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00:00:00Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
00:00:30L'histoire de Calais
00:00:41La particularité de la ville de Calais
00:00:44qui a été bombardée et détruite à 90 ou 15%
00:00:49donc pratiquement rasée de la carte
00:00:51il y a un esprit de reconstruction
00:00:53il y a un esprit de volonté de ne pas accepter l'adversité
00:00:57de volonté de se bagarrer
00:00:59de volonté de chercher ensemble
00:01:02pas individuellement mais ensemble
00:01:04à faire quelque chose qui va nous permettre
00:01:06de sortir de l'ornière
00:01:09On a toujours été dans la difficulté
00:01:12toujours le papa et la maman
00:01:14qui se levaient de bonheur pour aller travailler
00:01:16ça vient aussi naturellement
00:01:18par rapport à une éducation
00:01:20que vos parents vous donnent
00:01:22et à Calais majoritairement
00:01:24on est des durs à cuire
00:01:27On est une terre de travail, d'ouvriers etc
00:01:29donc on nous a toujours inculqué
00:01:31que pour réussir il fallait travailler
00:01:33si on voulait quelque chose il fallait travailler
00:01:35donc je pense que ça vient aussi un peu de là
00:01:39C'est une ville de football
00:01:40on est près d'Angleterre
00:01:42donc quand même on est proche du foot anglais
00:01:44il y a quelques joueurs anglais qui sont déjà venus jouer ici
00:01:46les Calaisiens quelques fois vont voir les matchs
00:01:50Les gens du Pas-de-Calais, les gens des Hauts-de-France
00:01:52puisqu'on parle comme ça maintenant
00:01:54ce sont des gens chaleureux
00:01:55J'espère m'éclater samedi en famille
00:01:57Vous allez vous éclater ?
00:01:58Ah oui tout à fait, on s'éclate
00:01:59C'est des gens qui ne calculent pas
00:02:01et ils ont une qualité incroyable, pour eux rien n'est grave
00:02:04Une nuit d'enfer
00:02:05et une nuit d'enfer c'est terrible
00:02:07et puis j'ai perdu ma femme
00:02:09elle l'a perdue, je ne sais pas
00:02:11elle doit être à Corralens, je ne sais plus où c'est collé
00:02:18J'ai beaucoup d'affection, d'amour pour eux
00:02:21parce que d'abord ils ont fait rêver une ville
00:02:24je leur ai apporté un bonheur incroyable
00:02:26à une ville qui est en difficulté
00:02:30Beaucoup d'émotion
00:02:31Et puis verticale
00:02:34Ils m'ont fait pleurer jusqu'au bout
00:02:36parce que des mecs qui ont autant de cœur que ça
00:02:38on en voit que dans le noir
00:02:40Ils se battent pour y arriver
00:02:42donc là les joueurs m'ont appris
00:02:44c'était l'occasion de se mettre en lumière
00:02:46dans une ville qui était sinistrée
00:02:55Deux ans avant l'épopée
00:02:57Claude Thériault, mon papa, est arrivé
00:02:59et a fait un travail sympa
00:03:03très humain
00:03:04parce que tout était basé sur l'humain
00:03:06et j'ai envie de dire
00:03:08l'épopée c'est trois clés d'or
00:03:10c'est le groupe de joueurs
00:03:12qui était constitué par tous ceux
00:03:14qui sont passés avant moi ici
00:03:16c'est un entraîneur et son collégial
00:03:18d'entraînement
00:03:19c'est un groupe d'entraîneurs
00:03:21c'est un entraîneur et son collégial
00:03:23d'entraîneurs qui étaient avec lui
00:03:25et puis un management de club
00:03:27mon père et les quelques personnes
00:03:29qui oeuvrent avec lui
00:03:30qui ont fait qu'il y ait une belle osmose
00:03:32tout le monde était lié
00:03:35Je suis venu au Cruf
00:03:37à l'initiative de Didier Popiole
00:03:41qui est entraîneur
00:03:43et Didier dans ses commentaires
00:03:45me disait
00:03:46tu sais Ladis, je vais te dire une chose
00:03:48je pense que tu es un club pour toi
00:03:50et c'est une équipe pour toi
00:03:52une mentalité pour toi
00:03:53parce que te connaissant
00:03:55à l'entraînement
00:03:57au lieu de les pousser
00:04:02tu seras vite obligé de les freiner
00:04:08Je pense que l'amalgame
00:04:10staff technique et staff médical
00:04:12fonctionnait bien
00:04:14c'est à dire que dès qu'il y avait un problème
00:04:16la distance nous appelait, on le recevait
00:04:18il respectait mes choix
00:04:20je suis reconnaissant à ça
00:04:22c'est important de trouver des coachs comme ça
00:04:24il y en a de moins en moins
00:04:26moi je pense qu'il avait tout compris
00:04:28Mon premier contact avec monsieur Lozano
00:04:30j'étais éducateur à Calais
00:04:32et lui il était à l'époque
00:04:34entraîneur à Saint-Omer
00:04:36donc étant amical des éducateurs
00:04:40et lui pareillement
00:04:41j'avais eu la chance de le côtoyer
00:04:44de discuter
00:04:45et à travers sa passion
00:04:47j'étais quand même très observateur
00:04:49de ses paroles
00:04:50je lisais ses paroles
00:04:52marquer un but
00:04:54c'est très important
00:04:55que vous puissiez rêver de marquer un but
00:04:57c'est très important
00:04:58que ce soir vous puissiez rêver
00:05:00que vous avez marqué un but
00:05:01je ne veux pas savoir demain matin
00:05:02je ne veux pas qu'il y en a 5 qui disent
00:05:04putain j'ai remis un but hier
00:05:08le fait que j'ai connu
00:05:09pas mal de joueurs en étant jeune
00:05:11il y avait une relation
00:05:13qui était un petit peu plus
00:05:15intime je dirais
00:05:17et ça c'était important
00:05:18dans un retour
00:05:19de leurs ressentis
00:05:21qu'ils me transmettaient
00:05:22et que je pouvais donner au coach
00:05:25j'ai été adjoint de l'ADIS
00:05:28axé sur la préparation physique
00:05:30certes
00:05:31mais également sur
00:05:33les données tactiques
00:05:35que je pouvais récolter
00:05:38et transmettre à l'ADIS
00:05:41allez je vais aller voir un peu les messages
00:05:46le Cruf jouait en CFA
00:05:49et je peux vous dire
00:05:50qu'il n'y avait pas beaucoup de spectateurs
00:05:53au stade Julien Denis
00:05:56et les résultats n'étaient pas
00:05:58tellement favorables
00:06:00à pour Calais
00:06:01ils avaient des résultats
00:06:02un petit peu en dentime
00:06:05on avait à l'époque
00:06:06les ambitions de tout club de CFA
00:06:104ème niveau du football français
00:06:12donc
00:06:13l'espérance de pouvoir vivre
00:06:15un 32ème de finale
00:06:17c'est un petit peu le graal
00:06:18pour une équipe amateur
00:06:19de jouer un 32ème de finale
00:06:21et donc on est dans cet état d'esprit
00:06:25il faut savoir qu'en décembre 99
00:06:28le club il est pratiquement
00:06:30à deux doigts d'avoir
00:06:31la clé sous la porte
00:06:34et donc voilà
00:06:35on est dans cet état d'esprit
00:06:36pour les personnes comme moi
00:06:38qui sont un peu au courant
00:06:40les joueurs eux
00:06:41ne le savent pas
00:06:42et bon
00:06:43ils se préparent
00:06:44une nouvelle partie pour l'aventure
00:06:46voilà
00:07:00tu t'es commencé ici
00:07:01avec l'arbitre José Milhau
00:07:03on n'a pas un gros gros public
00:07:05quoi que Calais
00:07:06c'est toujours l'or
00:07:07grâce aux maires
00:07:09qui a mis un papier
00:07:11dans toutes les boîtes aux lettres
00:07:13que j'ai encore la copie ici
00:07:16on fait 246 entrées payantes
00:07:19et c'est tous ceux qui
00:07:21qui n'ont pas payé forcément
00:07:23et on a fait une bonne recette
00:07:25que Calais nous a laissé
00:07:27que Calais nous a laissé à l'époque
00:07:33j'ai la copie du match
00:07:35il y a la copie de la table
00:07:37j'ai la copie du match
00:07:38il y a la copie de la feuille de match
00:07:40j'ai la copie de la feuille de match
00:07:41il fallait que je la garde
00:07:42on n'a pas
00:07:43on n'a pas
00:07:44on n'a pas
00:07:45on n'a pas
00:07:46il manquait quand même quelques joueurs
00:07:47on n'a pas Fabrice Baron
00:07:48on n'a pas Grégory Desvartes
00:07:50des joueurs qui sont
00:07:51qui ont fait le parcours derrière
00:07:53qui ont été finalistes
00:07:54qui ont joué au Stade de France
00:07:56il y a eu quelques changements
00:07:58dans cette première équipe
00:08:00qui a lancé l'épopée
00:08:04ah oui
00:08:05je ne me souvenais pas de ça quand même
00:08:07ah oui
00:08:08donc ça c'est la salle
00:08:09la salle n'existait pas à l'époque
00:08:14ah oui ça c'est la salle des fêtes
00:08:16et là-bas c'est
00:08:19donc c'est le 10 octobre 99
00:08:21c'est la naissance de ma deuxième fille
00:08:23donc mon ex-femme
00:08:26à l'époque devait accoucher le lundi
00:08:28et j'ai un coup de téléphone le matin
00:08:30elle a des contractions le matin
00:08:32le dimanche matin
00:08:33donc on joue dimanche après-midi
00:08:34à Campagne-les-Edins
00:08:35j'appelle la 10
00:08:36pour lui dire
00:08:37coach c'est le 4ème tour
00:08:39je peux aller assister à l'accouchement
00:08:42donc c'est un nom catégorique
00:08:45un match piège par excellence
00:08:47avec un terrain de district
00:08:49donc avec de l'air
00:08:51mais un peu bosselé quand même
00:08:53un peu en pente également
00:08:55donc voilà il fallait être
00:08:57il fallait être très vigilant
00:08:59pour bien démarrer
00:09:01et rentrer dans la compétition
00:09:03voilà
00:09:04on gagne 10-0 ce jour-là
00:09:06donc il me dit
00:09:07si ça se passe bien
00:09:09tu t'en vas à la mi-temps
00:09:10donc j'étais venu en voiture
00:09:11eux étaient venus en bus
00:09:12et à la mi-temps
00:09:13il m'a dit de rester là
00:09:14donc à 17h
00:09:16ma maman qui avait été assistée
00:09:17à l'accouchement
00:09:18elle m'appelle
00:09:19et ma deuxième fille est arrivée
00:09:21donc je n'ai pas pu assister
00:09:23au deuxième accouchement non plus
00:09:25parce que le premier
00:09:26je n'étais pas là non plus
00:09:27à cause du football
00:09:32alors attends
00:09:36donc là c'est le vestiaire du coach
00:09:37je pense
00:09:38ça fait tout
00:09:39ça fait vestiaire de coach
00:09:40laverie
00:09:41tu imagines toi l'hiver
00:09:42le coach qui va s'entraîner
00:09:43il va se déshabiller là
00:09:44c'est ça le foot
00:09:45le vrai foot
00:09:46il m'a expliqué que
00:09:48j'avais un petit fixe au club
00:09:49donc j'étais obligé d'être là
00:09:51c'était l'hadis
00:09:52au moins j'ai fait tous les matchs
00:09:55ce match à campagne
00:09:56je pense ça a permis aussi
00:09:57à créer quelque chose
00:09:59à créer un groupe
00:10:00à créer une certaine dynamique
00:10:02pour la suite
00:10:03la suite de la compétition
00:10:04et du championnat
00:10:08ça n'a pas été si facile que ça
00:10:11les joueurs se respectaient beaucoup
00:10:14les affinités sont toujours différentes
00:10:16c'était un nouveau groupe
00:10:17qui arrivait aussi
00:10:18et donc pas mal de joueurs
00:10:19de Dunkerque qui arrivaient
00:10:21des calésiens
00:10:22des mecs qui venaient un peu
00:10:23enfin voilà
00:10:24il y avait un petit peu de
00:10:26un peu de clan
00:10:30on n'a pas je pense réussi
00:10:32à bien faire en sorte que
00:10:36que l'amalgame prenne
00:10:37entre les anciens qui étaient restés
00:10:39et puis peut-être
00:10:40les nouveaux qui arrivaient
00:10:42il fallait que
00:10:43ça prenne un petit peu
00:10:44et donc oui ça a gassé fortement
00:10:48le coach
00:10:52on a mis des choses en place
00:10:53on a mis je me souviens
00:10:54il me semble qu'on avait mis
00:10:55une espèce de petite buvette
00:10:57à nous perso
00:10:58où on se retrouvait
00:10:59on s'entraînait, on buvait un coup
00:11:00on discutait
00:11:01ça nous a permis aussi
00:11:02de souder un peu le groupe
00:11:08cette équipe de Calais
00:11:10c'était un pulse
00:11:12au départ
00:11:14ils n'ont rien à voir ensemble
00:11:16et puis avec le temps
00:11:17ils ont à voir ensemble
00:11:19et Lozano était l'entraîneur
00:11:20qu'il fallait
00:11:21pour ce pulse
00:11:22c'est pour ça que je ne permettrai
00:11:23à personne de s'accaparer
00:11:25le bon fonctionnement
00:11:26de l'équipe de Calais actuellement
00:11:27à part moi
00:11:28et mon staff technique
00:11:29et mes joueurs
00:11:31je leur donne tout
00:11:32tout ce que je peux leur donner
00:11:33je leur donne
00:11:34je ne leur donne pas mon corps
00:11:35parce qu'il est réservé à ma femme
00:11:36mais pour le reste
00:11:37je leur donne tout
00:11:40on savait de quoi on était capable
00:11:42on était sûr de nos forces
00:11:43et je crois qu'il y avait
00:11:44beaucoup de gros caractères
00:11:45aussi dans l'équipe
00:11:46ce qui fait que
00:11:47à partir du moment
00:11:48où tout le monde allait
00:11:49dans le même sens
00:11:50tout le monde apportait quelque chose
00:11:53ils ont tous un rôle particulier
00:11:54à jouer
00:11:55mais ils le jouent ensemble
00:11:56et puis ils n'ont rien à perdre
00:12:12Julien Denys
00:12:13c'est un stade à l'anglaise
00:12:14c'est-à-dire le terrain
00:12:15est très près des tribunes
00:12:17les vestiaires sont vétustes
00:12:19mais c'est à l'image de la ville
00:12:22c'est-à-dire qu'il est chaleureux
00:12:24il est plein d'affection
00:12:30et puis il y avait un cérémonial
00:12:32familial
00:12:33on partait avec des sandwiches
00:12:34aux saucissons
00:12:35c'était toujours le même saucisson
00:12:37c'était toujours les mêmes baguettes
00:12:38il y avait beaucoup de beurre etc
00:12:40tout ça était
00:12:42organisé
00:12:44et c'est pour ça que
00:12:45même si ça peut sembler
00:12:47je veux dire
00:12:48ridicule
00:12:49par rapport à des gens
00:12:50qui nous regardent
00:12:51je veux dire
00:12:52aller à Julien Denys
00:12:53c'était notre
00:12:54la récompense de la semaine
00:12:58il n'y a pas que des bons souvenirs
00:12:59parce que forcément
00:13:01il y a quelques matchs
00:13:02qu'on a perdus
00:13:03où on était moins bien
00:13:04mais on ne retient qu'aujourd'hui
00:13:06que les bons souvenirs
00:13:08il y a eu quelques buts marqués
00:13:09par Mickaël Girard
00:13:10Jérôme Dutitre
00:13:12Fabrice Baron
00:13:14il y a quelques buts
00:13:16quelques buts bien
00:13:18les buts
00:13:19je ne pense pas qu'ils ont été changés
00:13:20je n'ai pas l'impression
00:13:21qu'ils ont été changés
00:13:22en 20 ans de temps
00:13:23mais ouais
00:13:24c'est des bonnes sensations
00:13:26puis après il y avait
00:13:27un peu de supporters derrière
00:13:28donc
00:13:30une belle ambiance ici
00:13:32belle ambiance
00:13:35donc là il y avait
00:13:36la grande tribune
00:13:37qui a été rasée
00:13:38alors c'est vrai
00:13:39que c'était assez vétuste
00:13:40mais pour l'histoire
00:13:41c'est quand même bien
00:13:42c'est quand même bien dommage
00:13:43on ne connait presque plus le stade
00:13:45et puis surtout
00:13:46on a ce stade
00:13:47ce stade annexe
00:13:48où on s'entraînait
00:13:50où on s'entraînait
00:13:51avec un éclairage très limite
00:13:53je me souviens
00:13:54de séances d'entraînement là
00:13:55où aujourd'hui
00:13:56on peut considérer
00:13:57que c'est un terrain de golf
00:13:58par rapport à ce qu'il a été
00:13:59quand moi je jouais en tout cas
00:14:02Ah l'entraînement
00:14:03c'était un sketch
00:14:05on s'entraînait
00:14:06sur un terrain annexe
00:14:07il n'y avait même plus d'herbe
00:14:11des fois il y avait
00:14:12ça d'eau au dessus
00:14:13mais bon
00:14:14on n'avait que ça
00:14:15pour s'entraîner
00:14:16donc on n'avait pas le choix
00:14:17j'ai indiqué
00:14:18que cette équipe
00:14:19était composée
00:14:20de joueurs
00:14:21qui étaient très très méritants
00:14:22vous avez observé
00:14:23comme moi
00:14:24les conditions de travail
00:14:25dans lesquelles ces joueurs
00:14:26s'activent
00:14:27qui sont des conditions
00:14:28démentes
00:14:29vous avez vu
00:14:30notre pain quotidien
00:14:31le terrain annexe
00:14:32qui est une honte
00:14:35je m'en souviens
00:14:36il y avait quand même
00:14:37des cailloux
00:14:38des morceaux de verre
00:14:39pas cassés
00:14:40j'avais des joueurs
00:14:41en ce coin
00:14:42des fois ils étaient ouverts
00:14:43ils avaient des genoux
00:14:44des chevilles
00:14:45parce qu'ils tombaient
00:14:47c'était la guerre
00:14:49et puis
00:14:50tu n'avais pas le choix
00:14:51si tu voulais être
00:14:52dans le 11 de départ
00:14:53ou même dans les 16
00:14:54ou les 14
00:14:55quand c'était championnat
00:14:56il fallait tout donner
00:14:57trois fois par semaine
00:14:58c'était mieux à la fin
00:14:59malgré les erreurs techniques
00:15:00malgré les erreurs de choix
00:15:02parce qu'il y a plus de vérité
00:15:03dans ce que vous faites
00:15:04on avait quand même
00:15:05Richard et Elena
00:15:06qui étaient là
00:15:07qui en termes
00:15:08de préparateurs physiques
00:15:10qui s'y connaissaient
00:15:11pas mal
00:15:12je ne comprenais pas
00:15:13qu'on puisse préparer
00:15:14des formations
00:15:15des footballeurs
00:15:17de la même façon
00:15:18que des athlètes
00:15:20d'athlétisme
00:15:22ils n'ont jamais couru
00:15:23en ligne droite
00:15:24ils n'ont jamais couru
00:15:25à des vitesses
00:15:27uniformes
00:15:29on ne lâchait rien
00:15:30on faisait du physique
00:15:31du fractionné
00:15:33mais
00:15:34deux ou trois semaines
00:15:35avant le match
00:15:36et ce qui fait que
00:15:37le jour J
00:15:38de la Coupe de France
00:15:39en fait
00:15:40on était
00:15:41on était frais
00:15:42comme des gardons
00:15:45Béthune
00:15:47là on ne doit pas passer
00:15:48en première mi-temps
00:15:49on souffre quand même
00:15:51avec un temps plus vieux
00:15:53on a cette chance
00:15:54d'être à Julien Denis
00:15:56Béthune c'était
00:15:57la bête noire de Calais
00:15:58il y a eu un petit déclic
00:16:01mais bon
00:16:02on s'accroche
00:16:03on a un peu la baraque
00:16:04ce jour-là
00:16:05je ne sais plus
00:16:06qui centre
00:16:07peut-être Réginald
00:16:08puisque j'étais dans l'axe
00:16:09peut-être lui qui centre
00:16:11Jérôme Dutitre
00:16:12surgit
00:16:13je récupère le ballon
00:16:14dans l'axe
00:16:15au point de pénalty
00:16:16et puis je marque
00:16:20le principal en coupe
00:16:21c'est de passer
00:16:22donc on passe
00:16:23le football est ainsi fait
00:16:24ce n'est pas une science exacte
00:16:25et c'est ce qui fait son charme
00:16:30l'oiseau de mauvaise aigure
00:16:31était tombé quoi
00:16:32c'était un petit peu ça
00:16:38c'est un tour
00:16:39avant les 32e
00:16:40avant l'entrée
00:16:41des clubs pros
00:16:42gagner un match
00:16:43contre Dunkerque
00:16:45c'est très compliqué
00:16:46il n'y a plus
00:16:47de hiérarchie
00:16:49attention
00:16:50là il fallait arriver
00:16:51de bonheur au stade
00:16:58donc on mène 2-0
00:16:59au bout de 10 minutes de jeu
00:17:01Fabrice Baron avait marqué
00:17:02deux buts
00:17:03donc ex-Dunkerquois
00:17:05donc c'était une revanche
00:17:06pour lui
00:17:07mais je savais qu'il avait
00:17:08vécu des grands moments
00:17:09avec Dunkerque
00:17:10et c'est un match
00:17:11qui était un peu particulier
00:17:12pour lui
00:17:15on pouvait à la sortie
00:17:16de ce match-là
00:17:17peut-être imaginer
00:17:18que 4-0
00:17:20sans manquer de respect
00:17:21vis-à-vis de Dunkerque
00:17:22c'est costaud quand même
00:17:24c'est costaud
00:17:30c'est vrai que c'était
00:17:31le petit poussé
00:17:32les travailleurs
00:17:35de nuit, de jour
00:17:36les étudiants
00:17:39le lundi
00:17:40je retournais au boulot
00:17:41et puis voilà
00:17:42on faisait le match
00:17:44c'était sympa
00:17:45je pense que ça nous a permis
00:17:46aussi de rester
00:17:47avoir les pieds sur terre
00:17:49on savait d'où on venait
00:17:50on savait les efforts
00:17:51qu'on fait ici
00:17:55j'ai eu pas mal de médias
00:17:56qui sont venus
00:17:57voir comment ça se passait
00:17:58en fait
00:17:59pour la reprise de boulot
00:18:00ils sont un peu étonnés
00:18:01que je sois revenu au boulot
00:18:02mais bon
00:18:03la vie continue pour nous
00:18:04et donc notre vie
00:18:05c'est travail plus foot
00:18:06donc cette partie-là
00:18:07c'est le travail
00:18:09personnellement
00:18:10j'ai toujours travaillé à côté
00:18:12depuis l'âge de 17 ans
00:18:13donc on n'a pas changé
00:18:14notre quotidien
00:18:16moi personnellement
00:18:17à l'époque j'étais
00:18:18dans l'import-export
00:18:19donc je me levais
00:18:20à 2h du matin
00:18:21pour prendre mon poste
00:18:22à 3h
00:18:23et jusque 11h du matin
00:18:24c'était l'inverse
00:18:2511h du matin
00:18:2619h
00:18:27et ça 7 jours par semaine
00:18:28avec de temps en temps
00:18:29un jour de repos
00:18:30il y avait des joueurs
00:18:31qui arrivaient fatigués
00:18:32de leur journée
00:18:33le premier quart d'heure
00:18:34était difficile
00:18:35mais dans l'entraînement
00:18:36ben au contraire
00:18:37c'était de nouveau
00:18:38naturel
00:18:39de retravailler dur
00:18:43je me doute que
00:18:44quand on est pro
00:18:45on va se dire
00:18:46on va aller jouer à Calais
00:18:47petit stade
00:18:48il pleut
00:18:49il y a du vent
00:18:50ça va être galère
00:18:51on n'a pas trop envie
00:18:52donc on était
00:18:53vraiment à bloc
00:18:56Lille qui est
00:18:57leader de la Ligue 2
00:18:58à l'époque
00:18:59avec 14-15 points
00:19:00d'avance
00:19:01sur son second
00:19:02c'est une équipe de L1
00:19:03qu'on a rencontré
00:19:04en fait
00:19:05et nous avait battu
00:19:06l'année dernière
00:19:07c'est eux qui nous avaient sorti
00:19:08en Coupe de France
00:19:10il y a quand même
00:19:11un fait marquant
00:19:12c'est que
00:19:13leur entraîneur
00:19:14Aliozic
00:19:15est grippé
00:19:16et il n'est pas présent
00:19:17et c'est l'adjoint Motté
00:19:18qui coach
00:19:20ça a été un petit plus
00:19:21quand même
00:19:31je proposais à mes joueurs
00:19:32un plan qui était
00:19:33diabolique
00:19:34pour eux
00:19:35parce que
00:19:36ça voulait dire
00:19:37qu'ils acceptent
00:19:38de faire des efforts
00:19:39absolument
00:19:40horribles
00:19:41de pressing
00:19:42pressing individuel
00:19:43tout terrain
00:19:44sur le porteur adverse
00:19:46si on leur laisse du temps
00:19:48de pouvoir faire le choix
00:19:50de pouvoir faire le contrôle
00:19:51de pouvoir faire la bonne part
00:19:52de pouvoir prendre
00:19:53la prise d'info
00:19:55et bien
00:19:57c'est
00:19:58nous mettre en difficulté
00:20:02chacun se mettait minable
00:20:03sur le terrain
00:20:04chacun défendait le copain
00:20:05quand il y avait un copain
00:20:06qui était en difficulté
00:20:07on allait derrière
00:20:08on allait l'aider
00:20:15c'est ça aussi
00:20:16qui faisait notre force
00:20:17et quand on dit
00:20:18qu'on était solidaires
00:20:19c'était ça
00:20:20on croyait en nous
00:20:21et puis on voulait montrer
00:20:22un petit peu
00:20:24qu'on aurait peut-être
00:20:25pu faire quelque chose
00:20:26dans le foot
00:20:31vous savez les tirs au but
00:20:32on a coutume de dire
00:20:33dans le milieu
00:20:34que bon
00:20:35c'est un petit bonheur la chance
00:20:36pas du tout
00:20:38les tirs au but
00:20:39pour une équipe
00:20:40c'est
00:20:41on sait faire
00:20:42ou on sait pas faire
00:20:43on se prépare
00:20:44on fait ce qu'il y a à faire
00:20:45ou on passe à côté
00:20:58c'est fabuleux
00:20:59parce qu'on le mérite
00:21:00ça fait trois mois
00:21:01qu'on rame et tout
00:21:02c'est largement mérité
00:21:03je vais faire
00:21:04je vais faire la fête avec mes copains
00:21:11les anciens
00:21:12ont évacué un petit peu
00:21:13cet échec
00:21:14de l'année passée
00:21:18quatre ans et demi de travail
00:21:19acharné
00:21:20effréné
00:21:21et
00:21:22une confiance en nous
00:21:23qui n'a pas de limite aujourd'hui
00:21:25franchement
00:21:26c'est pas de la prétention
00:21:27c'est un
00:21:28un fonctionnement
00:21:29un collectif
00:21:30qui s'exprime
00:21:31à une mentalité
00:21:32une équipe née ce soir
00:21:33je pense
00:21:34sincèrement
00:21:37vraiment cette phrase a eu un
00:21:39un impact quelque part
00:21:40parce que
00:21:42nous sur le terrain
00:21:43on joue
00:21:44voilà
00:21:45mais quand tu penses à ça
00:21:46c'est vrai que tu te dis
00:21:47que derrière
00:21:48c'est vrai qu'on le lâchait
00:21:49on lâchait pas
00:21:59vous tirez Langot Casté
00:22:00CFA2
00:22:01un cran en dessous
00:22:03s'il vous passez pas
00:22:05ces efforts
00:22:06que vous avez fait avant
00:22:07auparavant
00:22:08contre Lille et Dunkerque
00:22:09sont anéantis
00:22:11physiquement on était
00:22:12on était prêt
00:22:13il pouvait rien nous arriver
00:22:14tellement
00:22:15tellement sur l'aspect athlétique
00:22:16on était
00:22:17on était puissant
00:22:31vous savez
00:22:32un Mickaël Gérard
00:22:33c'était un rock
00:22:34Mickaël c'était un rock
00:22:35alors un rock
00:22:37athlétique
00:22:38et un rock
00:22:39psychologique
00:22:52on joue chez nous
00:22:54on n'a pas le droit
00:22:55on n'a pas le droit
00:22:56de manquer de confiance
00:23:01c'était déjà l'expression
00:23:02d'une maturité
00:23:04une maturité de l'équipe
00:23:06d'accord ?
00:23:07par rapport à
00:23:08à Dunkerque
00:23:09costaud
00:23:10gros costaud
00:23:11gros match
00:23:12par rapport à Lille
00:23:13très gros match
00:23:14et là on confirme
00:23:15bon on est dans le truc là
00:23:17on est dans le truc
00:23:31le coach se déplaçait aussi
00:23:33voir les adversaires
00:23:34parce que son ressenti
00:23:35c'était que
00:23:36quand on est sur place
00:23:37on voit pas la même chose
00:23:39qu'on peut voir à la télé
00:23:41et lui c'était important
00:23:42d'aller voir
00:23:43l'état d'esprit
00:23:44de l'équipe adverse
00:23:45on nous propose
00:23:46Cannes
00:23:47très difficile
00:23:48je les ai vus jouer
00:23:49un match à l'époque
00:23:50contre Gognon
00:23:51et donc j'ai vu
00:23:52j'ai vu ce match
00:23:53et
00:23:54j'ai dit à monsieur Thiriot
00:23:56ça va être difficile
00:23:57ça va être difficile
00:23:58mais
00:23:59on a nos chances
00:24:00on a une grosse discussion
00:24:02à la suite
00:24:03de ce match là
00:24:04et on sent que c'est
00:24:05on peut pas rester
00:24:06contre Cannes
00:24:08avec ce dispositif là
00:24:11c'était principalement
00:24:124-2-3-1
00:24:14avec 4 défenseurs
00:24:15qui étaient assez polyvalents
00:24:17mais un associant
00:24:18devant la défense
00:24:192 joueurs
00:24:20à gros potentiel
00:24:23dans le milieu
00:24:24on appelait ça des moissonneuses battre
00:24:25c'était un match
00:24:26Fabrice
00:24:27c'était quelqu'un
00:24:28plus sur l'homme
00:24:29et Greg
00:24:30couvrait plus Fabrice
00:24:31avec des excentrés
00:24:32qui allaient vite vers le but
00:24:33et à droite
00:24:34on avait Jocelyn
00:24:35à Merlin
00:24:36alors là c'est le pur produit
00:24:37du Cruf
00:24:38des fois il était
00:24:39il était un peu limé
00:24:40comme Réginald
00:24:41c'était 2 joueurs
00:24:42sur le côté
00:24:43qui animaient leur couloir
00:24:44le fait de m'avoir
00:24:45de m'avoir mis
00:24:46entre les deux lignes
00:24:47ça veut dire
00:24:48de maintenir
00:24:49cette grosse activité
00:24:50cet impact
00:24:51qui me permettait
00:24:52justement de bien défendre
00:24:53souvent Manu Vasseur
00:24:54derrière moi
00:24:55pour remettre les ballons
00:24:56donc moi j'avais l'habitude
00:24:57de jouer devant tout seul
00:24:58j'avais mon périmètre
00:25:01et en même temps
00:25:02ça évite à Manu Vasseur
00:25:03de faire trop trop de courses
00:25:06on leur demande
00:25:07d'aller immédiatement
00:25:08bloquer
00:25:09la première passe
00:25:12son système de jeu
00:25:13de bloc équipe
00:25:14et de pressing très haut
00:25:17à l'époque on le voyait pas
00:25:18on le voyait très très peu
00:25:19et les professionnels
00:25:20n'avaient pas l'habitude de ça
00:25:21ils étaient surpris
00:25:26problème
00:25:27on ne peut pas jouer
00:25:28à Calais
00:25:29le terrain n'est pas homologué
00:25:30pour accueillir
00:25:31une équipe de D2
00:25:32pour la Coupe de France
00:25:34donc
00:25:35où on va jouer
00:25:36c'est décidé
00:25:37ce sera
00:25:38à Boulogne-sur-Mer
00:25:42Claude Thiriot m'avait demandé
00:25:43de donner le coup d'envoi
00:25:45et j'ai été donner
00:25:46le coup d'envoi
00:25:47je suis venu de Paris
00:25:48il a donné le coup d'envoi
00:25:49avec mon fils
00:25:50qui était tout jeune
00:25:51il comprenait pas
00:25:52il pensait que j'allais
00:25:53jouer le match
00:25:54qui s'appelle Baptiste
00:26:00j'ai vécu
00:26:01tout le parcours
00:26:02avec mon fils
00:26:03comme j'avais vécu
00:26:05toute mon adolescence
00:26:06avec mon père
00:26:07et mon grand-père
00:26:08j'ai vécu
00:26:09tout le parcours
00:26:10de Calais
00:26:11avec mon fils Baptiste
00:26:12tous les matchs
00:26:13on les a fait ensemble
00:26:14tous
00:26:24allez c'est parti
00:26:31allez
00:26:55Mathieu Millien
00:26:56combien de ballons
00:26:57il va te faire avoir
00:26:58pour que tu puisses
00:26:59passer devant le défenseur
00:27:01moi je suis Mathieu Millien
00:27:02Jérôme
00:27:03Manu
00:27:04ils sont en train
00:27:05de me déporter
00:27:06mais je suis déjà
00:27:07devant mon défenseur
00:27:08Mathieu
00:27:09eh ouais
00:27:10merde
00:27:11c'est des ballons
00:27:12putain
00:27:14les corners
00:27:15bien gérés
00:27:16bien gérés
00:27:17parce que
00:27:18variés
00:27:19à deux
00:27:20tout seul
00:27:21direct
00:27:23Micka
00:27:24tu peux me mettre un sac
00:27:25Christophe
00:27:26tu peux me mettre un sac
00:27:27d'accord
00:27:28mais avec de la préparation
00:27:29sans précipitation
00:27:30contrôlez-moi ce ballon
00:27:31bien placé
00:27:32bien poché devant
00:27:33et là
00:27:34vous serrez les poings
00:27:35là
00:27:36vous vous frappez
00:27:37là ça va rentrer
00:27:38on en met un
00:27:39les gars
00:27:40let's go
00:27:41allez
00:27:42go
00:27:43allez Jérôme
00:27:44go
00:27:50Manu
00:27:51Manu
00:27:52Manu
00:27:53Manu
00:28:08application
00:28:09Math
00:28:10eh ouais
00:28:12putain
00:28:13putain
00:28:14putain
00:28:15putain
00:28:16putain
00:28:17putain
00:28:18putain
00:28:19putain
00:28:20putain
00:28:21putain
00:28:22putain
00:28:23putain
00:28:24putain
00:28:25putain
00:28:26putain
00:28:27putain
00:28:28putain
00:28:29putain
00:28:30putain
00:28:31putain
00:28:32putain
00:28:33putain
00:28:34putain
00:28:35putain
00:28:36putain
00:28:37putain
00:28:38putain
00:28:39putain
00:28:41Roland Courbis était dans les tribunes
00:28:44et au moment où Kahn
00:28:47met le but
00:28:49Courbis s'en va téléphoner tout de suite
00:28:51à ses amis de Kahn
00:28:52il descend vite dans le couloir
00:28:54pour dire ça y est on a marqué
00:28:56on passe
00:28:59et quand il revient
00:29:03Calais avait égalisé
00:29:07Christophe Fougard
00:29:08qui se jette
00:29:09parce que lui il était capable de plonger
00:29:11dans les pieds de l'adversaire
00:29:13donc elle passe devant le but
00:29:14et moi je surgis au deuxième poteau
00:29:15et en gros je mets une tête plongeante
00:29:18j'atterris dans le but à moitié
00:29:20j'ai failli prendre le gardien
00:29:24on tremble pas
00:29:26et on fait la différence dans le mental
00:29:30de fropper ses pénaltis avec détermination
00:29:34et là c'est Cédric Chil qui sort le grand jeu
00:29:40sur les trois j'en sors deux
00:29:43et puis Mickael Girard qui met le pénalti gagnant
00:30:10vous avez fait quelque chose de grand ici
00:30:12aïe aïe aïe
00:30:13et voilà
00:30:14et je vous remercie je vous félicite
00:30:16et je vous aime
00:30:17et qu'on ira en guerre
00:30:18et on ira en guerre
00:30:19ok ?
00:30:20pour votre droite des finales !
00:30:21OUAIS !
00:30:23OUAIS !
00:30:25OUAIS !
00:30:26OUAIS !
00:30:27OUAIS !
00:30:28OUAIS !
00:30:29OUAIS !
00:30:30OUAIS !
00:30:31OUAIS !
00:30:32OUAIS !
00:30:33OUAIS !
00:30:34OUAIS !
00:30:35OUAIS !
00:30:36OUAIS !
00:30:37OUAIS !
00:30:38OUAIS !
00:30:39OUAIS !
00:30:40OUAIS !
00:30:41OUAIS !
00:30:42OUAIS !
00:30:45Les joueurs savaient ce qu'ils avaient à faire sur le terrain
00:30:47lui il donnait les bases
00:30:48après il les bougeait à l'affect
00:30:49après il les bougeait à la vie et à la mort
00:30:51quelquefois il était limite
00:30:54mais il en avait besoin
00:30:56parce qu'il était réceptif
00:31:00qualifié pour les quarts de finale
00:31:03ça y est d'encaler
00:31:05même, on commence à voir du jaune, du rouge, des noirs dans tous les commerces calaisiens
00:31:10et tout le monde, les écharpes, tout. Là, le Calais prend de l'ampleur.
00:31:14Donc il a fallu, comme le merchandising qui n'existait pas, on n'avait même pas une écharpe
00:31:19au club à vendre. Donc on a, avec les locaux bien sûr, il fallait employer les locaux,
00:31:24on a créé une gamme de 50 produits, on a monté une boutique en centre-ville,
00:31:27un pas de porte qui était libre. Le patron nous a dit, si vous voulez, c'est pour vous,
00:31:31le temps que vous voulez, une équipe de choc avec 2-3 tournevis, perceuses, pinceaux,
00:31:37peintures, aux couleurs du club, en 48 heures, le temps que quelques produits se finissaient,
00:31:42on a ouvert une boutique en centre-ville. C'est quoi l'idée de cette boutique ?
00:31:47L'idée, c'était simple, c'est-à-dire de hisser la ville aux couleurs de l'événement,
00:31:51c'est-à-dire en noir, jaune, rouge, comme vous pouvez le voir, et de dire qu'il fallait
00:31:54que le maximum de Calaisiens soit aux couleurs du club.
00:31:57C'est pas de plaisant, donc il faut faire un effort.
00:32:00C'est quoi le budget ? Le budget, moi là, j'ai mis 200 francs dans les fournitures.
00:32:10Jacques Vendroux m'a dit, il faut que vous fassiez des points presse,
00:32:13parce que c'est la vérité, c'est comme ça que ça s'est passé.
00:32:16J'ai dit, ah bon Jacques, des points presse, mais c'est quoi un point presse ?
00:32:19Je gérais un petit peu, je l'ai dit dans la gestion de son agenda,
00:32:23parce qu'il y avait un flux considérable de journalistes,
00:32:26plus les tours passaient, plus il y avait du monde qui se présentait, il fallait assurer.
00:32:31On a décidé avec l'accord des participants de filtrer les interviews,
00:32:37les potentiels moments que chacun pouvait avoir à passer avec la presse.
00:32:43C'est à nous de ne pas faire n'importe quoi non plus,
00:32:45essayer de refuser quelques interviews et puis prendre plus de temps avec sa famille,
00:32:50parce qu'en ce moment, c'est pas évident.
00:32:52La situation devient limite.
00:32:54Donc si tout le monde souhaite qu'il y ait un événement,
00:32:57qu'il se passe quelque chose, il va se passer quelque chose de grand.
00:33:00Pour que ça puisse se passer, il faut protéger l'équipe.
00:33:22Je me souviens de cette conversation hallucinante avant le match.
00:33:26Je discute avec Claude Leroy, Patrick Proisi et mon fils.
00:33:31Et Claude Leroy qui dit au Président Proisi,
00:33:34« Attends, t'inquiète pas, ils n'ont pas le niveau, on va gagner tranquillement.
00:33:41»
00:33:42Et Baptiste Proisi qui dit au Président Proisi,
00:33:45« Attends, t'inquiète pas, ils n'ont pas le niveau, on va gagner tranquillement.
00:33:50»
00:33:51Et Baptiste, mon fils, qui dit à Proisi,
00:33:53« Je te parie 100 francs à l'époque que Calais va battre Strasbourg.
00:33:57Allez, 100 francs. »
00:33:59C'est là qu'on s'est rendu compte un petit peu de ce que pouvaient vivre les clubs professionnels.
00:34:04Avec les caméras, avec 25 000 spectateurs, ça fait du bruit.
00:34:08On se met en difficulté par rapport à la pression,
00:34:12par rapport à l'adversaire, par rapport au stade.
00:34:15Et l'équipe ne tourne pas en premier mi-temps.
00:34:18« On va rester à peu près bien sur ce match.
00:34:20Il disait lui, à priori, il ne peut rien nous arriver.
00:34:22Ce n'est pas totalement un traquenard ici.
00:34:24On connaît le terrain, on connaît le stade, on est habitué à jouer devant du monde.
00:34:27Mais par contre, en cas de défaite, ce serait une quasi-apocalypse à Strasbourg. »
00:34:37Quand un amateur joue contre une équipe de Léguin,
00:34:40la pire des choses, c'est de prendre un but d'entrée.
00:34:43« Erette qui a pu écarter.
00:34:45Si ce n'est le seul joueur aujourd'hui strasbourgeois formé au club.
00:34:50On sent la remise et dans la surface, la frappe.
00:34:53Et l'ouverture du score, elle est signée.
00:34:55Olivier Echouafny à la sixième minute de jeu.
00:34:59C'est le scénario que la distance Lozano espérait ne pas voir. »
00:35:05Et ça commence encore mal.
00:35:07C'est vrai qu'en racontant les choses, ça commence mal à chaque fois.
00:35:10Beaucoup d'entre nous, à ce moment-là, se sont dit
00:35:12« C'est peut-être ce match-là qu'on va en prendre une bonne. »
00:35:18On savait par exemple que De Bez, le gardien de but, c'était clair et net.
00:35:22On savait que ce garçon avait des problèmes de prise de main.
00:35:28On a espéré pouvoir en profiter comment ?
00:35:30Les frappes dans les 16'50 à une touche de balle, comme ça vient.
00:35:34Comme ça vient !
00:35:35Parce que de toute façon, il y a derrière peut-être une deuxième chance.
00:35:38Gérard, c'est bien fait.
00:35:40La frappe de Gérard, la tension de De Bez !
00:35:42Et l'égalisation calaisienne !
00:35:46À la 38ème minute, égalisation calaisienne !
00:35:53On continue comme ça, les gens, ça va aller.
00:35:55Il n'y a rien de fait, hein.
00:35:56Les gars, il n'y a rien de fait.
00:35:58On continue à jouer de l'avant, on continue sans s'enflammer.
00:36:01On reste calme.
00:36:03On reste calme dans la tête.
00:36:04Si on est fort mentalement, et on l'a déjà démonté,
00:36:08je vous avais dit qu'on allait passer, on fera le truc.
00:36:13La pression, c'est le truc de l'ombre.
00:36:14Et les erreurs techniques, vous avez vu le gardien, il va encore en faire.
00:36:17Il s'en rentrait ici, il y en a deux qui vont se poser une porte.
00:36:25On n'est qu'à la moitié du chemin, là.
00:36:28Dernière minute du temps réglementaire de la première période.
00:36:31C'est encore une fois Jocelyn Merland qui va traverser tout le terrain
00:36:34pour venir tirer ce coup franc.
00:36:36Pour avoir une trajectoire en train, c'est la constante à Calais.
00:36:42Pendant qu'il soit effleuré...
00:36:44Thierry Damas qui l'en met en point !
00:36:45Il y est !
00:36:46Il y est !
00:36:47Et oui, fantôme de Thierry Damas !
00:36:50Je le sentis, je ne sais pas pourquoi !
00:36:55Deux à un, et là, Strasbourg a pris un coup au moral.
00:36:59Là, ça a été fini.
00:37:02C'est fini !
00:37:03C'est terminé !
00:37:04C'est terminé !
00:37:06Exploit de Calais !
00:37:07Les amateurs de Calais qui se qualifient pour les demi-finales de la Coupe de France !
00:37:13Quoi dire de plus ?
00:37:14Ça va rentrer dans l'histoire, dans la légende de la Coupe de France !
00:37:26Baptiste, mon fils, qui dit à Foisy,
00:37:28je te parie 100 francs à l'époque que Calais va battre Strasbourg.
00:37:32Il lui a remis l'argent dans la tribune le jour du match.
00:37:37Aujourd'hui, moi qui ne suis pas calaisien de naissance,
00:37:39j'ai mis un grand pied dans le Calaisie, et j'en suis très fier.
00:37:43C'est une très belle image de la région, mais aussi de la France !
00:38:13On est au stade de l'Épopée, le stade qui porte le nom de notre Épopée.
00:38:18C'est toujours un peu d'émotion de venir ici quand même,
00:38:22parce que c'est un grand stade qui n'est pas souvent plein,
00:38:25qui n'est pas forcément très utilisé.
00:38:28Donc on est un peu triste quand même.
00:38:30Ce qu'on peut regretter, c'est qu'il soit arrivé un peu trop tard,
00:38:34ou mis trop de temps pour sortir de terre,
00:38:36puisque l'Épopée c'était en 2000 et elle est sortie en 2008.
00:38:40Il y a quand même 8 ans, il s'est passé énormément de choses.
00:38:44C'est un peu dommage, le soufflet était un peu retombé.
00:38:47Mais aujourd'hui il existe, et il faut faire avec,
00:38:50pour la ville de Calais, pour les clubs de foot calaisiens,
00:38:53d'essayer de remonter à un niveau un peu plus normal pour une ville comme Calais,
00:38:58pour essayer de le remplir un peu plus souvent,
00:39:00ou d'avoir un peu plus de monde un peu plus souvent.
00:39:02Là, j'ai la charge d'une équipe professionnelle.
00:39:05On a été au fond des choses pour pouvoir libérer les joueurs au maximum,
00:39:09par rapport à, entre autres, ce fameux J-10 là,
00:39:13que l'on voulait absolument respecter.
00:39:15Et dans ces dix jours-là,
00:39:17j'avais à ma disposition une équipe professionnelle.
00:39:23Je suis très content, moi, d'être ici.
00:39:25C'est un grand moment pour moi.
00:39:27C'est un grand moment pour moi.
00:39:29Je suis très content, moi, de ce que j'ai vu en revenant.
00:39:32J'ai vu une équipe transformée.
00:39:35Entre l'aller et le retour, vous n'en êtes même pas rendu compte.
00:39:40Vous n'en êtes même pas rendu compte.
00:39:42Mais l'équipe, elle est transformée.
00:39:44Elle est transformée et ça y est.
00:39:45Là, depuis tout à l'heure, depuis après l'entraînement,
00:39:48il faut que vous sachiez, ça y est, moi j'ai le sentiment que mon équipe,
00:39:52elle est en train de monter, elle est prête.
00:39:55Elle est en train de se préparer.
00:39:57Alors, cette dynamique-là,
00:39:59je vous interdis à tous de la casser.
00:40:03On doit donner plus de mains.
00:40:06Et Bordeaux, dans certaines circonstances,
00:40:08dans certains moments des matchs qu'ils jouent,
00:40:10n'est pas plus fort que Strasbourg ou Marseille ou je ne sais pas quoi.
00:40:13On s'en fout des circonstances, expulsions, pas expulsions, machins et tout.
00:40:17On n'en a rien à foutre de ça. Le résultat, il est là.
00:40:20On n'est pas ces quilles-ce-sera dans 25 ans
00:40:23qu'on a battu Lille et Cannes au Pénalty.
00:40:27Ils s'en foutent, ils ne savent plus.
00:40:29Mais à l'occasion, même dans 6 mois, ils ne savent plus les gens.
00:40:33On se le bat 7h30 et on prend notre petit-déjeuner à 8h.
00:40:37D'accord ? Mais on le prend ensemble.
00:40:40On le prend ensemble. S'il vous plaît, les gars, s'il vous plaît.
00:40:43L'unité, c'est aussi ça.
00:40:45Je peux vous dire que ça marque.
00:40:48Ça marque. Les gens, ils sont étonnés.
00:40:52Mais en plus des gens, les footballeurs sont étonnés.
00:40:56Et ce qu'il faut de mal, c'est que les bordelais soient étonnés.
00:40:59C'est ça. Et ça, ça passe par ça aussi.
00:41:02Par le petit-déjeuner.
00:41:05C'est clair qu'il en fallait bien un.
00:41:10C'est la faute de Fab.
00:41:15C'est la faute de mon avis.
00:41:18Ça fait 5 minutes.
00:41:21Ah, c'est bien.
00:41:32L'équipe de Bordeaux.
00:41:35Une incroyable armada.
00:41:40Bordeaux, c'est le champion de France.
00:41:43C'est le champion du monde.
00:41:46de France, c'est Libo pour entraîneur, c'est Duguerrie champion du monde, c'est la grosse
00:41:53équipe.
00:41:54Donc pour beaucoup de personnes, l'exploit est irréalisable.
00:42:01Ils vont nous mettre une pression, mais s'ils ne le font pas, c'est des ânes, ils sont
00:42:06tous 1m90, 1m85, c'est une masse musculaire, ils n'en usent pas, et s'ils veulent marquer,
00:42:12ils vont chercher des cornères, ils vont chercher à provoquer des cornères, et là, c'est
00:42:16tout le monde qui les garde, et là, c'est la masse.
00:42:19Donc les cornères et les bouffons excentriques, c'est interdit.
00:42:23Alors là, Richard est bien d'accord avec moi, lui il est tout le temps, il a un moteur
00:42:30dans le cul, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt, il est parti, donc on
00:42:36pourrait le mettre là, ici, c'est pareil, pour jouer par ici, l'attaquant des deux
00:42:41pieds, c'est toujours là, on vient voir ici, il se met ses pieds sur la ligne, parce
00:42:45qu'il y a ce décomptage, ça devient un peu sale, ici, et puis ça part de là, et
00:42:49d'ici là, il y a les trois quarts des buts de Bordeaux qui sont marqués avec un démarrage
00:42:54ici.
00:42:55On n'a pas le droit d'avoir le sentiment à la fin du match, de se dire merde, j'ai
00:42:58raté mon match, j'ai raté mon truc, je n'ai pas fait attention, le prochain coup,
00:43:02je ferai rectifier ça, non, non, non, il n'y aura pas de prochain coup, parce qu'une
00:43:08finale de Coupe de France en an 2000 contre Bordeaux, il n'y en a plus.
00:43:18Je crois qu'on a battu un record, je dirais presque mondial, ce jour-là, il a fallu
00:43:22trouver 600 bus, 600, j'ai dit bien 600, il a fallu les trouver partout, non seulement
00:43:28dans la région, dans toute la France, en Belgique, au Luxembourg, partout, parce que
00:43:32tout le monde voulait assister à ce match, et c'était extrêmement impressionnant.
00:43:39J'avais pas entendu celle-là.
00:43:56Il fait une tempête, il pleut, l'échauffement et tout ça, c'est quand même déjà un
00:44:01contexte où l'équipe inférieure est dans les meilleures conditions possibles.
00:44:05Donc c'est un petit détail, mais avec le recul, je me dis que quand même, il y avait
00:44:09tous des paramètres qui faisaient que la nature avait bien fait les choses.
00:44:13Là, ici, dans le milieu, les gars, il faut être présent, là, il faut être présent,
00:44:18parce que c'est une équipe qui abuse, qui abuse des mini-passes, de la construction
00:44:23dans le milieu de terrain.
00:44:2412, 13, 14 passes, c'est incroyable, c'est impensable.
00:44:27Nous, dans les stages, on me dit, si vous faites plus de 4 ou 5 passes, vous ne marquez
00:44:30jamais un but.
00:44:31Eux, ils font 12 passes et ils marquent un but, c'est un grand joueur.
00:44:34Donc les défenseurs, il ne faut pas hésiter à sortir, venir au précis, pousser les
00:44:37milieux.
00:44:38C'est ce qu'on a fait depuis le début de saison.
00:44:40Nous sommes plein dans notre truc, là.
00:44:42Moi, c'est la plus grande faiblesse de cette équipe.
00:44:44C'est la valeur collective qu'elle a dans son milieu de terrain.
00:44:47C'est la plus grande faiblesse, parce qu'ils ralentissent tout le temps.
00:44:51Voyons, nous aussi, des pros.
00:44:54Aujourd'hui, on ne se prend pas la tête, on n'a pas la grosse tête.
00:44:57Personne n'a la grosse tête ici.
00:44:58Vous savez très bien que je me serai chargé de vous le rappeler.
00:45:00Mais aujourd'hui, il faut qu'on soit des pros.
00:45:04Vous rentrez sur le terrain, vous jouez une demi-finale contre Bordeaux.
00:45:07Le stade est complet, énorme.
00:45:09Le Coop de Lens était aussi là, avec nos supporters calaisiens.
00:45:13Que des joueurs perdus pour le football, mais avec une fin en ligne.
00:45:16Et puis, on ne se dit rien pour nous arrêter.
00:45:19C'est une équipe de Bordeaux en pleine euphorie, qui reste sur quatre matchs gagnés d'affilée.
00:45:25On ne voit pas comment la qualification pour la finale du 7 mai face à Nantes pourrait
00:45:29échapper aux Bordelais ce soir.
00:45:31L'instant pour Hassan, c'est un premier ballon chaud.
00:45:35Avec Cédric Schill et de la tension entre Christophe Dugarry et Cédric Schill.
00:45:38Une tension qui s'est atténuée immédiatement.
00:45:41Ça part sur des bases extrêmement rapides.
00:45:46Des costauds en charnière centrale, il ne fallait pas mettre bêtement des ballons dans l'axe.
00:45:50Donc, on les faisait sortir en les mettant en retrait.
00:45:54C'était une des possibilités de tirer des cornières.
00:45:57C'est joué très, très vite avec ce sacre fort.
00:45:59Oh, et la tête qui devance Ulrich Ramez.
00:46:02C'est un ballon qui est sorti.
00:46:03Des joueurs de Gérondin-Bordeaux qui ne comprennent pas ce qui leur arrive.
00:46:11Contre Bordeaux, on les avait vraiment mis en difficulté par rapport à ce qu'on avait pu observer.
00:46:17Un pressing calaisien qui gêne beaucoup le milieu de terrain bordelais.
00:46:22On les a contrariés complètement.
00:46:24Et c'est ce qui est arrivé.
00:46:29Paris Saint-Belgique qui met un coup de poing dans le dos de Mickaël Gérard.
00:46:34Depuis quelques minutes, les Calaisiens commencent à faire beaucoup de fautes.
00:46:38Oui, je crois qu'il y a aussi la fatigue.
00:46:40On se replace avec un peu de retard.
00:46:42Donc, à partir du moment où on a un peu de retard, on a des gestes un peu excessifs et on est sanctionnés.
00:46:50La slant placée vers la surface de réparation.
00:46:52Vous voyez que les secondes passes, c'est toujours ce score bloqué.
00:46:55Toujours Calais qui résiste avec Dugarry.
00:46:58Maintenant, la slant !
00:46:59Cédric Gilles, une parade exceptionnelle de Cédric Gilles.
00:47:03Il a eu un arrêt à faire depuis le début de ce match et il l'a fait.
00:47:10Ballon contré, il est passé.
00:47:12Ogar, il est passé.
00:47:13Attention, Christophe Ogar qui tente un extérieur directement.
00:47:17Dans les bras de Mick Cramé, il est épuisé déjà.
00:47:19Ça se voit sur son visage.
00:47:23Et les Calaisiens qui discutent, ils sentent là, Gérard, parce que nous aussi, on le pressent,
00:47:28qu'il y a un coup à jouer encore une fois, une fois de plus pour eux.
00:47:38Ne tombez pas dans les provocations.
00:47:40On n'en a rien à foutre de Bordeaux, d'accord ?
00:47:42Alors arrêtez d'aller les voir pour les remonter et les aider à remonter, d'accord ?
00:47:46Parce qu'ils en ont rien à foutre de vous.
00:47:48Vous avez vu ? Ils vous ont dit des déniés, des déniés.
00:47:50Alors vous les laissez, pour ce qui est de son côté.
00:47:52Pourquoi on n'a jamais pu arrêter contre nous ?
00:47:55Vous allez être trop morts, putain de merde, Dieu, ce n'est pas possible.
00:47:59Christophe et Greg, vous êtes trop morts.
00:48:01Il faut ressortir. Fabrice et Greg, il faut ressortir.
00:48:05On est en train de reculer sans arrêt.
00:48:08On ne commence pas, les gars, à paniquer.
00:48:12Il n'y a aucune panique à avoir.
00:48:14On essaye surtout de produire plus de jeux.
00:48:18Dans l'entre-jeu, là où on construit le jeu.
00:48:22Sinon, on ne va pas pouvoir sortir la balle.
00:48:24On ne va pas pouvoir servir aux attaquants.
00:48:26Et finalement, le ballon, il va revenir.
00:48:28On va reculer. On va avoir un touffement.
00:48:30On va avoir un tournaire.
00:48:32Et puis finalement, ce qui va se passer, c'est qu'on risque de prendre un but.
00:48:35Après, Christophe, vous avez manqué d'utilité.
00:48:37Là, sur le dernier coup, tout doit servir Michael.
00:48:41On ne va pas avoir 50 occasions comme ça.
00:48:49Lasslande.
00:48:51Lasslande, un bon appel.
00:48:53La tête !
00:48:54Et ça rentre dans !
00:48:55Sur la barque prospersale !
00:48:57Si les poteaux sont avec Calais, c'est peut-être un signe.
00:49:05Christophe Dugarry.
00:49:07Christophe Dugarry.
00:49:08Lasslande.
00:49:09Colette-Mas qui la frappe !
00:49:11Et Cédric Gilles, magnifique !
00:49:13Qui concède le corner et qui s'est détendu comme un magicien.
00:49:18Cédric Gilles est dans un grand jour.
00:49:20Je crois qu'il peut avoir 10 sur 10 dans l'équipe.
00:49:22Une ambiance du tonnerre comme à chaque fois ici à Lens,
00:49:25avec ce corner tendu, dégagé.
00:49:28Et repris !
00:49:29Superbe !
00:49:30La frappe !
00:49:31C'est magnifique !
00:49:3225 000 Calaisiens comme ça,
00:49:34qui criaient « Allez Calais, tes supporters sont là ! »
00:49:36En même temps, c'était extraordinaire, ça.
00:49:40Ça porte l'équipe.
00:49:41Les joueurs, ils étaient portés, là.
00:49:43C'est un ballon qui sert Michael Gilles.
00:49:45C'est un ballon qui sert Mickaël Gérard.
00:49:47Il y a quelqu'un au deuxième poteau.
00:49:49Mickaël Gérard qui attend le soutien,
00:49:51avec peut-être un contrôle.
00:49:52Et une frappe de Gare !
00:49:54Et Ramé qui est obligé de se détendre.
00:49:56Et ça frôle le poteau !
00:50:00Lekwanski, à la limite,
00:50:02qui rejoue qu'il est bien passé,
00:50:03et qu'il est bien donné !
00:50:04Lekwanski crampon !
00:50:05Et ça sera sauvé !
00:50:07Et ça sera sauvé en pleur une fois !
00:50:10Bonicel, ballon dosé.
00:50:12Dugarry, il y avait le défenseur.
00:50:14L'attente qui reprend.
00:50:17Il y a un défenseur qui s'est déjeté
00:50:19en même temps que Cédric Gilles.
00:50:24Christophe Dugarry qui a secoué Fabrice Baron.
00:50:28Il était bien levé le pied, Gérard.
00:50:30Christophe Dugarry, il était
00:50:32très bien levé même, et trop levé.
00:50:35L'entraîneur calaisien qui s'est fait reprendre
00:50:37par M. Garignan.
00:50:40Ça chauffe sur le terrain.
00:50:41Il y a l'Ignian Lastand avec
00:50:43Justin Merlène qui sont en tête à tête.
00:50:46Mickaël Girard attend du soutien.
00:50:48Il attend que ses partenaires se placent.
00:50:50La fleu de Saint-Belgique qui se relève rapidement.
00:50:52Emmanuel Vasseur, le ciseau retourné
00:50:54pour Ulrich Cramé.
00:50:56Geste plein d'audace et de talent d'Emmanuel Vasseur.
00:50:58Il n'a pas trompé Ulrich Cramé.
00:51:01Il y a les Calaisiens qui se sentent bien du pressing bordelais.
00:51:03Emmanuel Vasseur, c'est un ballon de but
00:51:05avec Mickaël Girard qui est perdu
00:51:07sur la surface de l'apparition.
00:51:09Ouh là là !
00:51:11Prenez tous les bordelais
00:51:13ou presque les attaquants du carreau.
00:51:15C'est bien joué de la part de Mikou.
00:51:16L'Astonia pour le jeu.
00:51:17Et c'est Schilt qui sauve encore sa formation.
00:51:19Cédric Schilt qui a déjà arrêté
00:51:21deux tirs au but dans la série
00:51:23Coupe de France et les exploits de Calais.
00:51:25Il continue son récital.
00:51:27C'est terminé.
00:51:29Calais-Bordeaux 0-0.
00:51:31Et le public, Christophe Augar
00:51:33lui demande de les soutenir encore.
00:51:35D'aller au bout.
00:51:37Parce qu'il va y avoir prolongation.
00:51:39C'est Calais qui joue contre le champion de France
00:51:41et il oblige le champion de France
00:51:43équipe professionnelle
00:51:45de grande envergure
00:51:47aux prolongations.
00:51:49Tout le monde croit que
00:51:51physiquement, on va craquer.
00:51:53C'est extraordinaire ce que l'équipe a fait aujourd'hui.
00:51:55Encore une fois,
00:51:57on n'est pas tout à fait nous-mêmes
00:51:59parce qu'on n'a pas suffisamment produit de jeu.
00:52:01Et c'est le stress.
00:52:03C'est pour ça. C'est parce que c'est une équipe d'expérience.
00:52:05Quoi qu'il arrive, on fait un grand match.
00:52:07Physiquement, c'est impressionnant aussi.
00:52:09On n'est pas encore au bout là.
00:52:11On va voir ça.
00:52:13Ducari.
00:52:15Corentin Martins.
00:52:17Belle ouverture pour Corentin Martins
00:52:19qui frappe au-dessus de la cage de Cedric Fille.
00:52:21Et il a raison sans doute
00:52:23de multiplier les frappes.
00:52:25On fait une séance
00:52:27de tir et Ladis
00:52:29pique une crise
00:52:31parce qu'on met des frappes qui sont trop molles pour lui.
00:52:33Et il commence à s'en prendre
00:52:35à Cedric Janot.
00:52:37Le joueur s'applique, il touche un peu plus,
00:52:39il ouvre la main, pof !
00:52:43C'est magnifique !
00:52:45Quelle action !
00:52:47Cedric Janot qui ouvre le score
00:52:49dans la prolongation
00:52:51pour Calais avec ce travail !
00:52:53La sable de Mickaël Girard
00:52:55qui a pesé sur cette défense
00:52:57qui a tout fait sauter !
00:53:01C'est le but de Cedric.
00:53:03Il est venu d'ailleurs.
00:53:33Il y a des bobs qui explosent une bouteille d'eau
00:53:35on a l'air de dire
00:53:37on les a eus !
00:53:39Daniel Vasseur
00:53:41avec un centre
00:53:43à Fadou, Canut
00:53:45et la butte !
00:53:47Et c'est la butte
00:53:49de Mathieu Millet
00:53:51pour Calais !
00:53:53Ça va au fond,
00:53:55on ne sait pas pourquoi,
00:53:57ce soir-là,
00:53:59mais on ne sait pas pourquoi.
00:54:01Je peux la refaire dix fois,
00:54:03elle passera dix fois au-dessus,
00:54:05mais ce soir-là, elle est rentrée.
00:54:09Il y a également Lekwoski
00:54:11qui va remettre ce ballon pour Dugarry,
00:54:13Sanchez qui est dans les airs,
00:54:15ils sont deux,
00:54:17ça a failli rentrer
00:54:19avec Cedric,
00:54:21il a failli rentrer avec le ballon,
00:54:23attention,
00:54:25le centre,
00:54:27et le troisième !
00:54:29Le troisième but
00:54:31pour Calais !
00:54:33Calais est au Stade de France
00:54:35en finale de la Coupe !
00:54:39Et là, c'est la délivrance,
00:54:41c'est le Stade de Français pour nous.
00:54:49On est épuisés,
00:54:51on a tout fait,
00:54:53mais il n'y a pas de mots.
00:54:55Tout ce qu'on peut faire,
00:54:57c'est partager avec tout ça,
00:54:59avec ceux qui ne sont pas là,
00:55:01les joueurs qui sont restés.
00:55:03Maintenant, c'est Stade de France.
00:55:05Je n'y suis jamais allé,
00:55:07même en tant que spectateur,
00:55:09alors aller en tant que joueur...
00:55:11On va commencer par le terrain.
00:55:13C'est immensable, c'est merveilleux.
00:55:27Vous avez dit que je croyais en vous.
00:55:29Vous avez dit qu'on allait faire quelque chose d'historique,
00:55:31et on l'a fait.
00:55:33C'est ça qui est grandiose.
00:55:35Le Stade de France n'est pas trop grand pour nous, les gars.
00:55:37Allez, Porto !
00:55:39Calais ! Calais ! Calais !
00:55:41Calais ! Calais ! Calais !
00:55:43Calais ! Calais ! Calais !
00:55:45Calais ! Calais ! Calais !
00:55:47Calais ! Calais ! Calais !
00:55:49Calais ! Calais ! Calais !
00:55:51Calais ! Calais ! Calais !
00:55:53Calais ! Calais ! Calais !
00:56:23Calais ! Calais ! Calais !
00:56:25Calais ! Calais ! Calais !
00:56:27Calais ! Calais ! Calais !
00:56:29Calais ! Calais ! Calais !
00:56:31Calais ! Calais ! Calais !
00:56:33Calais ! Calais ! Calais !
00:56:35Calais ! Calais ! Calais !
00:56:37Calais ! Calais ! Calais !
00:56:39Calais ! Calais ! Calais !
00:56:41Calais ! Calais ! Calais !
00:56:43Calais ! Calais ! Calais !
00:56:45Calais ! Calais ! Calais !
00:56:47Calais ! Calais ! Calais !
00:56:49Calais ! Calais ! Calais !
00:56:51Calais ! Calais ! Calais !
00:56:53Calais ! Calais ! Calais !
00:56:55Calais ! Calais ! Calais !
00:56:57Calais ! Calais ! Calais !
00:56:59Calais ! Calais ! Calais !
00:57:01Calais ! Calais ! Calais !
00:57:03Calais ! Calais ! Calais !
00:57:05Calais ! Calais ! Calais !
00:57:07Calais ! Calais ! Calais !
00:57:09Calais ! Calais ! Calais !
00:57:11Calais ! Calais ! Calais !
00:57:13Calais ! Calais ! Calais !
00:57:15Calais ! Calais ! Calais !
00:57:17Calais ! Calais ! Calais !
00:57:19Quand j'ai vu que je devais sortir,
00:57:21on était en foule au casino.
00:57:23En fait, j'ai eu un coup de fatigue.
00:57:25J'ai eu un coup de fatigue.
00:57:27Je suis arrivé à ma limite.
00:57:29Générique
00:57:32...
00:57:44Générique
00:57:46Le cimetière du Calais-Sud est situé devant un bistrot
00:57:49où j'allais tout le temps pendant les pop-ups,
00:57:52qui s'appelait Le Canary.
00:57:54Et un jour, je vois rentrer dans le cimetière du bistrot
00:57:57deux personnes.
00:57:59Ils allaient rendre hommage à un défunt
00:58:02en mettant sur la tombe
00:58:04une gerbe aux couleurs du Cruif.
00:58:08J'ai dit, mais ça dépasse l'entendement.
00:58:11Et je suis rentré dans le cimetière.
00:58:13Il y avait plein de tombes de morts récents, attention,
00:58:17où il y avait des gerbes aux couleurs du Cruif.
00:58:21Jaune et rouge. C'est incroyable.
00:58:24Vous vous rendez compte comment ça a marqué les gens ?
00:58:29J'ai fait ce malaise, après j'ai été soigné
00:58:32au château Ricard,
00:58:34où les rubis mènent à l'époque, là-bas, à Paris,
00:58:39près de Clairefontaine.
00:58:41C'est marrant, un jour,
00:58:42Aimé Jacquet arrive avec Roger Lemaire.
00:58:46Je les ai salués, bien sûr.
00:58:48C'est là qu'il a accepté de me recevoir.
00:58:50J'avais demandé une audience, un rendez-vous.
00:58:53Il m'a dit, je ne vais pas te donner de conseils.
00:58:56Je n'ai pas de conseils à te donner.
00:58:58Je n'ai qu'une chose à te dire.
00:59:00Reste comme tu es.
00:59:01Parce que c'est dans la diversité
00:59:04que le football français prend sa force.
00:59:08Richard Alenau prend l'équipe, fait des déplacements et tout ça.
00:59:12Et il y a une période où tout le monde est un peu dans le flou.
00:59:18Et le coach revient,
00:59:21un orchestre sans son chef d'orchestre, ça ne fonctionne pas.
01:00:28M. JANIN D'ARRÊT
01:00:30GÉRARD DE LA CAUCHE
01:00:37Je me rappelle que Barthez avait donné son maillot à Cédric Scheele.
01:00:42On était dans des privilégiés au niveau des places.
01:00:47Tu es assis sur le gâteau ?
01:00:48Oui, c'est même plus que ça.
01:00:50Il y a la coupe et tout avec.
01:00:52Tu veux que je te la mette ?
01:00:54Je vais m'encadrer, je pense.
01:00:56On a vécu des choses formidables, on a été visiter l'Assemblée Nationale,
01:01:01on a été manger sur la Tour Eiffel parce qu'on était invités.
01:01:06Lynn Renaud, elle s'était déplacée, elle se disait ambassadrice de l'équipe,
01:01:11et puis tous les messages qu'on pouvait avoir, on vivait dans un autre monde.
01:01:18J'ai proposé de prendre avec nous tous les joueurs qui avaient participé depuis le début
01:01:28à cette Coupe de France, et bien ça faisait au final 24 joueurs, et ce sont 24 joueurs que
01:01:35nous avons pris et que nous avons emmenés à Paris pour préparer le match de la finale.
01:01:39Parce que ça leur appartient aussi, et c'est aussi grâce à eux que le club s'est qualifié ce jour-là.
01:01:46À 8h30, jusqu'à 2h15, vous avez Guigny qui est là,
01:02:14et qui est à votre disposition. Les gars qui ont des lourdeurs, des douleurs,
01:02:19des contractures ou des je-ne-sais-pas-quoi, donc des problèmes particuliers, vous pouvez exiger.
01:02:26OK ? Et à 6h25, il y a tout ici, tout l'espace ici pour la conférence de presse de la dernière,
01:02:35avant le match.
01:02:45Les joueurs avaient déjà beaucoup donné, donc ils étaient prêts physiquement,
01:02:49je pense qu'il fallait simplement entretenir ça.
01:02:52Il y a à la fois une fatigue physique, mais une fatigue mentale, par rapport qu'on ne parle
01:02:59que de ça, que les médias y sont présents, donc elle est peut-être un moment encore plus
01:03:04difficile cette fatigue mentale. Le mental, c'est très important.
01:03:08Si le joueur n'est pas bien mentalement, il n'est pas bien physiquement.
01:03:11S'il ne dort pas bien la nuit par exemple, quelqu'un qui a un souci,
01:03:14il ne va pas bien récupérer, et s'il récupère bien ou pas bien,
01:03:16il peut avoir des problèmes musculaires.
01:03:18L'entraînement de cet après-midi aura lieu sur le terrain Michel Favé, qui est en contrebas.
01:03:26Je crois que c'est la première fois qu'une autre équipe de France va descendre là-dessus.
01:03:31Cet entraînement sera un entraînement à 8 clous.
01:03:34Réginald Beck, Cedric Schill, Mickaël Girard, ils étaient super disponibles,
01:03:43même si à la fin, l'entraîneur m'était un peu l'organisé.
01:03:49Il ne fallait pas faire n'importe quoi, n'importe quand.
01:03:52Presque un mois, presque quatre semaines entre la demi-finale et la finale.
01:03:58C'est énorme.
01:03:59Angouement médiatique a pu savoir quoi en faire.
01:04:03On s'est sortis de la finale.
01:04:13On est très simples et pragmatiques, nous n'avons pas toutes les chambres au château.
01:04:17Par contre, vous allez voir, pour ceux qui sont dans les autres chambres,
01:04:20que vous n'aurez pas regretté d'être à l'extérieur.
01:04:22Alors, ce que je souhaiterais, c'est que ceux qui sont au château prennent leurs bagages.
01:04:26Ceux qui sont à la villa, la ferme, on laisse les bagages dans le bus.
01:04:31On est à la chambre du capitaine.
01:04:35C'est le standing.
01:04:37Attends, on n'est pas installés encore.
01:04:43La semaine qu'on avait passée, on était passé par Clairefontaine,
01:04:47après on était allé au Château Bécart.
01:04:49Et nous, on n'avait pas l'habitude de tout ça.
01:04:53On avait l'habitude de s'entraîner trois fois par semaine.
01:04:57Et là, forcément, on s'est retrouvés à la chambre du capitaine.
01:05:02On avait l'habitude de s'entraîner trois fois par semaine.
01:05:06Et là, forcément, on s'entraînait un peu plus.
01:05:11Peut-être que changer nos habitudes aussi ont fait que c'était des choix.
01:05:17On l'a fait.
01:05:23Où est ma poule ?
01:05:32Je suis très, très heureux que M. Jaquet ait accepté de venir nous saluer.
01:05:39Vous savez l'estime et le respect que j'ai pour ce grand monsieur du football.
01:05:44Et si vous voulez bien, ça me fera plaisir que vous leur disiez un petit mot.
01:05:48Je voulais surtout vous dire combien on est très fiers.
01:05:53Très fiers et très heureux que le terrain donne son verdict.
01:05:57C'est ça qui est important au football.
01:05:59Le football, c'est le verdict. C'est le rectangle vert.
01:06:02C'est le verdict du rectangle vert.
01:06:04Et moi, je me suis battu toute ma carrière comme ça.
01:06:07Rien n'est fini dans la vie.
01:06:08Il y en a qui ont échoué.
01:06:09Je sais qu'il y en a qui viennent dans une sorte de formation.
01:06:11Ils ont échoué. Ils n'ont pas échoué.
01:06:12Aujourd'hui, il y a un petit peu, un plein d'œil de la vie.
01:06:16Plein d'œil de la vie.
01:06:17Comme moi, j'étais foutu il y a cinq ans.
01:06:20J'étais foutu.
01:06:21Et puis, subitement, la vie m'a donné un petit coup de plein d'œil.
01:06:23Et bien, c'est pareil.
01:06:24Je vous dis bonjour à tous.
01:06:25Et puis, je vous souhaiterai une grande finale.
01:06:28Grande finale.
01:06:30C'est cette humilité qui dégageait, tout simplement.
01:06:32Et je pense que nous, effectivement, on était en adéquation avec ça.
01:06:37Par rapport à ce qu'on pouvait dégager et ce qu'on était, tout simplement.
01:06:41On ne s'est pas pris au sérieux tout au long de cette aventure.
01:06:44On prenait tout ce qui venait.
01:06:55On fait une préparation de match, l'avant-veillée.
01:07:00Mais, catastrophique.
01:07:02Et le coach, il pète un câble.
01:07:04Mais alors, il est fou, déchaîné.
01:07:06Eh, toi, toi, tu dois que tu t'attires vite.
01:07:08Et rapidement, hein.
01:07:10Rapidement, hein.
01:07:11Tout de suite.
01:07:12Les joueurs, ils sont tous la tête dans le sac.
01:07:15Avec Richard Hélénand, on disait, il faut que tu t'attires vite.
01:07:18Il faut que tu t'attires vite.
01:07:19Il faut que tu t'attires vite.
01:07:20Il faut que tu t'attires vite.
01:07:21Ils sont tous la tête dans le sac.
01:07:23Avec Richard Hélénand, on dit au coach, t'as eu raison.
01:07:26Parce que vraiment, on a été mauvais, archi-mauvais.
01:07:28Mais, j'ai peur que ça a des répercussions et qu'on n'est que sur du négatif.
01:07:35Et le coach, il dit, c'est clair.
01:07:38On va rattraper le tir.
01:07:43Et on a bu nos 2-3 bières, comme on pouvait faire avant.
01:07:47Et on a rattrapé le coup, psychologiquement.
01:07:50Parce qu'autant les joueurs avaient été mauvais,
01:07:52autant le coach, il était dans un état second, légitime.
01:07:57Mais on ne pouvait pas rester sur du négatif.
01:08:03Hier, à l'entraînement, je vous ai dit des choses.
01:08:08Je ne retire rien de ce que je vous ai dit.
01:08:12Parce que si on est dans l'état d'esprit et dans la forme,
01:08:17demain, ce n'est même pas à peine de jouer.
01:08:21Vous avez, vous aussi, à faire ce qu'on a dit.
01:08:24C'est-à-dire, travailler sur nos fondamentaux.
01:08:28Et travailler sur nos forces.
01:08:30Et pas sur nos faiblesses.
01:08:34Et hier, on était à 100% dans nos faiblesses.
01:08:37Une de nos faiblesses.
01:08:38L'agressivité.
01:08:39Hein ?
01:08:40L'agressivité.
01:08:41L'agressivité, c'est une de nos forces.
01:08:42Hier.
01:08:43Vous avez été agressif hier.
01:08:44Non, non.
01:08:45Hier, c'était comme Med.
01:08:46Hier.
01:08:47Une deuxième faiblesse.
01:08:50Trop de blessés dans le jeu.
01:08:51Aucune concentration.
01:08:53Aucune vérité.
01:08:54C'est vrai, mais quand même.
01:08:55Aucune vérité.
01:08:57Alors, on ne va pas continuer comme ça, les gars.
01:09:00Ce n'est pas possible.
01:09:02Donc, je veux dire.
01:09:05L'artement mieux.
01:09:06L'artement mieux.
01:09:07Et ça, les gars, c'est un exercice de mobilisation mentale.
01:09:11Hein ?
01:09:12De mobilisation mentale, les gars.
01:09:13Ça, c'est un appétissement de préparation.
01:09:25Marquer un but.
01:09:27C'est très important que vous puissiez rêver de marquer un but.
01:09:30On n'a pas le savoir.
01:09:31Il faut le garder pour vous.
01:09:33Il faut le garder pour vous, les gars, ça.
01:09:35D'accord ?
01:09:36C'est votre imaginaire à vous.
01:09:37Votre monde à vous.
01:09:38Hein ?
01:09:39Mais il faut qu'il soit positif.
01:09:41Demain, c'est la Marseillaise, les gars.
01:09:44Là, la Marseillaise, c'est quelque chose de tout à fait unique.
01:09:50Et tout à fait poignant.
01:09:52Demain, celui à qui ça ne fait rien,
01:09:56il est fort, hein.
01:09:58Il est fort, il est très fort.
01:10:00Moi, je suis assez costaud.
01:10:02Mais demain, là, vous pourrez vous dire, putain, le coach, il doit être dans un état.
01:10:06Parce que ça, je serai comme ça.
01:10:08Mais moi, je sais que vous, vous serez aussi comme ça.
01:10:10Donc, il faut que vous vous prépariez ce soir à ça.
01:10:13Et si vous arrivez à gérer ça, les gars,
01:10:15demain, moi, je suis persuadé qu'on va faire un grand match.
01:10:23On est en train de se rendre compte, déjà avant le match,
01:10:25que Nantes, qu'on est allés voir à Nancy avec l'Addis,
01:10:30joue avec un joueur qui va nous poser problème,
01:10:32qui est Siberski, qui ne joue plus eux.
01:10:34Siberski, c'est le détonateur de leur jeu.
01:10:37Il ne faut pas qu'il soit à l'aise pour rendre la balle.
01:10:39Parce qu'à une touche de balle, il la rend.
01:10:41Il la rend à une touche de balle.
01:10:43C'est leur joueur base.
01:10:44Donc, forcément, ils vont le rechercher.
01:10:46Forcément, ils vont lui donner.
01:10:47N'ayez pas peur.
01:10:48Et s'il y a une faute, il y a une faute.
01:10:49Mais forcément, ils vont lui donner.
01:10:50On est d'accord là-dessus ?
01:10:52On fait ça, avec le bloc équipe, avec un mental comme ça.
01:10:57Eh bien, ce soir, moi, je peux vous le dire, on gagne le match.
01:11:02Et moi, dans mes tripes, là, j'ai le match.
01:11:04Dans mes tripes, j'ai la victoire.
01:11:06Mais c'est dans mes tripes, moi.
01:11:08Je ne sais pas si c'est dans les vôtres.
01:11:10Je n'en sais rien.
01:11:11Est-ce qu'elles sont dans les vôtres ?
01:11:13C'est à vous de voir.
01:11:17Depuis Las Vegas, un grand prix d'amour.
01:11:20Allez Calais !
01:11:21Pour toute la merveilleuse équipe.
01:11:23Et les dirigeants du club.
01:11:25En ce moment, mon cœur de Nordiste ne va que pour vous.
01:11:29À mon retour, je reviendrai à Calais
01:11:30vous dire merci et vous en remercier.
01:11:32Lille-Renault.
01:11:34Je vous remercie.
01:11:40Moi, ça fait trois ans que je suis là.
01:11:41Je pense qu'on n'a jamais eu une équipe aussi sympa que la vôtre.
01:11:43Et je le dis fort parce que c'est vous qui êtes là.
01:11:46Sachez que Paul Ricard vous regarde.
01:11:48Et bien, il vous ferait un grand bonheur si vous pouviez gagner.
01:11:50Vous êtes tous très sympas.
01:11:51Et mon personnel a rarement vu une équipe comme la vôtre.
01:11:54Allez, je vous remercie.
01:11:56Je vous représente pour beaucoup.
01:12:00Je vous représente pour beaucoup de gens.
01:12:05Effectivement, les valeurs de solidarité, des valeurs d'équipe,
01:12:09des valeurs d'un travail ensemble,
01:12:10pour nous, sont des valeurs essentielles et très fortes.
01:12:15Et on a payé pour nous ce matin.
01:12:16On a gagné de l'équipe.
01:12:18On a gagné de l'équipe.
01:12:19On est là.
01:12:3015 juin 2013
01:12:48Ouais, c'est ça.
01:12:49Ça a été refait.
01:12:50Ça a été refait, oui, oui.
01:12:51Il n'y avait pas les tables comme ça.
01:12:59Oui, on rentrait par là, et puis ça a été modifié, ouais.
01:13:03J'étais là, moi, j'étais là.
01:13:05Ah, ça fait bizarre, hein ?
01:13:12Cédric Schill en numéro 1, Jocelyne Merlin en numéro 2,
01:13:16numéro 3, ben, moi, capitaine.
01:13:21Numéro 4, Fabrice Baron, numéro 5, Greg Desvars.
01:13:24Et avec les champagnes ?
01:13:26Numéro 6, Fabrice Baron.
01:13:28Numéro 6, Grégory Lefebvre.
01:13:30Numéro 7, Sénèque-Jondeau.
01:13:338, Christophe Augard. 9, Michael Gérard.
01:13:36Une fois, deux fois, trois fois.
01:13:38Et la quatrième, t'es récompensé.
01:13:40T'as vu, comme Bordeaux, hein ?
01:13:4210, Manu Vasseur, et 11, Jérôme Boutil.
01:13:44Voilà. Manu ?
01:13:46Tiens, moi, je te dis rien, t'as déjà tout dit, hein ?
01:13:49Eh, tu dois être le roi du terrain, là, bon.
01:13:51D'accord ? Allez, va.
01:13:58C'est un rituel.
01:14:01Depuis qu'on fait ça, on nous arrive.
01:14:20Je trouve que l'une des choses qui me marquent
01:14:23autour des finales,
01:14:25c'est de pas perdre d'énergie avec tout l'environnement,
01:14:29parce que c'est dingue.
01:14:55J'ai eu cette chance de faire partie
01:14:58de cette épopée et de ce groupe,
01:15:00parce que, voilà, je suis arrivé au bon moment,
01:15:03moi, personnellement.
01:15:05Pourquoi nous ? Je sais pas.
01:15:07Et puis, ben, tant pis pour les autres,
01:15:09mais tant mieux pour nous.
01:15:11Voilà, c'est nous,
01:15:13c'est les dieux du foot qui nous ont choisis
01:15:16pour faire partie de cette épopée,
01:15:18de ce groupe,
01:15:20parce que, voilà,
01:15:22c'est les dieux du foot qui nous ont choisis
01:15:25pour représenter le foot amateur.
01:15:27Le groupe, 24,
01:15:29on a gagné comme ça grâce à tout le monde,
01:15:31donc faut pas l'oublier, il y a pas que 11 personnes.
01:15:34C'était un modèle à entraîner.
01:15:36Je peux vous dire que les mentalités ont changé
01:15:39et 20 ans en arrière, je me dis,
01:15:41ben, chapeau, les mecs, vous étiez des beaux soeurs.
01:15:44Ils sont jamais sortis de ce qu'ils ont fait.
01:15:46C'est pas ça qui a changé leur vie.
01:15:48C'est fort, c'est fort.
01:15:50L'histoire était très, très belle, magnifique.
01:15:52Surtout quand tu t'y attends pas.
01:15:55Elle est encore plus belle.
01:15:57C'était un bonheur, un plaisir en tant que fils
01:15:59d'avoir vu un papa qui toute sa vie avait donné pour les autres
01:16:02et qui méritait bien ce qui se passait.
01:16:05Je reste persuadé que si...
01:16:07si on l'avait gagné, ce match-là,
01:16:09peut-être qu'on s'y souviendrait un peu moins de notre épopée.
01:16:12Après coup, il m'a fallu du temps
01:16:15à y remettre.
01:16:17J'ai touché du doigt ce que c'était,
01:16:19donc je prends ça comme une récompense.
01:16:23Beaucoup d'émotion et sans doute quelques larmes,
01:16:25des larmes de joie parce que
01:16:27pour un footballeur amateur,
01:16:29arriver à cette marche
01:16:31de la finale de la Coupe de France,
01:16:33si on parle d'exploit,
01:16:35ce sera encore trop léger.
01:16:38Alors ce sont donc les joueurs de Calais
01:16:40qui vont donner le coup d'envoi de cette finale.
01:16:42C'est fait.
01:16:49Gagnon...
01:16:52Gagnon, Gagnon !
01:16:55On sent un peu le rebelle là.
01:16:57La parrière.
01:16:59Il est passé pour le centre en retrait !
01:17:01Ouh, elle était bien battue !
01:17:09Ouka… Allemand a pas pût contrôler ce ballon,
01:17:11attention pour les rechanges.
01:17:12Allemand, il a frappé.
01:17:14Il a peté son ballon,
01:17:16Il a écrasé ça vers l'arrière du siddorski.
01:17:19C'est bien frappé.
01:17:21Et bien dégagé par l'excellente !
01:17:31Je marque ce but, je pars, dans l'euphorie.
01:17:34Et puis, je ne sais pas ce qui me prend par la tête de faire une roulade.
01:17:38Peut-être que j'avais envie de faire un salto,
01:17:40mais je me suis dit, salto, je ne vais pas bien le faire.
01:17:42Le coach avait dit, Lezano avait dit, voilà,
01:17:45de penser à des choses positives, ce qu'on pouvait faire sur le terrain.
01:17:48Et c'est vrai que, moi, j'avais pensé pouvoir marquer en finale.
01:17:56C'était incroyable.
01:17:57Il fallait que cette équipe soit un peu en difficulté.
01:17:59Et quand je les vois mener 1-0 en finale contre Nantes,
01:18:06j'ai dit, ça ne va pas le faire.
01:18:09On a joué avec un peu moins de pressing.
01:18:11La performance collective, la performance technique collective
01:18:14était d'un moindre niveau ce jour-là.
01:18:18Les joueurs de Calais font d'immenses efforts pour récupérer le ballon,
01:18:23pour être bien en place, pour couper les trajectoires des passes et des nantais.
01:18:27Ils font d'immenses efforts et quand ils récupèrent le ballon,
01:18:30eh bien, Ladislas Lezano voudrait qu'il reparte tranquillement.
01:18:35Et ce manque de lucidité, ce manque d'esprit,
01:18:38ce manque de sérénité peut-être.
01:18:42Le match est arrivé, je pense, un peu trop tard,
01:18:44dans la suite des événements de quart, de demi, etc.
01:18:48Il y a eu un trou.
01:18:49Ce trou nous plonge un petit peu.
01:18:52Il y a l'effervescence, la fatigue se fait sentir.
01:18:55L'intervention de Desoart, Lefebvre, la lutte avec Fabri.
01:19:03Tous les enchaînements sont faits sur un terrain.
01:19:06Tous les enchaînements sont faits sur un décrochage.
01:19:08Décrochage de ramping, pam, pam, pam.
01:19:10Alors, laissez-les faire.
01:19:13Il faut la lâcher, la balle.
01:19:14Manu, il faut la lâcher.
01:19:17Ok ?
01:19:18Ensuite, toi, Manu, putain, c'est pas possible, bordel de merde.
01:19:21C'est le deuxième but qu'on met là.
01:19:23Eh, t'as un défenseur qui est là et t'as Mickael qui est là.
01:19:26D'accord ? Il vient comme ça.
01:19:27Et toi, tu lui mets dessus.
01:19:28Mais comment il faut que je te le dise ?
01:19:30C'est là qu'il faut la mettre, la balle.
01:19:32Merde !
01:19:33Là ! Là !
01:19:34Devant la ligne !
01:19:35Et il va au but, Mickael !
01:19:41Il faut se faire voir.
01:19:42Greg, touche.
01:19:43Touche pour caler.
01:19:44Greg, il est là.
01:19:45Il y a 78 787, plus un spectateur.
01:19:49Voilà.
01:19:50Greg le fait, il est là.
01:19:51Et vas-y.
01:19:53J'en peux plus.
01:19:54J'en peux plus.
01:19:55On se décale.
01:20:00Alors ça, c'est pour tout le négatif, hein.
01:20:02D'accord ?
01:20:04Il faut être capable de l'entendre, ça.
01:20:06D'accord ?
01:20:07Ils vont pousser un quart d'heure.
01:20:08On tient.
01:20:09D'accord ?
01:20:10Et après, on commence à jouer.
01:20:12Collectivement.
01:20:13Et on va les faire courir.
01:20:14Et là, physiquement, ils vont exploser.
01:20:17Donc, il faut encore faire l'effort un quart d'heure, 20 minutes, les gars.
01:20:21Ok ?
01:20:22Et à la récupération de la balle, on essaie de construire
01:20:24pour ne pas perdre ce ballon tout de suite derrière.
01:20:28C'est dur, hein.
01:20:29C'est dur, hein.
01:20:30C'est dur parce que je sais que vous êtes capables,
01:20:32mais vous bougez plus à l'intuition.
01:20:34Hein, Manu ?
01:20:35C'est plus à l'intuition.
01:20:36Il faut jouer, essayer de penser à ce qu'on vous a demandé.
01:20:39D'accord ?
01:20:40Faites attention à ça.
01:20:42Allez.
01:20:43Est-ce qu'il y a un problème ?
01:20:44Allez, les gars.
01:20:49J'espérais inconsciemment qu'il y ait un ressaut,
01:20:52un sursaut d'activité physique.
01:20:55Je me souviens avoir eu des mots très durs pour Greg Lefebvre, le pauvre.
01:20:59Il s'en est pris plein la tête
01:21:01parce que c'était l'ombre de lui-même.
01:21:07Olen B.
01:21:09Gilet.
01:21:13Il est passé.
01:21:14Pierre.
01:21:15Touré, concentré.
01:21:18L'égalisation.
01:21:19L'égalisation d'Oberstmann-Sibirski.
01:21:22Au début de la deuxième période,
01:21:24à la cinquième minute, cinquantième minute,
01:21:27Sibirski égalise.
01:21:28Et sur ce début de seconde période,
01:21:32on va dire que c'est totalement mérité
01:21:34parce que l'Unité a mis autant de détermination
01:21:38dans leur jeu que les calissiens.
01:21:42Sibirski.
01:21:43Il faut bien faire ça.
01:21:46Allez, on y va.
01:21:49Il a failli y arriver.
01:21:53Les ententes.
01:21:55Il garde quand même le ballon.
01:21:58Des ententes pour Gérard.
01:22:00Il attend le soutien.
01:22:09Un bon centre.
01:22:12Autre.
01:22:13Ce sera un camp.
01:22:16Comme le dessous du nez,
01:22:18la distance sur les anneaux,
01:22:20ils sont sans doute moins présents.
01:22:23Il est évident que le dernier quart d'heure,
01:22:27c'est très lourd dans cette finale.
01:22:31C'est le coup de tête de Gérard.
01:22:43Oh, malheureux !
01:22:44C'était une belle parade de Chy.
01:22:45Oui, parce que...
01:22:46C'était une belle parade de Chy,
01:22:47parce qu'elle partait bien.
01:22:48Elle partait bien.
01:22:49Elle était bien partie
01:22:50et elle partait en direction du but.
01:22:57C'est mon rôle.
01:22:58C'est mon rôle, c'est ça.
01:23:01Oui, on est content
01:23:02quand on sort une belle parade,
01:23:04mais à la rigueur, j'aurais...
01:23:08J'aurais préféré gagner
01:23:09et ne pas toucher la balle.
01:23:13J'ai souvent pensé
01:23:14que peut-être finalement,
01:23:15c'était la meilleure fin qu'on pouvait avoir.
01:23:18On essaie d'imaginer
01:23:19une Coupe d'Europe
01:23:20jouée avec le Cruf.
01:23:22Je ne dis pas que ce n'est pas sérieux,
01:23:23on l'aurait assumé.
01:23:24Il fallait que ça s'arrête
01:23:25et alors ça aurait pu s'arrêter
01:23:26avec aller 4-0, 5-0.
01:23:28Prenez ça dans la gueule
01:23:29et puis vous n'allez plus nous emmerder.
01:23:31Et puis ben non,
01:23:32ben non, c'est pas ça.
01:23:34Penalty.
01:23:38Oh, s'il l'a laissé passer, oui.
01:23:40Oh, s'il l'a laissé passer.
01:23:42Oh là là, la pénalty.
01:23:44Oh là là, la pénalty.
01:23:46Oh là là, la pénalty.
01:23:48Oh là là, la pénalty.
01:23:50Oh là là, la pénalty.
01:23:51Oh là là, la pénalty.
01:23:53Oh, pénalty pour cette contre sur Caréglia.
01:23:57On se tient tous les deux.
01:23:59Puis moi qui suis en déséquilibre,
01:24:01lui qui me lâche,
01:24:02là je tombe.
01:24:03Et voilà.
01:24:05Après, il fait ce qu'il a fait
01:24:07mais je l'aurais fait à sa place.
01:24:09J'aurais fait la même.
01:24:11On joue pour gagner.
01:24:22C'est un sentiment de…
01:24:24faut dire ce qui est.
01:24:25Ça te fait voler cette…
01:24:28je veux pas dire cette finale
01:24:29parce que c'est la première,
01:24:30la deuxième, la troisième,
01:24:44la quatrième,
01:24:46la quinzaine,
01:24:48la quatrième.
01:24:49Je ne veux pas dire cette finale parce que tout le monde nous dit
01:24:52« Vous êtes fait voler, vous auriez dû gagner »
01:24:53mais non, sans le pénalty, on n'allait pas gagner.
01:24:57On nous a volé la prolongation.
01:25:19C'est ce qu'il y a de plus important dans l'histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire
01:25:49de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire de l'Histoire des lunenes
01:26:07Le football, il est dur à des moments donnés
01:26:35parce qu'il vous provoque des déceptions dramatiques,
01:26:40mais il est tellement exceptionnel, tellement fantastique quelquefois,
01:26:43quand il vous apporte ces joies qui sont complètement imprévues.
01:26:50Il y a le président Jacques Chirac qui descend dans le vestiaire
01:26:53et qui dit « je vais embrasser mes enfants ».
01:26:54Je veux dire, c'est des trucs qu'on ne peut pas oublier,
01:26:57qu'on ne peut pas oublier.
01:26:59Il se souvient de deux trucs Jacques Chirac en football,
01:27:00que ce n'est pas un fondu de football,
01:27:02la finale de Calais et la finale de 98.
01:27:05Ce sont les deux grands épreuves sportives de la carrière.
01:27:10Ce sont les deux grandes émotions.
01:27:13Personne ne se souviendra de ce moment-ci.
01:27:17L'année dernière, ça aura été le grand moment de l'épreuve.
01:27:20C'était quelque chose d'excellent.
01:27:24C'est toujours fort quand une personne de ce calibre
01:27:28s'adresse à un groupe, quel qu'il soit en fait.
01:27:31Vous savez, quand le président de la République vient dans le vestiaire,
01:27:34même malgré la défaite,
01:27:35et qu'il nous parle, quels que soient les mots,
01:27:38ce sont des mots qu'il porte et qu'il reste.
01:27:48Pour qu'on soit un petit peu jolis,
01:27:49un tailleur local nous avait fait faire des costumes.
01:27:54Il était venu après un entraînement pour prendre les mesures de tout le monde,
01:27:57mais personne n'avait essayé ses costumes.
01:27:59Donc, après la finale, ça a été la bonne surprise
01:28:01quand tout le monde a enfilé son costume
01:28:03pour aller, bien sûr, avec beaucoup de tristesse pour certains,
01:28:06et tous, même, j'ai envie de dire,
01:28:08pour aller au Lido, pour aller quand même profiter de l'événement
01:28:11et de faire une troisième mi-temps digne de ce nom.
01:28:14Mais il y avait des costumes qui n'étaient pas forcément taillés.
01:28:16C'est une petite anecdote comme ça,
01:28:17mais quelques joueurs s'en rappelleront, bien sûr.
01:29:04Je voudrais, avant tout, féliciter l'équipe qui a été formidable.
01:29:12Ne le passez pas aujourd'hui.
01:29:15Et puis, je voudrais tirer un magnifique coup de chapeau
01:29:19à tout le public du Stade de France.
01:29:24Et puis, je voudrais dire merci à tous ceux qui sont venus.
01:29:27Merci à tous les gens qui sont venus.
01:29:29Merci à tous les gens qui sont venus.
01:29:31Merci à tous les gens qui sont venus.
01:29:33Merci à tous les gens qui sont venus.
01:29:35Merci à tous les gens qui sont venus.
01:29:39Et même si on n'a pas gagné au score,
01:29:43on a gagné de notre tête.
01:29:44Merci.
01:29:52C'est tellement beau ce que l'équipe a fait.
01:29:55C'est tellement de messages de sympathie,
01:29:58des messages de valeurs humaines développés et partagés avec pas seulement une ville,
01:30:06une région et même pour certains, ils ont pensé que c'était un pays entier en fait.
01:30:11Grande fierté d'avoir été l'entraîneur d'une telle équipe. C'est un bonheur de réfléchir à ça,
01:30:21de penser à ça, de revoir les images, même si on ne vit pas que le passé,
01:30:26mais quelque part ça nous donne de l'humour. C'était des supers mecs et puis une super
01:30:37bande d'amateurs qui ont su à un moment donné, sur un laps de temps,
01:30:42faire les efforts nécessaires pour ressembler aux pros.
01:30:46Les gens ils ont attendu, ils ont attendu, certains 4-5 heures et il y avait des milliers
01:30:57de personnes. Mon père m'avait dit à l'époque qu'il n'avait jamais vu autant de personnes
01:31:05sauf le jour de la libération de la deuxième guerre mondiale 39-45. Tout à l'heure on s'était
01:31:11donné rendez-vous, j'y pensais, je le voyais, j'y allais dire que c'était formidable.
01:31:16C'était écrit, c'était le destin, ils n'ont rien fait pour et c'est tombé sur eux. Mais ce
01:31:27qui est important c'est que c'est tombé sur eux, ok, mais ils ont su provoquer cet événement.
01:31:34Mais sur 10 matchs, ce n'est pas du hasard, c'est parce qu'il y a du talent, c'est parce
01:31:41qu'il y a du charisme, parce qu'il y a de la classe, parce que c'est des bons mecs qui
01:31:49méritaient d'aller jusqu'au bout. Dès le coup de sifflet finale, on me voit pleurer sur le poteau,
01:32:07sur un des poteaux du Stade de France et puis il y a Micka qui vient me voir et qui me dit
01:32:13surtout ne le prends pas mal, à l'oreille, surtout ne le prends pas mal mais ça serait bien que tu
01:32:17viennes soulever la coupe avec moi. C'est quand même assez surprenant comme démarche, je ne savais
01:32:22pas si je devais y aller ou pas y aller. J'en parle vite fait avec le coach, je lui dis voilà,
01:32:26Micka il te propose de faire ça et tout ça, qu'est-ce que tu en penses ? Je lui dis écoute,
01:32:30qu'est-ce que tu en penses toi ? Si vous êtes d'accord, moi je veux bien y aller. J'ai eu ouais,
01:32:35vas-y, c'est bien, c'est beau, vas-y. Et il est allé. Je dis j'y vais, j'y vais,
01:32:42j'y vais sans penser à ce que ça pourrait apporter et quelles images ça pourrait donner.
01:32:49Au moment où on soulève en fait, même moi j'ai une pudeur, c'est-à-dire comme je suis avec Réginald,
01:32:57je n'ai pas non plus complètement la joie de celui qui a gagné. Ça veut dire aux gens en fait,
01:33:04il n'y a pas de vainqueur. C'est le geste qu'il fallait faire. C'est le geste qui met un terme au film.
01:33:34Je sais où nous sommes quand nous sommes ensemble. Je suis fini de souffrir.
01:34:26Je suis fini de souffrir.
01:34:56Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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