00:00 J'ai testé une expérience immersive en réalité virtuelle pour prendre conscience de l'impact de l'homme sur la Terre.
00:12 Et cela grâce à Flyview. Sophie Lemonde, bonjour. Vous êtes la directrice marketing et commerciale de Flyview.
00:19 C'est une grande installation d'expériences immersives à Paris.
00:23 Vous proposez 5 expériences différentes qui offrent des vues spectaculaires sur différentes villes du monde.
00:30 Chaque expérience a sa spécificité. C'est plutôt d'un registre ludique, quand je dis spectaculaire.
00:37 C'est assez fun, on peut y aller en famille. Jusqu'à ce que je découvre une dernière expérience plus récente.
00:45 Vous proposez un voyage soit en Chine, soit aux Etats-Unis, dans une ambiance qui est plutôt méditative.
00:52 C'est comme ça que je l'ai perçu. En tout cas, c'est l'occasion de voir l'état du monde après notre passage.
01:01 Et de visiter la Chine et les Etats-Unis d'une manière totalement unique. C'est une visite inédite que j'ai pu réaliser.
01:10 Comment est né ce projet ? Parce qu'on est plus proche du documentaire que du spectacle habituel en VR.
01:17 On n'est pas tout à fait plus proche du documentaire, mais l'ADN de Flyview, c'est de proposer des expériences
01:27 qui emmènent les visiteurs voir des lieux, des monuments, des sites de manière inédite.
01:31 Comme vous l'avez souligné, on a des expériences plus ludiques de découvertes, notamment de survol de Paris ou de la France.
01:40 Des expériences spectaculaires, magnifiques, jolies et qui font plaisir aux visiteurs.
01:46 On est dans le domaine purement du loisir. Dans cette expérience, on a un média qui nous permet de montrer beaucoup de choses.
01:54 On s'est vite aperçu que donner des prises de vue en hauteur apporte un point de vue qui change complètement la perspective.
02:02 À hauteur d'homme ou de ciel, on a une vue complète.
02:07 C'est Yannathou Lusberton qui nous avait éduqués à regarder la Terre vu du ciel.
02:10 Oui, tout à fait. On avait envie de donner une dimension supplémentaire aux autres expériences qu'on a.
02:20 On est toujours dans la découverte et dans le voyage, mais là, le parti pris, c'est de montrer l'impact de l'homme sur la planète.
02:27 Comment nous, humains, on vit à l'ère de l'Anthropocène, l'ère géologique dans laquelle on vit,
02:33 et d'y apporter la perspective qu'on maîtrise bien, qu'on connaît bien vue de haut,
02:37 et de laisser réfléchir nos visiteurs, que ce soit de manière positive ou négative, sur l'impact de l'homme sur la planète.
02:45 C'est une photographie sans militantisme de notre part, parce que c'est à la fois positif ou négatif.
02:53 Donc on alterne des paysages que vous avez vus, vierges de toutes activités humaines, et des paysages façonnés par l'homme.
03:01 Il y a un intérêt touristique quelque part, parce qu'on y découvre des paysages qu'on ne soupçonne pas,
03:09 notamment en Chine, comme les rivières du Yunnan, ou des paysages qu'on connaît très bien,
03:14 pouvaient être allés ou pas aux Etats-Unis, comme le Grand Canyon, et qui sont assez fascinants.
03:19 Et des scènes de villes, notamment de constructions par l'homme, qui sont interprétées par les visiteurs de Flazio,
03:29 soit de manière positive, où on voit dans la construction de ces grands buildings du génie humain,
03:34 quelque part notamment dans les mégalopoles chinoises, qui ont des constructions absolument extraordinaires,
03:40 où certains d'autres y voient une outrance de l'humain et une surinvestigation du territoire.
03:49 On voit des forages, on voit des exploitations agricoles à des dimensions complètement délirantes.
03:54 C'est très spectaculaire, mais il n'y a pas de commentaire.
03:58 Quand vous dites qu'on laisse l'interprétation au spectateur, il n'y a pas de commentaire, c'est volontaire ?
04:03 C'est totalement volontaire.
04:04 Et comment vous avez fait ce choix, qui est vraiment un choix éditorial, de ce que je montre, ce que je ne montre pas ?
04:09 Il y a un choix totalement éditorial de non-narration verbale, pour laisser le visiteur se faire sa propre idée et interpréter comme il le souhaite.
04:20 Maintenant, les émotions sont aussi apportées par de la musique, puis des effets de surprise, des différences de rythme aussi, bien évidemment.
04:29 Et maintenant, le choix est un petit peu guidé par l'envie du réalisateur, qui s'appelle Thierry Loa, qui a travaillé avec nous,
04:37 de ce qu'il en connaît, de ce qu'il a visité, des repérages qui sont faits, parce que pour construire des expériences comme celle-ci,
04:43 dans des grands pays, la Chine, les Etats-Unis...
04:45 Moi, je me suis posée la question de l'autorisation de filmer parfois certaines zones, d'ailleurs.
04:50 Les autorisations, c'est des processus qui sont assez compliqués.
04:54 Dans le cas de certains pays, notamment la Chine, il faut faire appel à des compétences locales, des fixeurs,
05:00 et c'est des processus qui prennent du temps, et puis à force de volonté, on finit par les obtenir.
05:05 Et après, le choix, il est dicté par un scénario qui est établi au départ, de vouloir montrer à la fois des endroits différents de ces pays-là,
05:17 le nord, le sud, l'est, ouest, du paysage vierge, montagneux, plein.
05:22 Le choix est guidé par une volonté de diversité.
05:28 Et vous pensez que l'apport de la réalité virtuelle, la VR, permet d'avoir plus d'impact, justement, sur ces sujets environnementaux ?
05:37 L'intérêt de la VR et de la manière dont on la produit là et montrée là, c'est vraiment la perspective en hauteur,
05:45 qui donne une sensation beaucoup plus impactante, beaucoup plus forte.
05:51 Quand vous êtes, je vais prendre un exemple, au-dessus de Central Park, avec les buildings autour,
05:57 vous vous rendez dix fois mieux compte de ce que c'est, de la majestuosité de l'univers, que c'est quand vous êtes...
06:07 Et en plus, ça donne une sensation d'élévation, de magnificence, et puis c'est complètement inédit.
06:17 Il y a le côté... - Ça je reconnais.
06:21 Moi je serais curieuse ensuite d'avoir les retours du public, parce que vraiment c'est une expérience très nouvelle.
06:26 Merci Sophie Lemond de nous en avoir donné un aperçu. Je rappelle que vous êtes la directrice marketing commerciale de FlyVoo.
Commentaires