00:00 Mais d'abord, Gaspard Frost est avec nous, je vous le disais, bonjour Gaspard !
00:04 Bonjour tout le monde, Dimitri, Anissa, Delagard, Ducrosse, bravo à vous d'être là !
00:08 Ce matin, 1er mai, fête du travail, car vous, vous avez pris cette fête au pied de la lettre !
00:12 Si ça s'appelle la fête du travail, c'est que ce jour, eh ben on bosse !
00:16 Eh oui, on bosse !
00:17 Quand c'est la fête de la musique, on fait de la musique !
00:19 Quand c'est la fête de la saucisse, on mange des saucisses !
00:21 Quand c'est la fête du slip, on claque de la fesse, c'est comme ça !
00:24 Mais attention, si je vous dis ça...
00:26 Parce que nous, on est là, on est là, mais qu'est-ce qui m'arrive ? On est là !
00:30 Serais-je marabouté ?
00:31 Si on est là, il ne faut pas que l'auditeur le prenne personnellement,
00:34 on n'est pas là pour te stigmatiser, cher auditeur !
00:37 On t'aime, toi qui es probablement à 7h roupie comme une grosse feignasse !
00:41 Alors je parle évidemment de l'auditeur qui bosse dans le privé,
00:43 parce que le fonctionnaire, c'est peut-être le seul jour de l'année où il se lève à 4h du matin !
00:47 N'oublions pas qu'il doit se pointer à midi, place de la République,
00:50 au concours de la pancarte crypto-communiste la plus débile possible !
00:53 Concours de haut vol, puisque je rappelle quand même que Besancenot, Poutou, Binet et Arthaud y participent !
00:57 Je disais donc, on n'est pas là pour stigmatiser l'auditeur !
01:00 Toi, fier employé du privé qui ne demande qu'à t'élever vers une classe sociale supérieure
01:04 pour prétendre toi aussi peut-être un jour te promener en pantalon Bordeaux,
01:08 polo vert et pull rose sur les épaules sur une plage de la Bôle !
01:11 Oui, on pense à toi et on t'aime, car on te connaît,
01:13 on sait qu'à cette heure-là, tu jouis d'appuyer toutes les 10 minutes sur le bouton snooze de ton réveil,
01:17 en t'en foutant complètement, parce que ce matin, c'est toi le maître du temps !
01:21 Car on le connaît tous, on la partage avec toi, cette volupté d'appuyer comme un déterré
01:25 sur le bouton snooze toutes les 10 minutes, en sachant qu'on pourra faire ça jusqu'à midi !
01:29 Et on sait aussi qu'en vrai, par habitude, à force de se lever tous les matins à la même heure,
01:33 cher auditeur, on a beau être le 1er mai, tu as malgré tout déjà ouvert l'œil à 5h du matin !
01:37 Mais il te reste ce plaisir que personne ne peut te voler,
01:40 de 5h du matin à 11h d'appuyer toutes les 10 minutes sur le bouton snooze !
01:45 Je me lève, non, bam, je dors ! Je me lève, bam, non, je dors !
01:48 - Quelle introduction, dis donc ! - C'est normal, à un moment, il faut aussi se mettre à la place des auditeurs, Dimitri,
01:52 on ne peut pas vivre déconnecté !
01:54 - Vous nous aviez parlé hier, Gaspard, des députés de la France Insoumise,
01:58 qui rendent visite aux étudiants manifestant à la Sorbonne et à Sciences Po pour la Palestine.
02:02 - Ah, ça a été pour la Palestine ? Vous faites bien de me le dire, parce que quand j'ai vu les images,
02:05 ça ressemblait quand même plus à une fête des voisins organisée par le Hamas !
02:08 - Ça vous choque, la présence de députés ? Et les filles, on soutient ce mouvement ?
02:11 - Et les filles, si on leur enlève ça, qu'est-ce qui leur reste ?
02:15 Et les filles, c'est leur ADN, le choquage, c'est une forme de taser verbal.
02:19 Mais je veux dire, ce qui me choque avec eux, c'est qu'ils se pointent toujours avec une écharpe tricolore.
02:22 - Mais en quoi c'est choquant ?
02:23 - C'est pas pour filer la métaphore de Jean-Luc, mais un député de LFI avec une écharpe tricolore,
02:27 c'est à peu près aussi crédible qu'Adolphe Eichmann en costume de rabbin.
02:30 C'est peut-être que du second degré, d'ailleurs, mais vous savez, à mon avis,
02:33 ils ne se rendent pas compte qu'ils portent l'écharpe tricolore.
02:35 - Ah oui ?
02:36 - Tu vois, à leur tête, ils ont toujours l'air à moitié réveillés,
02:38 donc à mon avis, ils enfilent le truc à la va-vite, c'est un geste réflexe.
02:41 Ils se promèneraient dans la rue avec un chou-fleur sur la tête et une chaussette sur le zgeg,
02:44 ça serait du même ordre, je vous assure.
02:46 - Vous avez cité Emeric Caron hier, qui n'était pas le seul présent au point de blocage.
02:50 On a pu apercevoir aussi Thomas Porte, celui qui avait collé la tête d'Olivier Dussopt sur un ballon.
02:55 Il y avait aussi Louis Boyard.
02:56 - Oui, ils étaient là, je trompe colère et je trompe en surpoids.
02:59 Et on peut dire ce qu'on veut, mais ces deux-là, on aime, on n'aime pas, mais ils sont efficaces.
03:03 - Ah oui ?
03:04 - Ah oui, les filles, on les appelle les Hubert-Strom-Führer.
03:06 Avec eux, on a toujours droit à des images médiatiques ultra-puissantes.
03:09 - Vous trouvez ?
03:10 - Ah bah, Thomas Porte avec son écharpe qui s'interpose entre les CRS et les Castor Junior qui font la révolution,
03:15 c'était puissant comme un tableau de Delacroix.
03:18 Après la liberté guidant le peuple, la busse couvant les sardines.
03:21 Et on va s'arrêter là, parce qu'il y en a encore pour demain.
03:25 - Bon, ben voilà, un peu de rap pour demain, mais c'était bien les busses couvant les sardines.
03:29 - Oui, c'est beau comme un...
03:30 - Bon, merci beaucoup Gaspard.
03:31 - Je vous en prie.
03:31 - C'est un plaisir, on vous retrouve demain matin, même heure, même endroit.
03:34 - C'est un plaisir d'être là le 1er mai.
03:35 - Mais oui, la fête du travail, vous l'avez dit.
03:37 - Ça se voit vous rayonner.
03:39 Non, mais c'est vrai.
03:39 - Mais ça roule très bien dans Paris.
03:41 - Comme les rayons du supermarché.
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