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  • il y a 2 ans
Retrouvez le replay du crosscountry elite dames du 12/05/2024.

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Sport
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00:00:00 Et oui Pauline Ferrand-Prévot qui va avoir fort à faire aujourd'hui sur ces championnats d'Europe 2024
00:00:09 du côté de la Roumanie et de Chile, Gradistei. Pauline a qui s'est imposé tout à fait sur le
00:00:15 short track un petit peu plus tôt dans la semaine mais vous le voyez les conditions météo sont
00:00:19 dantesques aujourd'hui on a de la pluie on a du brouillard on a du froid mais on a surtout
00:00:25 Lucie Ruti qui va nous ramener un petit peu de soleil du sud pour commenter avec nous ces
00:00:30 championnats d'Europe 2024. Bonjour Lucie. Oui bonjour à tous on retrouve des conditions
00:00:37 vraiment particulières ici c'est vrai que là on est replongé en plein hiver on va assister au
00:00:42 départ des coureuses. On voit beaucoup de pilotes qui ont fait le choix de partir en manches longues
00:00:49 jambes longues même des fois avec avec un petit bandeau sous le casque. Oui on voit à l'écran sur
00:00:56 la gauche Pauline Ferrand-Prévot qui a choisi de porter un petit sans manches Kawi. Toutes les
00:01:03 coureurs sont vraiment très couvertes. Le départ, Buck Peeters qui a fait un excellent départ comme
00:01:11 à son habitude c'est une coureur très tonique, Chiara Teuchi aussi l'italienne là très beau départ.
00:01:17 Et Pauline Ferrand-Prévot qui s'est fait un petit peu coincée mais vous le voyez seulement une
00:01:23 cinquantaine de participants sur ces championnats d'Europe 2024 et un parcours très très très très
00:01:28 exigeant. On aura le temps d'y revenir tout au long de la retransmission mais voilà un parcours qui est
00:01:33 aussi exigeant physiquement que techniquement et avec des conditions qui vont venir encore un petit
00:01:38 peu compliquer tout ça. Il va y avoir le temps de remonter ça va être ça va être une course sûrement
00:01:43 d'usure, une course sûrement de celle qui fera peut-être le moins d'erreurs et peut-être que
00:01:50 notre française Pauline Ferrand-Prévot réussira à tirer son épingle du jeu. Pour l'instant le départ
00:01:55 c'est plutôt bien placé, elle se remplace un petit peu Pauline. Oui on voit Pauline là qui fait l'effort de se
00:02:01 replacer. Ça a été un départ très rapide on le voit déjà. Le peloton est assez amégré comme on dit là
00:02:10 c'est vrai que les championnats d'Europe on a un peu moins de coureurs sur la course, les filles sont
00:02:15 un peu moins nombreuses que d'habitude en Coupe du Monde. Oui et puis c'est vrai qu'on a aussi
00:02:22 finalement en cette année olympique des dynamiques de préparation qui peuvent être
00:02:27 différentes. Lucie c'est vrai qu'en plus toutes les pilotes qui sont allées, qui ont fait le voyage
00:02:33 outre-Atlantique au Brésil pour essayer d'aller chercher leur sélection, sont peut-être
00:02:39 dans une phase peut-être un petit peu plus de récupération avant la prochaine manche de Coupe
00:02:47 du Monde de Nove Mesto qui aura lieu le week-end du 26 mai et que vous
00:02:55 pourrez retrouver également sur nos antennes. Mais voilà peut-être un petit week-end, un petit
00:03:01 peu de répit pour certaines pilotes. On le rappelle Pauline Ferrand-Prévot n'avait pas fait le voyage
00:03:05 outre-Atlantique pour disputer les manches de Coupe du Monde au Brésil et elle a choisi tout
00:03:11 comme Pud Pitters de faire sa grande rentrée internationale aujourd'hui sur les championnats
00:03:16 d'Europe. Oui on a vu un schéma différent cette année avec Pauline, elle a fait un beau début
00:03:23 de saison avec pas mal de courses. Là on revoit le départ rapide des filles, Pud Pitters qui a
00:03:28 pris les choses en main avec l'italienne Clara Teocchi. Pauline qui s'était fait un petit
00:03:33 peu enfermer au départ mais qui a su se replacer assez rapidement dans la première
00:03:38 montée du circuit. Et comme on disait c'est la première entrée internationale de Pauline
00:03:43 qu'on la voit dans le peloton international. On espère qu'elle va nous faire
00:03:50 de belles choses aujourd'hui. On rappelle que c'est la seule française qui s'est alignée sur les
00:03:54 championnats d'Europe. Luana Lecompte a préféré se reposer, récupérer un
00:03:59 petit peu du premier bloc de course important. Donc un choix stratégique avec les Jeux
00:04:06 Olympiques en ligne de mire. C'est important de se reposer aussi, le voyage au Brésil a été
00:04:12 fatigant. Première descente technique du circuit, on les voit quand même, les filles sont assez à
00:04:17 l'aise. Ça a l'air très dur techniquement, on voit que ça glisse. On voit des choix de lignes
00:04:23 différents pour les pilotes. Et puis ces cailloux du côté de chez les Gradisteil qui sont
00:04:31 plutôt calcaires. C'est vrai que quand on commence à avoir la pluie qui s'abat sur
00:04:37 des roches calcaires et puis la boue avec les passages qui les recouvrent, ça devient une
00:04:41 vraie patinoire. Alors que là on voit Kiarate qui fait la descente, qui a déjà pris quelques
00:04:47 longueurs. On a vu peu de pique-terre. Il se fait une petite erreur dans la montée.
00:04:50 Après ça passe bien dans le rock garden. C'est propre, les lignes sont bonnes. On a vu Kiarate
00:04:58 aussi et Epic Peter très à l'aise dans la descente. Coline aussi qui était un petit peu en recul.
00:05:03 Mais bon voilà, premier start loop, 3-4 minutes de course et on la voit, les filles sont très à
00:05:09 l'aise. Franchement techniquement c'est beau, c'est propre. Et puis tant que la pluie continue à
00:05:16 plomber, c'est vrai que la boue restera liquide et ça reste assez praticable. Ce qu'il faudrait
00:05:21 surtout pas finalement c'est que la pluie s'arrête et que la boue commence à sécher, à s'agglomérer.
00:05:27 Et là ça deviendrait quasiment impraticable. J'ai eu l'occasion de discuter un petit peu avec
00:05:31 Yvan Clelus hier soir qui me disait justement que lors des reconnaissances de vendredi matin,
00:05:35 ils avaient de la boue collante. Et le circuit était vraiment très très dur, quasiment
00:05:41 impraticable en fait. La boue collait, il devait mettre des pneus très fins mais vous le voyez,
00:05:47 dans ces parties techniques il y a eu aussi beaucoup de crevaisons. Donc voilà, c'est toutes
00:05:52 des données qu'il va falloir prendre en compte sur ces championnats d'Europe 2024.
00:05:56 Oui voilà c'est ça, tant que la boue reste liquide comme tu dis, c'est praticable, c'est
00:06:04 beaucoup plus facile de rouler. Après dès que la boue devient collante, voilà c'est une autre
00:06:09 histoire, ça devient vraiment problématique. Donc là on va dire heureusement que les filles sont
00:06:13 dans des conditions, bon malheureusement pour elles c'est pas des plus agréables, mais voilà
00:06:17 tant qu'il pleut ça reste quand même plus agréable à rouler. Le terrain on va dire est
00:06:25 beaucoup plus praticable.
00:06:28 Et puis on le voit, quasiment toutes les pilotes qui ont fait le choix de partir avec des vestes
00:06:36 thermiques, des cahuets, des jambières. On le rappelle, chez les Gradisteil, il y a un site qui
00:06:44 est à 1300 mètres d'altitude, donc voilà aujourd'hui on a des températures qui sont aussi
00:06:50 entre les 8 et 9 degrés et il peut vite faire froid. Mais c'est vrai que peut-être une pilote
00:06:56 comme Buck Peters, qui est plutôt habitué à évoluer en cyclocross en hiver sur des
00:07:02 températures un petit peu plus fraîches, pourrait pourquoi pas tirer son épingle du jeu aujourd'hui
00:07:07 au moment où on la voit un petit peu s'échapper avec Bolling-Savant-Prévot. Oui c'est vrai que
00:07:12 les conditions sont vraiment difficiles, le froid on le supporte différemment, il y a des
00:07:17 athlètes qui n'ont vraiment pas de mal avec ça, les organismes répondent bien. Là on le voit
00:07:22 par exemple, je pense que c'est une des seules pilotes Nicole Koller, la Suisse, qui est en
00:07:26 maillot court et en cuisse à recours. Alors à l'instar des autres qui sont
00:07:31 toutes en manches longues, on voit les filles là, Pauline elle est carrément toute en long.
00:07:36 Donc il faut faire attention à ça parce qu'un coup de froid sur le corps ça peut vite se
00:07:41 tétaniser. On sait que Pauline Ferrand-Prévot et Buck Peters sont habituées, ce sont des filles
00:07:48 qui viennent du cyclocross donc elles ont l'habitude de ces conditions là hivernales.
00:07:51 Après c'est vrai qu'il faut trouver juste la bonne balance aussi entre... parce que c'est vrai
00:08:00 quand il pleut beaucoup finalement les habits peuvent se gorger d'eau et devenir aussi assez
00:08:05 lourd à porter, assez froid. Je ne sais pas, t'aurais fait quoi toi Lucie ? T'aurais pris
00:08:10 quoi comme décision ? Beaucoup s'habiller ou essayer de garder un petit peu des tenues un
00:08:15 peu plus légères ? Alors c'est vrai, comme tu dis, c'est difficile de trouver le juste milieu.
00:08:20 Alors moi honnêtement j'aurais fait le choix d'utiliser un cuisse à recours, je préfère
00:08:24 avoir les jambes un petit peu à l'air même s'il fait un peu plus frais. Souvent on a quand même
00:08:27 pas froid on va dire aux jambes. Mais pour le haut décor, je pense comme une association
00:08:34 comme elle a fait Buck Peters, manche longue en haut et cuisse à rebars en bas. Pour les
00:08:39 jambes ça reste quand même pas trop mal. C'est vrai que là on va dire la pluie qui tombe ça
00:08:45 peut vite gorger si on n'a pas les vêtements adéquats, un petit peu revêtement on va dire
00:08:49 anti-pluie, et bien ça peut vite devenir compliqué. Donc ouais là c'est vrai que c'est difficile. Je
00:08:55 sais pas, je sais que Pauline a l'habitude de rouler avec, de se couvrir la tête avec un bandeau
00:08:59 ou autre. Là je n'ai pas réussi à voir si elle s'était mis un petit bandeau sur la tête parce
00:09:04 que oui c'est vrai après au niveau de la tête on peut vite attraper froid. C'est vraiment difficile
00:09:10 à trouver la bonne combinaison oui comme tu dis. Moi je suis moins habituée on va dire à ces
00:09:16 conditions dans le sud. J'en ai pas trop l'habitude mais on va te poser la question à toi.
00:09:20 Moi je serais allé en slip, parce que là pour moi c'est l'été.
00:09:25 Allez la fin du premier start loup. Puck Peters, Pauline Ferrand prévaut en tête après 8 minutes 21 de
00:09:36 course. On le voit au niveau de la tête aussi Puck Peters qui a fait le choix de mettre le casque
00:09:40 plein qui protège quand même beaucoup de la pluie. Le casque peut utiliser les sprinters
00:09:44 notamment aussi sur route pour gagner un petit peu en aérodynamisme mais qui ont un vrai intérêt
00:09:48 dans les conditions pluvieuses comme ça. Et là on a déjà un beau petit écart quand même sur le
00:09:56 groupe de derrière 24 secondes sur le groupe composé des deux italiennes Teoki, Spezia,
00:10:00 Anterpstra. Attention Anterpstra la vétérante néerlandaise qui a beaucoup beaucoup d'expérience
00:10:07 et qui sait gérer des courses comme celle ci. Elle sait que la course va être longue, qu'il va y
00:10:12 avoir des rebondissements et qu'il faut rester tout le temps mobilisé et que tout le monde va
00:10:15 faire des erreurs mais il faudra essayer d'en faire un petit peu moins que les autres. Oui là
00:10:23 avec des conditions pareilles il faut pas s'affoler surtout. On a vu qu'il y a déjà des écarts qui
00:10:28 sont quand même assez conséquents. Quasiment une minute sur le top 15. Ça a fait des beaux
00:10:33 efforts. Le circuit est très physique donc là avec des conditions comme ça c'est vrai qu'on peut,
00:10:38 voilà, il faut pas trop s'emballer comme on dit en début de course. Il va y avoir quand même des
00:10:44 retournements, il peut y avoir des retournements de situation. On a vu avec la course des U23 Hommes
00:10:50 avec Lucas Martin notre français qui a littéralement explosé sa roue arrière. Voilà donc des petits
00:10:55 aléas de course comme ça. Il faut bien rester mobilisé pour les éviter, pour éviter toute
00:10:59 casse matérielle, les aléas de la météo, voilà tous ces petits trucs là. Voilà on voit les
00:11:05 filles là c'est des parties qui sont très raides, des portions très techniques. C'est vrai que depuis
00:11:12 le début de la saison sur toutes les courses de Pauline Ferrand-Prévot, on l'a vu aussi partir
00:11:16 très très tôt dans la course, souvent dans le premier ou dans le deuxième tour. Là elle fait
00:11:20 le choix de rester dans la route Puck Pitters. Alors qu'est ce qu'elle fait Pauline Ferrand-Prévot ?
00:11:25 Est-ce qu'elle est quand même assez confortable et qu'elle observe le temps de placer son attaque
00:11:30 ou est-ce que Puck Pitters est aussi très forte et qu'on va assister à un beau duel ? Oui je pense
00:11:37 c'est vrai que les filles sont en forme. On a vu elles se sont bien préparées. Puck Pitters c'est
00:11:41 une très bonne technicienne vraiment. Elle est très douée sur le vélo, très forte physiquement
00:11:47 aussi donc oui ça peut être un choix stratégique de la part de Pauline de rester avec Puck Pitters
00:11:52 sur le début de course. Après honnêtement ça a l'air de rouler très vite donc peut-être que
00:11:56 pour le moment elle n'arrive pas à se détacher d'elle mais on dirait plus qu'elle fait le choix
00:12:02 de rester dans la route et de laisser Puck Pitters gérer la course pour le début, pour ce début de course.
00:12:08 C'est aussi un site multisport avec des complexes de tennis, de football et pour
00:12:20 vous téléspectateurs de la chaîne l'équipe qui suivez le biathlon tout l'hiver, Cellegratistei
00:12:26 qui a accueilli les championnats du monde de biathlon en 2016. Un peu chevalier qui était
00:12:32 allé chercher une belle médaille de bronze. Une belle station de ski, multisport, été-hiver.
00:12:39 Là on est quand même plus sur une météo hiverdale que estivale. Oui c'est vrai, peut-être qu'on
00:12:47 aurait pu avec quelques degrés de moins faire une petite partie de biathlon c'est vrai.
00:12:51 Voilà on le voit à l'image le stand de tir du biathlon.
00:12:58 Allez Pauline Ferrand-Prévot qui passe en tête pour la première fois juste avant la partie
00:13:05 technique. On sait que Pauline elle est quand même à l'aise sur sur ces parties techniques
00:13:11 naturelles c'est plutôt quand c'est très engagé sur des sauts ou des grosses marches en artificiel
00:13:16 qu'elle pêchait un petit peu par le passé mais dans la boue sur des parties naturelles comme ça
00:13:21 elle est quand même très très solide la française. Elle s'était imposée d'ailleurs au championnat
00:13:25 du monde à l'éogang en 2020 dans des conditions qui étaient aussi très boueuses et très techniques
00:13:30 et là voilà on la sent vraiment un petit peu en mode déjà jeuse aux limbes qui est
00:13:35 un peu Pauline Ferrand-Prévot, elle est rentrée dans sa bulle. Mais c'est vrai que Pauline cette
00:13:41 année on ne la voit pas trop voilà elle préfère faire les choses de son côté. Elle a quand même
00:13:48 pas assisté au début de saison en Outre-Atlantique pour les Coupes du Monde au Brésil. Elle a fait
00:13:54 le choix de se préparer tranquillement chez elle. Elle n'a non plus pas assisté au championnat de
00:13:58 France le week-end dernier. Petite erreur de Peg Peters peut-être que Pauline va pouvoir s'envoler
00:14:03 faire creuser l'écart là ça a l'air difficile. Je pense que petit mauvais choix de braqués aussi
00:14:09 pour Peg Peters qu'on a vu très en force tirer beaucoup de braqués alors qu'on avait une
00:14:15 Pauline Ferrand-Prévot beaucoup plus véloce qui arrivait tout de suite à retrouver du grip au
00:14:19 niveau de la roue arrière. Tous les pneus qui ont été adaptés aussi en fonction des météos on a mis
00:14:26 un petit peu plus de cran que d'habitude et on a peut-être réduit un petit peu la section même
00:14:30 si sur ces conditions assez liquides on peut se permettre d'avoir des pneus qui sont encore assez
00:14:35 larges mais voilà ils vont mieux avoir une section un tout petit peu plus fine que d'habitude pour
00:14:40 pouvoir mieux fendre la boue. Pauline Ferrand-Prévot qui a une belle cadence de pédalage, elle qui est
00:14:45 plutôt habituée normalement à tirer un petit peu de braqués, là on la sent assez confortable
00:14:51 Pauline Ferrand-Prévot. Oui exactement c'est ce que j'allais te dire aussi on voit Pauline qui
00:14:55 tombe bien les jambes, qui a une bonne cadence de pédalage c'est pas habituel
00:15:00 normalement c'est quelqu'un qui est très en danseuse avec beaucoup de braqués et là oui on l'a vu
00:15:05 dans cette partie là, très à l'aise, très en vélocité avec les bons braqués dans le sous-voie
00:15:10 aussi vraiment à l'aise avec la bonne cadence de pédalage. Je pense que Pauline a l'air en
00:15:15 forme en tout cas sur ce premier tour de course, on la voit quand même très à l'aise dans la boue
00:15:18 voilà elle a l'air extrêmement concentrée dans sa bulle, ça fait plaisir de voir Pauline comme ça
00:15:24 c'est vrai que l'année elle est importante donc il faut mettre toutes les chances de son côté
00:15:29 il faut le rappeler Pauline, le titre olympique c'est le seul titre qui lui manque, elle l'a tout
00:15:35 gagné, elle est plus de dix fois championne du monde donc c'est quand même je crois qu'on n'a
00:15:39 jamais vu ça dans le cyclisme, c'est une athlète qui est vraiment exceptionnelle, qui lui manque
00:15:43 juste ce titre olympique pour aller combler sa petite collection de titres, enfin sa grande
00:15:50 collection et voilà on le voit qu'elle est à fond cette année, elle met toutes les chances de son
00:15:55 côté, elle met tout en oeuvre pour réussir et ça fait plaisir à voir.
00:16:02 Et puis l'écart commence à se creuser sur Peck Peters, Pauline Ferrand-Prévot qui est en train tout doucement de
00:16:09 prendre la course à son compte, un peu comme on l'avait vu depuis le début de la saison, prendre
00:16:13 la course à son compte très très tôt, creuser tout juste un écart d'environ une minute et puis
00:16:17 après gérer, ça passe bien, Peck Peters qui est un petit peu plus à la peine, c'est vrai que Peck Peters
00:16:23 c'est une très très bonne technicienne notamment en cyclocross et on l'a vu l'an dernier, elle commette
00:16:28 quand même quelques petites erreurs en vtt, notamment quand c'est très très technique naturelle
00:16:36 après sur des conditions comme ça, quand ça commence à glisser dans les virages, ça va très
00:16:43 vite, Peck Peters, elle s'est taillée des très belles courbes
00:16:45 et puis j'imagine que toutes ces pilotes sont aussi un petit peu sur la retenue en descente,
00:16:54 c'est vrai qu'il s'agirait pas quand même de partir à la faute et de se blesser dans cette
00:16:59 saison olympique, Peck Peters et Pauline Ferrand-Prévot qui ont chacune le même objectif, c'est de ramener l'or à Paris
00:17:04 Oui c'est vrai que là avec des conditions comme ça, on a un petit peu du mal, comment dire, on va dire
00:17:12 dans le jargon, on dit faut débrancher le cerveau, il faut lâcher les freins dans les
00:17:16 descentes et essayer de creuser le plus possible l'écart mais là c'est vrai que je pense que les
00:17:23 filles doivent quand même un petit peu gérer, on voit Peck qui est quand même très à l'aise, là les passages sont très rapides, c'est beau, c'est propre, il n'y a rien à dire
00:17:35 Mais c'est vrai comme tu l'as dit, on dirait qu'on est un peu plus dans les passages qui sont plus naturels,
00:17:41 quand il y a un petit peu des sauts, on la voit très à l'aise, après là dans les sous-bois,
00:17:47 c'est vrai que surtout dans la partie technique en montée, on l'a vu, on sait que c'était un
00:17:50 petit peu plus difficile pour elle par rapport à Pauline qui devant était vachement plus à l'aise
00:17:55 sur le bon braquet, sur les bonnes trajectoires, qui était plus joueuse avec son vélo, on voyait
00:17:59 que Pauline était vraiment dans la maîtrise.
00:18:06 Maintenant qu'est-ce qui va se passer pour Peck Peters ? Est-ce qu'elle va essayer de faire l'effort pour rentrer directement sur Pauline Ferrand-Prévot ?
00:18:14 Ou est-ce qu'elle va continuer la course à son train et puis essayer de garder un écart raisonnable sur la française ?
00:18:23 Eh bien ça c'est le truc le plus difficile à gérer, on se pose la question de, est-ce que je fais un effort supplémentaire pour essayer de recoller,
00:18:31 quitte à ce que, on peut exposer un petit peu après, puisque Pauline gère son effort,
00:18:37 si Peck Peters fait un effort pour revenir sur Pauline, Pauline peut faire un choix stratégique,
00:18:42 une fois Peck Peters dans la roue, réaccélérer, on peut avoir une petite casse-moteur comme on dit,
00:18:47 ou alors essayer de revenir au train au fur et à mesure, ou profiter peut-être d'une petite erreur technique de Pauline pour combler l'écart,
00:18:54 parce que là on a vu il y a une petite dizaine de secondes, peut-être un petit peu moins,
00:18:58 donc ça reste pas grand chose, ça a 10 secondes, ça se bouge vraiment très facilement,
00:19:03 il suffit d'une petite erreur, un pied qu'on pose à terre dans une partie technique, et voilà on a rebouché l'écart,
00:19:08 donc voilà il faut adapter la stratégie pour Pauline.
00:19:11 Là d'ailleurs sur ce passage on a vu que Peck Peters avait fait le choix d'utiliser la trace qu'on voit,
00:19:15 il y a un petit saut, voilà Pauline avait fait le tour comme on voit les concurrentes le faire,
00:19:19 et Peck Peters avait fait le choix de passer sur la petite marche, elle a recollé 2-3 secondes,
00:19:23 donc voilà des petits choix comme ça intelligents pour essayer de combler l'écart,
00:19:26 on va voir au fur et à mesure comment ça se passe.
00:19:29 Et bien voilà on voit Pauline là qui fait des petites erreurs, donc restez bien vigilant.
00:19:35 Elle assure, c'est vrai que quand j'ai discuté avec Yvan Cloulus, le sélectionnaire de l'équipe de France hier soir,
00:19:42 il disait que Pauline, elle allait sûrement être un petit peu sur la retenue aujourd'hui,
00:19:48 elle a vraiment pas envie de se blesser, et s'il faut prendre une "beeline" comme on l'appelle,
00:19:54 donc l'échappatoire de la partie très technique, Pauline allait la prendre, sans se poser trop de questions.
00:20:01 Et c'est plutôt bien joué de la part de la Française, c'est vrai que ce serait malvenu quand même de tomber,
00:20:07 de se taper fort le genou, on peut avoir un petit épanchement de synovie, le genou qui gonfle,
00:20:13 on perd 3, 4, 5 jours d'entraînement.
00:20:16 Un titre de championne d'Europe c'est important, mais c'est moins important qu'une bonne préparation pour les Jeux Olympiques.
00:20:22 Oui voilà c'est ça, tu as raison, c'est vrai que Pauline on a plus tendance à la voir sur des circuits vraiment très techniques,
00:20:28 c'est une des seules athlètes du top 10 ou du podium qui va prendre l'"eBeline".
00:20:34 Elle préfère un petit peu assurer, parce que oui c'est vrai que Pauline est à l'aise techniquement,
00:20:40 mais un petit peu moins que les autres concurrentes, mais elle travaille sur ses points faibles,
00:20:46 donc là elle a pas mal travaillé, et après honnêtement sur certaines courses elle est tellement forte techniquement,
00:20:52 qu'elle ne perdait quasiment jamais de temps à prendre l'"eBeline", l'échappatoire des zones techniques,
00:20:58 pour éviter tout petit problème, chute ou autre.
00:21:04 Après là on ne l'a pas vue prendre d'autres échappatoires, elle a l'air quand même assez à l'aise sur toutes les parties techniques.
00:21:10 On l'a vu aussi dans la remontée, on la voit en danseuse comme à son habitude,
00:21:15 là c'est la Pauline qu'on connait, debout sur les pédales en danseuse, elle a l'air très forte physiquement.
00:21:24 Mais on voit quand même que Pauline Ferrand-Prévot lâche rien, elle est toujours là en embuscade.
00:21:30 On l'a vu déjà sur le short track de jeudi, les deux pilotes qui étaient assez proches,
00:21:36 Pauline Ferrand-Prévot qui a été titrée championne d'Europe de short track 2024,
00:21:40 avec 11 secondes d'avance sur Pauline Ferrand-Prévot, mais qui a eu un petit souci pendant la course,
00:21:46 qui a commis une erreur et qui a perdu le contact, et c'est comme ça que l'écart s'est fait.
00:21:51 Une Pauline Ferrand-Prévot quand on lui donne un doigt, elle prend tout le bras.
00:21:55 Donc il faut faire zéro erreur quand on est face à une pilote de ce talent.
00:22:00 Mais voilà, Buck Peter c'est Pauline Ferrand-Prévot qui était quand même assez proche en termes de niveau
00:22:06 par rapport à la troisième Nicole Koller qui a été reléguée à quasiment 45 secondes.
00:22:11 Oui oui c'est vrai que ce sont deux athlètes qu'on voit principalement devant en short track,
00:22:18 c'est des athlètes qu'on retrouve, c'est un peu des spécialistes on va dire,
00:22:22 elles sont toujours là, après ce sont des pilotes qu'on voit beaucoup sur route aussi,
00:22:26 Pauline a été championne du monde sur route je crois que c'était en 2014,
00:22:30 et Buck Peter elle court aussi sur route avec son équipe, sous ses mêmes couleurs,
00:22:37 qui tutoient le peloton sur route assez fréquemment,
00:22:43 donc elles ont quand même un langage de course dans le peloton,
00:22:49 c'est des pilotes qu'on ne voit jamais pendant la course,
00:22:52 si elles ne sont pas devant, qu'elles sont toujours bien cachées,
00:22:54 très bonne analyse de la course, et puis quand il faut mettre l'attaque,
00:22:57 c'est très souvent l'attaque décisive, et elles sont toujours là au XCC,
00:23:01 c'est vraiment des pilotes spécialistes de la discipline.
00:23:04 Allez 11 secondes d'avance pour Pauline Ferrand-Prévot à l'entame de ce deuxième grand tour.
00:23:12 La Française qui est toujours en tête,
00:23:16 allez une petite page de pub, et on se retrouve juste après pour vivre la fin de ce championnat d'Europe 2024.
00:23:22 Et de retour en Roumanie, pas très loin du château de Dracula,
00:23:33 pour assister à ces championnats d'Europe de VTT 2024,
00:23:36 allez Pauline Ferrand-Prévot, la Française qui est en train de s'envoler 26 secondes d'avance maintenant,
00:23:41 sur sa rivale Cockpiters, Pauline Ferrand-Prévot qui a pris les choses en main dans le deuxième grand tour de parcours,
00:23:47 et pour l'instant qui est parfaite techniquement, physiquement, Pauline Ferrand-Prévot,
00:23:52 et qui continue sa moisson de première place depuis le début de la saison,
00:23:56 avec nous toujours Lucie Brutti pour nous faire vivre ces championnats d'Europe 2024.
00:24:05 Et oui, Pauline Ferrand-Prévot à l'image, là qu'on voit toujours très à l'aise techniquement.
00:24:09 C'est vrai que pour ce début de saison, on a eu un 100 votes de la part de Pauline,
00:24:14 qui a gagné toutes les courses auxquelles elle a participé.
00:24:18 Très belle saison 2024 pour Pauline pour l'instant.
00:24:22 On rappelle que c'est une année importante, une année olympique pour tous les athlètes,
00:24:28 et le titre olympique c'est le seul titre qui manque à Pauline,
00:24:32 pour venir combler son palmarès, qui est déjà très important d'ailleurs.
00:24:41 Et on voit les 5 inclus.
00:24:45 Elle reste à cette vingtaine de secondes, on sent qu'elle fait quand même pas mal d'erreurs,
00:24:52 l'année irlandaise avec Lutgers, Spiliput, à chaque fois 2, 3, 4 secondes,
00:24:56 au moment où Pauline Ferrand-Prévot pour l'instant est plutôt parfaite.
00:24:59 Mais on sent que quand il faut vraiment débrancher le cerveau dans les parties un petit peu plus engagées,
00:25:05 Pett-Pitters le fait un petit peu mieux que Pauline Ferrand-Prévot,
00:25:09 elle arrive à reprendre quelques secondes, et j'ai l'impression qu'elle se rapproche un petit peu de l'année irlandaise.
00:25:13 Oui c'est vrai, au dernier intermédiaire on avait une vingtaine de secondes d'écart avec Pauline,
00:25:19 mais là c'est vrai que l'écart se rapproche, Pett-Pitters ne lâche rien.
00:25:24 On l'a vu quand même faire quelques erreurs au même endroit en plus sur les tours.
00:25:29 Et après vu les conditions qu'on a, c'est vrai qu'on peut vite partir à la faute, il faut vraiment rester concentré.
00:25:36 Ce sont des conditions vraiment dantesques pour les filles,
00:25:40 on rappelle que les températures sont très froides, on est aux alentours de 8 degrés,
00:25:44 c'est vraiment traumatisant pour les organismes.
00:25:46 C'est dans cette partie là qu'on a vu tout à l'heure Pett-Pitters qui était plus à l'aise que Pauline.
00:25:50 On voit que Pauline est à l'aise, elle descend quand même vite.
00:25:54 C'est propre, les trajectoires sont fluides.
00:25:58 On se souvient de l'année dernière de la manche de coupe du monde de Val-Nord,
00:26:03 où les températures étaient assez froides et aussi très humides.
00:26:06 Pauline Ferrand-Prévot qui était bien partie pour jouer la victoire,
00:26:11 et qui avait été au bout de 2 ou 3 tours un petit peu transit froid,
00:26:15 qui avait dû complètement enlever le pied parce qu'elle ne sentait plus ses mains,
00:26:17 et ses jambes. Pauline qui est peut-être un petit peu plus sensible au froid.
00:26:22 On la voit aussi très affûtée, Pauline Ferrand-Prévot,
00:26:24 donc forcément quand on est très affûtée, il y a un petit peu moins d'isolation sous la peau.
00:26:30 Par contre on la voit qui a vraiment fait le choix de bien s'habiller aujourd'hui,
00:26:35 de partir avec des manches longues, des jambes longues, un petit cahouet aussi sans manche.
00:26:43 Mais est-ce qu'elle va réussir à gérer un peu ces températures très froides ?
00:26:49 Oui c'est vrai que quand on a de la pluie non-stop comme ça, on finit par être détrempé.
00:26:54 Donc forcément au bout d'un moment on a le froid qui transperce les habits.
00:26:58 On a vu par contre qu'elle a mis des gants néoprènes.
00:27:00 Donc ça, ça doit être pour bien lui tenir chaud,
00:27:03 parce que c'est vrai qu'après quand on est les droits frigorifiés dans les descentes,
00:27:06 on n'arrive plus à tenir le guidon.
00:27:07 Et effectivement, je me rappelle de cette course que tu disais sur Aval Nord,
00:27:11 c'était plus aux alentours du 3-4 degrés, j'y étais.
00:27:15 C'est un mauvais souvenir.
00:27:17 7 secondes pour Peggy Peters.
00:27:19 Elle se rapproche au fur et à mesure.
00:27:21 Tout à l'heure on avait 20 secondes au tour précédent.
00:27:24 Donc elle ne lâche rien.
00:27:26 On a vu tout à l'heure que malgré les petites erreurs,
00:27:30 elle était là, elle comblait l'écart au fur et à mesure des tours.
00:27:34 Oula, la grosse chute de Pika Ultra.
00:27:38 On le disait, ces cailloux en calcaire sont très glissants et couverts de gout.
00:27:42 Ça peut devenir une vraie patinoire.
00:27:43 La néerlandaise qui est partie à la faute.
00:27:45 Et voilà, on va en avoir des surprises comme ça.
00:27:50 Elle est tombée assez fort.
00:27:52 Elle s'est plutôt bien reprise.
00:27:54 Nicole Koller qui n'est pas passée loin non plus.
00:27:57 Victor Strah derrière.
00:28:00 Dans les cailloux comme ça, elle a bien tapé le genou la néerlandaise.
00:28:08 C'était une belle chute.
00:28:10 Heureusement, plus de peur que de mal.
00:28:12 Elle a pu repartir.
00:28:13 Mais voilà, comme on disait, il faut toujours rester bien vigilant.
00:28:16 Parce qu'on n'est pas à l'abri de petites erreurs comme ça,
00:28:19 de changements de trajectoire avec la boue, la pluie.
00:28:22 Des fois on a nos lignes en tête et on n'arrive pas forcément à rester bien dedans.
00:28:27 Donc avec la pluie, on a plus tendance à faire des petites erreurs comme ça,
00:28:32 juste sur quelques centimètres d'écart de notre trajet initial.
00:28:35 On a vu la chute pour Anne-Claire Bstra.
00:28:38 C'était une des premières chutes parce qu'on n'en a pas vu d'autres pour le moment.
00:28:45 Pour l'instant c'est vrai.
00:28:47 Mais après on a quand même deux pilotes qui ont pas mal d'avance sur le reste de la meute
00:28:52 avec Pauline Ferrand-Prévot et Puck Peters.
00:28:54 Et on reste plutôt focalisé sur les deux pilotes de tête.
00:28:57 Allez Puck Peters qui a fait la jonction, qui a fait l'effort pour rentrer sur Pauline Ferrand-Prévot.
00:29:02 Pauline Ferrand-Prévot qui sait maintenant que tout reste à faire.
00:29:05 On va voir, Puck Peters elle comble quand même beaucoup l'écart en prenant les passages les plus engagés.
00:29:11 On l'a vu juste avant la ligne d'arrivée, prendre le saut quand Pauline Ferrand-Prévot avait préféré faire le tour.
00:29:16 Je pense qu'il y a vite trois ou quatre secs qu'on a allé chercher sur ce passage.
00:29:20 Oui parce qu'on a vu que...
00:29:24 C'est ça, elle doit perdre quelques secondes, c'est pas énorme.
00:29:28 Mais au fur et à mesure, deux ou trois secondes par-ci par-là, ça fait combler l'écart.
00:29:31 On rappelle qu'il n'y avait qu'une quinzaine, vingtaine de secondes.
00:29:34 Après ça s'est réduit à dix secondes, alors les écarts, comme on disait, peuvent vite se réduire.
00:29:39 Sur juste des petites erreurs ou des petites fautes d'inattention.
00:29:42 On voit les autres concurrentes aussi, elles ont l'air quand même un petit peu au bout du rouleau.
00:29:47 Ça a l'air quand même difficile.
00:29:50 C'est vrai qu'on voit beaucoup la tête de course, on n'a pas parlé forcément des autres concurrentes.
00:29:54 On a Puck Peters et Pauline qui sont isolées en tête, mais derrière on a un beau tir groupé.
00:30:00 On a une belle bataille pour la troisième place.
00:30:03 Un beau groupe de filles qui se tirent la bourre, comme on dit.
00:30:06 Ça ne fait que 33 minutes de course, donc on est au troisième tour sur sept.
00:30:12 Donc la course va être longue.
00:30:14 Allez Puck Peters et Pauline Ferrand-Prévot qui se livrent une belle bataille.
00:30:21 Et elles devraient se retrouver encore d'ici deux semaines pour la troisième manche de la Coupe du Monde de Nove Mesto.
00:30:26 Ce sera le dimanche 20 juin, mais à suivre sur nos antennes.
00:30:29 À partir de 11h55 et le week-end prochain, le 19 mai, vous aurez aussi la Coupe du Monde de descente à Bielsko Biala en Pologne.
00:30:38 À suivre à partir de 13h15.
00:30:40 Et juste après la course des filles, ce sera bien sûr la Formule E avec le Prix de Berlin.
00:30:45 Et la course des hommes de ces championnats d'Europe qui sera à suivre à partir de 19h35.
00:30:56 On voit Yannick Hala, qui a même fait le choix de garder le tour de cou pour protéger un petit peu la nuque et la gorge.
00:31:03 Son tour de cou a l'air quand même bien rempli d'eau.
00:31:07 Je ne suis pas sûr qu'il va finir encore très chaud.
00:31:09 Mais on voit finalement des petites adaptations aux positions météo qui sont assez originales.
00:31:15 C'est quand même rare qu'on retrouve des conditions aussi extrêmes pour faire une course de vélo.
00:31:21 Mais au final, on se rend compte que même dans des conditions extrêmes, les deux pilotes qui étaient annoncés grandes favorites aujourd'hui se retrouvent quand même devant.
00:31:29 Que ce soit sec, roulant ou à boueux et très difficile, les meilleurs sont quand même toujours à l'avant.
00:31:36 Oui c'est vrai, parfois on a tendance à entendre que les circuits ne sont pas adaptés à tel ou tel coureur.
00:31:45 Mais un coureur en forme, généralement, il est toujours là.
00:31:49 Allez, une petite respiration.
00:31:53 Et puis on suit la fin de ces Championnats d'Europe et cette belle bataille entre Pauline Ferrand-Prévot et Puck Peters pour le titre de Champion d'Europe 2014.
00:32:00 Et Puck Peters qui a mis la pression à Pauline Ferrand-Prévot qui avait pris quelques petites longueurs d'avance.
00:32:09 Mais la Française, après un très beau passage technique dans cette montée, vous le voyez, a réussi à combler l'écart sur l'année irlandaise.
00:32:17 C'est une fois à toi, une fois à moi, c'est une super bagarre que nourrissent les deux pilotes.
00:32:23 La vainqueur de la Coupe du Monde, Puck Peters en 2023 et la Championne du Monde 2023, Pauline Ferrand-Prévot.
00:32:29 Alors on a les deux grandes dames de la saison dernière qui sont en train de s'affronter.
00:32:33 Pauline Ferrand-Prévot qui avait pris un petit peu l'avantage en début de course.
00:32:37 On a l'impression que la balance est en train de s'inverser.
00:32:40 Et Puck Peters qui commence à tirer un petit peu plus son épingle du jeu dans cette deuxième moitié de course.
00:32:47 Oui voilà, on a vu le sens s'inverser tout à l'heure avec Pauline Ferrand-Prévot avec une dizaine de secondes sur Puck Peters.
00:32:55 Et là maintenant ça s'est inversé.
00:32:57 Et on a vu juste à la reprise de l'antenne, Puck Peters qui a mis le pied à terre.
00:33:01 Comme tous les tours précédents, la même petite erreur avec Pauline par contre qui est très à l'aise techniquement encore dans les montées.
00:33:08 C'est fluide.
00:33:10 Là on voit les concurrentes qui bagarrent pour la troisième place.
00:33:13 Avec la Suissesse Nicole Köhler et Mitterwalder l'Autrichienne et Nina Benz l'Allemande.
00:33:22 On a une belle bataille pour la troisième place.
00:33:26 Trois concurrents qui sont habitués quand même aux conditions froides.
00:33:30 Oui forcément il n'y a pas de secret. Il faut quand même être un petit peu habitué à ces conditions.
00:33:38 Et puis c'est vrai qu'on a toute une délégation masculine aussi du côté de la France qui évolue quand même plutôt bien sur des conditions assez extrêmes comme ça.
00:33:47 Je pense notamment à Titouan Caraud qui est un vrai virtuose du pilotage dans la voûte.
00:33:52 Mais tout comme un Mathis Setzaro ou un Thomas Griot qui lui du côté d'Amsi est plutôt habitué à s'entraîner dans des conditions froides en hiver.
00:34:01 Donc voilà, ce championnat d'Europe version masculine que vous pourrez suivre à partir de 19h35 sur nos antennes qui risque de nous réserver de belles surprises et de belles chances de médailles du côté français.
00:34:15 Oui voilà, on a trois pilotes qui vont s'aligner sur ce championnat d'Europe.
00:34:20 Titouan Caraud qu'on a déjà vu c'est vrai très à l'aise dans des conditions comme ça.
00:34:24 Il avait décroché la médaille de bronze au championnat du monde en 2020 en Autriche à l'Eogang avec des conditions assez similaires.
00:34:34 C'est un pilote qu'on retrouve très à l'aise tout comme Thomas Griot aussi.
00:34:39 Voilà qui sont des pilotes qui sont aussi en forme, qui peuvent décrocher.
00:34:45 Alors sur ces championnats d'Europe, on a hâte de voir la bataille cette après-midi.
00:34:49 Puck Peters qui est en train de creuser un peu l'écart sur Pauline Ferrand-Pregon.
00:34:54 On sent que là c'est le petit passage un petit peu dur pour la française.
00:34:58 On espère que ce n'est pas aussi dû au froid qui peut un petit peu des fois vous transir le corps.
00:35:05 Vous ne vous sentez plus trop aux jambes, vous ne vous sentez plus trop aux doigts.
00:35:08 Pauline qui semble un petit peu moins efficace quand même en montée.
00:35:12 On sent un coup de pédale un petit peu moins tonique.
00:35:14 Puck Peters, elle ne se pose pas trop de questions. Elle y va.
00:35:18 Dans ce rock garden là c'est impressionnant.
00:35:20 L'année irlandaise qui lâche tout.
00:35:22 Oui c'est vrai qu'on a vu Pauline qui était un peu moins active sur le vélo par rapport aux temps précédents.
00:35:29 On voit en prévo que ça passe bien.
00:35:35 Puck Peters qui continue de creuser un petit peu son écart.
00:35:44 On voit l'écart qui fait quand même un petit peu le yo-yo.
00:35:47 Des fois il suffit d'une petite erreur dans ces conditions boueuses et vous pouvez vite perdre 4 ou 5 secondes.
00:35:53 Et Mitterwander j'ai l'impression qu'il est en train de s'échapper un petit peu.
00:35:57 On ne l'avait pas vu non plus sur ce début de saison.
00:35:59 Mitterwander qui avait fait le choix de s'aligner sur le Cap Épic.
00:36:02 Une grande course par étapes en Afrique du Sud.
00:36:04 Et qui était tombée malade avant la tournée de coupe du monde du côté du Brésil.
00:36:09 Qui ne s'était pas rendue au Brésil.
00:36:11 Mitterwander qui fait un peu sa rentrée internationale aujourd'hui.
00:36:14 Qui s'était imposée l'année dernière en coupe du monde.
00:36:17 Oui c'est ça, c'est une pilote qu'on retrouve assez souvent sur les XCO Marathons.
00:36:24 C'est le format long du cross country.
00:36:26 Elle a participé à la Cap Épic cet hiver.
00:36:31 Oui c'est vrai qu'on a beaucoup de pilotes qui font la Cap Épic.
00:36:34 Qui tombent un petit peu malade.
00:36:35 Après ce sont des conditions qui sont assez difficiles.
00:36:37 C'est le plein été en Afrique du Sud à cette période de l'année.
00:36:40 Au mois de janvier ou février je crois que c'est ça.
00:36:43 Vers ses alentours.
00:36:44 Le mars, le Cap Épic.
00:36:45 Oui le début mars.
00:36:47 C'est des conditions, c'est des fortes chaleurs.
00:36:50 Qui sont difficiles aussi pour les organismes.
00:36:53 Et Mona qui est une pilote très talentueuse.
00:36:56 C'est vrai elle a gagné des coupes du monde en élite.
00:36:59 Elle a gagné deux coupes du monde cet été je crois en 2023.
00:37:02 Ses deux premières manches de coupe du monde.
00:37:04 Ses deux premières victoires.
00:37:05 Elle n'en a gagné qu'une je crois.
00:37:07 J'ai un petit trou.
00:37:09 Je ne sais plus.
00:37:11 De sûr elle en a gagné une.
00:37:13 En tout cas elle est double championne du monde marathon.
00:37:15 Ça c'est sûr.
00:37:16 Et quand vous avez 22-23 ans et que vous êtes déjà double championne du monde marathon.
00:37:21 Ça place un petit peu.
00:37:23 Et surtout c'est une pilote qui avec ses qualités d'endurance ne s'effondre pas en fin de course.
00:37:30 Il faut toujours compter un petit peu sur elle.
00:37:32 Elle est capable des fois de faire des gros derniers tours.
00:37:34 Elle a encore quelques petites lacunes côté technique à Mitterwalder.
00:37:37 Mais ça.
00:37:38 Elle comble quand même saison après saison.
00:37:39 On la voit quand même de mieux en mieux.
00:37:41 Notamment aujourd'hui sur des conditions qui sont très difficiles.
00:37:44 Elle arrive à tirer son épingle du jeu.
00:37:46 Mais Mitterwalder forcément qui fera partie des grandes favorites.
00:37:51 Au départ des Jeux Olympiques de Paris.
00:37:54 Là ça a pas mal creusé.
00:37:55 Quand même l'écart entre Peter Cepolli et Ferran Prevost.
00:37:58 Ah là là.
00:38:02 Chute pour Pauline.
00:38:03 Je pense que là.
00:38:05 Le froid a dû s'emparer du corps de Pauline.
00:38:09 Je pense que ça doit être très difficile.
00:38:10 On la voit qui a un peu plus de mal.
00:38:13 Un petit peu du temps à se relever.
00:38:16 Ça a l'air d'être sans gravité pour Pauline.
00:38:18 Mais comme on disait.
00:38:19 Il fallait faire un petit peu attention.
00:38:21 Parce que les athlètes ne voulaient pas prendre de risques.
00:38:23 Au vu des Jeux Olympiques.
00:38:25 Donc gérer.
00:38:26 Et puis là on voit que ça commence à être difficile pour Pauline.
00:38:28 Après voilà.
00:38:29 On le voit.
00:38:30 C'est vraiment des conditions qui sont très difficiles.
00:38:32 Mentalement ça doit être compliqué.
00:38:36 Voilà.
00:38:38 C'est un petit peu résigné.
00:38:39 On a quand même Pauline Ferran Prevost.
00:38:40 Oui.
00:38:41 De toute façon quand vous prenez un petit coup comme ça.
00:38:43 Pour se relever tranquillement.
00:38:45 Vous n'êtes pas pressé.
00:38:46 Ce qu'on n'est pas pressé.
00:38:48 C'est qu'on est un petit peu résigné.
00:38:50 Qu'est-ce qu'elle va choisir ?
00:38:51 La française.
00:38:52 Est-ce qu'elle va choisir de continuer la course ?
00:38:54 Ou est-ce qu'elle va préférer s'arrêter.
00:38:56 Pour ne pas risquer une chute et une blessure.
00:38:59 Cette année olympique.
00:39:01 On verra.
00:39:02 Oui.
00:39:03 Là on a quand même encore une bonne trentaine de minutes de course.
00:39:07 Donc c'est quand même.
00:39:09 Oh la la le chien sur la course.
00:39:11 Oh mince.
00:39:12 C'est un ours même ça non ?
00:39:14 Oui c'est un très gros chien c'est vrai.
00:39:16 Oh la la.
00:39:18 Oui il fait sa petite balade pépère mais voilà.
00:39:20 Oui.
00:39:21 C'est vrai qu'on l'a déjà vu plusieurs fois.
00:39:23 Ah mais en plus il est parti en courant sur le circuit.
00:39:25 On espère que ça ne va pas gêner les concurrentes.
00:39:29 Oui on le disait.
00:39:37 Là il nous reste encore une bonne trentaine de minutes de course.
00:39:40 Normalement on doit être aux environs d'une heure et demie.
00:39:42 Là on a 45 minutes de course.
00:39:44 Une heure vingt, une heure trente de course.
00:39:46 On tourne à ses alentours là.
00:39:49 Donc ouais là il y a encore quand même pas mal de tours à effectuer.
00:39:52 Si Pauline elle a un petit coup de moins bien.
00:39:54 Voilà que le froid la tétanise.
00:39:57 C'est vrai que parfois ça ne sert à rien de continuer.
00:40:00 De prendre des risques inutiles.
00:40:02 C'est surtout ça.
00:40:03 Là on l'a vu qu'elle est partie à l'erreur, à la faute.
00:40:05 Donc voilà.
00:40:07 Il faut éviter de se blesser.
00:40:09 Il faut, voilà, il faut...
00:40:12 Si on ne se sent pas de poursuivre l'effort.
00:40:14 On voit que ça peut nous mettre on va dire en danger.
00:40:17 On va voir la décision de la française.
00:40:20 Nicole Collard qui n'a pas l'air d'avoir de problème avec le froid.
00:40:24 Parce qu'elle a fait tomber la surveste.
00:40:27 Elle est maintenant en maillot court-puissard court.
00:40:29 La Suissesse.
00:40:31 Qui n'a pas trop trop de soucis pour garder sa température corporelle élevée.
00:40:39 Non c'est vrai, on le disait tout à l'heure.
00:40:40 C'était une des seules pilotes qu'on avait vu en puissard court et en maillot court.
00:40:44 Comme on avait vu Pauline qui était en...
00:40:47 Oh la la, le chien est toujours là.
00:40:49 Non mais là il faut faire quelque chose.
00:40:51 Parce que là ça peut être vraiment dangereux.
00:40:53 Oui oui c'est ça.
00:40:54 Et le signaleur qui peut aller avec beaucoup de gueule.
00:40:59 De délicatesse.
00:41:06 Le brouillard en plus.
00:41:08 Tout à l'heure il n'y avait pas du brouillard comme ça.
00:41:10 Donc là c'est vrai qu'on ne voit pas s'il pleut encore.
00:41:13 Mais en tout cas maintenant il y a du brouillard.
00:41:15 On voit des problèmes mécaniques qui commencent à apparaître aussi.
00:41:19 On voyait la pilote de devant.
00:41:21 On n'arrive plus à les distinguer.
00:41:23 Mais il y avait sûrement du mal à passer ses vitesses ou à bloquer ses amortisseurs.
00:41:27 Allez Pauline Ferrand-Prévot qui passe seulement sur la ligne d'arrivée.
00:41:30 Très très loin quand même derrière Puck Peters.
00:41:33 On est déjà une minute en retard.
00:41:36 Ça semble qu'il y ait un pont le titre à part si Puck Peters est victime d'un problème.
00:41:44 Par contre ça se rapproche quand même.
00:41:46 Derrière.
00:41:47 On voit ce groupe de coups par là.
00:41:49 Attention.
00:41:50 Attention.
00:41:51 Il amène ses Monamiter-Wallner qui sont en train de rentrer sur la française.
00:41:55 À trois tours de l'arrivée maintenant.
00:41:58 Elle s'est arrêtée en zone technique.
00:42:07 Est-ce qu'elle a un problème mécanique ou est-ce qu'elle va faire le choix de se retirer de la course ?
00:42:14 Puck Peters à pied.
00:42:16 C'est dommage pour Pauline.
00:42:24 C'était bien parti quand même.
00:42:27 Mais là c'est vrai qu'au vu des conditions pour les organismes c'est vraiment difficile.
00:42:32 On l'a vu tout à l'heure elle est partie à la faute.
00:42:34 Peut-être que Pauline va arrêter la course.
00:42:38 On ne sait pas.
00:42:39 On n'a pas vu un peu plus si c'était dû à un problème technique son arrêt en zone.
00:42:45 On l'a vu avoir un petit problème avec sa manette de frein au moment de sa chute.
00:42:50 Essayer de la redresser.
00:42:52 Peut-être qu'elle a fait juste le choix de s'arrêter en zone technique pour redresser tout ça et resserrer tout ça.
00:42:58 Et qu'elle va quand même repartir.
00:42:59 Pour l'instant Pauline Ferrand-Fremont qui pue sur ce podium provisoire.
00:43:05 On a Mitterwalder actuellement deuxième, l'Autrichienne, juste devant Nina Benz.
00:43:10 La révélation un petit peu de cette course Nina Benz.
00:43:21 C'est vrai qu'on le disait un petit peu en avant-course, Lucie, dans ce genre de conditions, sur ce genre de course, il peut tout se passer.
00:43:29 Pauline Ferrand-Fremont qui a fait le choix de repartir.
00:43:31 Pour information il fait 4 degrés actuellement.
00:43:34 On n'est pas loin de la neige.
00:43:39 On n'est pas trop monté encore.
00:43:42 C'est la limite de la neige, c'est vrai.
00:43:44 Et oui on le rappelle aussi c'est à 1300 mètres d'altitude.
00:43:49 Peut-être que même les concurrentes ont de la neige fondue, on ne sait pas.
00:43:52 En tout cas on a vu une belle averse depuis tout à l'heure.
00:43:55 Mais là c'est vrai que 4 degrés avec la pluie qui tombait tout à l'heure, ça doit être vraiment très très difficile.
00:44:01 Et puis on voit la nappe de nuages, la nappe de brouillard qui est en train de redescendre et qui s'installe vraiment sur le site de course.
00:44:08 Et tout à l'heure au moment du départ on était plutôt en dessous.
00:44:11 Donc quand on a une nappe de brouillard et de nuages...
00:44:13 Ah Pauline, elle s'arrête.
00:44:14 Elle ne se sent pas d'y aller.
00:44:16 Quand on a les nuages comme ça qui redescendent, c'est quand même signonime normalement d'une chute des températures.
00:44:22 Et je ne serais pas étonné comme tu le disais qu'on voit un petit peu de la neige mouillée apparaître.
00:44:29 Je suis en 5ème position maintenant.
00:44:33 Parce qu'on voit la coureuse italienne Giada Specia qui est passée devant Pauline.
00:44:42 En tout cas pour Scott-Victor, ça file.
00:44:46 Elle n'a pas l'air gênée.
00:44:49 Le froid en tout cas.
00:44:50 Non franchement, elle nous fait vraiment une très belle course.
00:44:53 Elle a bien géré son effort.
00:44:55 Peut-être qu'il a fallu un petit peu de temps pour que le corps se mette en route.
00:44:59 Voilà, s'adapte aux conditions météorologiques, au froid.
00:45:02 Et puis par contre d'un coup, elle a eu un regain d'énergie où c'est qu'elle a complété son effort.
00:45:08 Elle a comblé 15 secondes, une vingtaine de secondes sur Pauline.
00:45:10 Et puis après vraiment, on l'a vu très active sur le vélo, très beaucoup de pédales, très concentrée.
00:45:16 Aucune erreur techniquement.
00:45:18 Franchement, c'est une très belle course de la part de Puck Peters.
00:45:23 Est-ce que ce n'était pas un petit peu Pauline Ferrand-Prévot aussi qui a baissé le rythme au moment du retour de Puck Peters ?
00:45:30 Parce qu'on la sent quand même un petit peu désamusée, désintéressée.
00:45:33 La Pauline Ferrand-Prévot, elle a fait un bon travail.
00:45:36 Oui, après peut-être que Pauline aussi a un petit peu un coup de froid.
00:45:40 On sait qu'on a du mal à se ressaisir.
00:45:42 Après, honnêtement, une fois qu'on a le froid qui nous a saisis, pour tenir son guidon, ça devient difficile.
00:45:49 On n'arrive pas trop à appuyer sur les pédales avec le froid dans les pieds.
00:45:55 Honnêtement, ça doit être difficile.
00:45:58 Je pense que là, pour Pauline, c'est un peu plus difficile de se réchauffer.
00:46:03 Ça doit être difficile, je pense que là, pour Pauline, mentalement, c'est compliqué.
00:46:08 Et quand on voit qu'on n'arrive pas à tenir la route de sa concurrente aussi, ça devient difficile.
00:46:17 Quand on est plus dans la course, mentalement, ça joue aussi.
00:46:22 Il y a quand même un beau maillot à aller chercher, une belle médaille aussi.
00:46:26 Et pour l'instant, Puck Peters est en train de s'envoler vers un doublé,
00:46:28 vu que c'était la tenante du titre de championne d'Europe de VTT.
00:46:32 Elle s'était imposée l'année dernière.
00:46:34 Et là, pour l'instant, elle a quand même une bonne marge.
00:46:37 Puck Peters, elle a de quoi voir venir, même si c'est un parcours qui met aussi la mécanique à rude épreuve.
00:46:43 Yvan Clelus me disait qu'il y avait eu énormément de crevaisons.
00:46:46 Et comme tu l'as dit aussi, on l'a vu hier avec Lucas Martin,
00:46:50 qui était dans la bagarre pour le titre, chez les moins de 23 ans hommes,
00:46:55 et qui a été victime d'une crevaison dans le dernier tour.
00:46:58 Il a dû relever la zone technique sur la jante.
00:47:01 Il a quand même réussi à aller chercher une belle médaille, Lucas Martin.
00:47:06 Mais voilà, ce parcours qui met aussi à rude épreuve les machines.
00:47:10 Et on le rappelle, il n'y a que deux zones techniques où on peut changer du matériel,
00:47:14 sur le course de VTT, deux zones de parcours.
00:47:16 Pauline Thuram-Prévot qui a choisi de rentrer à pied.
00:47:21 On va voir, côté du vélo, hors circuit.
00:47:25 Elle ne doit plus se sentir, après, elle a raison, on le sent, on se connaît.
00:47:30 Quand on sent que ce n'est plus possible, qu'on n'y arrive plus,
00:47:33 qu'on n'est pas dans la course, qu'on prend plus de risques qu'autre chose.
00:47:36 C'est un choix qu'on respecte de la part de Pauline.
00:47:40 Et puis quand on est transit froid, qu'on commence à manquer de vitesse,
00:47:47 aussi finalement dans les parties techniques, c'est là que c'est le plus dangereux,
00:47:50 parce qu'une partie technique est toujours plus facile à appréhender
00:47:53 avec de la vitesse que sans vitesse.
00:47:55 Et voilà, quand on a du mal à freiner,
00:47:57 quand on n'est plus lucide pour voir les trajectoires qu'on a,
00:48:00 on a déjà tombé une fois, donc on a perdu la confiance.
00:48:04 C'est vraiment se mettre en danger.
00:48:06 On voit qu'on peut tout perdre aujourd'hui sur ce parcours.
00:48:10 C'est sûrement plus simple de la part de Pauline Thuram-Prévot de faire le choix de sortir.
00:48:15 Oui, on l'a vu faire un refus d'obstacle sur un petit saut
00:48:19 qui n'avait pas l'air très dur techniquement,
00:48:22 mais quand on ne peut plus tenir son guidon,
00:48:24 franchement, là on se dit "mais là ça ne va pas passer".
00:48:27 On ne sent plus ses mains, on n'arrive pas à tenir le guidon.
00:48:30 On l'a vu littéralement s'arrêter devant le saut.
00:48:33 Donc oui, un choix qu'elle a bien réfléchi.
00:48:37 Et puis voilà, il faut préserver sa santé physique,
00:48:40 au risque de ne pas l'attraper froid, de ne pas tomber malade.
00:48:44 C'est une période assez importante.
00:48:46 Après, il y a la Coupe du Monde de Nové-Mesto.
00:48:49 Pour se rattraper, ce n'est pas...
00:48:52 Voilà, Pauline, c'était je pense,
00:48:55 peut-être plus une course de préparation aussi.
00:48:57 On ne sait pas, bon non,
00:48:58 mais toujours sur une course pour prendre le titre, ça c'est sûr.
00:49:02 Mais vu qu'elle n'avait pas participé aux Coupes du Monde au Brésil,
00:49:05 les deux premières manches de l'ouverture de la Coupe du Monde,
00:49:08 voilà, peut-être une remise en jambes, une remise en selle.
00:49:11 Première confrontation avec Buck Peters,
00:49:17 même s'il y a du positif à tirer quand même
00:49:20 sur la course de Pauline Ferrand-Prévot aujourd'hui,
00:49:22 avec quand même un beau début de course,
00:49:23 un deux ou trois premiers tours où elle semblait assez à l'aise,
00:49:25 quand même la française, que ce soit physiquement ou techniquement.
00:49:28 Après voilà, composée avec des conditions aussi dures,
00:49:31 des fois on ne choisit pas, c'est le corps qui décide.
00:49:34 Et finalement, comme tu le disais,
00:49:36 on retrouve aussi à l'avant des pays qui sont plus ou moins habitués
00:49:40 à s'entraîner dans des conditions fraîches.
00:49:43 Buck Peters, néerlandaise, voilà, la pluie, le vent, le froid,
00:49:47 elle le connaît, elle court aussi dans ces conditions,
00:49:50 en cyclocrosse en hiver.
00:49:52 Nina Benz, allemande, c'est pareil,
00:49:54 elle doit connaître un petit peu, tout comme Mona Bitter-Wallner,
00:49:56 qui habite assez haut en altitude en Autriche.
00:49:59 Donc voilà, on ne voit pas trop d'Espagnol,
00:50:01 on ne voit pas trop d'Italienne à l'avant.
00:50:03 Et Pauline Ferrand-Prévot, elle, qui habite du côté de Monaco,
00:50:07 un petit peu moins habituée sûrement aussi
00:50:10 aux conditions fraîches depuis quelques années.
00:50:15 Oui, c'est vrai, Pauline, elle habite dans le sud
00:50:17 depuis pas mal de temps maintenant.
00:50:19 Donc c'est vrai qu'elle ne fait plus de cyclocrosse aussi l'hiver.
00:50:23 On l'a vu très peu, je crois que c'était l'hiver dernier,
00:50:26 je ne suis pas sûre que cet hiver elle en ait fait.
00:50:28 Mais on l'a très peu vue en cyclocrosse depuis quelques années,
00:50:31 donc c'est vrai que c'est des conditions
00:50:34 où on a un petit peu moins l'habitude,
00:50:36 elle a un petit peu moins l'habitude.
00:50:38 Donc voilà, on l'a déjà vue, elle l'a déjà dit,
00:50:41 quand elle faisait du cyclocrosse, c'était il y a plusieurs années,
00:50:44 je crois que c'était dans un reportage qu'elle avait fait,
00:50:47 où c'est qu'elle avait déjà dû abandonner une de course de cyclocrosse,
00:50:50 car elle était vraiment congelée, qu'elle n'y arrivait plus du tout.
00:50:53 Allez, on imagine qu'à Paris, au mois de juillet,
00:51:01 pour les Jeux Olympiques 2024,
00:51:03 il ne fera pas 4 degrés, on espère en tout cas.
00:51:06 Mais de toute façon, le parcours qui a été super bien préparé,
00:51:11 au côté de Paris, on a fait venir du petit concassé blanc aussi
00:51:17 pour stabiliser ce parcours,
00:51:19 éviter d'avoir un chantier finalement,
00:51:22 comme on peut le retrouver aujourd'hui en cas de pluie.
00:51:25 Et un parcours, quoi qu'il arrive, que ce soit à pluie ou sec,
00:51:28 il devrait être assez stable, au côté de Paris.
00:51:30 On sait aussi que les pilotes,
00:51:32 dans une démarche de préparation pour Paris,
00:51:34 essayent de s'entraîner sur des revêtements
00:51:37 qu'ils retrouveront au moment de leur objectif.
00:51:40 Donc voilà, si on sait qu'il y a de grandes chances d'avoir de la boue,
00:51:43 on essaie de s'entraîner un peu dans la boue.
00:51:45 Mais à Paris, ce ne sera pas le cas.
00:51:47 Donc on essaie de s'entraîner sur des revêtements
00:51:50 qui sont un petit peu plus durs,
00:51:52 où il y a un peu plus de rendement, un peu plus de vitesse.
00:51:54 Oui, on a vu lors du test-event
00:51:59 que c'était vraiment un parcours assez atypique.
00:52:01 On ne le retrouvait pas tout le temps.
00:52:03 On le retrouve toujours aux Jeux Olympiques.
00:52:06 C'est un peu le même tracé, on va dire,
00:52:10 ce même revêtement, comme tu dis.
00:52:12 Mais après, c'est vrai qu'en Coupe du Monde,
00:52:16 ce n'est pas un type de circuit qu'on retrouve toujours.
00:52:19 Un type de terrain, pardon.
00:52:21 On a beaucoup d'écarts, là, quand même, dans cette course.
00:52:31 Oui, on en avait parlé en début de course.
00:52:33 On en avait parlé en début de course
00:52:37 des écarts de course qui allaient être assez importants
00:52:39 au bout des conditions.
00:52:41 C'est vraiment des conditions très difficiles pour les organismes.
00:52:43 On en avait parlé que ça risquait d'être assez long, dur,
00:52:50 et que la course allait se décanter
00:52:52 avec quand même des bonnes conditions.
00:52:55 Et on a vu que ça a été assez difficile.
00:52:57 Ça a été assez difficile de se décanter
00:53:00 avec quand même des beaux écarts.
00:53:02 Vraiment toutes les pilotes qui sont une par une.
00:53:08 Après, on l'a vu dans la course des Espoirs d'Âme ce matin.
00:53:11 On a vu un classement qui a pas mal évolué,
00:53:13 finalement, au fur et à mesure des courses.
00:53:15 Des courses qui étaient assez denses.
00:53:21 Finalement, dans ces Championnats d'Europe Elite d'Âme,
00:53:27 on a quand même vite les meilleurs qui se sont détachés
00:53:31 et qui ont creusé des écarts.
00:53:33 Le quitter, c'est Pauline Ferrand-Prévot
00:53:37 avec leur bataille de début de course
00:53:39 qui ont tout de suite fait le trou sur le reste de la meute.
00:53:41 Derrière, on avait une belle bataille
00:53:43 entre Mitterwalner et Nida Benz
00:53:46 au début pour la médaille de bronze
00:53:48 et maintenant pour la médaille d'argent.
00:53:50 Mais j'ai l'impression que Mitterwalner
00:53:52 est en train de vraiment s'échapper.
00:53:55 Avant le dernier tour pour Thud Peters.
00:53:58 On avait vu que les deux pilotes
00:54:03 étaient bien différenciés des autres athlètes.
00:54:06 On avait un autre petit groupe derrière
00:54:08 de 4-5 pilotes qui bataillaient pour le podium.
00:54:10 Là, on a vu au bout de 45 minutes de course
00:54:12 que ça s'était bien décanté.
00:54:14 Mitterwalner avait tiré son épingle du jeu
00:54:17 pour se départager.
00:54:18 Elle a réussi à se débarrasser de l'allemande.
00:54:20 Maintenant, derrière, on n'a pas trop vu
00:54:23 comment ça se passait un petit peu.
00:54:25 On a plus le focus sur l'autrichienne.
00:54:28 Après, Mona ne lâche rien
00:54:39 parce qu'on sait qu'avec des conditions comme ça,
00:54:42 on a vu avec Pauline,
00:54:44 où d'un coup, son corps a lâché.
00:54:47 Elle n'y était plus dans la course.
00:54:51 Tant que la ligne n'est pas franchie,
00:54:53 il ne faut jamais rien lâcher.
00:54:55 On ne sait pas ce qui peut se passer.
00:54:57 Une crevaison loin de la zone technique
00:54:59 qu'il faut rallier à pied ou à couart.
00:55:02 On a un écart, certes, conséquent d'une minute 30.
00:55:05 Mais on ne sait jamais, il ne faut rien lâcher.
00:55:08 Jusqu'au bout, il peut se passer tout un tas de choses.
00:55:11 C'est un sport mécanique aussi.
00:55:13 On le rappelle, le VTT,
00:55:15 il peut y avoir un brief dérailleur
00:55:17 sur une mauvaise chute.
00:55:19 C'était une petite glissade.
00:55:22 On a vu une autre chute aussi
00:55:25 d'Anne Terpstra,
00:55:27 un peu plus violente dans le pierrier
00:55:29 avec beaucoup de vitesse.
00:55:31 On peut avoir pas mal de petits ennuis comme ça.
00:55:34 Il faut bien rester vigilant et bien concentré.
00:55:37 Tant qu'on n'a pas passé la ligne,
00:55:39 la course n'est pas finie.
00:55:41 Et même une défaillance.
00:55:43 C'est vrai que quand on a des...
00:55:45 Là, c'est Karate-Oki.
00:55:47 - Karate-Oki, oui.
00:55:49 Elle a sûrement été victime d'une chute aussi.
00:55:52 On voit qu'elle essaie de remettre le guidon droit.
00:55:55 - C'est vrai que dans des conditions comme ça,
00:55:58 on a souvent du mal à boire et à se ravitailler.
00:56:01 Des fois, on oublie.
00:56:03 On a de la boue partout,
00:56:05 le bidon est plein de boue,
00:56:07 les mains sont glacées,
00:56:09 on n'arrive pas à chercher un gel dans la poche.
00:56:12 Le corps est lié à rue d'épreuve
00:56:14 parce qu'il doit lutter contre le froid.
00:56:16 Ça peut arriver des fois que ça vous lâche d'un coup.
00:56:19 Ça a été le cas d'ailleurs de...
00:56:21 Madame Mathieu Van Der Poel.
00:56:23 C'était aux Championnats du monde à Harrogate,
00:56:26 en Grande-Bretagne.
00:56:28 Mathieu Van Der Poel qui semblait le plus fort,
00:56:31 des conditions climatiques exécrables.
00:56:33 Et finalement, pas de naissance dans les 30, 40 derniers kilomètres.
00:56:37 Il faut vraiment pas se ravitailler
00:56:39 sur ce genre de compétition et de conditions
00:56:42 parce qu'on peut complètement exploser
00:56:45 en une seule fois.
00:56:47 Oui, tu fais bien de le préciser, c'est vrai.
00:56:50 Avec des conditions comme ça,
00:56:52 comme tu dis, Mathieu Van Der Poel
00:56:54 avait été victime d'une hypoglycémie.
00:56:56 C'est-à-dire qu'il s'était mal ravitaillé,
00:56:58 il n'avait pas bu ni mangé.
00:57:00 Et c'est vrai qu'avec des températures si basses,
00:57:03 le corps, on a l'impression qu'on n'a pas soif,
00:57:06 qu'on ne ressent pas le besoin de manger, de s'hydrater.
00:57:09 Mais voilà, il faut vraiment s'oublier...
00:57:11 Oh là là là là !
00:57:12 C'est pas passé loin de la chute pour Mona !
00:57:14 On a vu une belle technique !
00:57:16 Comme on disait, il faut vraiment penser
00:57:22 à bien boire et à bien manger, c'est très important.
00:57:25 Même si on a l'impression de ne pas ressentir le besoin,
00:57:28 il faut se forcer.
00:57:30 Parce que justement, avec les conditions climatiques pareilles,
00:57:34 le corps brûle encore plus d'énergie pour se réchauffer,
00:57:37 pour la concentration, tout ça,
00:57:39 c'est vraiment important.
00:57:43 Et puis on voit le parcours qui se dégrade.
00:57:46 On avait des conditions qui étaient encore assez stables
00:57:49 en début de course, et là on sent que ça commence à creuser.
00:57:52 Là, la terre qui est vraiment gaugée d'eau,
00:57:55 et des aronias qui sont en train de se creuser.
00:57:57 L'Espagnol, pourquoi pas ?
00:57:58 Un maillot court-cul, ça recourt ?
00:58:00 Non !
00:58:01 Pauline Ferrand, prévons, on le rappelle,
00:58:06 qui est abandonnée et qui fera son retour
00:58:09 sur la Coupe du Monde
00:58:11 à l'occasion de la manche de Nove Mesto,
00:58:13 qui aura lieu les 25 et 26 mai en République tchèque,
00:58:16 que vous pouvez bien sûr suivre sur nos antennes.
00:58:19 Et vous aurez rendez-vous aussi dimanche prochain,
00:58:22 à partir de 13h15,
00:58:24 pour la deuxième manche de la Coupe du Monde de descente
00:58:26 à Bielsko Biala, en Pologne.
00:58:28 On rappelle aussi que juste après la course,
00:58:31 on aura le Grand Prix de Formule E,
00:58:34 le Grand Prix de Berlin, à 16h20.
00:58:36 Ce sera les championnats du monde de motocross.
00:58:38 C'est un grand moment pour M.Walder, j'ai bien l'impression.
00:58:40 M.Walder...
00:58:42 Ils sont assez loin de la zone technique,
00:58:51 en plus, pour Mona.
00:58:53 Oui, elle a dû utiliser une mousse, un insert.
00:58:58 C'est assez nouveau.
00:59:00 Il y a une mousse de protection qu'on met dans le pneu,
00:59:04 ce qui nous permet, en cas de crevaison,
00:59:06 de pouvoir continuer à rouler,
00:59:08 de ne pas être totalement à plat,
00:59:10 et de pouvoir rallier la zone technique
00:59:12 en essayant de perdre le moins de temps possible.
00:59:15 C'est vrai que maintenant, quasiment tous les pilotes
00:59:18 roulent avec des mousses à l'avant
00:59:20 ou au minimum à l'arrière.
00:59:22 Et comme tu le dis,
00:59:25 ce sont des mousses assez rigides
00:59:27 qui ne pèsent quasiment rien.
00:59:29 On n'a quasiment pas de poids en plus,
00:59:32 mais par contre, c'est quand même une bonne sécurité
00:59:34 et ça permet de ne pas tout perdre dans une crevaison.
00:59:37 Voilà, c'est ça.
00:59:39 Ça permet de limiter la casse un petit peu.
00:59:41 Est-ce qu'il est vraiment crevé, Mr.Walder ?
00:59:45 Je ne sais pas.
00:59:46 Ils ont remonté le pneu tout à l'heure.
00:59:48 Je ne sais pas si tu as vu,
00:59:50 mais ça avait l'air quand même bien dégonflé.
00:59:52 On ne voit pas très bien à l'image.
00:59:57 C'est à l'arraché en tout cas,
00:59:59 pour essayer de passer dans cette limité.
01:00:01 C'est passé bien à l'arrache.
01:00:03 C'est bien sous la menace de Nina Benz,
01:00:05 qui n'est pas loin à l'Allemande,
01:00:07 qui fait vraiment la course de sa vie.
01:00:09 Nina Benz, qu'on n'a jamais vu évoluer à ce niveau.
01:00:11 Oui, c'est vrai, c'est une très belle performance
01:00:14 pour l'Allemande.
01:00:15 C'est une bonne pilote
01:00:17 qui rentre régulièrement dans le top 20, 30
01:00:19 en Coupe du Monde,
01:00:21 mais qui n'avait pas encore fait de podium
01:00:23 ni de top 10, il me semble bien.
01:00:25 Donc voilà, très belle performance
01:00:28 pour l'Allemande aujourd'hui.
01:00:30 [Musique]
01:00:32 Petite erreur.
01:00:37 Oui, on voit bien quand même,
01:00:41 comme tu le disais, le terrain commence vraiment
01:00:43 à se dégrader. Tout à l'heure, on avait quand même
01:00:45 moins de passage à pied.
01:00:47 Oui, ça se dégrade vraiment.
01:00:49 Il va falloir sûrement adapter les trajectoires
01:00:51 pour la course des hommes.
01:00:53 Oui, peut-être aussi les pneumatiques.
01:00:55 Oui, les pneumatiques, les trajectoires
01:00:57 et peut-être même, pourquoi pas, mettre des crampons
01:00:59 sous les chaussures, parce qu'il risque
01:01:01 d'y avoir quelques petites parties à pied.
01:01:03 On sait qu'on a des petits crampons,
01:01:05 des petites pointes qui peuvent venir se mettre
01:01:07 sous l'avant de la chaussure
01:01:09 et permettre de ne pas trop glisser, parce que sinon,
01:01:11 il y a des semaines qui sont quand même assez lisses,
01:01:13 mais pas aussi lisses que sur des chaussures
01:01:15 de route, mais voilà, quand on est dans la boue
01:01:17 avec des chaussures de VTT, c'est
01:01:19 assez dur de marcher, donc on vient mettre
01:01:21 des petites pointes sur l'avant pour ne pas glisser.
01:01:23 [Musique]
01:01:25 [Applaudissements]
01:01:27 [Musique]
01:01:29 [Applaudissements]
01:01:31 [Musique]
01:01:33 [Applaudissements]
01:01:35 [Musique]
01:01:37 [Applaudissements]
01:01:39 [Musique]
01:01:41 [Applaudissements]
01:01:43 [Musique]
01:01:45 [Applaudissements]
01:01:47 Victor Wollner, toujours à la bagarre là,
01:01:49 pour la deuxième place.
01:01:51 Je ne sais pas si elle est vraiment crevée de la roue arrière
01:01:53 mais c'est vrai que dans ces conditions
01:01:55 boueuses, on a tendance aussi à baisser un petit peu
01:01:57 la pression pour avoir un petit peu plus d'adhérence.
01:01:59 Mais...
01:02:01 Victor Wollner, si elle n'est pas crevée,
01:02:03 elle n'a pas beaucoup d'argent.
01:02:05 [Musique]
01:02:07 Oui, voilà, quand on a des conditions comme ça,
01:02:09 c'est vrai qu'on baisse un peu plus en pression
01:02:11 parce qu'on a tendance à mettre des pneus un peu plus crantés
01:02:13 qui sont un peu plus durs, donc du coup
01:02:15 on va baisser un peu plus en pression
01:02:17 et c'est pour ça qu'on retrouve dans des conditions,
01:02:19 dans ces conditions, un peu plus
01:02:21 de crevaison.
01:02:23 Parce qu'on a un peu moins
01:02:25 ce droit à l'erreur.
01:02:27 Voilà, on est un peu moins
01:02:29 pardonné, parce qu'on doit
01:02:31 baisser un peu plus la pression pour
01:02:33 retrouver un peu plus de grippe
01:02:35 dans le terrain.
01:02:37 Mais voilà, c'est
01:02:39 un petit peu le jeu.
01:02:41 [Musique]
01:02:43 [Musique]
01:02:45 On n'arrive plus à reconnaître les pilotes.
01:02:47 Elles sont maculées de boue,
01:02:49 de la tête au pied, la douche va être bonne
01:02:51 après la course.
01:02:53 [Musique]
01:02:55 Oui, là c'est vrai qu'elles sont vraiment recouvertes
01:02:57 de la tête au pied, et la boue
01:02:59 est très liquide. J'arrive pas à voir
01:03:01 s'il pleut encore.
01:03:03 Mais en tout cas, tout à l'heure, il pleuvait vraiment fort.
01:03:05 [Musique]
01:03:07 On voit encore un peu qu'il pleut, ouais.
01:03:09 Ouais, je pense qu'il pleut quand même encore.
01:03:11 Ça s'est pas arrêté depuis le début de la course.
01:03:13 Elles ont vraiment l'air de conduire, mais là on dirait qu'il fait presque nuit.
01:03:15 [Musique]
01:03:17 On va finir au phare de la voiture.
01:03:19 Mais de toute façon, les prévisions météo
01:03:21 l'annonçaient, de la pluie toute la journée.
01:03:23 Alors oui, peut-être que
01:03:25 la pluie peut s'arrêter pendant 10 ou 15 minutes,
01:03:27 mais bon, normalement,
01:03:29 il n'y a pas de surprise. Ce sera
01:03:31 course sous la pluie pour les garçons
01:03:33 aussi un petit peu plus tard.
01:03:35 Et voilà, il faudra aussi
01:03:37 bien tirer les enseignements de la course des filles.
01:03:39 On sait que souvent les hommes regardent
01:03:41 aussi la course des filles, qu'il y a lui un petit peu plus tôt.
01:03:43 Justement, pour pouvoir prendre un petit peu
01:03:45 des nouvelles sur les trajectoires,
01:03:47 quelle partie de la course se dégrade vraiment,
01:03:49 quelle partie reste plus ou moins stable,
01:03:51 est-ce qu'on peut
01:03:53 adapter ses trajectoires ou pas,
01:03:55 et surtout voir aussi un peu
01:03:57 la manière de s'habiller tout simplement, parce que
01:03:59 on n'est pas habitué finalement
01:04:01 à courir dans des conditions aussi
01:04:03 difficiles.
01:04:05 Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on fait le choix de
01:04:07 beaucoup s'habiller ? Est-ce qu'on fait le choix de mettre
01:04:09 que des vêtements étanches ? Est-ce qu'on fait aussi le choix
01:04:11 de mettre des vêtements chauds sous les vêtements étanches ?
01:04:13 Est-ce qu'on fait le choix de partir
01:04:15 léger, parce que de toute façon, on sera
01:04:17 mouillé et on aura froid, donc
01:04:19 quand on est mouillé et qu'on est froid, qu'on ait
01:04:21 trois couches ou qu'on n'en ait qu'une,
01:04:23 c'est la même chose.
01:04:25 Il y a des petites informations à prendre,
01:04:27 à droite ou à gauche, et
01:04:29 il va falloir en tout cas que les hommes s'adaptent,
01:04:31 parce que les conditions seront encore plus dures
01:04:33 pour eux que pour les dames.
01:04:35 - Oui, c'est vrai, ils auront
01:04:37 un circuit qui est encore plus dégradé.
01:04:39 On voit mon ami Luther Wilder qui agite
01:04:41 les mains pour essayer de réactiver
01:04:43 la circulation sanguine.
01:04:45 Là, ils auront en plus des garçons
01:04:47 un temps défavorable,
01:04:49 la dégradation du circuit en plus.
01:04:51 Ça va être
01:04:53 une course dantesque.
01:04:55 - Ça va être une course dantesque,
01:05:01 mais où tout peut se passer, et avec des Français
01:05:03 qui sont des
01:05:05 véritables virtuoses du pilotage
01:05:07 dans la boue. Et aujourd'hui, il faudra
01:05:09 manier son vélo, il faudra
01:05:11 faire le moins d'erreurs possibles, il faudra aussi
01:05:13 pourquoi pas pousser les autres à l'erreur
01:05:15 en étant rapide dans les parties techniques.
01:05:17 Ça, les trois Français qui seront
01:05:19 alignés tout à l'heure,
01:05:21 Thauvin-Carode, Thomas Griot et Mathis Atzaro,
01:05:23 ils savent faire,
01:05:25 et on a hâte, en tout cas, on sera derrière eux
01:05:27 pour
01:05:29 les supporter dans la quête
01:05:31 d'une médaille, pourquoi pas, d'un titre
01:05:33 de championne d'Europe.
01:05:35 - Oui,
01:05:37 honnêtement, avec Thomas Griot et Mathis Atzaro,
01:05:39 on peut... Oh là là, la chute !
01:05:41 On ne voit même pas qui
01:05:43 vient de chuter, je pense que c'est Mona Mitterwalder.
01:05:45 - C'est Mona, oui.
01:05:47 - Au même endroit que Pauline tout à l'heure.
01:05:51 - Exactement au même endroit.
01:05:53 On a vraiment cette partie qui se dégrade.
01:05:55 C'est une grosse dalle, quand même, en dehors.
01:05:57 Elle a beaucoup glissé.
01:05:59 Il pleut des cornes,
01:06:03 j'ai l'impression, encore.
01:06:05 - Oui, le temps s'est encore plus dégradé
01:06:07 que tout à l'heure.
01:06:09 Là, en plus, on a le brouillard.
01:06:11 Elle a glissé de l'avant.
01:06:13 - Ce n'était quand même pas une mauvaise option,
01:06:15 je pense, de la part de Pauline Fiorentprevaud,
01:06:17 de choisir de se retirer dans cette course,
01:06:19 parce que là,
01:06:21 déjà, on peut puiser très loin
01:06:23 dans les réserves, et surtout,
01:06:25 il y a quand même, je pense, une chance sur deux,
01:06:27 finalement, de ne pas faire mal sur cette course.
01:06:29 Il faut savoir
01:06:31 faire le choix de la réserve.
01:06:33 - C'est ça.
01:06:35 On l'a vu, surtout,
01:06:37 Pauline était partie à l'erreur.
01:06:39 Elle avait chuté.
01:06:41 Là, on se pose beaucoup de questions.
01:06:43 On se demande si c'est nécessaire de continuer,
01:06:45 des fois pour rien,
01:06:47 pour partir à la faute,
01:06:49 pour ne pas prendre de plaisir, pour tomber malade après,
01:06:51 et mettre une dizaine de jours à s'en remettre.
01:06:53 Donc oui, c'était un choix
01:06:55 judicieux de la part de Pauline,
01:06:57 de se préserver.
01:06:59 Il faut savoir
01:07:01 faire les bons choix.
01:07:03 C'est sûrement quelque chose
01:07:05 qui avait été réfléchi aussi avec son équipe
01:07:07 avant, avec l'équipe de France,
01:07:09 avec Yvan, peut-être d'avoir un petit peu anticipé
01:07:11 si ça devenait trop compliqué
01:07:13 de stopper la course.
01:07:15 On voit aussi Puck Peters
01:07:17 qui ajoute encore les mains.
01:07:19 Et on rentre dans le dernier tour
01:07:23 pour Puck Peters.
01:07:25 - Et puis elle a une belle avance,
01:07:27 là, quand même, l'année irlandaise
01:07:29 qui s'envole pour aller chercher
01:07:31 son deuxième titre de championne d'Europe consécutif.
01:07:33 Puck Peters.
01:07:35 C'est ralenti, qui nous montre aussi l'état du terrain
01:07:47 qui est vraiment bien.
01:07:49 - Détrempé, oui.
01:07:51 - Détrempé, même sur la route, c'est une rivière presque.
01:07:57 - Les derniers tours aussi pour Peter Wallner
01:07:59 qui se rapproche du dernier tour,
01:08:01 qui n'a pas encore coupé la ligne.
01:08:03 Les écarts à bisseaux,
01:08:05 je pense qu'ils ne seront pas beaucoup
01:08:07 à finir dans le tour de la première.
01:08:25 - Puck Peters n'a même plus de guidon
01:08:27 sur son vélo.
01:08:29 Vous parliez tout à l'heure de l'importance
01:08:31 du ravitaillement.
01:08:33 Et on voit que Puck Peters a fait le choix
01:08:35 de ne plus prendre le guidon
01:08:37 pour le dernier tour.
01:08:39 - C'est qu'il lui reste un petit peu
01:08:45 de l'essence dans le moteur, normalement.
01:08:47 Mais oui, ça reste quand même assez dangereux.
01:08:49 Après, c'est vrai que des fois,
01:08:51 quand c'est froid, comme ça,
01:08:53 on n'arrive pas à boire.
01:08:55 Tout simplement, c'est trop dur.
01:08:57 Mais il ne faut surtout pas oublier
01:08:59 de se ravitailler et de manger des gels.
01:09:01 On voit que Peter Wallner a vraiment du mal
01:09:03 à tenir son guidon.
01:09:05 Ça, ça peut devenir problématique.
01:09:07 Aussi dans les parties techniques,
01:09:09 quand on a les mains qui glissent,
01:09:11 on n'arrive plus à avoir assez de force
01:09:13 due au froid pour tenir le guidon
01:09:15 et maintenir des bonnes trajectoires.
01:09:17 On se met vraiment en danger.
01:09:19 Pour l'instant, Peters n'a vraiment pas l'air
01:09:21 de se mettre en danger.
01:09:23 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:25 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:27 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:29 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:31 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:33 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:35 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:37 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:39 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:41 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:43 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:45 Il a l'air d'être en train de se mettre en danger.
01:09:47 On a vu très peu de faute de la part de Todd Peters.
01:09:52 On a vu quelques erreurs en montée surtout,
01:09:54 mais en descente c'était toujours très propre avec beaucoup de vitesse.
01:09:57 On l'a vu hors du vélo dans la partie montante,
01:09:59 mais je pense que c'est lié à la dégradation du tour au fur et à mesure des tours.
01:10:04 Mais sinon en descente c'est toujours très propre.
01:10:09 Elle maîtrise son vélo.
01:10:11 Elle est toute en maîtrise.
01:10:13 Il y a de la vitesse, il y a de l'engagement.
01:10:15 Il y a de la vitesse, il y a de l'engagement.
01:10:17 On voit qu'il y a même du vent qui est en train de se lever.
01:10:27 On voit les oriflammes qui s'agitent.
01:10:30 Le vent en plus qui s'en mêle.
01:10:33 Je crois qu'ils annonçaient aussi un vent du nord.
01:10:35 Ça refroidit encore l'air encore plus.
01:10:38 Je pense qu'on doit avoir des ressentis presque négatifs finalement aujourd'hui.
01:10:42 Entre la pluie, le vent, le brouillard.
01:10:45 Il doit y avoir des températures ressenties qui ne sont pas loin, des zéros degrés.
01:10:49 On sent que c'est dur.
01:10:51 Le terrain est lourd aussi.
01:10:53 Il y a très très peu de rendement sous les pneus de Puck Peters.
01:10:56 Mona Mitterwalder dans cette descente qui s'engage toujours bien.
01:10:59 Là où Pauline Ferrand-Prévot était passée à pied tout à l'heure.
01:11:03 Elle est toujours sous la menace de Nina Benz quand même.
01:11:06 Mona Mitterwalder même si l'écart a un petit peu augmenté.
01:11:09 Mais sur des conditions telles que celles qu'on a aujourd'hui,
01:11:13 un écart de 30 secondes, des fois ça peut aller se rechercher dans un tour.
01:11:17 Oui on l'a vu tout à l'heure avec Puck Peters qui avait fait quand même un beau roto sur Pauline.
01:11:22 Et voilà avec ces conditions-là, on peut faire une petite chute.
01:11:26 Le temps de se relever, de remettre son guidon droit s'il y a eu un petit souci.
01:11:30 Enfin voilà, toutes ces petites choses-là.
01:11:32 Ça fait qu'on peut perdre facilement les 30 secondes d'avance que l'on a sur la concurrente.
01:11:38 Donc il faut rester attentif, il faut bien gérer.
01:11:42 On le voit qu'elle ne lâche rien, qu'elle s'investit toujours, qu'elle est à fond dans les montées.
01:11:47 On voit un petit peu que ça devient difficile.
01:11:50 On a vu un passage un peu plus difficile pour Puck Peters.
01:11:54 Ça passe à pied, petite erreur.
01:12:05 Après tout le monde en a fait et tout le monde en fera plus tard aussi, dans ce dernier tour des erreurs.
01:12:11 On l'a vu pendant la course, à tous les passages je crois.
01:12:19 Pendant les 7 tours on a vu que Puck Peters s'était passé à pied dans ce passage.
01:12:24 On a vu qu'elle a carrément préféré sauter du vélo en anticipant pour ne pas trop perdre de temps.
01:12:34 Je pense qu'il pleut tellement qu'on voit les casques qui restent propres.
01:12:37 C'est assez incroyable. Il doit y avoir tellement de pluie qui tombe que les casques se lavent au fur et à mesure.
01:12:44 C'est vrai qu'on voit les casques qui sont bien propres par rapport aux coureurs.
01:12:49 Les plaques de cadre et les casques sont nickels.
01:12:52 Là on voit bien en plus que Puck Peters a choisi le casque plein, on en parlait tout à l'heure.
01:12:59 Au moins ça peut éviter un peu que la pluie rentre trop par exemple par rapport à un casque qu'on voit aérer comme la demande à là.
01:13:07 C'est vrai qu'elle a fait le choix d'un casque plein.
01:13:11 Au moins ça évite d'avoir trop de pluie différente dedans, de rester un peu plus au sec même si je pense qu'elles sont détrempées.
01:13:18 De la tête au pied.
01:13:20 C'est vrai que quand vous avez la pluie froide qui vous coule le long des cheveux dans la tête c'est vraiment très désagréable.
01:13:27 Et on sait qu'on se refroidit aussi énormément par la tête.
01:13:30 Donc le fait de mettre des casques pleins comme ça, ça nous garde les cheveux un peu au sec.
01:13:36 Et ça permet de sauver quelques petits pourcents d'énergie et quelques petits degrés de chaleur dans le corps.
01:13:47 C'est toujours un petit plus.
01:13:49 C'est vraiment, il faut le porter ce casque plein aujourd'hui.
01:13:53 Il n'y a même pas de discussion à avoir.
01:13:56 Oui on en parlait tout à l'heure du bandeau pour protéger les oreilles et un petit peu la tête.
01:14:02 On sait que Pauline dans les conditions froides, Pauline Fiorentprevot met souvent des bandeaux.
01:14:06 Là on me semble qu'elle n'en avait pas.
01:14:08 Mais c'est vrai qu'on n'a pas vu trop de concurrentes avec la tête protégée.
01:14:13 Après je pense que, comme on le disait un petit peu plus tôt, les températures ont dû descendre aussi pendant la course.
01:14:22 On a vu cette nappe de nuages qui, quand elles sont parties, étaient sous la nappe de nuages.
01:14:28 Et là maintenant elles sont dedans.
01:14:30 C'est vraiment un signe de chute des températures.
01:14:33 Et peut-être que quand elles sont parties, c'était encore correct et qu'on a perdu 2 ou 3 degrés pendant cette première partie de course.
01:14:43 La visibilité qui est complètement réduite aussi.
01:14:48 C'est vraiment dantesque. C'est un chantier qui restera dans les annales je pense.
01:14:54 Je pense que tous les pilotes nous en parleront en référence.
01:14:58 Oui là c'est vrai qu'on a vraiment des conditions aujourd'hui qui sont assez incroyables.
01:15:06 Je ne sais pas si on a déjà connu des conditions similaires.
01:15:09 Oui on en parlait la course de Val-Nord.
01:15:12 On a toujours des références quand même de bons chantiers.
01:15:14 C'est quoi ta référence de chantier toi Lucie ?
01:15:16 Alors là il faut que je me creuse un petit peu la tête.
01:15:19 L'année dernière on en a parlé tout à l'heure, Val-Nord.
01:15:23 C'est vrai Val-Nord au mois d'août 2023, on avait des conditions similaires.
01:15:29 Beaucoup de pluie et surtout je crois qu'on avait 2 ou 3 degrés.
01:15:32 C'est un petit froid je pense.
01:15:35 Il faisait très très froid. Je crois qu'à certaines périodes on avait même de la neige fondue.
01:15:39 Je me rappelle que tout le long de la course, on me demandait ce que je faisais sur le vélo.
01:15:42 J'avais eu un froid terrible et toute la course on me disait "mais c'est pas possible, qu'est-ce que je fais là ?"
01:15:48 Du coup avec la pluie tu as aussi arrêté ta carrière 2 mois après.
01:15:53 Exactement !
01:15:55 Ça a peut-être été l'élément déclencheur la course de Val-Nord.
01:15:58 Non je ne sais pas mais un de mes derniers souvenirs vraiment de course c'était un froid terrible.
01:16:04 C'était bien cette course là de Val-Nord.
01:16:07 Après on a eu des... Val-Nord on le rappelle c'est quand même à 2 millimètres d'altitude.
01:16:12 Du coup on a quand même des températures qui peuvent être très très basses.
01:16:15 J'ai déjà fait des courses, alors à contrario on a eu des canicules à Val-Nord, vraiment horribles.
01:16:21 J'ai quelques souvenirs aussi de quand j'étais plus jeune dans la catégorie U23.
01:16:26 J'ai fait des courses à Val-Nord où c'est qu'on avait le départ à 8h30.
01:16:29 Autant vous dire qu'il faisait aussi très froid.
01:16:31 Mais avec le soleil ça se réchauffait assez rapidement.
01:16:33 On ne ressentait quasiment pas le froid une fois élancé.
01:16:36 Parce que quand on a des conditions comme ça avec de la pluie, ça devient une catastrophe.
01:16:42 Ce dernier souvenir que j'ai en tête c'est Val-Nord au mois d'août 2023.
01:16:47 Et toi du coup c'est quoi tes pires souvenirs ?
01:16:49 Parce qu'on le rappelle que Titouan fait aussi des courses de XCO malgré sa carrière en XCE.
01:16:56 On le voit très souvent sur les courses de XCO.
01:17:00 Mon pire souvenir, je dirais que c'était vendredi dernier sur les championnats de France de short track à Levins.
01:17:07 C'est moi !
01:17:09 Les sudistes nous disent tout le temps "Venez à Levins, il fait tout le temps beau".
01:17:14 On a fait les championnats de France à Levins la semaine dernière.
01:17:19 Et on avait des flaques où on avait de l'eau quasiment jusqu'au moyeu.
01:17:23 C'était pas si pire mais j'ai le souvenir d'une coupe de France à Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse en 2010.
01:17:30 Et je me souviens que c'était tellement bleu qu'il y avait des descentes qu'on faisait sur les fesses.
01:17:36 On prenait le vélo en haut des descentes, on le portait et on glissait en mode tout au devant sur les fesses.
01:17:41 On a tous des petites anecdotes sympas comme ça.
01:17:44 Mais finalement on s'en souvient et on en rigole encore quelques années après.
01:17:48 Donc ça reste des bons souvenirs.
01:17:50 Je me rappelle bien de cette course, je n'étais pas encore, je ne courais pas encore les coupes de France.
01:17:55 Mais je me rappelle, j'étais trop jeune, j'étais venue voir mon frère faire la course.
01:17:59 Et c'est vrai, je me rappelle très bien de ce que tu dis, des descentes en toboggan sur les fesses avec le vélo.
01:18:04 Il y a même des photos, ah ouais c'est un beau souvenir.
01:18:07 Après on en rigole quelques années plus tard.
01:18:09 C'est ça.
01:18:10 Allez ce dernier tour, mon ami Thorhallner toujours deuxième, qui s'accroche bien à sa médaille d'argent.
01:18:17 Et Petersen qui continue toujours son solo, son cavalier seul à la conquête d'un deuxième titre de championne d'Europe consécutive.
01:18:26 On est à la moitié de ce dernier tour là, on repasse au niveau du site de départ arrivé et on va repartir sur la dernière demi-boucle.
01:18:34 On a du mal à aller voir, elle se brouillarde au couteau.
01:18:40 Oui là on ne voit carrément plus du tout les concurrentes.
01:18:46 On voit la pluie qui tombe dans les flaques d'eau, ça a l'air d'être un déluge.
01:18:50 On voit Craig Petersen qui commence un petit peu à regarder derrière, mais bon.
01:18:59 Elle ne risque pas de l'avoir puisqu'elle a 1 minute 30 d'avance, donc forcément c'est un écart qui est assez confortable.
01:19:05 Craig Petersen qui reprend seulement finalement sa saison VTT puisqu'elle avait le choix en début de saison de s'aligner un petit peu plus sur route.
01:19:14 Elle a pris une très belle 5ème place sur le Tour des Flammes féminin.
01:19:17 Elle a repris sa saison VTT seulement la semaine dernière sur une course UCI du côté des Pays-Bas qu'elle a remportée.
01:19:23 Elle semble bien avoir encaissé son début de saison, elle qui a fait aussi une partie de la saison de cyclocrosse.
01:19:30 Mais en tout cas son début de saison sur route semble avoir bien récupéré et être partie sur les mêmes bases que celle qu'elle avait l'année dernière.
01:19:40 Elle s'était imposée quand même à plusieurs reprises en Coupe du Monde et elle a quand même repris aussi le classement général de la Coupe du Monde.
01:19:47 Oui c'est vrai, c'est une la tête qu'on voit jongler assez facilement entre le cyclocrosse, le VTT et la route.
01:19:54 Voilà, là comme tu l'as bien dit, on ne l'a pas vue, elle reprend que maintenant, mais bon c'est comme si elle n'avait jamais arrêté le VTT pendant quelques mois.
01:20:03 Elle a une aisance pour passer du vélo de route au VTT au cyclocrosse.
01:20:09 Un peu à la Pauline Ferrand-Prévot d'ailleurs, qui c'était un petit peu sa spécialitaire à Poumeluc en 2014 et 2015.
01:20:17 Je crois qu'en un an elle a été championne du monde dans les trois disciplines, c'est à dire au mois de septembre en route et puis après cyclocrosse et VTT dans la foulée.
01:20:27 Donc c'est quelque chose qui n'a jamais été encore fait par quelqu'un d'autre.
01:20:31 C'est assez historique.
01:20:33 C'est assez historique, tout à fait.
01:20:36 Je crois que c'est l'objectif de carrière de Tom Pitcock, d'être champion du monde dans les trois disciplines.
01:20:41 On se rappelle que Tom Pitcock a déjà deux titres, un titre en cyclocrosse et un titre en VTT.
01:20:47 Lui qui est champion du monde en titre de VTT.
01:20:49 Mais on estime que pour Tom Pitcock, le titre mondial sur route sera peut-être le plus dur à aller chercher.
01:20:55 Oui, quand on voit le niveau qu'il y a maintenant, c'est vraiment...
01:21:00 Après voilà, c'est un top pilote aussi en route.
01:21:04 Là voilà, on voit Doug Peters qui va arriver.
01:21:08 Qui va passer la ligne d'arrivée.
01:21:11 C'est vraiment très très beau ce qu'elle a fait, surtout dans ces conditions-là.
01:21:14 Championne d'Europe pour la deuxième fois consécutive.
01:21:18 C'est vraiment très beau de la voir comme ça.
01:21:23 Elle est contente, après elle s'est vraiment battue franchement.
01:21:26 Quand on voit les conditions qu'elle a eues, c'est vraiment très beau ce qu'elle a fait.
01:21:29 C'est une bonne championne d'Europe.
01:21:31 Très belle victoire.
01:21:34 Voilà, Merlendez qui va accueillir son deuxième titre consécutif de championne d'Europe.
01:21:38 Elle s'était imposée aussi la saison dernière pour la Coupe du Monde sur plusieurs manches.
01:21:43 Elle avait emporté le classement général de la Coupe du Monde également.
01:21:46 Et là, elle va chercher pour sa deuxième course de VTT de la saison, un titre de championne d'Europe.
01:21:50 Après, je pense que toutes les pilotes qui finiront aujourd'hui la course seront vainqueurs.
01:21:55 Parce qu'elles méritent tous un tee-shirt de finisher.
01:21:58 Des conditions qui sont apocalyptiques.
01:22:02 Du froid, de la pluie, des défaillances.
01:22:08 Pauline Ferrand Prévost qui était bien partie pour se battre pour une médaille ou pour le titre qu'elle a dû renoncer un peu plus tôt dans la course.
01:22:16 Transit Froid, la française.
01:22:18 Et Mona Litter-Walner, l'Autrichienne qui va aller chercher une très belle médaille d'argent pour ses championnats d'Europe 2024.
01:22:31 Oui là vraiment franchement, je leur tire mon chapeau à toutes les filles parce que là c'était vraiment des conditions apocalyptiques comme tu dis.
01:22:39 Regarde, on les voit directement le stade de Mona Litter-Walner qui est de la couve.
01:22:45 Je pense qu'elles ont vraiment souffert du froid, c'était vraiment terrible.
01:22:49 Donc vraiment je leur tire mon chapeau à toutes les concurrentes.
01:22:52 Là c'était vraiment des conditions extrêmes.
01:23:00 Elle est prête pour la course pour Nina Benz.
01:23:03 Et ouais, qui va faire peut-être la course de sa vie quand même, qui va aller chercher une superbe médaille de bronze l'Allemande.
01:23:09 Comme tu le disais Lucie, on l'a vu de temps en temps tourner entre la 10ème et la 20ème place en Coupe du Monde mais très rarement mieux.
01:23:17 Et aujourd'hui elle va chercher une très très belle médaille de bronze sur ses championnats d'Europe.
01:23:23 Voilà, c'est la grosse surprise du jour, l'Allemande Nina Benz qui monte sur la 3ème marge du podium.
01:23:30 C'est cool ça peut être Nina Benz.
01:23:32 Riding very well today Nina Benz.
01:23:35 I can't believe it.
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