00:00De 1, j'allais dire, ça aurait pu être plus gros comme écart au score.
00:07Pas tellement, parce que l'Espagne n'a pas eu 1000 occasions,
00:09mais il y avait une telle supériorité en face.
00:11Les Bleus n'ont jamais vraiment mérité mieux sur ce match, Martin.
00:15En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'Espagne nous a montré nos propres limites.
00:20L'Espagne, c'est simple, il y a un mot.
00:23Il y a un mot, c'est la maîtrise.
00:25C'est-à-dire, ils ont concédé l'ouverture du score, il n'y a pas eu de panique.
00:28Boum, 2 buts en 4 minutes.
00:30Et derrière, c'est de la maîtrise.
00:32Il y a un plan, il y a quelque chose qui se met en place.
00:35Tout ce qui a manqué à l'équipe de France depuis le début du tournoi est en particulier là.
00:39Et là, la France s'est cognée à son plafond de verre, mais complètement.
00:42C'est-à-dire qu'on a l'impression que le match aurait pu durer 6 heures,
00:46que ce 2-1 n'aurait pas bougé.
00:48Pourquoi ? Parce que la France n'avait pas de plan B,
00:51n'avait même pas de plan A', de C, de D, de E, de F.
00:54Tu fais toutes les lettres de l'alphabet, il n'y avait rien.
00:56Rien, incapable.
00:57À partir du moment où Mbappé n'était pas dans un bon jour,
01:00à partir du moment où Griezmann n'a pas les cannes,
01:03l'équipe de France est comme anesthésiée.
01:06C'était vrai depuis le début du tournoi, ça a été vrai face à l'Espagne.
01:09Et là, à la différence de Belgique, Portugal, Pologne, Autriche, Pays-Bas,
01:13il y a une équipe qui joue au football.
01:16Là, la défense tout de suite, c'est un peu moins facile.
01:19Le milieu a pris l'eau totalement.
01:21À partir du moment où tu as une équipe qui a un peu moins peur de cette équipe de France,
01:25et bien voilà, elle a explosé. Les bleus ont explosé.
01:28Je suis assez d'accord avec toi, avec le miroir espagnol, pour deux raisons.
01:31La première, c'est qu'on va le dire,
01:34les individualités françaises n'étaient pas au rendez-vous.
01:37Il faut quand même répéter que sur cette demi-finale,
01:40l'Espagne n'avait pas Pedri, qui est peut-être son maître à jour habituel,
01:43et l'Espagne n'avait pas Carvajal, qui représente quand même quelque chose dans cette équipe.
01:47Une hargne, une habitude de gagner propre au Real Madrid,
01:50qui n'était pas là non plus.
01:52L'Espagne a fait rentrer un défenseur central qui s'appelait Vivian,
01:56qui a été haut de niveau, ou en tout cas qui jouait sa troisième sélection,
01:59qui n'a même pas eu besoin de se mettre en évidence,
02:02et qui n'a même jamais été en difficulté.
02:05Les bleus, quand il n'y a pas Mbappé, quand il n'y a pas Griezmann,
02:08quand il n'y a pas Giroud, ont été incapables de faire ça.
02:11Pire, on a vu que ce 11 de départ,
02:16et le 11-10 des champs, étaient tournés en fonction de Kylian Mbappé.
02:20Et même, j'ai eu sur ce match-là...
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