00:00Je suis Philippe Catherine, et je suis là pour le film de Sophie Filier qui s'appelle « Ma vie, ma gueule ».
00:06Nous allons parler musique et cinéma.
00:09On peut être un touriste sur un film ?
00:10Oui, c'est même le lieu idéal.
00:13Ah oui ?
00:14Oui, parce qu'on est en pays étranger quelque part, on ne parle pas la langue, on doit apprendre la langue très vite.
00:22On doit s'adapter, c'est le touriste qui change d'hôtel ou de camping tous les jours, toutes les nuits.
00:29C'est un peu ça ce que je ressens au cinéma.
00:32Ça me plaît beaucoup, c'est ce qui m'attire le plus d'ailleurs.
00:36Qu'est-ce qui vous plaît le plus quand on vous demande de faire de la musique pour le film ?
00:39Ce n'est pas du tout mon exercice favori.
00:43Parce que c'est une prison, les images sont une prison qu'on m'impose,
00:53donc ce n'est pas ce que je préfère faire.
00:56J'aime bien, mais quand c'est des chansons, je n'aime pas travailler sur l'image spécialement.
01:02Pour la plupart du temps, il y a beaucoup trop de musique dans les films, on ne fait pas confiance aux images.
01:07La musique apporte tellement d'affect sur les images que c'est effrayant.
01:12C'est pour ça que ce n'est pas un exercice sur lequel je saute tout de suite.
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