00:00 -Qu'il y ait de la colère, on peut comprendre qu'il y ait de la colère.
00:03 La colère, c'est plutôt...
00:05 Nous déplorons tous, évidemment, les morts,
00:09 de tous les côtés,
00:11 et il est clair que ce qui est d'abord...
00:14 Ce qui est visible d'abord, c'est un blocage,
00:17 c'est qu'il y a de la colère.
00:19 Je n'entends pas de colère pour les otages,
00:22 je ne vois pas de photo pour les otages.
00:25 On sent une manipulation politique derrière ce mouvement
00:29 qui regroupe quelques dizaines d'étudiants
00:33 et qui, surtout, empêche aux étudiants juifs
00:37 d'accéder et la liberté d'enseignement.
00:40 Alors, la colère, on en a tous,
00:42 et on a tous envie que tout se termine
00:45 dans la meilleure des conditions,
00:47 et on sait tous aussi qu'il y a un élément
00:49 pour que cette guerre se termine, c'est la libération des otages.
00:53 Et ça, on n'en entend jamais parler.
00:56 Il y a réellement une manipulation politique derrière tout ça.
01:00 Les revendications ressemblent réellement
01:04 à un fil rouge qui a été défini
01:08 et qui nécessite une organisation toute particulière.
01:12 -C'est-à-dire ?
01:13 Par "manipulation politique",
01:15 ce fil rouge, cette organisation dont vous parlez ?
01:19 -Moi, je veux dire qu'on sent bien
01:21 que derrière les revendications des étudiants,
01:25 il y a essentiellement des revendications politiques
01:28 qui correspondent à un axe unique,
01:32 c'est de faire de Gaza
01:34 un...
01:36 un outil, finalement,
01:40 de communication, et uniquement,
01:43 et uniquement cet outil qui entraîne automatiquement
01:47 une discrimination importante
01:49 vis-à-vis des étudiants juifs de Sciences Po.
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