00:00la grande mission de transformer la scène en scénario gigantesque,
00:04un axe des fêtes olympiques.
00:07Et évidemment, on a mis la barre peut-être un peu trop haut.
00:12Les autres Jeux olympiques ont été inaugurés dans des stades,
00:15dans un contexte qui était un contexte de grandes fêtes.
00:19Vous nous parliez des Jeux olympiques de 1992, hors antenne, au Barcelone.
00:23Je peux faire une comparaison personnelle entre ces deux Jeux olympiques
00:28parce que j'étais envoyé spécial de Bonjournal de l'époque italien,
00:32de l'époque à moi, à Barcelone,
00:36et j'ai couvert tout ce qui n'était pas sportif.
00:40Et la chose qui m'a frappé, c'était la joie de la ville de Barcelone.
00:43Et c'était le moment où l'esprit catalan et l'esprit espagnol,
00:49pas longtemps après la mort de Franco,
00:52découvraient de nouveaux horizons.
00:55Et c'était une joie populaire.
00:57C'était un moment formidable pour la Catalogne,
01:01en particulier pour l'Espagne en général.
01:03Et la population, on percevait ça en vivant au milieu de la population.
01:09Et à Paris, je trouve de la tristesse, de l'inquiétude, des protestations,
01:13parfois justifiées, parfois peut-être un peu moins.
01:17Mais quand même, il n'y a pas de joie aujourd'hui dans la ville de Paris.
01:21On ne respire pas la joie.
01:23Le soir, en se baladant, je ne dis pas se baladant le long de la Seine,
01:27parce qu'on ne peut pas.
01:29Vraiment, je trouve que cette idée de la Seine
01:33comme grand scénario mirabolant de cette célébration olympique
01:39n'a peut-être pas été une très bonne idée.
01:43Et de toute façon, les Parisiens aujourd'hui payent le prix de ça.
01:47Et c'est un prix peut-être trop élevé.
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