:08On va également parler,
00:23:09j'en avais touché un mot tout à l'heure,
00:23:11de cette application que vous avez lancée,
00:23:13qui s'appelle
00:23:14Very Important Parking.
00:23:15Et puis, on va accueillir Valérie Zettone,
00:23:16qui pour cette quatrième saison
00:23:17du Bon Dimanche Show
00:23:18est bien entendu toujours avec nous.
00:23:19A tout de suite.
00:23:25En l'an 1555,
00:23:28le mage et astrologue Nostradamus
00:23:30prédisait déjà le Bon Dimanche Show.
00:23:32À la radio, une émission
00:23:34chevauchée par Bruno Guillon
00:23:37avec ses invités prestigieux
00:23:39et des blagues inspirées par les dieux.
00:23:42Visionnaire, le gars.
00:23:45Bruno Guillon sur RTL.
00:23:47Et la pizza à l'ananas,
00:23:49c'est vraiment fort dégueulasse.
00:23:51Visionnaire.
00:23:53C'est Philippe Croison
00:23:54qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:23:55Ça va Philippe, pour l'instant,
00:23:56vous passez un bon moment ?
00:23:57Ça va très très bien.
00:23:58Je vous oblige du coup
00:23:59à faire du 7 jours sur 7,
00:24:00parce que là,
00:24:01on vous retrouve par deux fois
00:24:02tous les jours sur l'antenne d'RTL.
00:24:04Le matin chez Thomas,
00:24:05à qui je souhaite la bienvenue,
00:24:06Thomas Soto.
00:24:07Au jour de 9h, exactement.
00:24:08Et qui est à côté d'Amandine.
00:24:09Et le soir à 19h
00:24:10et le week-end à 18h.
00:24:11Oui, c'est ça.
00:24:12En tout cas, tout va bien.
00:24:13Ça n'arrête pas, ça n'arrête pas.
00:24:14Et entre deux,
00:24:15je cours d'une épreuve à une autre.
00:24:17Enfin, je cours.
00:24:18Je roule d'une épreuve à une autre.
00:24:21On va parler dans quelques instants
00:24:22d'une appli que vous avez lancée
00:24:23qui s'appelle
00:24:24Very Important Parking.
00:24:25Mais pour l'instant,
00:24:26merci d'accueillir
00:24:27celui qui va passer
00:24:28une nouvelle saison
00:24:29de Bon Dimanche Show à mes côtés.
00:24:30C'est Valéry Zetoun.
00:24:31Bonjour Valéry.
00:24:32Bonjour Bruno.
00:24:33Je suis ravi d'être encore là,
00:24:34cette quatrième saison.
00:24:35Un miracle.
00:24:36Vous avez du talent.
00:24:37Bêtement, du talent.
00:24:38Et je voulais féliciter Philippe
00:24:39qui, dans la catégorie
00:24:40émotions et pleurs,
00:24:41a piqué la médaille d'or
00:24:42à Enrico Masini.
00:24:43Encore une fois,
00:24:44Philippe a piqué
00:24:45la médaille d'or
00:24:46à Enrico Macias.
00:24:47Bravo.
00:24:49Valéry va nous raconter
00:24:50de belles histoires
00:24:51comme l'année dernière
00:24:52et aujourd'hui.
00:24:53Je crois que vous vouliez
00:24:54nous parler.
00:24:55J'ai perdu mon oncle
00:24:56cet été,
00:24:57donc je voulais lui faire
00:24:58un petit compliment.
00:24:59Je vais faire un compliment
00:25:00à Alain Delon.
00:25:02C'est au bord d'une piscine
00:25:03que j'ai appris
00:25:04votre disparition
00:25:05un jour de plein soleil.
00:25:07Votre jeunesse n'est pas enviable.
00:25:09Vous avez quatre ans
00:25:10lorsque vos parents divorcent
00:25:11et vous voilà balloté
00:25:12de pensions
00:25:13en internat
00:25:14jusqu'à vous retrouver
00:25:15à 17 ans
00:25:16dans l'armée à Saigon.
00:25:18Vos 20 ans,
00:25:19vous les passez
00:25:20dans une prison militaire
00:25:21pour avoir volé une Jeep
00:25:23et ce début de parcours
00:25:24ne présage pas vraiment
00:25:25un destin de star.
00:25:27Mais c'est à Saigon
00:25:28que vous voyez
00:25:29Touchez pas au Grisby
00:25:30qui marque le grand retour
00:25:31de Gabin au cinéma
00:25:33et les débuts
00:25:34de l'Innoventura.
00:25:35J'espère que ces messieurs
00:25:36n'ont pas d'armes
00:25:37dans leurs poches.
00:25:38Non, on n'en a pas.
00:25:40Et comme les fauves
00:25:41se reniflent souvent,
00:25:42ceux-ci vous fascinent
00:25:43sans imaginer
00:25:44que des années après
00:25:45vous leur donnerez la réplique.
00:25:47De retour à Paris,
00:25:48vous enchaînez
00:25:49les petits boulots
00:25:50serveurs, Ford et Hall
00:25:51et vous traînez le soir
00:25:53dans le Pigalle
00:25:54des années 50
00:25:55où vous pensez
00:25:56avoir trouvé une famille
00:25:57en compagnie
00:25:58de l'aristocratie
00:25:59des grands voyous
00:26:00de l'époque.
00:26:01Jeune,
00:26:02beau comme un dieu
00:26:03n'ayant peur de rien,
00:26:04le milieu de la nuit
00:26:05vous fascine.
00:26:06Que seriez-vous devenu
00:26:07sans le cinéma ?
00:26:08Peut-être
00:26:09Alain les yeux bleus
00:26:10proxo à Pigalle
00:26:11avec une carrière
00:26:12promise
00:26:13dans le grand banditisme.
00:26:14Mais la vie
00:26:15et surtout la vôtre
00:26:16est imprévisible.
00:26:17Votre route
00:26:18croise celle de
00:26:19David Selznick,
00:26:20puissant producteur américain
00:26:22oscarisé pour autant
00:26:23en emporte-le-vent
00:26:24entre autres.
00:26:25Fait rarissime
00:26:26pour un débutant,
00:26:27il vous propose
00:26:28un contrat de 7 ans
00:26:29aux Etats-Unis
00:26:30à condition
00:26:31que vous appreniez
00:26:32l'anglais couramment.
00:26:33Mais vous avez
00:26:34la France cheviée au corps
00:26:35et là où tout le monde
00:26:36se serait précipité
00:26:37en Amérique,
00:26:38vous préférez tourner
00:26:39quand la femme s'emmerde
00:26:40et quand la femme s'emmêle
00:26:41avec Yves Allégret.
00:26:42Vous y allez un peu
00:26:43à reculons
00:26:44car comme tous
00:26:45les autodidactes
00:26:46vous faites un complexe.
00:26:47Vous n'avez pas fait
00:26:48d'études
00:26:49ni de cours florants
00:26:50ni de comédie française.
00:26:51Mais Allégret
00:26:52va changer votre vie
00:26:53à tout jamais
00:26:54en vous demandant
00:26:55de ne surtout pas
00:26:56jouer la comédie
00:26:57mais de simplement
00:26:58vivre devant la caméra.
00:26:59Votre naturel
00:27:00et votre liberté
00:27:01feront le reste.
00:27:02On se tire.
00:27:03En une heure
00:27:04on a le temps
00:27:05d'aligner des bornes.
00:27:06On va faire un chrono
00:27:07sur l'autoroute.
00:27:08Qu'est-ce que c'est
00:27:09qu'on va voir ?
00:27:10À partir de là
00:27:11le guépard va passer
00:27:12près de 60 ans
00:27:13devant les caméras
00:27:14des plus grands réalisateurs.
00:27:15Vous allez tout connaître.
00:27:16Les films d'auteurs
00:27:17les films populaires
00:27:18les chefs-d'oeuvre
00:27:19d'immenses succès
00:27:20et bien sûr
00:27:21quelques échecs.
00:27:22De Paris à Tokyo
00:27:23en passant par Los Angeles
00:27:24Rome ou Shanghai
00:27:25vous allez faire briller
00:27:26la France
00:27:27dans le monde entier.
00:27:28Et comme la vie
00:27:29est bien faite
00:27:30elle met sur votre chemin
00:27:31Jean-Paul Belmondo
00:27:32immense et éternelle rival
00:27:33qui fera que vos carrières
00:27:34se sont sublimées
00:27:35notamment
00:27:36lorsque
00:27:37le renommé
00:27:39lorsque vous tournez ensemble
00:27:40l'inoubliable
00:27:41Borsalino.
00:27:42La première scène
00:27:43de la bagarre
00:27:44qui se termine en amitié
00:27:45résume à elle seule
00:27:46votre relation amicale
00:27:47de géant du cinéma.
00:27:57Vous vous moquez même
00:27:58avec humour
00:27:59de votre pseudo-rivalité
00:28:00dans vos films.
00:28:03Ah non !
00:28:04Dans ces cas-là
00:28:05Jean-Paul Belmondo
00:28:06il se permet simplement
00:28:07d'être un grimace viril.
00:28:08Ouais bah laisse Belmondo
00:28:09où il est tu veux.
00:28:10Et puis il y a les femmes
00:28:11de vos vies
00:28:12qui m'ont tant fait rêver
00:28:13à l'écran.
00:28:14Romy Schneider
00:28:15Mireille Dark
00:28:16Nathalie Dolon
00:28:17avec lesquelles
00:28:18vous avez formé
00:28:19des couples de stars
00:28:20stars des couples.
00:28:21Tu es bien.
00:28:24Ça ne se voit pas.
00:28:27Je suis toujours bien
00:28:28quand je suis avec toi.
00:28:30Depuis votre disparition
00:28:31une photo de 1967
00:28:33a inondé les réseaux sociaux.
00:28:35On vous y voit solaire
00:28:36assise sur un canapé
00:28:37à côté de Marianne Faithfull
00:28:39et de son fiancé de l'époque
00:28:40Mick Jagger.
00:28:41Vous rencontrez la chanteuse
00:28:42en vue du tournage
00:28:43de la bicyclette
00:28:44de Jack Cardiff.
00:28:45Vous êtes irrésistible
00:28:46de beauté
00:28:47en costard d'or.
00:28:48Marianne Faithfull
00:28:49semble totalement
00:28:50hypnotisée
00:28:51par votre charme.
00:28:52Mais leader des Stones
00:28:53lui a l'air
00:28:54d'un petit garçon
00:28:55ridicule
00:28:56qui bout de jalousie
00:28:57dans sa tenue rose
00:28:58ses chaussettes
00:28:59de couleurs dépareillées
00:29:00et ses pompes usées.
00:29:02Un internaute
00:29:03a marqué la phrase suivante
00:29:04quand tu es Mick Jagger
00:29:05mais que l'autre
00:29:06c'est Alain Delon.
00:29:08Je n'oublie pas non plus
00:29:09vos histoires passagères
00:29:10avec Anne Pariot
00:29:11Madly
00:29:12qui deviendra ensuite
00:29:13la dernière compagne
00:29:14de Jacques Brel
00:29:15ou encore d'Alida.
00:29:16C'est étrange
00:29:17je ne sais pas
00:29:18ce qui m'arrive ce soir
00:29:19je te regarde
00:29:20comme pour la première fois.
00:29:22De mélodie en sous-sol
00:29:23à une mélodie de chanson
00:29:24il n'y a qu'un pas
00:29:25que vous avez franchi
00:29:26avec un certain succès
00:29:27en 86.
00:29:28Romano Musumara
00:29:29qui a fait les gros succès
00:29:30de Jeanne Mas
00:29:31Stéphanie Monaghan
00:29:32qui a fait
00:29:34ou encore Elsa
00:29:35vous écrit
00:29:36comme au cinéma
00:29:37où vous admettez peut-être
00:29:38pour la seule fois
00:29:39de votre vie
00:29:40qu'il vous arrive
00:29:41de douter
00:29:42magie de la chanson.
00:29:44Mais quand je suis tout seul
00:29:45devant le miroir
00:29:47derrière les mots
00:29:48derrière l'image
00:29:49il n'y a plus de style.
00:29:51Et tout ce qui se passe
00:29:52à l'intérieur
00:29:53ça s'appelle aussi
00:29:54la pudeur.
00:29:56Le meilleur rôle
00:29:57d'un homme public
00:29:58c'est de ne jamais ressembler
00:29:59à ses critiques.
00:30:00Moi je suis comme tout le monde
00:30:01je ne suis pas très sûr
00:30:02mais j'ai des rêves
00:30:03pour le futur.
00:30:05Votre disparition
00:30:06ne m'attriste pas
00:30:07car je sais que vous viviez
00:30:08vous viviez mal
00:30:09cette époque
00:30:10et que vous étiez bien seul.
00:30:12On vous a même exposé
00:30:13très affaibli aux médias
00:30:14pour de sombres
00:30:15histoires d'argent
00:30:16qui ne nous regardent pas.
00:30:18Moi je veux garder l'image
00:30:19de Ripley
00:30:20ou de Roxy Freddy.
00:30:21Je veux garder l'image
00:30:22de l'homme
00:30:23du peuple
00:30:24parti de rien
00:30:25programmé pour rien
00:30:26qui a eu le monde entier
00:30:27à ses pieds.
00:30:28Le 18 août 2024
00:30:29le samouraï a décidé
00:30:30de quitter ce monde
00:30:31où on brûle les synagogues
00:30:32de M. Klein
00:30:33et où Rocco n'a plus de frères.
00:30:35Le 18 août 2024
00:30:36vous êtes définitivement
00:30:37devenu notre histoire.
00:30:39Alors merci M. Delon
00:30:40pour votre œuvre
00:30:41que je ne me prive jamais
00:30:42de regarder avec plaisir
00:30:43et admiration
00:30:44et si vous le pouvez
00:30:45de là-haut
00:30:46protégez-nous des malfaisants
00:30:47avec Gabin, Lino, Romy, Mireille
00:30:50et toute cette famille du cinéma
00:30:52que j'ai tant aimé.
00:30:53Bon dimanche !
00:30:58Je suis fan de cette chanson
00:30:59d'Alain Delon
00:31:00comme au cinéma
00:31:01et j'adore ce titre
00:31:02qui est vraiment un titre
00:31:03des années 80.
00:31:04Merci beaucoup
00:31:05Valérie Zetoun.
00:31:06C'est Philippe Croizon
00:31:07qui fait son bon dimanche
00:31:08en Philippe le Cinéma.
00:31:10Oui, j'avais tourné
00:31:11avec Franck Dubos
00:31:12dans un film
00:31:13qui s'appelle
00:31:14Les têtes de l'emploi
00:31:15et dans le film
00:31:16je suis manutentionnaire.
00:31:17Je sais, c'est pour ça
00:31:18que je dis ça.
00:31:19C'est une expérience
00:31:20que vous aimeriez réitérer
00:31:21ou pas ?
00:31:22Oui, c'était sympa,
00:31:23c'était bien
00:31:24et j'ai tourné aussi
00:31:25dans le programme
00:31:26Cour Vestiaire
00:31:27sur France Télévision
00:31:29C'est des petits moments
00:31:30agréables
00:31:31mais là en ce moment
00:31:32il y a un film
00:31:33qui est en préparation
00:31:34sur mon parcours de vie
00:31:35avec Susanna
00:31:36et c'est
00:31:37Marie Castille
00:31:38qui va le réaliser
00:31:39donc c'est plutôt cool.
00:31:40Mais dans lequel
00:31:41vous allez jouer ?
00:31:42Ah non !
00:31:43Du tout, du tout !
00:31:44Non, non, non !
00:31:45Être acteur
00:31:46c'est vraiment un métier
00:31:47donc il faut trouver
00:31:48un gars qui est
00:31:49un peu plus jeune
00:31:50que moi maintenant
00:31:51parce que j'avais 26 ans
00:31:52quand j'ai eu l'accident
00:31:53et ainsi de suite.
00:31:54Donc c'est en cours.
00:31:55Normalement fin 2025
00:31:56début 2026 au cinéma.
00:31:57Mais ça c'est une info
00:31:58dont vous aviez déjà parlé
00:31:59ou on a une exclue ?
00:32:00Non, ça c'est vraiment
00:32:01c'est vraiment pour vous
00:32:02c'est cadeau
00:32:03parce que j'étais avec
00:32:04Marie Castille hier
00:32:05donc on en a parlé
00:32:06et là maintenant
00:32:07elle est en train de monter
00:32:08le scénario terminé
00:32:09maintenant elle recherche
00:32:10les producteurs.
00:32:11Bon, bah écoutez
00:32:12le message est lancé
00:32:13c'est Philippe Croizon
00:32:14qui fait son Bon Dimanche Show
00:32:15sur RTL
00:32:16on se retrouve dans
00:32:17quelques instants
00:32:18et tout de suite !
00:32:22Si le Bon Dimanche Show
00:32:23s'écoute chaque dimanche
00:32:24c'est parce que
00:32:25le reste de la semaine
00:32:26l'équipe travaille
00:32:27d'arrache-pied
00:32:28pour trouver des idées
00:32:29et des...
00:32:30Allez, à la tienne Etienne !
00:32:31Les gars, j'enregistre
00:32:32le jingle là !
00:32:33Ouais, bah traîne pas trop
00:32:34parce qu'il y a bientôt
00:32:35plus de cacahuètes !
00:32:36Le Bon Dimanche Show
00:32:37sur RTL
00:32:38avec Bruno Guillon
00:32:39et des cacahuètes !
00:32:40Philippe Croizon
00:32:41fait son Bon Dimanche Show
00:32:42sur RTL
00:32:43Philippe Croizon
00:32:44le sportif bien sûr
00:32:45Philippe Croizon
00:32:46également le chroniqueur
00:32:47d'RTL
00:32:48le journaliste d'RTL
00:32:49il l'a été tout cet été
00:32:50pour les Jeux Olympiques
00:32:51et il l'est également
00:32:52sur RTL
00:32:53et il est aussi
00:32:54le journaliste
00:32:55d'RTL
00:32:56également
00:32:57pour les Jeux Paralympiques
00:32:58Je voudrais rapidement
00:32:59puisqu'on en a parlé tout à l'heure
00:33:00Je voudrais rapidement
00:33:01mais c'était fait exprès
00:33:02d'appeler l'émission
00:33:03Bon Dimanche Show
00:33:04Vous savez que
00:33:05vous avez mis le doigt
00:33:06sur le jeu de mots
00:33:07de cette émission
00:33:08c'est sa quatrième saison
00:33:09Le Bon Dimanche Show
00:33:12je pense qu'à la direction
00:33:13des programmes
00:33:14ils n'ont toujours pas
00:33:15compris le jeu de mots
00:33:16Parlons de
00:33:17Very Important Parking
00:33:18Vous avez mis un truc
00:33:19très juste tout à l'heure
00:33:20concernant
00:33:21on dit souvent ce terme
00:33:22les personnes en situation
00:33:23de handicap
00:33:24mais c'est vrai
00:33:25que limite
00:33:26on est plus handicapé
00:33:27que les personnes
00:33:28qui sont handicapées
00:33:29en ne voyant pas
00:33:30les difficultés
00:33:31qu'on peut avoir
00:33:32au quotidien
00:33:33ce putain
00:33:34de trottoir
00:33:35qui n'est pas coupé
00:33:36pour qu'on puisse
00:33:37descendre en fauteuil
00:33:38ces escaliers
00:33:39où il n'y a pas d'ascenseur
00:33:40pour pouvoir descendre
00:33:41au parking etc
00:33:42La poubelle qui est sur le trottoir
00:33:43Evidemment
00:33:44La crotte de chien
00:33:45quand on roule dedans
00:33:46Evidemment
00:33:47Que du bonheur
00:33:48Donc oui on a créé ça
00:33:49avec mon ami Thierry Garraud
00:33:50J'étais dans mon bureau
00:33:51et je fais pas mal de conférences
00:33:52et je dis
00:33:53C'est la partie de cascage
00:33:54Donc je tourne en rond
00:33:55Je bouffe du diesel
00:33:56A pu en finir
00:33:57Et là on se dit
00:33:58Si on crée une application
00:33:59On regarde ce qui existe
00:34:00sur internet
00:34:01Il n'y a pas grand chose
00:34:02Que des trucs un peu
00:34:03verticals
00:34:04Et on s'est dit
00:34:05Mais si on crée une application
00:34:06pour trouver toutes les places de parking
00:34:07On est parti là dessus
00:34:08Et aujourd'hui
00:34:09L'application elle a 8 mois
00:34:10On a plus de 800 000 lieux
00:34:11et places de parking
00:34:12On a référencé
00:34:13toutes les places accessibles
00:34:14Les pharmacies
00:34:15Les restaurants
00:34:16Aujourd'hui
00:34:17Tout le monde peut déclarer
00:34:18lui-même son commerce
00:34:19Un petit message fort
00:34:20pour les commerçants
00:34:21Un commerce accessible
00:34:22C'est 10 à 12% de chiffre
00:34:23d'affaires supplémentaires
00:34:24Juste ça
00:34:25Si on parle dans l'autre sens
00:34:26du côté positif
00:34:27que plutôt le côté négatif
00:34:28Ça fonctionne
00:34:29Ça veut dire que les gens
00:34:30sont intéressés
00:34:31Donc c'est une application
00:34:32qui est 100% gratuite
00:34:33pour toutes les personnes
00:34:34en mobilité réduite
00:34:35sur les personnes âgées
00:34:36les aidants
00:34:37Pour tout le monde
00:34:38Il y en a plus de 35 000
00:34:39qui l'ont téléchargée
00:34:40Et ça c'est vraiment
00:34:41un moment de bonheur
00:34:42Parce que ça n'existait pas
00:34:43Qu'est-ce qui fait
00:34:44que la France est en retard
00:34:45sur ce genre de choses ?
00:34:46Vous devez le connaître très bien
00:34:47On a un ami
00:34:48si ça se trouve au commun
00:34:49Dominique Farruggia
00:34:51pour l'accès aux personnes
00:34:54en situation de régulière
00:34:55Qu'est-ce qui fait
00:34:56qu'en France
00:34:57on a ce retard
00:34:58par rapport à d'autres pays ?
00:34:59C'est toujours une décision politique
00:35:00qui est très compliquée
00:35:01Il y a des villes
00:35:03par exemple Nantes
00:35:04Grenoble
00:35:05Le maire met un coup de poing
00:35:06sur la table
00:35:07Boum !
00:35:08Je veux une ville accessible
00:35:09Allez on y va les gars
00:35:10C'est parti
00:35:11Et vous en avez d'autres
00:35:12qui disent
00:35:13On a le budget les gars
00:35:14Là il faut refaire la rampe
00:35:15C'est le handicap
00:35:16C'est combien de % ?
00:35:17Non elle dégage
00:35:18Oui mais non
00:35:19Elle est pour les personnes âgées
00:35:20Elle est pour les parents
00:35:21avec la poussette
00:35:22On parle d'accessibilité universelle
00:35:23On parle de tout le monde
00:35:24Quand on fait une gare
00:35:25qu'on leur aménage
00:35:26et qu'on fait des rampes
00:35:27à côté des marches
00:35:28Quand tout le monde sort du train
00:35:29qu'est-ce qu'ils font ?
00:35:30Avec la valise
00:35:31Ils ne prennent pas les marches
00:35:32Ils prennent la rampe
00:35:33Ça veut dire que c'est bien
00:35:34pour tout le monde
00:35:35Donc n'hésitez pas
00:35:36à télécharger
00:35:37Very Important Parking
00:35:38et faites-la connaître
00:35:39auprès des personnes âgées
00:35:40auprès des aidants
00:35:41auprès des personnes
00:35:42en situation de handicap
00:35:43C'est vraiment un outil
00:35:44qu'on peut utiliser au quotidien
00:35:46pour trouver sa boulangerie
00:35:47trouver son parcours
00:35:48dans la ville
00:35:49et ainsi de suite
00:35:50Encore une fois
00:35:51tout est possible
00:35:52Ça s'appelle
00:35:53Very Important Parking
00:35:54puisqu'on parle d'appli
00:35:55J'ai une interview
00:35:56j'ai décidé de vous confronter
00:35:57à toutes les autres applis
00:35:58qu'on peut retrouver
00:35:59sur un téléphone portable
00:36:00Philippe Croizon
00:36:01Je lance Uber Eats
00:36:02Qu'est-ce que vous commandez
00:36:03comme repas ?
00:36:04Comme ça en secret
00:36:05Genre vous n'êtes pas très fier
00:36:06le truc que vous aimez bien bouffer
00:36:07mais peut-être un peu
00:36:08un plaisir coupable
00:36:09Un bon hamburger foie gras
00:36:10avec des frites bien dégoulinantes
00:36:11Hamburger foie gras
00:36:12avec des frites bien dégoulinantes
00:36:14Hamburger foie gras ?
00:36:15Ah ouais c'est bon ça
00:36:16Ça existe ?
00:36:17Bah oui
00:36:18Je crois que vous me donnez le site
00:36:19Je lance Tinder
00:36:21Philippe Croizon
00:36:22Qu'est-ce qui vous a fait swiper
00:36:23pour Susanna ?
00:36:24Votre chérie
00:36:25Alors quand on s'est rencontré
00:36:26avec Susanna
00:36:27il n'y avait pas de photo
00:36:28C'est justement les vannes
00:36:29qu'on s'est faites tous les deux
00:36:30qu'on a rigolé
00:36:31que ça se matchait
00:36:32Donc son sourire
00:36:34C'est elle d'ailleurs
00:36:35L'histoire est géniale
00:36:36quand vous en parlez en conférence
00:36:37Vous dites au départ
00:36:38vous avez caché votre handicap
00:36:39et dès que vous disiez
00:36:40voilà j'ai plus de bras
00:36:41plus de jambes
00:36:42vous répondez plus
00:36:43Et là dès le départ
00:36:44vous l'avez dit à Susanna
00:36:45qui a dit
00:36:46mais moi je m'en fous
00:36:47je cherche un ami
00:36:48Et c'est elle en fait
00:36:49qui vous a fait
00:36:50cette déclaration d'amour
00:36:51au bout de quelques semaines
00:36:52qui est venue vous offrir des fleurs
00:36:53Ouais exactement
00:36:54Elle est arrivée à la maison
00:36:55avec un énorme bouquet de fleurs
00:36:56des roses rouges
00:36:57et elle a dit
00:36:58je crois bien que je t'aime
00:36:59Je lui ai dit
00:37:00bah ça tombe bien
00:37:01parce que je crois bien que moi aussi
00:37:02et vous voyez ça fait 19 ans
00:37:03qu'on s'est dit ça
00:37:04et que ça perdure
00:37:05On parle d'appli
00:37:06Philippe Croizon
00:37:07je lance WhatsApp
00:37:08Avec qui est-ce que vous avez
00:37:09des discussions
00:37:10à non plus finir
00:37:12Oh la vache
00:37:13c'est compliqué
00:37:14il y a tellement de monde
00:37:15que j'aime
00:37:16et que je pourrais jamais
00:37:17m'arrêter de parler avec eux
00:37:19C'est genre un groupe famille
00:37:20un groupe
00:37:21Bah notre tribu
00:37:22Nous on a un groupe
00:37:23justement un groupe WhatsApp
00:37:24dans notre tribu
00:37:25ça s'appelle
00:37:26Sissi la famille
00:37:27parce que nos enfants
00:37:28quand on s'est mis ensemble
00:37:29avec Susanna
00:37:30on avait 5 enfants
00:37:31j'en avais 3 filles
00:37:32moi 2 garçons
00:37:33et les 2 ados au milieu
00:37:34ils se sont foutus de notre poire
00:37:35c'est à dire qu'ils se foutaient
00:37:36de notre gueule en permanence
00:37:37mais vraiment
00:37:38mais ça allait loin des fois
00:37:39et on s'est dit
00:37:40ils ont vu que les 2 grands vannets
00:37:41ils ont été à fond dedans
00:37:42et aujourd'hui
00:37:4319 ans plus tard
00:37:44sur le groupe WhatsApp
00:37:45ils continuent toujours
00:37:46à nous défoncer
00:37:48L'interview appelée
00:37:49de Philippe Croizon
00:37:50je lance l'application Waze
00:37:51pour les trajets en voiture
00:37:52Il y a quelle adresse
00:37:53en tout premier
00:37:54dans vos favoris Waze ?
00:37:57Tous les bons restaurants
00:37:58Nan mais sérieux
00:37:59parce que ouais
00:38:00j'adore ça
00:38:01j'adore manger
00:38:02j'adore la bonne gastronomie
00:38:03donc c'est un truc de
00:38:04ouais ouais
00:38:05c'est les bons restaurants
00:38:06Je lance Amazon
00:38:07L'appli Amazon
00:38:08c'est quoi votre dernier achat compulsif
00:38:09où vous vous êtes dit
00:38:10après coup
00:38:11je sais pas pourquoi
00:38:12j'ai acheté ce truc
00:38:13parce qu'en fait
00:38:14j'en avais pas vraiment besoin
00:38:15Bah justement
00:38:16j'en ai pas
00:38:17parce qu'à chaque fois
00:38:18que je veux acheter un truc
00:38:19je me pose la question
00:38:20est-ce que j'en ai besoin ?
00:38:21Et du coup vous l'achetez pas ?
00:38:22Et du coup j'achète pas
00:38:23D'accord
00:38:24Je lance l'appli Netflix
00:38:25c'est quoi la série télé
00:38:26devant laquelle vous pouvez
00:38:27vous perdre pendant des heures ?
00:38:28Ah il y en a plusieurs
00:38:29mais j'aime bien
00:38:30les séries de science-fiction
00:38:31et puis les séries d'humour
00:38:32voilà il y a une série
00:38:33d'ailleurs je suis dedans
00:38:34que j'ai beaucoup aimé
00:38:35dans la prochaine saison
00:38:36je suis dedans
00:38:39donc c'est pas grave
00:38:40en place
00:38:41D'accord
00:38:42Voilà je vais être le ministre
00:38:43des sports
00:38:44C'est la série de Jean-Pascal
00:38:46Exactement
00:38:47la série de Jean-Pascal
00:38:48et c'est vrai que là
00:38:49il y a une bonne vanne
00:38:50il arrive un ministre des sports
00:38:51et il me dit
00:38:52non on dit sport
00:38:53je dis non sport au cours
00:38:54merde
00:38:55je vais me faire engueuler
00:38:56surtout d'avoir dit ça
00:38:57Allez on ferme toutes les appli
00:38:58de votre téléphone
00:38:59Philippe Croisan
00:39:00il y a quoi comme son d'écran
00:39:01sur votre téléphone ?
00:39:02Mes petites filles
00:39:03Oui c'est vrai que maintenant
00:39:04J'en ai trois ouais
00:39:05Alors on l'appelle comment ?
00:39:06Papi Croisan ?
00:39:07Pépé ?
00:39:08Je dis même mes petites filles
00:39:09je dis avec papi
00:39:10on fait des bêtises
00:39:11et on dit des gros mots
00:39:12je dis c'est bon
00:39:13C'est bon
00:39:14C'est Philippe Croisan
00:39:15qui fait son Bon Dimanche Show
00:39:16sur RTL
00:39:17Merci d'être là
00:39:18on va se retrouver dans quelques instants
00:39:31Philippe Croisan
00:39:32fait son Bon Dimanche Show
00:39:33sur RTL
00:39:34Alors je le disais
00:39:35je reçois le sportif
00:39:36on connait vos exploits
00:39:37je reçois le journaliste
00:39:38on écoute vos chroniques
00:39:39sur les Jeux Olympiques
00:39:40enfin on les a écoutées cet été
00:39:41et celles que vous faites brillamment
00:39:42sur les Jeux Paralympiques
00:39:43le créateur d'appli
00:39:44on parlait tout à l'heure
00:39:45de Very Important Parking
00:39:46et puis également
00:39:47le conférencier
00:39:48vous êtes très très souvent
00:39:49sur scène
00:39:50avec votre conférence
00:39:51spectacle
00:39:52qui s'appelle
00:39:53Tout est possible
00:39:54Tout est possible
00:39:55exactement
00:39:56je vais avoir
00:39:57entre 100 et 120 dates
00:39:58à l'année
00:39:59c'est dingue
00:40:00ouais c'est ouf
00:40:01c'est ouf
00:40:02j'en refuse beaucoup
00:40:03mais c'est un moment de partage
00:40:04c'est un ascenseur émotionnel
00:40:05les gens reviennent
00:40:06c'est un ascenseur émotionnel
00:40:07les gens rigolent pleurs
00:40:08pendant une heure
00:40:09et à la fin
00:40:10normalement il y a toujours
00:40:11des questions réponses
00:40:12des trucs comme ça
00:40:13mais il n'y en a pas
00:40:14donc il faut que je fasse
00:40:15toujours une vanne
00:40:16pour les ramener un petit peu
00:40:17à la vie à la fin
00:40:18donc j'ai un dessin
00:40:19pour vraiment les ramener
00:40:20à la vie
00:40:21ce dessin
00:40:22je l'explique parce que
00:40:23il y a marqué
00:40:24il traverse la manche
00:40:25sans bras et sans jambes
00:40:26et on voit un petit bonhomme
00:40:27au dessus de l'eau
00:40:28qui nage
00:40:29on est en 2010
00:40:30et là il y a un petit bonhomme
00:40:31qui nage
00:40:32et là il y a un énorme requin
00:40:33qui arrive par en dessous
00:40:34il part en vrille
00:40:35et là je dis voilà
00:40:36ça y est maintenant
00:40:37on peut passer aux questions réponses
00:40:38tout va bien quoi
00:40:39mais j'ai vu cette vanne
00:40:40j'ai vu ce dessin
00:40:41et je me suis dit
00:40:42c'est vous qui l'aviez trouvé cette vanne ?
00:40:43non non non
00:40:44c'est le dessinateur Large
00:40:45Large qui a fait ce dessin extraordinaire
00:40:46et je lui ai demandé
00:40:47si je pouvais l'utiliser
00:40:48dans ma conférence spectacle
00:40:49il m'a dit oui avec grand plaisir
00:40:50il y a un autre dessin aussi
00:40:51quand on a traversé
00:40:52le détroit de Béring
00:40:53à la nage
00:40:54c'est un dessin
00:40:55je ne me rappelle plus
00:40:56du nom du dessinateur
00:40:57je m'en excuse
00:40:58mais il a dessiné un petit iceberg
00:40:59un petit bloc de glace
00:41:05alors justement
00:41:06on a récupéré des sons
00:41:07de certains de vos exploits
00:41:08mais pas que
00:41:11on va revenir
00:41:12puisque vous parliez
00:41:13du détroit de Béring
00:41:14de ce moment
00:41:15vous avez relié
00:41:16les 5 continents
00:41:17à la nage
00:41:18c'est un son
00:41:19qui vient de France 3
00:41:20Poitou Charenta
00:41:22Jules Verne aurait été épaté
00:41:23par Philippe Croizon
00:41:24certes le châtel rodé
00:41:25a mis un peu plus de 80 jours
00:41:26pour faire son tour du monde
00:41:27mais sans bras
00:41:28sans jambes
00:41:29relier les 5 continents
00:41:30à la nage
00:41:31est un exploit inouï
00:41:32accompagné d'Arnaud Chasserie
00:41:33un ami valide
00:41:34le nageur a affronté
00:41:35et franchi
00:41:364 détroits hostiles
00:41:37qui auraient découragé
00:41:38plus d'un sportif valide
00:41:40moi
00:41:41la question que je me pose
00:41:42c'est
00:41:43à quel moment
00:41:44vous vous êtes dit
00:41:45bon ok
00:41:46c'est faisable
00:41:47c'est à dire qu'une fois
00:41:48que vous avez traversé la manche
00:41:49vous vous êtes dit
00:41:50bon ça y est
00:41:51je sens des possibles
00:41:52j'ai fait ça
00:41:53maintenant je peux tout faire
00:41:54ah mais complètement
00:41:55parce que la manche
00:41:56c'est le plus dur
00:41:57le taux de réussite
00:41:58chez les valides
00:41:59est de 10% seulement
00:42:00depuis 1875
00:42:01il y a 700 personnes par an
00:42:02qui viennent traverser la manche
00:42:03pendant les 4 mois d'été
00:42:04et il n'y en a que 10%
00:42:05qui réussissent
00:42:06donc après
00:42:07chez les valides
00:42:08attention
00:42:09et après
00:42:10ce qu'on me dit tout à l'heure
00:42:11le plus dur
00:42:12c'était de repartir
00:42:13à la maison
00:42:14et là je ne voulais pas
00:42:15et là j'ai regardé
00:42:16la matmonde
00:42:17et je me suis dit
00:42:18mais on peut relier
00:42:19les 5 continents à la nage
00:42:20ça se trouve
00:42:21et je suis parti dans ce délire
00:42:22et je l'ai fait avec Arnaud Chasserie
00:42:23parce que je voulais un message fort
00:42:24un nageur valide
00:42:25un nageur handicapé
00:42:26tous les deux
00:42:27main dans le bras
00:42:28on relie les 5 continents à la nage
00:42:29c'est impossible
00:42:30et même dans les médias
00:42:31quand on faisait
00:42:32dans le monde entier
00:42:33j'inversais les rôles
00:42:34je disais vous vous rendez compte
00:42:35il y a un nageur valide
00:42:36qui a été capable de faire
00:42:37la même chose
00:42:38qu'un nageur handicapé
00:42:39c'est dingue
00:42:40c'est fort non ?
00:42:41donc voilà
00:42:42c'était ce message là
00:42:43qu'on a eu de faire passer aujourd'hui
00:42:44et je pense que ces messages
00:42:45on en a vraiment besoin
00:42:46et le message aussi
00:42:47c'était de dire que
00:42:48malgré nos différences
00:42:49de religion, de politique
00:42:50de couleur de peau
00:42:51même de handicap
00:42:52on est tous pareil
00:42:53on vit sur cette petite planète
00:42:54et on se tire la bourre
00:42:55comme des cons quoi
00:42:56c'est complètement dingue
00:42:57alors que nous
00:42:58il y a des moments
00:42:59où vous avez failli abandonner
00:43:00sur ce genre
00:43:01d'épreuves sportives
00:43:02non jamais
00:43:03j'ai failli mourir oui
00:43:04à Béring par exemple
00:43:05je suis en hypothermie sévère
00:43:06quand il me sort
00:43:07parce que ma combinaison
00:43:08elle a foiré
00:43:09j'avais une combinaison étanche
00:43:10en 8 mm
00:43:11mais les ingénieurs
00:43:12ils m'ont mis la fermeture étnière
00:43:13au niveau des épaules
00:43:14et quand je l'ai mis
00:43:15ça fait
00:43:16je pouvais plus bouger les bras
00:43:17donc pour nager
00:43:18c'est pas pratique
00:43:19on avait emmené
00:43:20une combinaison de triathlon
00:43:21de 3 mm
00:43:22et 5 mm sur le ventre
00:43:23mais pas étanche
00:43:24ils l'ont découpé
00:43:25ils ont mis du scotch
00:43:26et au bout d'une heure et demie
00:43:27je suis en hypothermie sévère
00:43:28j'ai un oeil
00:43:29qui se barre sur le côté
00:43:30je commence à mal répondre
00:43:31à la question
00:43:32on avait atteint la côte russe
00:43:33et là le médecin scientifique
00:43:34me remonte à bord du bateau
00:43:35il me dit
00:43:36tu t'appelles comment ?
00:43:37je dis
00:43:38je m'appelle Napoléon
00:43:39j'attaque les russes
00:43:40il m'a dit
00:43:41attends c'est trop tôt
00:43:42et là ils ont foncé
00:43:43sur la tête du homel
00:43:44ils m'ont balancé
00:43:45dans une bique noire d'eau froide
00:43:46ils ont remonté la température
00:43:47tout doucement
00:43:48avec un filet d'eau chaude
00:43:49pour me ramener à la vie
00:43:50il y a un hélicoptère
00:43:52des fois je suis un peu con
00:43:53mais le médecin scientifique
00:43:54là aussi il a fait une bêtise
00:43:55il y avait Arnaud Chastri
00:43:56qui était au téléphone satellite
00:43:57tout le monde faisait la fête
00:43:58dans la wallchatterie à côté
00:43:59ouais on a relié
00:44:00ça continue à l'âge
00:44:01ouais on a réussi
00:44:02et le médecin il est parti
00:44:03il m'a dit
00:44:04attends je reviens
00:44:05et il a fermé la porte
00:44:06sauf que pour ouvrir la porte
00:44:07il fallait une pièce
00:44:08et personne n'avait deux pièces
00:44:09et là j'ai commencé
00:44:10à glisser dans la bique noire
00:44:11tout seul
00:44:12bon
00:44:13j'étais en train
00:44:14de me noyer dans une bique noire
00:44:15après avoir relié
00:44:16ça continue à l'âge
00:44:17j'étais con
00:44:18l'histoire est con
00:44:19donc ils ont défoncé la porte
00:44:20c'est pour ça que je suis encore
00:44:21avec vous aujourd'hui
00:44:22et ça fut le plaisir
00:44:23on réécoute des sons
00:44:24qui ont un peu jalonné
00:44:25votre vie
00:44:26c'est un extrait
00:44:27de l'émission
00:44:28on ne demande qu'à en rire
00:44:29sur France 2
00:44:30où participe à un sketch
00:44:31avec Jérémy Ferrarech
00:44:32alors Philippe
00:44:33connaissez-vous l'expression
00:44:34pas de bras
00:44:35pas de chocolat
00:44:36Philippe
00:44:37oui un petit peu
00:44:38quand même
00:44:39très bien
00:44:40est-ce que vous êtes prêt
00:44:41à essayer de nous prouver
00:44:42l'inverse Philippe
00:44:43oui je vais essayer oui
00:44:44promis
00:44:45alors Philippe
00:44:46pas de bras
00:44:47pas de chocolat
00:44:48handicap
00:44:49ou handicap
00:44:50handicap
00:44:51handicap
00:44:52est-ce que vous fixez des limites
00:44:55dans l'humour
00:44:56et l'auto-dérision
00:44:57non
00:44:58il ne faut pas
00:44:59il ne faut pas
00:45:00des fois je me fais engueuler
00:45:01mais je pense qu'il ne faut pas
00:45:02se fixer de limites
00:45:03si on se fixe des limites
00:45:04ça veut dire que c'est fini
00:45:05et puis moi je pense qu'il faut
00:45:06qu'on nous vanne
00:45:07il faut qu'on nous vanne à mort
00:45:08ça veut dire qu'on fait partie
00:45:09de la société
00:45:10ça veut dire qu'on est intégré
00:45:11si on hésite encore
00:45:12je me souviens du sketch
00:45:13de Patrick Tinsit
00:45:14avec la crevette
00:45:15à l'époque
00:45:16peut-être que c'était trop tôt
00:45:17peut-être même encore aujourd'hui
00:45:18il faut faire gaffe
00:45:19mais moi j'ai le droit
00:45:20j'ai le droit de me moquer
00:45:21du handicap à mort
00:45:22comme je le veux
00:45:23donc j'y vais à fond
00:45:24moi je ne me fixe pas de limites
00:45:25non
00:45:26est-ce qu'il y a des gens
00:45:27des gens handicapés
00:45:28qui des fois vous ont fait des remarques
00:45:29en disant
00:45:30ouais t'as été trop loin
00:45:31Philippe t'as été trop loin
00:45:32mais peut-être
00:45:33parce qu'ils sont encore
00:45:34dans leur phase
00:45:35de deuil
00:45:36ils sont dans le déni
00:45:37ils sont encore dans le déni
00:45:38ou alors ils sont dans la colère encore
00:45:39ils sont dans la colère
00:45:40ils ne peuvent pas accepter
00:45:41qu'on puisse vanner sur le handicap
00:45:42donc c'est normal
00:45:44donc je ne leur en veux pas
00:45:45et des fois
00:45:46il y a même des mecs
00:45:47qui me vannent sur internet
00:45:48et je leur réponds
00:45:49moi je dis
00:45:50non elle n'est pas bonne ta vanne
00:45:51franchement tu peux t'améliorer
00:45:52parce que là
00:45:53c'est pas drôle du tout
00:45:54donc améliore-toi
00:45:55et par contre
00:45:56il y en a qui me font super marrer
00:45:57l'autre jour
00:45:58ils avaient retrouvé
00:45:59un bras et une jambe
00:46:00dans la garonne
00:46:01et il y a un mec qui a tweeté
00:46:02c'est Philippe Croison
00:46:03qui va être content
00:46:04bravo mec
00:46:05moi ça m'éclate totalement
00:46:06et moi j'en abuse
00:46:07l'autre jour ils ont retrouvé
00:46:08c'est pareil
00:46:09ils ont retrouvé
00:46:10dans un frigo en Belgique
00:46:12c'est tout
00:46:15il n'y a pas besoin de plus
00:46:17il n'y a pas besoin de plus
00:46:18des sons qui n'ont jamais eu votre histoire
00:46:20on va finir avec un extrait de chanson
00:46:32vous dites Philippe Croison
00:46:33que c'est la chanson
00:46:34qui vous définit le mieux
00:46:35pourquoi ?
00:46:36parce que quand on n'a pas de bras
00:46:37il faut avoir des ailes
00:46:38ouais ouais
00:46:39et quand tu n'as pas d'ailes
00:46:41petit oiseau
00:46:42non non ça me représente
00:46:43parce que c'est ça
00:46:44c'est être libre
00:46:45libre de faire ce qu'on veut
00:46:46et je l'ai dit tout à l'heure
00:46:47depuis que j'ai eu mon accident
00:46:48j'ai qu'une chose à faire
00:46:49c'est vivre
00:46:50j'ai plus de barrière
00:46:51j'ai pas de limite
00:46:52j'ai pas de plan de carrière
00:46:53et c'est peut-être pour ça
00:46:54que ça fonctionne à chaque fois
00:46:55c'est parce que j'ai pas de plan de carrière
00:46:56quand je fais un truc
00:46:57c'est parce que j'aime le faire
00:46:58quand j'ai fait une chronique
00:46:59pendant 6 ans
00:47:00en magazine de la santé
00:47:01j'adorais le faire
00:47:02j'avais un mal au bide
00:47:03j'avais la chiasse
00:47:04j'avais la courante
00:47:06mais j'étais heureux de le faire
00:47:07après j'ai arrêté
00:47:08j'ai voulu faire autre chose
00:47:09voilà je ne me fixe pas de limite
00:47:10vous savez je l'ai dit tout à l'heure encore une fois
00:47:12dans notre société
00:47:13les gens ont des rêves
00:47:14des envies
00:47:15des objectifs
00:47:16mais en deuxième position
00:47:17ils mettent la peur
00:47:18sans prendre les informations
00:47:19moi mon mode de fonctionnement
00:47:20aujourd'hui il est simple
00:47:21j'ai une idée
00:47:22un rêve
00:47:23je prends les informations
00:47:24en troisième position
00:47:25j'ai peur
00:47:26mais c'est trop tard
00:47:27l'aventure est lancée
00:47:28et il faut y aller
00:47:29c'est Philippe Croizon
00:47:30qui fait son bon dimanche chaud sur RTL
00:47:31je sais ce que vous êtes en train de vous dire
00:47:32c'est vachement bien
00:47:33j'aimerais qu'il tourne un peu plus
00:47:34ça tombe bien
00:47:35on est encore un peu plus d'une demi-heure après ça
00:47:36on s'en va là tout de suite
00:47:51et avec Philippe Croizon
00:47:52qui fait encore pendant une demi-heure
00:47:53son bon dimanche chaud sur RTL
00:47:54Philippe Croizon le sportif
00:47:55on parlait de toutes ces choses
00:47:57que vous avez pu faire
00:47:58qui sont complètement dingues
00:47:59et puis Philippe Croizon
00:48:00le journaliste consultant sur RTL
00:48:01vous avez avec brio
00:48:02commenté les Jeux Olympiques cet été
00:48:04et vous commentez les Jeux Paralympiques également
00:48:07d'ailleurs c'est ce qu'on disait tout à l'heure
00:48:09vous avez beaucoup de médias
00:48:10qui vous ont appelés
00:48:11mais juste pour les Jeux Paralympiques
00:48:12et c'est vrai que sur RTL
00:48:13ils vous ont déjà appelés
00:48:14pour les Jeux
00:48:15les Jeux valides en fait
00:48:16les Jeux
00:48:17les Jeux Olympiques
00:48:18les Jeux Olympiques
00:48:19pour moi c'est la même chose
00:48:20c'est les mêmes sportifs
00:48:21c'est les mêmes dépassements de soi
00:48:23on va vibrer évidemment
00:48:25pendant cette période Parolympique
00:48:27il y a beaucoup de sportifs français
00:48:29pour le coup
00:48:30qui sont là pour essayer
00:48:32de défendre leur sport
00:48:34et prendre également
00:48:36quelques médailles d'or
00:48:37on espère
00:48:38pour cette série Paralympique
00:48:40récupérer aux alentours de 80 médailles
00:48:42exactement
00:48:43et 20 médailles d'or
00:48:44l'objectif c'est
00:48:46le top 8
00:48:47ce qui est un objectif très très ambitieux
00:48:49mais c'est en France
00:48:50c'est à la maison
00:48:51quand on a vu les Jeux Olympiques
00:48:52les miracles qu'il y a eu
00:48:53il y a eu certains sportifs
00:48:54on dit bon
00:48:55allez
00:48:56il ne va peut-être pas y arriver
00:48:57et là boum
00:48:58le gars il a la médaille d'or
00:48:59tu te dis
00:49:00qu'est-ce qui s'est passé
00:49:01et tu demandes au sportif
00:49:02le public était là
00:49:03je vous promets
00:49:05à la piscine par exemple
00:49:06110 décibels
00:49:07ils nous filaient des bouchons d'oreille
00:49:09pour rentrer dans la salle
00:49:10tellement ça hurlait
00:49:11ça criait
00:49:12c'était un truc de dingue
00:49:13c'est quoi le moment
00:49:14qui vous a fait le plus vibrer
00:49:15sur la partie valide
00:49:16des Jeux Olympiques
00:49:17qu'on a vécu cet été sur RTL ?
00:49:18il y en a tellement
00:49:19Léon Marchand bien sûr
00:49:20mais Teddy Riner
00:49:21parce qu'on s'apprécie beaucoup
00:49:22avec Teddy Riner
00:49:23et puis cette roulette qui tourne
00:49:25les plus de 90
00:49:26mais là le miracle
00:49:27on a tous vécu ça
00:49:28on a tous vécu ça
00:49:29sur l'épreuve par équipe
00:49:30on se dit pourvu
00:49:31que ça tombe sur Teddy Riner
00:49:32et c'est lui
00:49:33et là on était dans la salle
00:49:34et on voit cette roulette
00:49:35qui tourne
00:49:36tu tombes sur plus de 90 kilos
00:49:37tout le monde se met
00:49:38à hurler dans la salle
00:49:39et on comprend
00:49:40que ça y est
00:49:41on est médaille d'or
00:49:42ça va pas aller plus loin
00:49:43on cite des gens
00:49:44qui ont concouru
00:49:45pour les Jeux Olympiques
00:49:46des valides
00:49:47il y a des noms également
00:49:48pour les Jeux Paralympiques
00:49:50moi j'ai une pensée
00:49:51notamment pour Pauline Desrouledes
00:49:52qui va défendre
00:49:53nos chances de médaille
00:49:54française au tennis
00:49:55mais il y a plein
00:49:56de sportifs
00:49:57qui vont être mis en lumière
00:49:58grâce à ça
00:49:59et grâce à ces Jeux Paralympiques
00:50:00ici en France
00:50:01complètement
00:50:02complètement
00:50:03vous savez
00:50:04qui est capable
00:50:05de citer le nom
00:50:06le prénom d'un athlète
00:50:07en e-sport
00:50:08il n'y a pas grand monde
00:50:09en France
00:50:10donc le fait
00:50:11que ça soit en France
00:50:12le fait
00:50:13bon ben
00:50:14monsieur Anquinquan
00:50:15qui était porte-drapeau
00:50:16et ainsi de suite
00:50:17il commence à avoir
00:50:18mais je pense que
00:50:19le fait d'être en France
00:50:20il y a cette ferveur populaire
00:50:21qui s'est mise en route
00:50:22cette bulle
00:50:23justement
00:50:24cette fameuse bulle
00:50:25de bien-être
00:50:26franchement
00:50:27ça fait super du bien
00:50:28et j'espère qu'il va y avoir
00:50:29d'autres athlètes
00:50:30qui vont sortir du lot
00:50:31et qui vont être
00:50:32plus médiatisés
00:50:33qu'on l'est aujourd'hui
00:50:34On parlait d'humour
00:50:35tout à l'heure
00:50:36il y a un truc qui m'a fait rire
00:50:37c'était en milieu de semaine
00:50:38la cérémonie mercredi soir
00:50:39c'est à dire que
00:50:40on a vu la cérémonie d'ouverture
00:50:41des Jeux Olympiques
00:50:42des valides
00:50:43avec que des valides
00:50:44qui ne bougeaient pas
00:50:45et qui étaient sur des bateaux
00:50:46sur la scène
00:50:47et par contre
00:50:48pour la cérémonie
00:50:49paralympique
00:50:50on s'est dit tiens
00:50:51on va tous les faire marcher
00:50:52ou rouler
00:50:53sur les champs d'Elysée
00:50:54c'était plus les champs d'Elysée
00:50:55d'ailleurs
00:50:56c'était le champ des possibles
00:50:57c'était devenu
00:50:58le champ des possibles
00:50:59parce que là c'était
00:51:00il ne faut pas dire
00:51:01la cour du miracle
00:51:02ça pourrait être péjoratif
00:51:03et mal interprété
00:51:04mais c'était vraiment
00:51:05les champs des possibles
00:51:06c'était beau à voir
00:51:07Moquons-nous
00:51:08des gens
00:51:09qui interprètent mal
00:51:10Restons sur l'humour
00:51:11on en parlait tout à l'heure
00:51:12je vous avais prévenu
00:51:13juste avant les infos
00:51:14de 15h
00:51:15on cherchait une interview
00:51:16qui vous ressemble vraiment
00:51:17Philippe
00:51:18on a bossé
00:51:19avec les auteurs
00:51:20et puis
00:51:21il y a eu un moment
00:51:22d'autodérision
00:51:23et on s'est dit
00:51:24allez hop
00:51:25on va faire comme Philippe
00:51:26faisons l'interview
00:51:27à laquelle il manque un morceau
00:51:28Philippe
00:51:29c'est quoi
00:51:30votre chanson préférée
00:51:31de Michel ?
00:51:32C'est comme
00:51:33D'accord
00:51:34C'est ça
00:51:35je suis bon là ?
00:51:36Vous êtes parfait
00:51:37Philippe
00:51:38c'est vrai
00:51:39qu'il y a des gens
00:51:40qui disent
00:51:41que vous êtes vraiment
00:51:42con
00:51:43je ne sais pas
00:51:44c'est vous qui complétez
00:51:45Philippe Croison
00:51:46avec tous les espoirs
00:51:47sportifs
00:51:48que vous avez accomplis
00:51:49lequel est
00:51:50Merde
00:51:51je suis séché là
00:51:52lequel est
00:51:53la vache
00:51:54C'est pas facile
00:51:55Non c'est pas facile
00:51:56c'est
00:51:57lequel est
00:51:58lequel est
00:51:59je n'ai pas fait
00:52:00C'est vrai
00:52:01et alors
00:52:02lequel vous aimeriez faire ?
00:52:03Est-ce qu'il y en a
00:52:04vous avez encore des rêves
00:52:05d'exploit sportif
00:52:06ou pas dans vous ?
00:52:07Pas d'exploit sportif
00:52:08mais d'aller dans l'espace
00:52:09ouais
00:52:10ça ça me plairait bien
00:52:11ouais
00:52:12et
00:52:13et
00:52:14et
00:52:15et
00:52:16et
00:52:17et
00:52:18et
00:52:19conversation
00:52:20c'est possible
00:52:21il y a eu des rendez-vous
00:52:22Ah il y a eu des rendez-vous déjà
00:52:24Ouais
00:52:25j'ai rencontré trois fois Elon Musk
00:52:26Que j'étais à 4 canavéral
00:52:27il m'a fait visiter SpaceX
00:52:28et tout
00:52:29et en repartant
00:52:30il m'a dit
00:52:31quandBr immediate are clapping
00:52:32l'ascension
00:52:33qu'on pourra quand même dans l'espace
00:52:34Bon les trois premiers ont explosé
00:52:35Bon et là
00:52:36on attend encore un petit peu
00:52:37il y a la visite de 1er civil
00:52:38dans l'espace
00:52:39Non mais Bruno
00:52:40je peux en partaguer ça
00:52:41non mais c'est une histoire de dingue
00:52:42parce que je fais une vanne
00:52:43sur internet
00:52:44je fais une vanne
00:52:45pas de jambes, envoie moi dans l'espace, c'est une vanne, et je mets 4 photos et j'envoie
00:52:48le tweet et tout le monde se fout de ma poire en disant mais qu'est-ce qu'il est gros ce
00:52:50mec-là, il ose tout quoi, tout est possible, et quelques heures plus tard Elon Musk me
00:52:53répond en disant que Philippe quand Starship est prêt je peux t'envoyer dans l'espace,
00:52:56et là je dis Elon si c'est vraiment toi, écris-moi un message privé, et là il m'écrit
00:53:00un message privé, il dit c'est vraiment moi, ça m'a fait marrer ton truc et je suis sérieux,
00:53:03et je dis là si c'est vraiment vraiment toi donne-moi ton adresse mail, et il m'a envoyé
00:53:07l'adresse mail, on a échangé, et quelques temps plus tard il m'a dit je t'invite avec
00:53:10Susanna à Cap Canaveral, il faut que tu viennes voir, j'arrête, il va décoller, on assiste
00:53:13au décollage de la fusée et tout, donc tout est possible, mais cette info-là je l'ai
00:53:17lue nulle part, c'est un truc, aussi pourtant ça a fait du bruit et tout, attends moi j'avais
00:53:21pas entendu cette histoire avec Elon Musk, c'était un truc de dingue ouais, après j'ai
00:53:24fait une vanne sur Twitter et il a pas aimé, il a coupé mon compte Twitter, c'est pas
00:53:30méchant, mais j'étais à Cap Canaveral donc tout va bien, l'interview à laquelle il manque
00:53:34un bout de Philippe Croizon, autre question, si vous aviez un conseil à donner à, ah
00:53:41merde, j'avais oublié que c'était un truc, ça s'arrêtait net, si j'avais un conseil
00:53:45à donner à, vas-y, ok, et enfin, si vous ne deviez dire qu'une chose sur, ça serait
00:53:53quoi ? T'es le propriétaire de ta vie, j'aime bien cette phrase, ouais, j'aime bien cette
00:53:58phrase, ouais ouais, t'es le propriétaire de ta vie mec, arrête d'être victime, c'est
00:54:03Philippe Croizon qui fait son bon dimanche chaud sur RTL, alors on a une habitude dans
00:54:06cette émission et on le fait, c'est la quatrième saison, depuis trois saisons, c'est un des
00:54:10rares rendez-vous qu'on a gardé, ça s'appelle les critiques du web, les critiques du web,
00:54:14on va sur des sites marchands, ça peut être Amazon, ça peut être Allociné, ça peut
00:54:17être, voilà, où les gens critiquent l'oeuvre de l'artiste qu'on reçoit et on prend les
00:54:21bonnes ou les mauvaises critiques mais qui tombent à côté, vous allez comprendre, ça
00:54:25arrive sur RTL, à tout de suite.
00:54:26Pour trouver l'émission de Radio Parfaite, on a fait appel à 37 experts venus du monde
00:54:36entier, ils ont travaillé pendant 11 mois pour atteindre la quintessence de l'excellence.
00:54:41Ensuite, on a tout jeté à la poubelle et on a mis le bon dimanche chaud à la place.
00:54:46Bruno Guillon sur RTL.
00:54:50Le bon dimanche chaud de Philippe Croizon en direct sur RTL pour ce dimanche après-midi.
00:54:56Les épreuves, on le disait, de Jeux Paralympiques ont débuté il y a quelques jours, est-ce
00:55:02que vous ressentez la même ferveur pour les Jeux Paralympiques que pour les Jeux Olympiques
00:55:06puisque vous êtes consultant pour les deux épreuves sur RTL ?
00:55:09Complètement, on a été dans les stades, on a été dans les trucs, l'ambiance est
00:55:12dingue, les gens crient pareil, tout est pratiquement plein, il reste encore quelques
00:55:15petites places mais franchement, c'est extraordinaire.
00:55:18La même ferveur.
00:55:19Ça y est, c'est reparti vraiment comme si c'était les Jeux Olympiques.
00:55:22Pardon.
00:55:23C'est reparti.
00:55:24C'est reparti tout court.
00:55:25C'est la suite.
00:55:26C'est la suite.
00:55:27Vous attendez de ces Jeux Paralympiques qu'il y ait une prise de conscience sur la condition
00:55:30des personnes handicapées.
00:55:33Sur les personnes capables autrement, allez on change de jeu.
00:55:36Oui, c'est ça.
00:55:37En fait, au-delà du sport, il y a aussi un enjeu d'inclusion vraiment.
00:55:41L'accès à l'école, oui.
00:55:42À la rentrée scolaire, encore une fois, il y a des milliers d'enfants qui ne peuvent
00:55:45pas aller à l'école.
00:55:46Ça, c'était un de mes chevals de bataille quand j'étais sur France 5 à l'époque.
00:55:49Tous les ans, au mois de septembre, j'expliquais le nombre d'enfants qui ne pouvaient pas rentrer
00:55:52à l'école.
00:55:53Et là, ce n'est pas normal.
00:55:54Pas dans notre société.
00:55:55On ne peut pas mettre aujourd'hui à peu près une aide de vie à l'école, c'est à peu
00:55:58près 900 euros.
00:55:59D'accord ? Pour un enfant ou deux, trois enfants dans la classe.
00:56:02On ne peut pas les mettre aujourd'hui.
00:56:03C'est ce qu'on nous dit.
00:56:04Donc, ça veut dire qu'on va dire aux gamins, on est désolé, la République, l'école ne
00:56:09peut pas t'accueillir.
00:56:10Mais rassure-toi, mon petit, tu vas être en échéance scolaire.
00:56:12Donc, l'État te donnera le minimum, c'est-à-dire à peu près 900, entre 900 et 1000 euros
00:56:16par mois, sous le solde de pauvreté, à vie.
00:56:18C'est-à-dire qu'on n'est pas capable de mettre ça maintenant, tout de suite, pour
00:56:21que ce gamin aille à l'école et après aille à la Bac plus 3, Bac plus 5, et qu'il vive
00:56:26du fruit de son travail.
00:56:27Vive du fruit de son travail, c'est ce qu'on veut, nous, aujourd'hui ! Ce n'est pas être
00:56:29dépendant de la société.
00:56:31Depuis la loi de 2005, vous l'avez bien vu, tous ces jeunes qui arrivent aujourd'hui sur
00:56:34le marché de l'emploi, et ainsi de suite, ils veulent vivre du fruit de leur travail,
00:56:37ils ne veulent pas vivre au crochet de la société.
00:56:38Donc, l'accès à l'école, l'accès à l'école, l'accès à l'école, toujours la même chose.
00:56:41J'espère que le message sera entendu.
00:56:44Philippe Croizon, on parlait tout à l'heure des critiques du web.
00:56:46On a récupéré un bouquin qui s'appelle Plus fort la vie, c'est votre livre qui est
00:56:49sorti en 2014, il y a 10 ans.
00:56:51Il retrace le parcours que vous avez mené à travers la manche à la nage et puis après
00:56:57les 5 continents.
00:56:58Nous, ce qu'on aime faire, c'est aller sur un site marchand, on est allé sur Amazon,
00:57:01et on a vu les critiques qui avaient été laissées sur votre bouquin.
00:57:04On a pris des bonnes, des mauvaises, en fait, on a pris les critiques qui, des fois, tombent
00:57:08à côté et qui nous font rire.
00:57:09Je pourrais vous les lire telles quelles, ça n'a aucun intérêt.
00:57:12On s'est amusé, grâce à un logiciel, à les traduire dans une autre langue.
00:57:15Donc, je vais vous les faire écouter dans une langue étrangère, ces critiques qui
00:57:18sont des vraies critiques, et vous allez me dire si c'est une bonne ou une mauvaise critique.
00:57:21Alors aigne !
00:57:22Vous avez fait les 5 continents, il y a 2-3 langues qui doivent vous parler.
00:57:26C'est une idée complètement dingue, c'est une ouf.
00:57:28Je vous les fais écouter dans une autre langue, à l'oreille, vous me dites si c'est
00:57:31une bonne ou une mauvaise critique, et je vous donne la vraie critique après, ok ?
00:57:33On y va, la première, on la traduit en islandais.
00:57:42Bonne ou mauvaise critique ?
00:57:43C'est une bonne.
00:57:44C'est tellement doux, tellement agréable.
00:57:45C'est une bonne critique.
00:57:46Donc, encore une fois, c'est une vraie critique qui a été laissée par Jean-Claude Gramolle.
00:57:49C'est son nom que vous avez mis 5 sur 5 avec cette critique.
00:57:52Quel caractère ! Il a peut-être des petits bras, mais il a une sacrée grande gueule.
00:57:56La deuxième critique, on la traduit en gallois.
00:58:11Bonne ou mauvaise critique ?
00:58:12Je dirais encore une bonne, parce que tant que ce n'est pas en japonais, ça peut être que bon.
00:58:16C'est une mauvaise.
00:58:171 sur 5.
00:58:19Esteban Ziad, vos amis, ça va ?
00:58:22On a tous nos problèmes.
00:58:23Moi, je suis astigmatique, j'en tartine pas 300 pages.
00:58:31Moi, ça me fait rire.
00:58:32Ben oui.
00:58:33Evidemment.
00:58:34Moi aussi.
00:58:35Il faut avoir le recul pour ça.
00:58:36La troisième critique, donc une vraie critique, mais qu'on s'amusait à traduire en coréen.
00:58:49Bonne ou mauvaise critique ?
00:58:50Elle est bonne.
00:58:53Youpi Loulou vous a mis 4 sur 5 et sa critique est la suivante.
00:58:56Je suis admiratif des gens qui ont autant de second degré sur eux-mêmes.
00:58:59Moi, je perds au Uno, je suis vexé pendant deux semaines.
00:59:03Et il ne met que 4 sur 5.
00:59:05L'avant-dernière, on l'a traduite en soudanais.
00:59:19Bonne ou mauvaise critique ?
00:59:21Moi, je trouve déjà qu'elle a entièrement raison.
00:59:23Donc, je dirais une bonne critique.
00:59:26Roger vous a mis 5 sur 5 avec cette critique.
00:59:28Ce livre inspirant m'a énormément parlé.
00:59:30Je me suis reconnu à chaque page.
00:59:31En effet, moi aussi, je suis chauve.
00:59:38Et ça, ça m'est arrivé.
00:59:39Il y a un truc de fou.
00:59:40Je peux, là ?
00:59:41Oui, bien sûr.
00:59:42Il y avait un gamin qui devait avoir 10 ans avec son petit frère qui devait avoir 5-6 ans.
00:59:45Et le grand, il fait « Oh, le monsieur, il n'a pas de jambes. »
00:59:49Et il lève la tête et il fait « Oh, il n'a pas de bras non plus. »
00:59:50Et il tire la main de son petit frère et il dit « Regarde, le monsieur, il n'a pas de bras et pas de jambes. »
00:59:53Et le petit, il a levé la tête tellement vite, il fait « N'importe quoi, il n'a pas de cheveux. »
00:59:58Dernière critique, Philippe Croizon.
00:59:59On l'a traduite en bosniaque.
01:00:02Cette livre inspirante m'a beaucoup parlé.
01:00:06Je me suis reconnu à chaque page.
01:00:09En effet, moi aussi, je suis chauve.
01:00:13Bonne ou mauvaise critique ?
01:00:14Le son de chela à la fin, je pense que ce n'est pas positif.
01:00:18On vous a mis 0 sur 5 sur votre livre « Plus fort la vie Philippe Croizon ».
01:00:20Avec cette critique, ça me gave, ces bouquins de gens qui ont tout fait dans la vie.
01:00:23Quand moi, j'ai la flemme de me lever du canapé pour aller chercher un coca.
01:00:28Philippe Croizon passe encore quelques minutes avec nous.
01:00:30C'est Le Bon Dimanche Show sur RTL. A tout de suite.
01:00:37Le Bon Dimanche Show sur RTL, c'est un peu comme une glace à la vanille
01:00:40pendant un concert des Gypsy Kings.
01:00:43On se demande un peu ce que ça fait là.
01:00:45Mais ça fait toujours plaisir.
01:00:48Bruno Guillon, jusqu'à 15h30.
01:00:51Trop bien.
01:00:53En plus, il y a de la crème chantilly.
01:00:55Philippe Croizon fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
01:00:58Philippe Croizon est le journaliste sportif.
01:01:02Après avoir, avec brio, commenté les Jeux Olympiques cet été,
01:01:05commente ici sur RTL les Jeux Paralympiques.
01:01:08On le disait, on vous retrouve le matin chez Thomas Soto, le soir chez Calvi.
01:01:12Et puis le week-end également, vous êtes là pour nous faire vivre ces efforts.
01:01:159h et 18h le week-end et 9h et 19h la semaine.
01:01:19Philippe, il ne reste plus qu'une interview.
01:01:21C'est donc l'interview s'il n'en restait qu'un.
01:01:24Philippe, s'il ne restait qu'un seul film à voir, pour vous ce serait lequel ?
01:01:30Le Grand Bleu.
01:01:32Il a marqué mon enfance.
01:01:34S'il ne restait qu'un seul sport, ce serait lequel pour vous ?
01:01:37La natation.
01:01:40C'est ce qui m'a reconstruit, l'eau.
01:01:42L'eau m'a vraiment reconstruit.
01:01:44C'est ce que j'explique dans les conférences.
01:01:46Il y a eu plusieurs outils de résilience dans ma vie.
01:01:49Et l'outil de résilience du sport m'a vraiment reconstruit.
01:01:51Il m'a permis d'aller vers les gens, de communiquer avec eux
01:01:53et de devenir le personnage que je suis devenu.
01:01:55Et c'est pour ça que je dis très souvent que grâce au sport,
01:01:57j'aime ma vie d'aujourd'hui parce qu'elle est riche.
01:01:59Ça a été dur pendant dix ans.
01:02:01J'ai voulu mettre fin à mes jours de plusieurs reprises
01:02:03mais aujourd'hui j'aime ma life.
01:02:05Après la pluie, le beau temps.
01:02:07Cette phrase qui est complètement dingue.
01:02:09Que tout le monde prend comme ça, la légère.
01:02:11Après la pluie, le beau temps.
01:02:13Je vais vous poser une question qu'on a dû vous poser déjà mille fois
01:02:16et je n'ai pas la prétention de réinventer le monde du journalisme.
01:02:20Mais il y a une question que je me suis souvent posée
01:02:22en vous voyant en interview, etc.
01:02:24C'est, est-ce que vous avez déjà pensé à ce qu'aurait été le Philippe Croizon
01:02:29s'il n'avait pas voulu enlever cette putain d'antenne à 500 balles
01:02:32sur son toit parce que c'est ça en fait.
01:02:34L'histoire c'est ça.
01:02:36Vous quittez, vous allez déménager, vous dites j'ai quand même payé cette antenne
01:02:38500 balles, je vais la récupérer.
01:02:40Et si vous n'aviez pas fait ça, vous vous dites
01:02:42si vous n'aviez pas fait ça, vous seriez resté avec vos deux bras et vos deux jambes.
01:02:46Les gars qui étaient ouvriers métallos
01:02:48qui ont chié comme un turc à l'usine quoi.
01:02:53Après on ne peut pas savoir ce que je serais devenu
01:02:55et ce que j'aurais changé mon parcours de vie et ainsi de suite, je ne sais pas.
01:02:58Mais dans mon parcours de vie je me suis toujours adapté depuis tout petit.
01:03:01C'est-à-dire que ma grand-mère m'a élevé avec ma mère.
01:03:03Ma grand-mère m'a élevé dans le dur avec beaucoup d'amour
01:03:05et ma mère m'a toujours élevé dans la connerie.
01:03:07Donc ça fait le personnage que j'ai devenu aujourd'hui.
01:03:09Très sérieux dans mes aventures mais dès qu'il y a une connerie à faire
01:03:10je ne suis pas très loin.
01:03:12Et c'est vraiment ça mon parcours de vie.
01:03:15Mais après le plus dur dans mon accident,
01:03:17parce que vous le dites là maintenant,
01:03:19c'est vrai que ça a été très violent,
01:03:21c'est quand j'ai reçu ma facture EDF.
01:03:25Philippe Croizot, s'il ne vous restait qu'un seul repas à prendre,
01:03:29entrée, plat, dessert, ce serait quoi ?
01:03:31Alors sur le plat, tout à l'heure vous nous avez dit le hamburger
01:03:33avec le steak et le feu.
01:03:35Et entrée ?
01:03:37L'entrée, je suis un dingo de saumon,
01:03:39donc le poisson cru, tout poisson cru.
01:03:41Et dessert ?
01:03:43Les fraises.
01:03:45Et s'il ne restait qu'une seule boisson pour accompagner ce repas ?
01:03:47De l'eau.
01:03:49Pas de vin ?
01:03:51Un petit peu de temps en temps,
01:03:53parce que pour faire plaisir aux copains.
01:03:55Et j'aime bien le goût du vin, le vin blanc surtout,
01:03:57et j'en bois un petit verre de temps en temps,
01:03:59mais si j'en bois deux, je ne suis plus le même personnage.
01:04:01Et enfin Philippe Croizot,
01:04:03s'il ne restait seulement une seule ligne sur votre CV,
01:04:05la chose qu'il faudrait retenir de votre vie, c'est quoi ?
01:04:09Une ligne électrique.
01:04:11Je pense qu'on n'aura pas mieux.
01:04:13Vous restez sur RTL, on se rejoint dans quelques instants.
01:04:15A tout de suite.
01:04:19Le Bon Dimanche Show,
01:04:21c'est l'émission préférée de Céline Dion.
01:04:23Bonjour, c'est Céline Dion,
01:04:25et j'écoute Le Bon Dimanche Show.
01:04:27Exactement ce que je disais.
01:04:29Bruno Guillon, jusqu'à 15h30 sur RTL.
01:04:32Philippe Croizot, merci beaucoup d'avoir passé
01:04:36cette heure et demie avec moi sur RTL.
01:04:40J'ai adoré ce moment.
01:04:42Vous faites partie de ces personnages qu'on connaît via la télé,
01:04:45via les réseaux sociaux,
01:04:47et tout le monde dit qu'il est très sympa, etc.
01:04:49Et vous êtes très sympa.
01:04:51Surtout, on a appris beaucoup de choses avec vous.
01:04:55Je vous conseille d'écouter les chroniques sur RTL
01:04:58de Philippe qui nous parle des Jeux paralympiques,
01:05:01et surtout qu'il y a cet engouement pour ça.
01:05:03Je peux vous demander un petit service ?
01:05:05C'est juste après l'émission, si on peut me ramener mon fauteuil,
01:05:07parce qu'la dernière fois où je suis resté, ils ont tout éteint.
01:05:09Ça me fait un peu chier quand même.
01:05:11Juste un petit mot, parce que je ne suis pas tout seul sur mes chroniques.
01:05:15Je suis avec mon ami Julien qui s'occupe de moi au quotidien,
01:05:18qui est juste là aussi dans le studio.
01:05:20C'est toujours une équipe.
01:05:22Je ne suis jamais tout seul, il y a toujours une équipe avec moi.
01:05:24Merci mon Julien de tout le travail qu'on fait ensemble.
01:05:26On vous retrouve tout à l'heure sur RTL, le dimanche soir,
01:05:28donc ce sera vers 18h, c'est ça ?
01:05:30Exactement, à tout à l'heure, 18h.
01:05:32Merci beaucoup Philippe Croizot,
01:05:33pour cette nouvelle saison et qui vont m'aider toute cette saison
01:05:36pour la saison 4 du Bon Dimanche Show.
01:05:38Karine Assiameur, François Touchard, Agathe Deschamps, Valérie Zetoun
01:05:42et Céline Bonnet.
01:05:44La semaine prochaine, nous serons là, bien entendu, dès 14h.
01:05:46Et sur ce fauteuil, à nos côtés, il y aura Marianne Chazelle.
01:05:51Alors là, on entend la musique débronzée, c'est beaucoup d'autres choses.
01:05:55Marianne qui est notamment à l'affiche d'une nouvelle série
01:05:58diffusée sur TF1 qui s'appelle Brocéliande.
01:06:00Merci beaucoup Philippe.
01:06:02Rendez-vous dimanche prochain sur RTL.
01:06:04Tout de suite, les meilleurs moments des grosses têtes
01:06:06qui ont fait leur retour avec Laurent Ruquier et sa bande.
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