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  • il y a 2 ans
Un jour, le roi Louis XI posa dix mille écus d’or sur une grande table, au milieu de ses ministres et de ses courtisans.
Ayant toute leur attention, il leur dit :
— Ceux qui m’ont bien servi n’ont qu’à parler.
Ce fut aussitôt une véritable cacophonie, chacun s’empressant de vanter ses mérites et de diminuer ceux des autres courtisans.
Cependant, remarquant que son chancelier, Pierre de Morvilliers, n’avait jusqu’à présent rien dit, le roi l’interrogea sur la raison de son silence.
— Sire, avant de prétendre à de nouveaux bienfaits, il faut songer à mériter ceux qu’on a déjà reçus.
Le roi écouta, ravi, puis s’adressa aux autres courtisans :
— Ah, mon chancelier n’a besoin de rien : je suis enchanté d’avoir un homme si riche à mon service.
Il ajouta ensuite quelques réflexions qui laissèrent penser aux courtisans que le chancelier n’aurait rien.
Chacun se réjouit secrètement de voir sa part augmenter d’autant. Mais Louis XI, se tournant tout d’un coup vers son chancelier, lui dit d’un ton grave :
— Souffrez que j’ajoute à vos richesses, quelles qu’elles soient. Acceptez cette somme entière ; elle est à vous.
Puis, s’adressant aux courtisans déconfits, le roi ajouta, avec un petit sourire moqueur :
— Attendez, et réservez-vous pour une autre occasion…

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Éducation
Transcription
00:00Un jour, le roi Louis XI posa dix mille écus d'or sur une grande table au milieu de ses ministres et de ses courtisans.
00:08Ayant ainsi obtenu toute leur attention, il leur dit,
00:13« Ceux qui m'ont bien servi n'ont qu'à parler. »
00:17Alors, naturellement, ce fut aussitôt une grande caca folie.
00:21Chacun sévèrement a vanté ses propres mérites et naturellement a diminué ceux des autres courtisans.
00:28Cependant, remarquant que son chancelier, Pierre de Morvilliers, n'avait jusqu'à présent rien dit,
00:33le roi, intrigué par ce silence, l'interrogea.
00:38« C'est que, Sire, avant de prétendre à de nouveaux bienfaits, il faut songer déjà à mériter ce qu'on a reçu. »
00:45Le roi écouta puis s'adressa à ses courtisans.
00:49« Ah, mon chancelier n'a besoin de rien. Je suis enchanté d'avoir un homme aussi riche à mon service. »
00:57Puis il ajouta quelques réflexions qui laissaient repenser aux courtisans que le chancelier n'aurait rien.
01:04Chacun se réjouit secrètement de voir sa part augmenter d'autant.
01:08Mais le roi, se tournant tout d'un coup vers son chancelier, lui dit d'un ton grave,
01:14« Souffrez que j'ajoute encore à vos richesses, quelles qu'elles soient.
01:18Acceptez cette somme entière, elle est à vous. »
01:22Puis, s'adressant aux courtisans déconfis, le roi ajouta avec un petit sourire mon cœur,
01:30« Patientez, réservez-vous pour une autre occasion. »
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