00:00Xavier Bertrand va dans le même sens que l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, est-ce que vous aussi vous y êtes favorable, Bruno Retailleau ?
00:07Non je n'y suis pas favorable, j'ai eu une très longue réunion de groupe ce matin au Sénat qui a duré deux heures et demie
00:13où j'ai posé des questions pour savoir si l'on devait faire un accord avec une coalition etc.
00:19et la très très grande majorité des sénateurs ont dit non.
00:22Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.
00:24La première raison c'est que nos candidats et nous avec eux, derrière eux, à côté d'eux, nous avons mené une campagne sur une ligne qui était claire.
00:33Une ligne d'indépendance, d'autonomie.
00:35Nous avons d'ailleurs refusé de façon très très nette, très très claire, l'embardée très personnelle d'Eric Ciotti vis-à-vis du Rassemblement National.
00:43Et nous avons proclamé cette volonté d'indépendance.
00:46Cette indépendance elle vaut vis-à-vis du Rassemblement National, elle vaut aussi vis-à-vis du pouvoir.
00:52Je veux ajouter par ailleurs que je pense qu'Edouard Philippe connaît l'arithmétique, y compris démocratique,
01:00et qu'un bloc à 220 n'atteint pas la majorité absolue de 289.
01:06Non, mais sauf qu'Emmanuel Macron va choisir la plus grande force, la plus grande coalition.
01:11Et en l'occurrence 220 est plus importante que le Nouveau Front Populaire à 182.
01:15Le Front Populaire, j'écoutais Mme Taudelier qui était il y a quelques instants ici, sont-ils vraiment unis ?
01:22Ils n'arrivent pas à donner un nom de Premier ministre et ils sont associés avec un parti, LFI, qui pour moi est en dehors du champ républicain.