00:00Bonjour messieurs, bonjour madame, ces crispations dans nos territoires on ne la ressent pas particulièrement
00:05parce que le Rassemblement national a eu un score relativement bas au regard des scores
00:10qu'il a réalisés sur le plan national et puis on n'a pas cette tradition de manifester
00:16de façon violente dans le territoire de Saint-Ouen.
00:20En revanche, il y a une grande inquiétude, il y a eu un choc, une incompréhension après
00:26la décision du Président de la République de dissoudre l'Assemblée et tout de suite
00:29toutes les personnes qui portent les valeurs de progrès, les valeurs de la démocratie,
00:34les valeurs de la République, les valeurs de paix, les valeurs de ce qu'incarne l'idéal
00:39républicain se sont rassemblées pour 1. sauver la France, 2. redonner un maximum d'espoir
00:45et surtout trouver les voies et les chemins de l'apaisement.
00:48Parce que c'est bien ça dont il s'agit actuellement au regard de la crise institutionnelle et la
00:51crise politique et sociale dont vous faites l'écho et qui malheureusement retrace la
00:57réalité quotidienne depuis dimanche dernier.
00:59Alors justement vous êtes au Parti Socialiste et ce sont les Insoumis qui présenteront
01:03dans la répartition le plus de candidats alors que le PS et Place Publique ont réalisé
01:09un meilleur score, est-ce que c'est normal ça ?
01:11Je ne sais pas comment on pourrait définir la normalité dans ce type de configuration,
01:17ce qui est sûr c'est que la clé de répartition comme on dit dans les milieux autorisés a
01:20été reconduire les sortants dans une logique de rassemblement le plus large possible et
01:25ensuite utiliser une clé de proportionnalité en fonction du score des Européennes.
01:31Mais ce qu'il faut retenir et ce qui est extrêmement important Mme François-Monsieur
01:36Deleuze c'est comment aujourd'hui se donner la possibilité, parce que c'est bien ça
01:39dont il s'agit, d'éviter que le lendemain du 7 juillet nous nous retrouvions soit dans
01:44un pays dirigé par le Rassemblement National ou soit qui entraînerait automatiquement
01:49une crise sociale, une crise politique majeure, on a du mal à imaginer que dans un pays comme
01:55le nôtre, dans une république comme le nôtre, des personnes qui portent idéologiquement
02:00ces valeurs depuis des années et des années soit sous la responsabilité, soit en responsabilité
02:06ou de l'autre côté que nous trouvons dans une gouvernabilité.
02:09Vous vous êtes détachés, vos partis socialistes, même si vous vous êtes détachés, largement
02:13même un certain nombre d'engagements de la France insoumise ?
02:17Oui, Mathieu, ça vaut le coup de jeter la rancune dans la rivière comme le dit Mélenchon
02:22malgré les insultes, malgré les divisions qu'on a connues depuis six mois ?
02:25Vous savez, aujourd'hui, chère Madame, chers Messieurs, ce qui nous importe, ce qui m'importe
02:32c'est vraiment sauver le pays, c'est redonner de l'espoir, depuis dimanche soir, dès que
02:36nous avons terminé les dépouillements, j'ai ressenti que ce soit à Saint-Ouen dans ma
02:40commune, que ce soit dans mon département en Seine-Saint-Denis, que ce soit dans mon
02:42pays, une forme de choc, de choc émotionnel, et je ne parle pas de toutes celles et ceux
02:47qui ont exprimé leur colère au travers d'un vote du RN, je parle justement de la fragilisation
02:53potentielle de nos institutions, on le voit, voyez-vous comment se déroule, quelles sont
02:57les conséquences collatérales d'un parti historiquement républicain qui est le LR,
03:02regardez les craintes, regardez les inquiétudes, aujourd'hui il faut sauver nos institutions,
03:07il faut sauver notre pays, et ça passe par un rassemblement le plus large, alors oui
03:11effectivement il y a eu probablement des écrits, des paroles qui ont été blessantes,
03:15qui ont été violentes, des insultes parfois, complètement, mais aujourd'hui qu'est-ce
03:20qui doit prévaloir ? C'est l'intérêt suprême de la nation, c'est l'intérêt suprême de
03:24nos valeurs, liberté, égalité, fraternité, faire en sorte que l'idéal républicain continue
03:28à prévaloir, et ça passe par un rassemblement de toutes les forces progressistes, toutes
03:32les forces humanistes, toutes les forces féministes, toutes les forces écologistes, toutes les
03:35forces socialistes, et ce rassemblement est un premier démarrage.
03:41Et pour sauver la France, vous voyez Jean-Luc Mélenchon Premier Ministre ?
03:46Je ne peux pas répondre à ces questions en ces termes, ce qui est important c'est que
03:49déjà...
03:50Pourquoi pas ?
03:51Non mais encore une fois, le sujet pour moi ce n'est pas qui doit incarner les gouvernements,
04:01mais évidemment qu'il y en a qui vont se poser, mais aujourd'hui c'est déjà comment
04:04sont à nous rassembler sur des valeurs, des valeurs de solidarité, des valeurs de sororité,
04:09des valeurs de fraternité, et aussi des valeurs, et vous l'avez évoqué Madame François dans
04:13votre question, c'est comment on arrive à refaire de la politique différemment, sans
04:18passer par automatiquement des invectives, de la provocation, de l'hystérisation, donc
04:23c'est ça dont il s'agit.
04:24Et le message qui a été envoyé depuis plusieurs élections, c'est est-ce qu'aujourd'hui on
04:28peut trouver une source d'apaisement, un chemin d'apaisement, un chemin de pacification,
04:32et surtout quelles sont les revendications de la classe populaire, des classes moyennes,
04:37c'est redonner de l'espoir partagé, redonner du progrès partagé sur les questions du
04:41pouvoir d'achat, sur les questions de la santé, sur les questions de l'éducation.
Commentaires