00:00 Tout a commencé ce jour-là.
00:03 Emmanuel Macron qui arrive en fait avec 5 ans de travail,
00:09 il est bon.
00:10 Les gens qui réussissent, c'est les gens qui ne font rien.
00:21 Émission !
00:23 Macron !
00:24 Je vous protégerai !
00:32 Ça je vous ménage !
00:33 C'est un coup de génie de la part de Macron.
00:43 Il invite Trump.
00:44 Macron est un jeune président qui n'a pas l'expérience
00:48 des relations avec les autres chefs d'État.
00:51 Trump est un bulldozer capable de tout pour arriver à ses fins.
00:54 Donc comment gérer cet éléphant dans un magasin de porcelaine ?
00:57 La seule façon, c'est d'essayer de séduire Trump.
01:01 Il veut vraiment lui montrer ce que la France a de meilleur.
01:06 Et Trump aura de la lumière plein les yeux.
01:10 Il est enthousiasmé par ce défilé.
01:13 C'est l'une des meilleures parades que j'ai jamais vues.
01:15 Parce que ce que j'ai vu, on peut faire quelque chose comme ça
01:18 le 4 juillet à Washington, à Pennsylvania.
01:21 Emmanuel Macron pense qu'il peut avoir Donald Trump
01:26 en quelque sorte dans un rapport personnel.
01:28 Et ça va se concrétiser particulièrement
01:31 pendant la visite d'État d'Emmanuel Macron à Washington.
01:34 Et là, il y a un moment où il y a un défi.
01:40 Et là, à la surprise générale.
01:45 Il y a des rapports tactiles qui se créent
01:52 à coups de poignées de main, d'accolades.
01:55 Macron est comme un jeune loup qui arrive
02:04 et qui veut se faire respecter par les plus âgés.
02:07 Mais c'est vraiment un jeune auc de la politique
02:10 qui essaie de s'imposer sur la scène mondiale.
02:12 Évidemment, ce n'est pas facile.
02:14 Très vite, les rapports se dégradent.
02:31 Notamment quand Trump dénonce l'accord de Paris.
02:36 Il y a un accord qui a été signé par le prédécesseur de Trump.
02:39 Et Trump n'en veut pas. Il est quasiment climatosceptique.
02:42 Donc, ça sera très difficile de le faire changer d'avis.
02:45 Mais Macron va essayer pendant plusieurs mois.
02:47 Ça ne va pas marcher. Sur le climat, il va perdre.
03:04 Au début, il a cru que des bonnes relations personnelles
03:07 avec des chefs d'État étrangers, ça pouvait changer le monde.
03:10 Non, ça ne change pas le monde parce que chaque pays a ses intérêts
03:13 et que chaque président défend les intérêts de son pays.
03:16 Donc, il s'était fait des illusions de ce point de vue.
03:18 Il s'adresse aux quelques journalistes qui sont dans son avion.
03:33 Pour leur dire qu'ils pensent comprendre la psychologie de Vladimir Poutine.
03:39 Quand il part, il y croit. Dans l'avion, il nous dit
03:43 "Ça va être long, mais c'est possible. On peut y arriver par le dialogue.
03:46 On va tout faire pour éviter la guerre."
03:48 Et c'est vrai que c'est sincère de la part de Emmanuel Macron.
03:51 En fait, cette rencontre a été un mensonge total.
03:56 Pendant plus de deux heures, Poutine a menti à Macron.
04:01 En réalité, tout était prêt. Le plan de l'invasion et de la prise de Kiev
04:06 étaient prêts, mais le plan de l'invasion n'était pas prêt.
04:09 Il n'y avait pas de plan de l'invasion.
04:11 Il n'y avait pas de plan de l'invasion.
04:13 Il n'y avait pas de plan de l'invasion.
04:15 En réalité, tout était prêt. Le plan de l'invasion et de la prise de Kiev étaient prêts.
04:20 Et le voyage de Macron, en fait, n'a servi à rien.
04:24 Nous avons pris la décision de faire une opération militaire spéciale.
04:31 Il est toujours de bonne foi. Il arrive, il tente.
04:33 Il y a un peu le côté gaulois, le président gaulois.
04:35 Il se dit "Bon, on va y aller avec nos petits bras, notre petite force."
04:41 Mais il y suit quand même des échecs diplomatiques assez sévères.
04:45 Sa visite en Israël au lendemain du 7 octobre,
04:50 où, contre toute attente, il s'embarque dans une proposition
04:55 très hasardeuse de coalition pour combattre le Hamas.
05:00 Vous n'êtes pas seul.
05:05 C'est pourquoi la France est prête à ce que la coalition internationale contre Daesh,
05:11 dans le cadre de laquelle nous sommes engagés pour notre opération en Irak et en Syrie,
05:17 puisse lutter aussi contre le Hamas.
05:20 La coalition pour Gaza, c'était absurde.
05:25 Ça, c'était une erreur.
05:27 Il a voulu un geste symbolique, et bien c'était un mauvais geste symbolique.
05:32 Et d'ailleurs, ça a disparu à une vitesse impressionnante.
05:36 Ça a duré 48 heures.
05:38 Et ensuite, plus personne n'en a plus jamais parlé.
05:41 Il prend beaucoup de risques, il n'a pas beaucoup d'alliés, il faut bien dire ce qui est.
05:49 Et puis surtout, il avance en solo, et donc la diplomatie, ça ne fonctionne pas comme ça.
05:57 En dehors peut-être de la scène européenne où il a eu des succès,
06:02 je crains qu'à la fin de ce double quinquennat, il y ait plus d'échecs que de succès.
06:06 [Musique]
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