00:00Mardi 30 juillet 2024, nous avons publié une vidéo et un article
00:04concernant le testing estival de SOS Racisme
00:06sur les plages privées et les boîtes de nuit de la Côte d'Azur.
00:09Nous avons décidé le lendemain de supprimer la vidéo, on vous explique pourquoi.
00:12Samedi 27 juillet, c'était le testing annuel de SOS Racisme
00:16pour dénoncer les discriminations subies par les personnes perçues
00:19comme d'origine subsaharienne et ou maghrébine
00:21à l'entrée des établissements de la Côte d'Azur.
00:23Tout d'abord, au cours de cette journée et soirée,
00:25une de nos journalistes a suivi l'association.
00:28Les autres médias ayant donc publié sur le sujet
00:30ont récupéré les éléments d'SOS Racisme.
00:32Une polémique est née, plus précisément,
00:34autour du testing concernant l'Opéra Club à Nice.
00:38Dans le communiqué de presse diffusé par SOS Racisme, on peut y lire
00:42« Chacun des groupes était composé de manière similaire.
00:44Deux hommes et une femme, se situés dans la même tranche d'âge,
00:47étaient vêtus d'une manière respectant le standing de l'établissement.
00:50Les groupes se différenciaient par un seul point, leur origine supposée.
00:53Ainsi, un groupe était constitué de personnes perçues
00:56comme d'ascendance française ou européenne.
00:58Un deuxième groupe était composé de personnes perçues
01:00comme d'origine subsaharienne.
01:01Et un dernier groupe était composé de personnes perçues
01:03comme d'origine maghrébine. »
01:05Et dans la conclusion du testing, on peut lire concernant l'Opéra Club,
01:08« Refus d'entrée aux personnes noires et arabes.
01:10Le nombre de groupes dépend du nombre de bénévoles.
01:12En tenant compte de la mobilisation,
01:14nous avons décidé de constituer quatre groupes.
01:16Deux groupes de personnes noires, un groupe de personnes arabes
01:19et un groupe de personnes blanches.
01:20Dans les vidéos caméras cachées fournies donc par l'association
01:22et utilisées par exemple par Mediapart,
01:24on constate un groupe noir refusé à 1h53,
01:28un groupe arabe refusé à 1h57
01:31et un groupe blanc accepté à 2h.
01:33Or, il se trouve que l'un des deux groupes perçus
01:35comme étant d'origine subsaharienne a fait le testing dans ce même club.
01:39Le premier groupe étant celui que notre journaliste a suivi de loin,
01:42par mesure de discrétion.
01:43Il a été accepté par la boîte à 1h49,
01:45comme on peut le constater sur les images de vidéosurveillance
01:48diffusées par le club.
01:49Il n'a pas été mentionné dans le communiqué de presse
01:52ni dans les éléments de caméras discrètes fournis par l'association.
01:54Lors de celle-ci, il y a eu une imprécision dans le retour d'informations.
01:58Bien que cela ait pu susciter des incompréhensions,
02:00cela ne change rien au fait que d'un point de vue juridique,
02:02il y a eu deux discriminations.
02:04En effet, dans notre protocole, les testeurs sont habillés de manière similaire,
02:07se comportent de manière irréprochable devant le physionomiste
02:10et ne sont évidemment pas alcoolisés.
02:12Nous attendons toujours les explications du gérant sur ce qui l'occulte,
02:15à savoir que sur trois groupes de personnes noires et arabes,
02:18deux groupes, l'un de personnes noires, l'un de personnes arabes
02:20ont été empêchés d'entrer ce soir-là.
02:22Avant que le deuxième groupe perçu comme étant d'origine subsaharienne
02:25tente d'entrer dans le club,
02:26notre journaliste s'est rendue plasma Sénat
02:29afin de faire des réactions face caméra après le testing.
02:31Elle n'a pas fait le rapprochement entre les deux groupes acceptés-refusés dans le club.
02:36Le club conteste aussi la version d'une des personnes faisant partie du groupe de blancs
02:40expliquant face caméra qu'il n'y avait pas l'air d'avoir beaucoup de monde dans la salle.
02:43Avant l'apparition de notre première vidéo,
02:44nous avions demandé au club de réagir à l'accusation de discrimination.
02:48Voici sa réponse.
02:49Je refuse ceux qui ont un look agressif mais jamais pour la couleur de peau.
02:52J'ai eu pendant deux ans un club afro-maghrébin dans Nice, le Pacha,
02:55donc je ne peux pas être raciste.
02:56Si le testing s'est mal passé, c'est une décision subjective du physio
02:59mais ce n'est pas la politique de la maison.
03:01On n'a peut-être pas eu de bol ou le physio a pris des libertés
03:04mais j'ai des vidéos de ce soir-là qui attestent qu'il y a des gens de couleur dans la boîte.
03:07Au regard des propos tenus dans Mediapart par le gérant
03:09qui emploie le mot race et justifie de faire une sélection
03:11à l'entrée de son établissement à l'endroit de Racailleux,
03:14nous avons peu de doutes quant à ce qui a conduit à une différence de traitement.
03:17Nous en sommes tellement convaincus que nous allons déposer une plainte contre son établissement
03:20que nous avions testé du fait de signalements de discrimination à l'encontre de ce lieu.
03:24Voici les termes diffusés sur Mediapart auxquels fait référence SOS Racisme.
03:44SOS Racisme ajoute d'ailleurs
03:46Nous espérons que ce gérant conservera précieusement les images de vidéosurveillance
03:50qu'il invoque depuis quelques jours lorsque le procureur ouvrira une enquête.
03:53L'ensemble de ces éléments permettra de clore les faux débats,
03:55par ailleurs très largement relayés par les groupuscules d'extrême droite, comme à leur habitude.
03:59Le but de cette vidéo est de faire un compte-rendu factuel
04:02des éléments que nous avons eus après la diffusion de la première vidéo.
04:05Il n'est en aucun cas question de contester les discriminations et le racisme
04:08que peuvent subir des personnes perçues comme racisées en France
04:11et plus particulièrement dans le monde de la nuit.
04:13Enfin, dans notre première vidéo, en reprenant les images de caméras cachées de SOS Racisme,
04:18nous avons repris au moins un plan où des employés du club ne sont pas floutés.
04:21Nous en sommes sincèrement désolés et nous présentons toutes nos excuses.
04:24Nous en profitons pour rappeler que les menaces, physiques ou verbales,
04:28que le cyberharcèlement contre qui que ce soit, sont absolument intolérables.
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