00:00 -C'est le moment d'accueillir notre invitée.
00:02 "Happy birthday to you".
00:04 Double anniversaire, 60 ans de carrière
00:08 et vous fêtez vos 80 printemps.
00:10 Bonjour, Nicoletta. -Bonjour.
00:12 -On est très heureux de vous accueillir.
00:15 C'est vrai, joyeux anniversaire.
00:18 Belle actualité, regardez.
00:19 Toute la carrière de Nicoletta dans cette intégrale,
00:23 ces CD, il y a des chansons inédites,
00:26 un livret de 12 pages.
00:28 Ca doit être très émouvant, Nicole.
00:30 -Ca m'a rappelé plein de souvenirs,
00:33 surtout toutes ces heures de studio.
00:36 309 chansons, c'est beaucoup. J'avais oublié...
00:38 -Vous avez oublié certaines d'entre elles ?
00:42 -Bien sûr. Par exemple, les inédites,
00:44 en italien, en anglais.
00:46 J'avais oublié que j'avais fait ça.
00:48 Il a fallu chercher des auteurs, je m'en souvenais plus.
00:52 C'était un problème. -Quel boulot.
00:54 -En tout cas, nous, on n'a pas oublié
00:56 que vous avez à votre palmarès de sacrés tubes.
00:59 Regardez.
01:01 -Oh oui, ma vie, c'est un malinche
01:06 Mes amours passeront et raviront
01:10 Fermons la fenêtre et laissons les volets clos
01:13 Moi, je veux t'enlacer
01:16 Et sentir ta peau contre ma peau
01:19 Et ne plus penser qu'à nous brasser
01:22 Beaubois la musique
01:27 Où est la musique ?
01:31 Rien ne m'améliore
01:34 Tant que c'était le soleil
01:37 ...
01:55 -Tout le plateau chante.
01:57 "Mamie Blue", énorme tube de 1971.
02:01 Vous avez vendu un nombre de 45 tours à l'époque
02:04 et de 33 tours. Hallucinant.
02:06 -Je suis incapable de dire les chiffres.
02:09 -J'avais vu 2 millions. -Je suis incapable.
02:11 Je ne suis pas une femme de chiffres.
02:14 -Vous vous rappelez de l'aphrénésie ?
02:16 -Je vous assure. Et ça m'énerve.
02:18 Je trouve que tous ces gens qui viennent et qui disent
02:22 "J'ai vendu des millions de disques",
02:24 ce n'est pas le plus important.
02:26 -Vous avez vendu beaucoup de chansons.
02:29 -C'est bien, le public aime ces chansons.
02:32 -Vous vous en souvenez sûrement d'eux.
02:35 -Les personnes qui ont compté dans votre carrière,
02:38 c'est Eddy Barclay et Léo Missire, directeur artistique chez Barclay.
02:42 En quoi ils ont été aussi essentiels ?
02:44 -C'est-à-dire que quand j'ai commencé,
02:47 je me disais que j'allais rencontrer Léo Missire
02:50 et ensuite M. Barclay.
02:51 "Je vais faire un disque, on verra bien."
02:54 Finalement, j'en ai fait un deuxième, un troisième.
02:57 J'ai fait une carrière.
02:59 Mais au départ, c'était des gens qui m'impressionnaient.
03:02 -Il était impressionnant, Barclay ?
03:05 -Oui.
03:06 J'appelais Sugar Daddy quand j'étais de bonne humeur
03:09 et Clay Bar quand j'étais fâché.
03:11 -Clay Bar ? -A l'envers.
03:13 -Ah oui, Barclay ! Je n'y avais jamais pensé.
03:16 -Il était merveilleux.
03:17 C'était un peu notre Walt Disney.
03:20 Il aimait beaucoup ses artistes.
03:22 Il savait les choisir.
03:24 Il avait un catalogue unique.
03:26 C'était énorme.
03:27 Il avait Ferret, il avait Beko, il avait Ferrat.
03:30 C'était insensé. Il avait Dalida, Aznavour, Nougaro.
03:34 -Et il avait Nicoleta.
03:36 -Oui, bien sûr.
03:37 Tous ces gens, je les ai rencontrés.
03:40 Ils sont devenus des amis.
03:42 Brel était un grand frère. Il me donnait beaucoup de conseils.
03:46 -C'est Léomy Cyr. -Je lui dois tout.
03:48 C'était un homme de jazz. Il aimait beaucoup ma voix.
03:51 Il m'a tout appris.
03:53 -Nicoleta, vous avez pris le tournant du Gospel.
03:56 Pourquoi ce choix du Gospel ?
03:58 -C'est grâce à ma grand-mère.
04:00 -On y vient tout de suite.
04:02 -Oh, rapide !
04:03 Oh, rapide !
04:04 Oh, rapide !
04:05 Oh, rapide !
04:06 Oh, rapide !
04:07 Oh, rapide !
04:09 Oh, rapide !
04:10 Oh, rapide !
04:11 Oh, rapide !
04:12 Oh, rapide !
04:13 Oh, rapide !
04:14 Oh, rapide !
04:16 -Vous nous disiez que c'est votre grand-mère.
04:19 -Oui. J'ai fait une messe de minuit
04:21 sur une radio importante, périphérique.
04:24 J'ai travaillé deux Gospels en anglais
04:27 pour la première fois.
04:28 Pendant la messe, avec le prêtre, on s'est organisés.
04:32 Ma grand-mère avait écouté la messe.
04:34 Elle m'avait dit que c'était bien quand on chante
04:37 ses disques mignons.
04:39 "Qu'est-ce que c'est mieux ?"
04:41 -Vous avez écouté votre grand-mère.
04:44 -Quand je me suis trouvée en désarroi,
04:46 à un moment donné, dans sa carrière,
04:49 on se stagne.
04:50 "Qu'est-ce que je vais faire ?"
04:52 "Qu'est-ce que je vais faire ?"
04:54 J'ai entendu la phrase de ma grand-mère.
04:57 Je suis partie travailler avec une chorale,
05:00 "Gospels Voices", sous l'égide de Marc Zistin.
05:03 Ils m'ont appris.
05:04 Je me suis mis au boulot.
05:06 Je travaillais 8h par jour.
05:08 -C'était un carton.
05:09 -Je continue d'ailleurs.
05:11 Je tourne dans les cathédrales,
05:13 deux fois par an, en printemps et en automne.
05:16 -Il y a beaucoup de succès
05:18 qu'on retrouve sur cet album.
05:20 Notamment le duo avec Bernard Lavillier, "Idées noires".
05:24 -Ca fait partie de ces rencontres.
05:26 -Ca s'est fait comment ?
05:28 C'est un peu au déboté ?
05:30 -Pardon ? -Ca s'est fait au déboté.
05:32 -J'ai rencontré Lavillier, Lalanne et...
05:35 Comment ils s'appellent ? Yjlin, le même soir,
05:38 dans un restaurant de musiciens.
05:40 3 fous ont déclamé des poèmes toute la nuit.
05:43 Je suis rentrée à 4h du matin.
05:45 J'étais complètement subjudée.
05:47 J'ai été réveillée à midi par un coup de fil
05:50 du directeur artistique de Richard Marçan.
05:53 C'était celui de Ferré aussi, de Bernard.
05:56 Il n'arrivait pas à s'en sortir et que ça corrisse.
05:59 Il a dit "Pourquoi tu ne sais pas Nicoletta ?
06:02 "Tu viens de la connaître. Appelle-la. On va l'appeler."
06:05 Ils m'ont appelée, toujours vaillante.
06:08 J'ai dit "Oui, j'arrive."
06:09 C'est la chanson qui dit "Formidable".
06:12 -Qu'on retrouve sur cet intégral.
06:14 On va marquer une pause et revenir dans quelques instants
06:18 avec les Bintili sur l'un de vos plus grands succès.
06:21 Un artiste international vous a passé.
06:23 On part en pause avec ce tube.
06:25 A tout de suite.
06:27 -Il est mort !
06:28 Il est mort, le soleil
06:31 ...
Commentaires