00:00 Contre au festivalier aussi, ne serait-ce que notre slogan "Sous les écrans la neige"
00:04 rappelle tous que derrière ces marches-là, il y a des gens qui triment.
00:07 On fera de festival en festival dans toute la France.
00:10 Évidemment, aucun festival ne vous embauche pendant six mois d'affilée.
00:14 On est rassemblés ici aujourd'hui pour demander à nos directions,
00:24 aux partenaires sociaux et au ministère du Travail et de la Culture
00:28 d'envisager de nous faire rentrer dans le régime de l'intermittence.
00:31 Au régime général, il faut avoir travaillé six mois pour toucher quelque chose,
00:38 depuis la dernière réforme.
00:40 Donc du coup, les salariés se retrouvent entre deux koshiralls avec zéro euro.
00:44 Comme il n'y a aucune règle, il n'y a pas de convention collective,
00:47 donc tout est permis.
00:49 Donc c'est des ordres supplémentaires à gogo qui ne sont jamais payés.
00:52 Et ça fait des années que c'est comme ça.
00:58 Il y a une réunion très importante aujourd'hui qui se tient au Palais
01:01 avec les ministères de tutelle, Travail, Culture, le CNC, la direction du festival.
01:07 Et en fait, on est là, on soutient par rapport à cette réunion.
01:12 Et ensuite, suivant le résultat de cette réunion, on verra quoi faire.
01:17 Nous faire voir, montrer qu'on est là, et montrer au festivalier aussi,
01:26 ne serait-ce que notre slogan "Sous les écrans, la Dèche",
01:29 qu'on apprenne tous que derrière ces marches-là, il y a des gens qui triment.
01:32 Les gens se mettent par passion dans ces métiers-là.
01:38 Ils ont une vraie valeur ajoutée parce qu'ils savent faire leur métier.
01:41 C'est pour ça que les festivals se déroulent super bien
01:43 et que les spectateurs sont hyper contents.
01:45 Donc voilà, il faut les payer, c'est tout.
01:47 Il faut les payer, il faut leur donner un statut.
01:50 Comme tout citoyen en France, il faut qu'on soit dans une case.
Commentaires