00:00C'est à nous qu'il revient de faire une proposition de Premier ministre.
00:03Après, évidemment, dans le cadre de la Constitution, c'est au Président de la République de désigner lui-même.
00:08Mais il se trouve que nous sommes arrivés en tête des trois blocs à ces élections législatives.
00:12Je le dis parce que quand j'écoute un certain nombre de députés macronistes,
00:15j'ai l'impression qu'ils ont une espèce d'ardoise magique et qu'ils ont oublié le résultat des urnes.
00:19Le résultat des urnes, c'est que c'est nous qui sommes arrivés en tête.
00:22Pour le reste, on nous a dit que nous n'arriverions pas à construire une coalition, nous y sommes arrivés.
00:26On nous a dit que nous n'arriverions pas à construire un programme, nous y sommes arrivés.
00:30Et là, en revanche, c'est bon, tout s'éloigne sur la personnalité.
00:33On nous a dit que nous n'arriverions pas à être en tête de ce second tour des élections législatives, nous y sommes arrivés.
00:39Et donc, ma conviction, c'est que toutes ces discussions vont finir par aboutir.
00:43Par ailleurs, il y a la question du Premier ministre, il y a d'autres questions qui se posent.
00:46La question de la présidence de l'Assemblée, la question de la composition du gouvernement lui-même,
00:51c'est de tout cela qu'il faut disputer.
00:53Ce n'est pas une question qui est isolée des autres.
00:56En l'occurrence, c'est une équipe.
00:57Pardon, mais en 1997, quand Jacques Chirac dit que la gauche remporte à la Suprême Présidentielle ses élections,
01:03Lionel Jospin devient Premier ministre, il n'y a pas de discussion,
01:06et pendant cinq ans, il va gouverner et diriger ce qu'on appelait à l'époque la gauche plurielle,
01:09qui peut faire penser à ce nouveau fonds populaire.
01:12C'est vrai, mais...
01:13Parce que c'est quoi ? Il y a un manque de leadership, en fait, personne ne s'impose, c'est ça en fait ?
01:16C'est vrai, mais de fait, vous l'admettrez comme moi, le contexte politique est globalement beaucoup plus compliqué.
01:23D'abord parce qu'aujourd'hui, personne ne dispose d'une majorité absolue,
01:26que si demain, nous avons le Premier ministre, de fait, il aura une majorité relative.
01:31Je vous donne mon avis, celui des communistes de manière plus globale,
01:35c'est que nous aurons besoin d'un Premier ministre qui soit capable à la fois de rassembler le nouveau fonds populaire
01:41et aussi de dialoguer avec le reste de l'hémicycle,
01:44précisément parce que nous disposerons d'une majorité relative.
01:47Il faudra être capable de dialoguer, de tendre la main,
01:50et c'est comme cela que nous pourrons faire adopter les textes et faire avancer le pays.
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