00:00 Sachez qu'à l'antenne vous n'avez pas vu ce qui s'était passé.
00:02 Il y a un monsieur qui s'est levé dans le public,
00:05 qui a grandi un drapeau de la Palestine.
00:09 Et sachez que ce monsieur a été reconduit dehors.
00:15 Apparemment, sachez qu'il aurait caché,
00:17 puisque ici, sachez qu'aucun objet métallique ne peut passer ici,
00:22 puisqu'il y a un détecteur métaux et un portique ici.
00:27 Apparemment, il l'aurait caché dans ses parties intimes.
00:31 Il aurait plié le drapeau dans ses parties intimes.
00:34 Et le drapeau, il l'aurait caché.
00:37 Et il l'aurait sorti ensuite dans le public.
00:41 Voilà, il l'a dit, sachez-le, il l'a dit, je ne suis pas belliqueux.
00:48 Je ne suis pas là pour semer le trouble, mais non pas être violent.
00:55 Il a été reconduit dehors, apparemment, ce monsieur.
01:00 C'est ça, Gilles, vous avez des infos ?
01:02 – Oui, les agents de sécurité sont intervenus,
01:04 il a été reconduit dehors, effectivement, pas belliqueux,
01:06 mais il avait envie de s'exprimer politiquement
01:09 et d'exprimer des convictions profondes.
01:12 Moi, ça me choque qu'on les exprime ici,
01:16 et surtout qu'on remette en question la liberté d'expression totale de ce plateau.
01:19 – Après, c'est vrai qu'il est caché dans les parties intimes.
01:24 Ce qui est fou, c'est que maintenant, on va devoir fouiller…
01:27 [Rires]
01:30 Même les chroniqueurs, ça ne m'arrange pas pour Daniel.
01:34 [Rires]
01:36 Sachez que forcément, il faut prendre des mesures de sécurité extrêmes.
01:41 On en rigole, mais c'est vrai qu'on va être encore plus vigilants, sachez-le.
01:47 Je sais que Géraldine et Raymond, ça vous a un peu secoué.
01:51 Enfin, Géraldine.
01:52 – Oui, mais Raymond ne m'a pas vraiment rassurée.
01:54 [Rires]
01:56 – Je ne dirais pas, parce qu'on laisse les gens tranquilles ici.
01:59 Même la Sécu, il fouille, il y a le portique de sécurité, c'est un drapeau.
02:02 – C'est extrêmement sécurisé.
02:03 – C'est sécurisé de fou, mais voilà.
02:06 Moi, ce qui m'interpelle, c'est qu'on est l'émission en direct,
02:08 et le public ici, il est cosmopolite, tout le monde a le droit d'entrer,
02:11 il n'y a pas de discrimination, tout le monde rentre.
02:13 – Il y a des contrôles très importants, il faut que vous compreniez bien.
02:17 – On est contrôlés, nous aussi.
02:19 – On passe d'ailleurs nos sacs dans un portique.
02:22 – Le seul qui n'est pas contrôlé, c'est moi.
02:24 Ils se disent, il ne va pas non plus.
02:26 Non, c'est vrai que c'est quand même…
02:30 Je sais que pour le public, ça peut être un petit peu gênant,
02:32 mais sachez qu'il y a un gros gros protocole pour le public.
02:35 Ils ne peuvent pas amener de téléphone ici, de sac, aucun objet, rien dans les poches.
02:40 Donc on va être encore plus vigilants, ça va être encore plus compliqué.
02:44 – Et le public va comprendre, parce que c'est de la vraie télé, on est en direct.
02:47 – Si tu veux faire passer un message, c'est là qu'il faut venir.
02:50 Le public va comprendre si on les fouille encore plus.
02:52 Parce que les autres émissions, ce n'est pas en direct,
02:54 donc tu peux faire ce que tu veux.
02:55 – Alors, juste Mokhtar, qu'est-ce qui s'est passé avec le monsieur,
02:57 si vous avez les infos, s'il vous plaît ?
02:59 Parce que c'est important, il y a énormément de gens qui ont peint.
03:01 – Bien sûr, c'est normal.
03:02 – On a pu le faire à l'antenne, et c'est vrai que les gens étaient un peu choqués.
03:05 – Comme tu as dit, on fouille les personnes à l'entrée,
03:10 on a les détecteurs de métaux, et puis même des fois,
03:12 on a la palpation quand on a des collègues féminines.
03:14 Et puis là, comme tu as dit, ils les ont cachés dans les parties intimes.
03:17 Donc nous, on n'a pas le droit de fouiller à ce moment-là.
03:20 – Mais maintenant, il va falloir.
03:21 – Maintenant, on va voir avec…
03:23 – Sacré métier !
03:25 – On va voir avec les collègues comment ça va se passer pour le temps.
03:28 – Il n'y a pas l'appel de voir avec les collègues, vous voyez avec moi,
03:31 ça va être encore plus serré.
03:33 – Mais après, 99% on est en sécurité ici.
03:36 – Bien sûr, c'est vrai que c'est extrêmement sécurisé ici,
03:39 mais on va encore renforcer, puisque je vais vous voir demain.
03:42 – Les collègues ont bien réagi.
03:44 – Alors qu'est-ce qui s'est passé ensuite, derrière ?
03:46 Est-ce que vous pouvez aller voir un collègue qui était, s'il vous plaît ?
03:48 – Non, on l'a mis dehors, on a pris son identité,
03:51 et puis on l'a mis dehors, et puis apparemment, il est déjà venu sur BTP.
03:54 – D'accord.
03:55 – Et puis après, ça a la chaîne, la chaîne est décidée,
03:58 s'il veut porter plainte ou si…
04:00 – D'accord, mais là, il est…
04:01 – Non, non, on a son nom et prénom.
04:03 – D'accord, tout simplement.
04:05 – Tu veux lui parler ?
04:06 – Non, je veux me parler, moi.
04:08 – Voilà, tout le monde, après, là, ce soir,
04:10 ce soir, j'ai pas trop le temps, mais l'autre fois, avec plaisir, voilà.
04:13 – Non, non, après, tu as bien réagi,
04:15 parce que des fois, tu laisses la part en logeant, et tout ça,
04:17 et puis après, c'est relou.
04:18 Laisse-toi travailler, et puis après, t'inquiètes.
04:20 – S'il vous plaît, c'est moi qui vais donner les ordres, hein,
04:22 je vais me faire faire là-bas.
04:23 [Rires et applaudissements]
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