00:00 Là-dessus, il n'y a pas d'ambiguïté. D'abord, dans les deux accords que vous évoquez, le contribuable n'est absolument pas mobilisé.
00:06 Si je prends l'accord du contrôle aérien, par exemple, la modernisation que j'évoquais, la réforme qui sera en cours pour améliorer la productivité
00:13 du contrôle aérien va être largement compensée par des gains pour les compagnies. Donc la réforme sera financièrement neutre, c'est-à-dire que la flexibilité
00:22 qui va être apportée demain dans la réforme du contrôle aérien va bénéficier aux compagnies aériennes. Et finalement, le coût des demandes qui ont été
00:30 obtenues par les syndicats va correspondre exactement aux gains que vont faire les compagnies aériennes. Donc au bout du compte, c'est financièrement neutre
00:38 à la fois pour le contribuable et pour l'usager. Et puis l'accord de la SNCF, c'est un accord d'entreprise. N'oubliez pas aujourd'hui que la SNCF
00:44 est une entreprise privée et qu'elle doit donc effectivement être soumise à la concurrence et répondre à des enjeux de concurrence. Donc là aussi,
00:52 le contribuable ne sera pas sollicité. Et ce sera à la SNCF, effectivement, d'être – j'ai envie de dire – suffisamment forte dans la concurrence
00:59 pour pouvoir amortir les enjeux sociaux qu'ils ont envie de voir évoqués. Et puis il ne s'agit pas d'une modification de la réforme des retraites
01:07 comme parfois je l'ai entendu. C'est simplement un accord à l'intérieur de l'entreprise pour faciliter la pénibilité d'un certain nombre de métiers
01:13 et la cessation d'activité. Donc on est là sur un accord d'entreprise qui ne concerne que l'entreprise SNCF. De l'autre côté, quelque chose qui sera
01:22 – j'ai envie de dire – neutralisé financièrement par les gains de la modernisation du contrôle aérien, on peut pas dire que les syndicats
01:28 obtiennent n'importe quoi. On est là dans le cadre du dialogue social normal.
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