00:00 Si nous sommes réunis ici, si nombreuses et nombreux,
00:03 c'est pour défendre une idée de la démocratie
00:06 et des libertés publiques dans ce pays.
00:09 On est dans une situation où le pouvoir macroniste
00:16 criminalise, poursuit,
00:19 essaie de faire taire et d'intimider toutes les oppositions politiques
00:22 qui essayent de porter une voix pour la paix,
00:26 pour un cessez-le-feu à Gaza de manière beaucoup plus forte
00:29 parce que la France est silencieuse,
00:31 pourrait faire bien davantage pour cette situation
00:34 absolument atroce avec tous les milliers de morts qu'il y a déjà à Gaza.
00:38 Et donc on est là pour dire que nous avons ce droit,
00:41 cette liberté d'expression et qu'on ne nous intimidera pas.
00:44 Il faut savoir que nous, au Conseil régional de l'Île-de-France,
00:47 d'une part, le président du groupe Rassemblement national
00:51 nous a traités de Hamas français.
00:53 Un vice-président de la majorité de Précresse
00:55 nous a traités de terroristes en séance,
00:57 alors que nous défendions un projet de subvention à l'UNICEF
01:02 pour les enfants palestiniens.
01:04 Donc on voit bien qu'il y a aujourd'hui une pression
01:08 qui va de Macron en passant par la droite LR jusqu'à l'extrême droite
01:12 pour interdire toute expression de soutien au peuple palestinien.
01:18 Pense-t-on réellement que Rima Hassan et Mathilde Panot présentes ici
01:21 seraient d'une quelconque manière des apologistes du terrorisme ?
01:24 Bien sûr que non.
01:25 Mais avant cela, il y a les convocations de mes camarades devant la police.
01:29 Mais avant ça, il y a l'interdiction d'une conférence
01:32 et d'une réunion publique de Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan.
01:36 Mais avant ça, il y a les interdictions des manifestations pour la paix
01:39 après le 7 octobre.
01:41 Mais avant cela, il y a la répression du mouvement des Gilets jaunes.
01:44 Mais avant ça, il y a la répression de la colère face à la mort de Nahel.
01:49 Mais avant cela, il y a aussi la répression de la réforme des retraites.
01:53 Bref, c'est une pente autoritaire dans laquelle s'engouffre le gouvernement d'Emmanuel Macron.
01:57 Ce n'est pas seulement Mathilde Panot et Rima Hassan.
02:00 Ce sont elles parce qu'elles sont très représentatives.
02:03 Mais c'est surtout pour la liberté d'expression.
02:06 Parce qu'aujourd'hui, on ne peut plus parler sans être convoqué, arrêté.
02:12 On ne sait même plus pourquoi.
02:13 Et c'est depuis les Gilets jaunes.
02:16 Ce n'est même pas depuis aujourd'hui, mais c'est de plus en plus.
02:18 Là, ils poussent le bouchon de plus en plus loin.
02:20 Ils vont très loin.
02:21 Ce syndicaliste aussi qui a été arrêté un an de prison avec sursis, c'est une honte.
02:28 Et donc, je suis là pour tous ceux qui ne peuvent pas parler.
02:32 Je suis là pour les soutenir.
02:34 Moi, je ne parle pas en général, mais là, c'est pour les soutenir.
02:37 Sous-titrage Société Radio-Canada
02:39 [Sonnerie de fin]
02:41 [SILENCE]
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