00:00 On se nourrit le plus possible, il y a des livres, il y a de la matière, parfois pour
00:06 certains plus que d'autres.
00:07 Et c'est très plaisant, c'est très plaisant.
00:09 C'est pas comme si c'était un personnage de fiction qu'on crée, où la page est blanche
00:13 et on s'amuse à inventer des choses, on crée, etc.
00:16 Et on finit par avoir une sorte de map, une sorte de plan comme ça.
00:20 Pour être très honnête, que j'oublie assez vite après le tournage.
00:23 En revanche, Beaumarchais, c'est là, c'est encore là, ça va m'accompagner.
00:28 C'est des choses que j'ai apprises à connaître de lui.
00:32 Je me suis connecté à ce pan de l'histoire qui a 250 ans.
00:37 Et 250 ans, c'est finalement pas si loin.
00:39 C'est vraiment hier, quand on regarde derrière, et il y a des choses qui se sont passées
00:44 et qui se repassent aujourd'hui.
00:46 Noah a beaucoup plus à apprendre en français que moi.
00:49 Heureusement, j'ai eu seulement une scène longue à faire.
00:52 J'aime apprendre le français.
00:54 C'est quelque chose que j'ai voulu faire.
00:56 J'ai toujours voulu le faire.
00:58 J'aime le cinéma français.
00:59 Donc pour moi, je pense que mon rêve d'un jour sera d'être dans un film français.
01:04 Mais je ne savais absolument rien, je savais juste "bonjour".
01:08 Je pense que j'avais un mois pour apprendre autant de français que je pouvais.
01:12 Et mon personnage, c'est un film de 8 ans.
01:15 Tu vis dans un pays pendant 8 ans, tu vas probablement être fluide.
01:18 Donc, à la fin du film, la plupart des scènes étaient en français.
01:22 Et j'ai dû être fluide.
01:24 Et c'était très...
01:26 C'était dur.
01:27 Et je te dirais mon mot préféré en français, mais je ne pense pas que c'est adéquat.
01:32 On avait une incroyable coache de dialecte français.
01:37 Et elle était merveilleuse dans la collaboration entre les acteurs français et britanniques.
01:42 Et elle s'assurait que tout le monde était content avec leurs langues, leurs accents.
01:46 Le standard d'acting en France est...
01:50 - Frighteningly good. - ...d'un niveau assez effrayant.
01:53 - On a dû élever ce jeu. - Oui, on l'a fait.
01:56 Ce qui est très intéressant avec Olivier Berrieux, c'est qu'il est vraiment dans le dialogue.
02:02 Tous les costumes ont été faits sur mesure, mais je me souviens des premiers rendez-vous
02:06 où on voyait juste des échantillons.
02:09 Il avait déjà en tête un certain imprimé pour une certaine séquence.
02:15 En fait, il est impliqué de manière totale sur la création.
02:20 Il est en discussion effectivement avec aussi les créateurs de perruques, avec les décorateurs.
02:27 Et donc, c'est cette harmonie-là qu'ils essaient de créer
02:31 et qui nous donne des ailes effectivement quand on arrive sur le plateau.
02:35 La chance d'avoir en production les moyens de faire des costumes sur mesure,
02:41 parce que des costumes d'époque qui vous fitent complètement,
02:45 c'est comme une seconde peau en fait.
02:47 Et quand on a des chaussures sur mesure aussi, qui vous vont complètement,
02:50 tout d'un coup, alors les femmes le savent encore plus que les hommes,
02:53 mais c'est vrai que de marcher avec des talons plats ou de marcher avec des talons hauts,
02:57 c'est pas du tout la même chose.
02:58 De marcher avec des bottes ou avec des baskets, c'est pas pareil.
03:01 Et il y a tout ça. Et donc, ça fait partie du costume.
03:04 Et le costume, du coup, devient vraiment un outil pour nous complètement.
03:10 Oui, aller à travers le make-up et le costume sur ce projet, c'était comme une expérience.
03:17 Parce que vous pouvez faire toute l'étude, ce qui est fantastique.
03:19 Et une histoire comme celle-ci, il y a tellement de choses à faire.
03:23 Mais quand vous arrivez à la scène et que vous vous mettez en make-up,
03:27 vous avez un visage poudré, des cheveux rosés, et puis, comme vous le dites,
03:30 le costume arrive, et spécifiquement, les talons hauts.
03:35 Pour moi, j'ai des talons particulièrement hauts,
03:37 presque aussi hauts que ceux que vous avez maintenant.
03:40 Mais ça vous met complètement à l'avant.
03:43 Donc, ça vous force immédiatement à se poser et à réagir d'une manière différente.
03:50 Pour moi, c'était très inquiétant.
03:52 J'étais comme, vous savez, je n'ai pas la meilleure posture au monde.
03:56 Et je voulais ressembler à ce que je devais être dans le temps.
03:59 Mais en fait, quand vous vous mettez dans le costume
04:03 et que vous commencez à porter toutes ces belles robes,
04:05 et les cheveux, et tout ça, la physicalité arrive avec ça.
04:10 Donc, ça a très bien aidé.
04:12 Je pense que dans beaucoup de shows que vous voyez,
04:14 qui sont réalisés dans cette époque,
04:17 les gens essayent de faire que le make-up ressemble à quelque chose de joli,
04:20 de modernisé, mais je pense que pour ce show,
04:23 on voulait juste montrer comment c'était.
04:26 Et je pense que dans ce temps, le make-up n'était pas aussi bon que maintenant.
04:31 Et ils se faisaient juste peindre de blanc et ils seraient parfois croustillants.
04:36 - Juste un teau jaune. - On a souffert pour leurs yeux, n'est-ce pas ?
04:39 Oui.
04:40 Au bout de chaque jour de filming, quand vous arrivez à enlever le wig,
04:44 et vous pouvez avoir un grand scratch, c'était le highlight du jour.
04:48 Sous-titrage ST' 501
04:50 Sous-titrage ST' 501
04:52 Merci à tous !
04:54 Merci à tous !
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