00:00 Par exemple, on recevait un vétérinaire à domicile.
00:02 Aujourd'hui, c'est Émile Ducos de "Sum of Yours" qui est avec nous.
00:05 Bonjour Émile Ducos.
00:06 - Bonjour, merci pour l'invitation.
00:08 - Je me suis permis de prononcer le S parce qu'on est dans le Sud.
00:11 - Exactement.
00:12 - Mais j'ai bien compris que parfois on ne le prononçait pas.
00:14 - Ça dépend d'où vous êtes en France.
00:17 Si vous êtes dans le Nord, ce sera Ducos et Ducos dans le Sud.
00:19 - Mais du coup, ça veut dire que vous n'êtes pas de la région, vous le sents ?
00:22 - Pas du tout.
00:23 Moi, j'ai grandi sur une île, l'île d'Oléron, sur l'Ouest Atlantique.
00:27 Je suis arrivé à Montpellier finalement il y a 10 ans de ça maintenant pour rejoindre
00:31 une belle aventure d'entreprise.
00:33 - C'est pour le boulot ?
00:34 - Oui, pour le boulot.
00:35 Je suis arrivé à une entreprise qui faisait du e-commerce qui s'appelle Private Sportshop
00:40 qui est située à Vendard et qui finalement faisait de la vente privée de matériel de
00:43 sport.
00:44 J'ai évolué dans cette aventure pendant 10 ans et j'ai pris la direction commerciale
00:48 sur les cinq dernières années.
00:49 L'idée, c'était de déstocker les marques sur leur fin de série, sur les invendus en
00:53 fin de saison.
00:54 Une belle aventure d'abord dans une entreprise.
00:57 - Et là, Guillaume, on va parler de ce nouveau concept de dépôt-vente à Montpellier.
01:01 - Oui, que vous avez lancé au mois de mai, Emile.
01:03 - Exactement, c'est tout récent.
01:04 Le lancement s'est opéré le 2 mai précisément.
01:08 Donc, ça fait à peu près trois semaines aujourd'hui qu'on est ouvert.
01:11 Tout récent, on est installé sur le jeu de paume.
01:14 L'adresse exacte, c'est le 8 boulevard Le Drurlin.
01:16 C'est quand vous descendez du Jardin du Pérou et que vous descendez sur le jeu de paume,
01:19 on est sur un beau boulevard et on a un super local.
01:22 - Bon, facile à trouver.
01:24 - Facile à trouver.
01:25 - "Sum of Yours", c'est le nom de votre dépôt-vente.
01:28 - Exactement.
01:29 - Ça veut dire quoi ? C'est de l'anglais ?
01:30 - C'est de l'anglais, tout simplement "les vôtres".
01:32 Donc, l'idée, c'est vraiment de mettre au cœur de l'écran les produits et les personnes
01:39 qui viennent nous faire confiance en déposant leurs produits.
01:42 - Dépôt-vente, alors ça veut pas dire… bon, c'est très à la mode.
01:44 - Tout à fait.
01:45 - On n'arrête pas de nous inciter effectivement à acheter parce que le prêt-à-porter, ça
01:50 pèse au niveau carbone sur notre planète, c'est considérable, on a déjà eu l'occasion
01:54 d'en parler, donc on nous incite beaucoup à acheter, moins acheter neuf et acheter
02:00 de plus en plus d'occasion.
02:01 Mais c'est pas une friperie comme les autres, on va dire.
02:04 - Exactement, c'est pas une friperie comme les autres.
02:06 Quand j'ai réfléchi à ce concept-là, l'idée c'était vraiment de casser avec
02:09 les codes habituels de la seconde main, déjà en proposant un concept qui se veut contemporain
02:15 dans l'espace de vente.
02:16 Donc, on a un super espace de vente et j'invite tout le monde à venir nous rendre visite.
02:19 On a une sélection de marques contemporaines aussi, donc des marques qui offrent à la
02:24 fois de la qualité, du style et de la durabilité.
02:26 On prendra pas du tout de fast fashion pour des raisons simples de valeur, disons, de
02:31 notre projet, mais aussi de moindre qualité selon nous sur ces collections-là.
02:35 Et enfin, on veut rendre finalement un double service pour faciliter les échanges entre
02:40 habitants de la métropole montpelerraine sur leurs belles pièces.
02:43 D'un côté, un service de v-dressing, clé en main où vraiment on gère tout, et de
02:48 l'autre côté, une nouvelle expérience finalement de shopping autour de la seconde main.
02:53 - Alors pas de fast fashion, parce que généralement ce sont des vêtements qui avec le temps se
02:57 dégradent assez vite.
02:58 Vous, j'imagine que vous avez à cœur de proposer des produits de qualité et en parfait
03:03 état en plus.
03:04 - Exactement.
03:05 - Comme si c'était neuf.
03:06 - Exactement.
03:07 C'est vraiment nos critères et ce qui est assez curieux, c'est que dans la seconde
03:09 main, finalement, on retrouve même des produits neufs avec étiquettes dans les armoires des
03:13 montpelerrains pour commencer.
03:14 - Des trucs qu'ils n'ont pas portés.
03:15 - Exactement.
03:16 - Ils sont riches les montpelerrains alors.
03:17 - Je pense surtout qu'il y a beaucoup de… voilà, il y a des achats un peu de coup de
03:21 cœur, des achats un peu compulsifs, il y a aussi des cadeaux.
03:23 Donc finalement, ce qu'on retrouve aujourd'hui sur les plateformes en ligne, on peut aussi
03:26 le retrouver dans le concept qu'on lance.
03:29 Mais à minima, il nous faut des produits en bon état.
03:31 L'idée, c'est vraiment de faire la part plus belle à la seconde main.
03:35 - Je connais quand même des gens qui enlèvent très discrètement l'étiquette, qui font
03:39 bien attention à l'enlevant et qui la remettent ensuite après avoir porté le vêtement lors
03:42 d'une soirée.
03:43 - Ou alors… - Ça arrive quand même de temps en temps.
03:45 - Alors ça peut arriver, mais j'avoue ne pas avoir vu ce cas de figure, non non, pas
03:50 encore, pas encore.
03:51 Pourtant, on a eu pas mal de monde, c'est-à-dire que depuis trois semaines, depuis l'ouverture,
03:54 on a eu 120 déposants qui nous ont fait confiance.
03:57 Donc en trois semaines… - Ça, c'est ceux qui apportent leur vêtement.
03:59 - Exactement.
04:00 - Et alors ceux qui viennent acheter, ça correspond à une demande ? Il y a une clientèle pour
04:03 ça ? - Il y a complètement une clientèle.
04:04 - Quand on a les moyens d'acheter un vêtement haut de gamme, on va plutôt l'acheter neuf
04:06 ? Pourquoi on va venir l'acheter ? - Oui, mais si vous voulez, aujourd'hui, je
04:08 pense que les gens sont beaucoup plus responsabilisés sur leur consommation.
04:11 Donc moi, je ne dis pas qu'il ne faut pas acheter de neuf, mais le complet tech de la
04:14 seconde main, c'est beaucoup de bon sens, ça met beaucoup de raison derrière la consommation.
04:19 Et en plus de ça, il y a aussi beaucoup de personnes qui aimeraient s'équiper sur des
04:23 belles marques, mais qui n'ont pas forcément les moyens.
04:25 Et nous, on rend accessibles ces marques-là à travers ce concept.
04:30 - Pour le premier prix, 20 euros ? - Premier prix, 20 euros, tout à fait.
04:32 - Ça peut grimper très vite, ça peut aller jusqu'à 1000 euros.
04:35 - Oui, mais même au-delà, alors pour l'instant, on a eu des… voilà, on va vendre du t-shirt
04:40 jusqu'au sac de luxe, donc on commence à avoir quelques sacs qui nous sont confiés.
04:44 Mais je dirais que le gros de l'offre, c'est l'équivalent de ce que vous pouvez retrouver
04:47 au Galerie Lafayette en termes de marques.
04:49 L'idée est d'être vraiment tendance, et pour être un peu différent des autres concepts
04:52 en place, d'avoir des produits contemporains aussi, donc de collections relativement récentes.
04:57 - Et si c'est un article de haute couture, vous demandez au vendeur le certificat ?
05:02 - Le certificat, la facture, c'est une obligation.
05:06 C'est-à-dire que sur les plateformes en ligne, vous n'avez pas forcément ces services-là.
05:08 Nous, l'idée, c'est vraiment de rassurer les acheteurs avec ces documents.
05:12 - Votre espace de vente, donc votre boutique est au 8 Boulevard Le Drurollin.
05:16 - Tout à fait.
05:17 - Un espace de vente très lumineux, très dépouillé, très minimaliste, 90 mètres
05:20 carrés, et déjà 800 articles.
05:23 - Déjà, on est même à 1000 aujourd'hui, à 1000 articles, 120 déposants, donc vraiment,
05:27 on pensait remplir le magasin sur une période plus longue, et on a été assez surpris de
05:35 ce que les Montpélérins pouvaient posséder et ne pas porter dans leur dressing.
05:38 - Alors, parlons de cette chemise.
05:40 Cette chemise que vous portez aujourd'hui, est-ce qu'on va pouvoir l'acheter dans quelques
05:43 temps ? Est-ce que vous l'avez achetée dans votre boutique ? Comment ça s'est passé ?
05:45 - Ah, ce serait… Oui, je pourrais tout à fait.
05:50 C'est d'ailleurs une marque que j'accepterais volontiers dans le magasin, donc oui, pourquoi
05:54 pas ? Pourquoi pas ?
05:55 - Bon, très bien.
05:56 On va venir y faire un petit tour.
05:58 On va découvrir cette boutique et ce lieu, Guillaume.
06:00 On va mettre toutes les infos de toute façon sur notre site internet francebleu.fr.
06:04 Ça s'appelle "Some of yours" et c'est donc un nouveau concept de dépauvante à Montpellier.
06:09 Emile Ducos est venu nous en parler ce matin.
06:12 Vous ne regrettez pas l'île d'Oléron du coup ?
06:13 - Non, pas du tout.
06:14 On est bien aussi à Montpellier.
06:15 - On a échangé un petit peu d'eau.
06:16 - On a échangé un petit peu d'eau.
06:18 J'ai troqué pour une eau un peu plus chaude ici et voilà, très content d'être à Montpellier.
06:22 - Ah ben, c'est parfait.
06:23 Merci d'être venu.
06:24 - C'est près de Fort Boyard ça.
06:25 - C'est près de Fort Boyard, tout à fait.
06:26 - Non mais, il a une obsession sur Olivier Mines.
06:28 C'est-à-dire que, je vous explique.
06:29 - Il s'est fait la coiffure d'Olivier Mines.
06:30 - Quand il va chez le coiffeur, il prend une photo d'Olivier Mines pour dire à la coiffeuse
06:34 voilà ce que je voudrais.
06:35 Mais lui, c'est les muscles qu'il voudrait en fait.
06:37 C'est pas la coiffure et elle ne comprend pas la coiffeuse.
06:38 Donc, elle lui fait une coiffure à Olivier Mines et depuis, il est obsédé par Fort Boyard.
06:41 Je ne sais pas ce qui se passe.
06:42 - J'avais demandé la barbe du père Fouras mais on m'a dit il faut que ça pousse encore.
06:46 - Attendez un peu, vous allez y ressembler de plus en plus.
06:48 Merci en tout cas d'être revenu ce matin.
06:50 - Merci à vous.
06:51 - Plus des infos francebleu.fr, les codes ici chaque matin après les infos de 7h sur
06:55 France Bleu et Road.
06:56 La musique tout de suite avant de partir dans la manade.
06:58 Vite ouf.
06:59 Un reste inclair, on part en Italie.
07:01 Petit voyage en Italie avec Lily Cube.
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