00:00 une information comme celle-là, ça dure minimum deux ans.
00:04 Donc moi quand je suis devenu avocat,
00:06 les premiers dossiers que j'ai eus, c'était dans le cours d'assises des mineurs.
00:08 C'était un dossier qui était très vieux.
00:10 Voilà, donc j'ai plaidé, j'ai fait ce que j'ai pu,
00:14 mais ce qu'il faut savoir c'est que
00:16 entre le premier jour où vous êtes là,
00:19 vous racontez des choses que les policiers vous ont dit,
00:23 et puis le dernier jour, vous procurez,
00:26 et le dernier jour où après une longue audience de cours d'assises,
00:29 on sait à peu près qui il s'agit,
00:31 et quelles sont les conséquences pour la victime,
00:33 ça a complètement changé.
00:35 Donc ce qu'il faut savoir simplement en un mot,
00:37 c'est qu'il y a chaque année à peu près 50 mineurs
00:41 qui sont jugés par les cours d'assises des mineurs
00:44 pour des affaires de meurtre, d'assassinat, de coups mortels.
00:48 Voilà, donc si vous faites un rapide calcul,
00:51 vous apercevez qu'à peu près tous les 6 ou 7 jours,
00:56 vous avez un mineur qui commet un meurtre ou des coups mortels.
01:00 Donc moi je veux bien qu'aujourd'hui,
01:03 vous soyez tous focalisés sur ces affaires qui sont extraordinaires,
01:07 enfin qui méritent largement qu'on en discute.
01:10 Mais si vous faites ça tous les 6 jours encore pendant quelques années,
01:13 je pense que les spectateurs, les téléspectateurs vont se lasser.
01:17 Donc ce qu'il faut, c'est pas simplement venir le premier,
01:21 ou le deuxième, ou le troisième jour pour raconter,
01:23 pour interviewer la mère de la victime, etc.
01:26 Non, ce qu'il faut c'est à ce moment-là, à chaque fois,
01:29 dire pourquoi c'est arrivé.
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