00:00Je repose dans l'équipe des réfugiés depuis 2021.
00:04J'ai vu les problèmes politiques au Congo,
00:06les problèmes surtout ethniques.
00:08Pour me réfugier au Portugal,
00:11j'ai intégré en centre des réfugiés.
00:13C'est à partir de là où tout a commencé.
00:17Le centre m'avait proposé des activités à faire.
00:21J'ai choisi la course.
00:23Cette passion est vraiment née en regardant
00:25la première fois l'équipe olympique des réfugiés.
00:27Je ne savais rien de ça.
00:28C'est là où ça m'avait donné des idées.
00:30Pourquoi pas, peut-être en faire partie.
00:31La première année, j'avais fait des bonnes performances.
00:34C'est à travers ces performances-là
00:37que le comité olympique national avait proposé
00:38ma candidature au niveau du comité olympique international
00:41pour faire partie de l'équipe des réfugiés.
00:43Arrivé aux Jeux olympiques de Tokyo,
00:46il fallait que je puisse passer les tours préliminaires.
00:48J'étais éliminé en série.
00:49Pour moi, ce fut une très bonne expérience
00:52en tant qu'athlète,
00:54représenter l'équipe des réfugiés
00:55parce que c'est tout à fait particulier
00:57de représenter cette équipe-là.
00:58Vu qu'on ne représente pas un pays,
01:00on représente les gens qui ont fait des guerres.
01:02Je représente, je peux dire, une cause.
01:04Je reçois ce poids de responsabilité
01:06qui est un peu plus important.
01:10Donc, il y a toujours beaucoup de pression.
01:12Je m'entraîne 6 fois, 5 fois dans la semaine, ça dépend.
01:14Aujourd'hui, on fait une séance de vitesse
01:16pour préparer la compétition de ce week-end.
01:20On a les blocs, donc on va commencer par un 40 mètres,
01:23ensuite 50, 60.
01:25À côté, je travaille aussi dans la boutique Hand
01:27qui est sur Paris.
01:28Je suis là-bas deux jours par semaine.
01:31Donc, cela me permet de m'entraîner normalement
01:33et de me préparer aussi.
01:35L'avantage, justement, de cette équipe de réfugiés,
01:37c'est que ça fournit une réelle opportunité
01:40aux athlètes réfugiés qui ont un certain niveau
01:43via la Bourse Olympique.
01:44Après, c'est sûr que l'aspect collectif
01:46et l'aspect équipe qu'il peut y avoir
01:48dans les différents pays
01:50qui vont participer à ces grandes échanges mondiales,
01:53il est moins présent
01:54parce que les athlètes se connaissent un peu moins,
01:57viennent vraiment des quatre coins du monde.
02:00Il y a des choses qui sont faites.
02:01Là, dans deux semaines,
02:02on va en team building en Normandie
02:04pendant une semaine avec tous les athlètes
02:06de l'équipe des réfugiés.
02:07Pour nous permettre de nous connaître
02:09et créer cette harmonie de groupe,
02:12parce qu'au bout du compte, on est une équipe.
02:14Je suis sûr qu'il y a des athlètes qui vont se surpasser,
02:18qui vont dépasser les tours,
02:20peut-être grappiller des médailles, tout est possible.
02:22L'objectif que je me suis fixé,
02:25c'est peut-être mon qualification finale,
02:26mais je sais que ça sera très difficile.
02:27Mais l'objectif principal,
02:28ce sera de faire une demi-finale.
02:30La France m'a accueilli
02:31et il y a plusieurs milliers de réfugiés en France.
02:34Et quand je vais courir à Paris,
02:36ces gens-là vont me soutenir énormément.
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