00:00Je sais bien que le jour où il a dit soute, tout le monde a dit « c'est un dingue ».
00:03Vous l'avez pensé, vous ?
00:05Non, dans un premier temps, je me suis dit « le geste est un peu fou ».
00:08Mais je me suis rappelé aussi que Macron, il est président et il a gagné un certain nombre de challenges,
00:14aussi parce qu'il a fait des gestes un peu fous qui lui ont servi.
00:18Qu'est-ce qui se disait au Parlement, à l'Assemblée nationale et au Sénat, juste avant cette dissolution ?
00:23C'est que de toute façon, rappelez-vous, elle allait avoir lieu.
00:28Qu'elle aura lieu dans trois mois, au moment du vote, pratiquement certain de la motion de censure sur le budget.
00:34Et par conséquent, dans des conditions où il n'aurait pas pris l'initiative.
00:37Est-ce que c'était fou, par conséquent, de dire « soute » comme ça ?
00:40Je pense que c'est une manœuvre qui a raté parce qu'il pensait que la gauche démocratique
00:44n'allait pas se coucher du jour au lendemain devant Mélenchon.
00:48Banque de Pau, en 24 heures, elle s'est couchée, comme elle l'avait fait en 2022, ça avait pris plus de temps.
00:51Là, en 24 heures, ils se sont couchés.
00:53Je pense que Macron a fait une erreur de calcul, mais je ne vais pas dire que c'était fou.
00:57De toute façon, il était condamné à dissoudre, maintenant ou dans trois mois.
01:00Les Français, sincèrement, quand vous interrogez les Français, j'imagine que vous en rencontrez beaucoup,
01:04ils sont quand même stupéfaits de ce qui se passe, de cette dissolution qu'ils ne voulaient pas forcément,
01:09de dissoudre le jour où ils avaient eux-mêmes voté.
01:11Donc, on leur redemande de voter, tout ça juste avant de partir en vacances, ou les JO, enfin...
01:17Non mais...
01:18Pardon, mais on n'avait jamais vu ça sous la Ve République.
01:21Mais vous me posez une question, je réponds à la question.
01:24Je suis parfaitement d'accord avec vous, quand vous dites que cette dissolution, on ne voit pas où elle mène,
01:29et que le pari a été...
01:32Ça crée plus d'anxiété qu'autre chose, quand même.
01:34... a été... que le pari a été perdu.
01:36Mais la question à laquelle je répondais, c'est est-ce que vous me demandez si c'était fou ?
01:40Je vous répondais non, ce n'est pas fou, parce que de toute façon, dans trois mois, on aurait été dans cette situation.
01:44Je ne dis pas que c'est bien, je ne dis pas que c'est parfait.
01:46Je dis qu'il n'y avait que des... comme souvent en politique, il n'y avait que des mauvaises solutions.
01:49Il en a pris une, celle d'où il pense...
01:51Qui était la moins mauvaise...
01:53On reparlera de ça en juillet, on ne sait jamais.
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