00:00 D'abord, deux marches blanches aujourd'hui.
00:02 Une autre il y a quasiment une semaine,
00:06 une dans ma ville il n'y a pas très longtemps.
00:10 On s'interroge sur les moyens que nous mettons en place,
00:14 sur les stratégies et les solutions que nous déployons les uns les autres,
00:18 parce que c'est un travail collectif,
00:19 il y a un continuum de police, de justice et d'éducation.
00:24 Ça nous réinterroge sur nos pratiques,
00:26 sur l'évolution de cette société.
00:31 Il y a une loi des séries qui se met en place et qui nous interroge.
00:34 J'ai entendu…
00:35 – Vous vous dites, Philippe, aurait pu être tué de la sorte
00:41 sur le territoire de ma commune, de votre commune, donc Grigny.
00:45 Ça peut arriver partout.
00:46 Vous êtes quand même cet élu qui, au moment des émeutes,
00:48 c'était d'autres circonstances, mais disait,
00:49 la France vit sur une poudrière.
00:52 – Oui, ça peut arriver tous les jours, n'importe où.
00:54 Et tous les jours, que ce soit des juges, des policiers, des éducateurs,
00:59 des animateurs, empêchent ce passage à l'acte, concrètement.
01:04 Et donc nous savons que ça peut arriver du jour au lendemain.
01:07 Il y a là une loi des séries qui est terrible
01:09 et qui met en lumière de manière très différente d'ailleurs,
01:12 je ne mélange pas ce qui s'est passé à Viri-Châtillon,
01:14 que ce qui s'est passé à Grande-Synthe, à Romance-Urizer, à Grigny,
01:17 mais il y a eu aussi Évry-Courcoronne il n'y a pas longtemps.
01:21 – C'est drôle, on recoupe des réalités différentes.
01:23 – Il y a des phénomènes qui sont très différents,
01:26 ça nous interpelle tous en fait.
01:28 Et je vois dans ce moment-là un temps où on pointe du doigt un certain nombre de…
01:35 voilà, parce qu'il y a un temps médiatique qui s'est ouvert,
01:37 il y a un temps judiciaire qui s'est ouvert,
01:40 et il y a le temps des politiques longues.
01:43 Et donc on a besoin de ce temps des politiques longues
01:45 parce qu'on doit adapter notre appareil de prévention,
01:49 d'éducation et de justice à ces faits-là qui ne sont pas des faits divers en fait.
01:54 – On va en reparler. – Ce sont des faits de société.
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