- il y a 2 ans
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00 Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 de 9h à 9h30
00:00:04 sur CNews jusqu'à 10h30. Réfléchir à une atténuation de l'excuse de minorité,
00:00:09 aider les parents, ouvrir les internats. Ce que j'ai entendu hier pour lutter
00:00:14 contre la violence, notamment celle des jeunes, me paraît le remède du
00:00:18 mercure-chrome sur la jambe de bois. Si Gabriel Attal a les mots justes
00:00:22 quand il énonce le diagnostic, j'attends qu'il précise qui est cette partie de
00:00:27 notre jeunesse, cette minorité de nos adolescents dont il parle.
00:00:30 J'ajoute qu'aller à Viry-Châtillon avec Éric Dupond-Moretti et Nicole Belloubet
00:00:36 pour parler autorité dans la cité, c'est comme vouloir vider l'océan avec une
00:00:39 petite cuillère. Gabriel Attal a du talent et sans doute
00:00:43 beaucoup de talent. Il est jeune, il est doué, il est vif. Il use et abuse de
00:00:46 formules choc. La République contre-attaque a-t-il dit. Mais derrière ces mots il
00:00:51 faudra des actes et derrière ces actes des résultats. Nous sommes lassés dès "on
00:00:56 sera intraitable". Nous sommes lassés dès "notre main ne
00:01:00 tremblera pas". Nous sommes lassés des grenelles qui ne
00:01:04 grenellent rien du tout. Je résumerai ça par une phrase simple "ça ne peut plus
00:01:09 durer, nous allons dans le mur en klaxonnant". Chacun devine que nous sommes
00:01:14 à un point de bascule de la société française.
00:01:16 C'est tout l'enjeu de la séquence Objectif 2027 qui a déjà commencé pour
00:01:22 Gabriel Attal et tous ceux qui visent la succession d'Emmanuel Macron à l'Elysée.
00:01:27 Il est 9h01, Shana Lusso.
00:01:31 Bonjour Pascal, bonjour à tous. Israël a frappé l'Iran cette nuit en riposte à
00:01:46 l'attaque iranienne du week-end dernier. Trois explosions ont été rapportées près
00:01:50 d'une base militaire proche d'Ispahan dans le centre du pays.
00:01:54 Aucun dégât majeur n'est à rapporter et les installations nucléaires de la
00:01:57 région seraient totalement en sécurité. Le professeur en criminologie Alain
00:02:01 Bauer nous en dit plus sur le site qui a été visé. Dans ce cas précis, c'est une
00:02:06 base qui a déjà été attaquée en janvier 2023. Donc ce n'est pas la
00:02:10 première fois qu'Israël est supposé avoir attaqué l'Iran, parce que pour
00:02:15 l'instant Israël n'a toujours rien dit. Deuxièmement, cette base qui est située à
00:02:18 Gajavurstan est une base très importante de l'armée de l'air, d'un centre de
00:02:23 production de missiles et elle défend effectivement une partie des sites
00:02:27 nucléaires autour de Nathans. Dans l'actualité également,
00:02:32 Gabriel Attal dénonce un "entrisme islamiste" prônant les préceptes de la
00:02:36 charia. Dans nos écoles, les mots sont forts. Écoutez les explications de Ror
00:02:40 Berger, ministre en charge de l'égalité femmes-hommes. L'entrisme islamiste, ça
00:02:44 veut pas dire que dans chacun de nos établissements, dans chacune de nos
00:02:46 écoles, on a la charia qui s'applique. C'est justement de dire évidemment...
00:02:50 Non mais soyons clair aussi, c'est de dire là où certains veulent déstabiliser nos
00:02:55 principes républicains, nous allons y opposer la force
00:02:59 républicaine de manière très claire et ne rien laisser passer de manière
00:03:02 systématique. Regardez ce qui se passe à Sciences Po. Par exemple, moi j'étais
00:03:06 tellement fière d'avoir fait cette école, je peux vous dire qu'aujourd'hui j'ai honte.
00:03:10 Et puis une marche blanche en hommage à Philippe est organisée ce matin à
00:03:15 Grande-Synthe. En attendant, l'enquête sur ce meurtre abominable se poursuit. Les
00:03:19 deux suspects, âgés de 14 et 15 ans, sont toujours en garde à vue.
00:03:23 Ils auraient organisé un guet-apens via un site de rencontre.
00:03:26 Reste à savoir si Philippe était la cible ou si le jeune homme était au
00:03:29 mauvais endroit au mauvais moment. Voilà pour l'essentiel de l'information, c'est à
00:03:32 vous Pascal. Merci beaucoup Shana, passez un excellent week-end. Elisabeth Lévy est
00:03:37 avec nous, Joseph Macéscaron, André Valigny, Georges Fenech, Gautier Lebret et
00:03:40 Alain Bauer. Restez avec nous, on a quand même changé de monde. On parle
00:03:43 maintenant de chariots à l'école. Vous allez finir par être centristes en fait.
00:03:48 Mainstream. Le recalage général, c'est que quand on dénonce les choses, on est menacé,
00:03:58 insulté, expulsé, etc. Peu à peu les faits gagnent toujours. C'est plus ou moins lent,
00:04:03 c'est plus ou moins long et à un moment on donne des mots sur les choses, les
00:04:07 faits confirment les choses et les mots deviennent justes.
00:04:10 L'escalade permanente, l'escalade permanente et je voulais commencer cette
00:04:14 émission comme cela parce que ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon hier sort de tout
00:04:22 ce que nous entendons depuis 40 ans, 50 ans peut-être, peut-être depuis plus longtemps
00:04:28 que ça, peut-être depuis un siècle en matière politique.
00:04:30 Hier, monsieur Mélenchon a comparé le président de l'université de Lille à
00:04:36 Adolf Eichmann parce que je rappelle que le président de l'université de Lille a
00:04:41 interdit la conférence que devait tenir la France Insoumise.
00:04:46 Qui est Adolf Eichmann ? C'est le responsable de la solution finale qui
00:04:50 d'ailleurs a été exécutée en 1962.
00:04:58 Adolf Eichmann. Donc l'escalade permanente, je vous propose d'écouter Jean-Luc Mélenchon.
00:05:04 Nous connaissons les bassesses qui ont conduit la police française à faire la
00:05:10 rafle du Veldiv sur les ortes décapitulars de l'époque qui étaient
00:05:15 déjà couchés comme des chiens gémissants après avoir capitulé sans
00:05:19 condition devant l'envahisseur nazi. Nous connaissons l'histoire de notre
00:05:25 pays et c'est parce que nous la connaissons que nous nous méfions, pas
00:05:30 seulement des fascistes mais plus encore peut-être des lâches, des faibles ceux
00:05:36 qui dans la chaîne interminable du mal signent un papier pour organiser un
00:05:40 convoi SNCF, qui signent des papiers pour donner des ordres à la police.
00:05:45 "Moi je n'ai rien fait" disait Eichmann, "je n'ai fait qu'obéir à la loi telle
00:05:50 qu'elle était dans mon pays". Alors ils disent qu'ils obéissent à la loi et ils
00:05:54 mettent en oeuvre des mesures immorales qui ne sont justifiées par rien ni
00:05:58 personne. Celui qui a cédé président de l'université dont on me dit que par
00:06:03 ailleurs c'est un brave homme, ce que je veux bien croire, mais à l'instant où il
00:06:08 avait à décider, il n'était plus un brave homme singulier, il était le président
00:06:13 d'une université, c'est-à-dire d'un lieu de la liberté de l'esprit où il faut
00:06:18 quoi qu'il en coûte tenir bon pour la liberté.
00:06:21 Comparer le président de l'université, faire un rapport entre Eichmann qui
00:06:27 disait "je n'y suis pour rien" et ce président qui a refusé une conférence de
00:06:32 la France Insoumise, c'est l'escalade permanente.
00:06:35 Non mais d'ailleurs c'est même pas le président, c'est le préfet, mais ce qui
00:06:38 m'inquiète plus en fait, parce que ma première
00:06:45 réaction c'est de me dire "tant mieux, les outrances de Mélenchon vont finir
00:06:48 vraiment par le montrer comme une sorte de... bon je ne veux pas employer de mots
00:06:53 qui dépasseraient ma pensée, mais ce qui m'inquiète c'est est-ce que les gens
00:06:58 autour croient à ce baratin ? Est-ce que autour... j'ai regardé les visages, est-ce
00:07:02 qu'il y a des militants, est-ce qu'il y a des gens dans nos banlieues, est-ce qu'il y a
00:07:06 des... qui pensent que tout ça est vrai, si vous voulez, que ces pauvres gens sont
00:07:10 victimes de je ne sais trop quoi.
00:07:12 - Je crois que oui, hélas je crois que oui.
00:07:14 Je crois que ça secte, parce qu'il n'y a pas d'autres mots pour décrire ceux qui
00:07:18 l'entourent là, j'ai regardé moi aussi les visages de celles et ceux qui l'entourent.
00:07:22 - Ils sont terrorisés.
00:07:24 - C'est ce que vous pensez ?
00:07:26 - Certains sont admiratifs.
00:07:28 - Ils sont terrorisés.
00:07:30 - Il y en a certains qui hochent la tête.
00:07:32 - Ils sont terrorisés, mais ça pose aussi Olivier Faure, la Nupes...
00:07:38 - La Nupes c'est fini Pascal, la Nupes c'est fini.
00:07:40 - Mais il faut...
00:07:42 - André Valigny, André Valigny, ça ne sera pas fini quand il va falloir retrouver son siège, je vous le dis.
00:07:50 - Ah ça les sortants...
00:07:52 - Parce que monsieur Faure, il n'a pas de siège s'il n'est pas avec la Nupes.
00:07:58 Monsieur Vallaud il n'a pas de siège s'il n'est pas avec la Nupes.
00:08:01 Monsieur Guedj il n'a pas de siège, ils retournent d'où ils viennent, s'ils ne sont pas avec Jean-Luc Mélenchon qui est la force de gauche la plus importante.
00:08:08 - Alors Jean-Guedj il subit la foudre mélenchonienne depuis plusieurs heures là.
00:08:11 - Et donc vous verrez qu'ils sont prêts à tout, comme Olivier Faure était prêt à tout, à vendre son âme pour un plat de lentilles,
00:08:19 et vous verrez qu'ils pactiseront avec lui, parce qu'autrement ils ne sont plus rien.
00:08:23 - Le problème c'est pas qu'elle ait cessé d'exister, c'est qu'elle est existée.
00:08:26 - Exactement. Deuxième passage de Jean-Luc Mélenchon qui a mis une cible sur notre chaîne CNews en appelant CNews, en traitant CNews de chaîne infâme.
00:08:37 - Elisabeth Boyer qui déroulait pendant des heures et des heures sur cette chaîne infâme qui s'appelle CNews.
00:08:46 - Ooooooh !
00:08:49 - A qui l'organisme qui attribue des fréquences, j'espère, aura le sursaut de dignité de la refuser la prochaine fois puisqu'elle est en cours de renouvellement.
00:09:02 - Je rappelle que Manuel Lebonpart vient régulièrement sur CNews, qu'il est interrogé par Sonia Mabrouk.
00:09:07 - Oh oui aussi.
00:09:08 - Et que Manon Aubry, je l'ai reçu plusieurs fois. Il ne me semble pas qu'on a eu un échange plutôt courtois et plutôt républicain en lui posant toutes les questions possibles.
00:09:18 - Il demande notre interdiction.
00:09:20 - Oui, mais qu'il demande l'interdiction c'est encore autre chose. Mais qu'il, dans le contexte si particulier, qu'il mette une cible sur des gens qui peuvent être effectivement manipulables en traitant la chaîne d'infâme, pose un problème de sécurité bien évidemment.
00:09:35 - Il n'a pas son bras armé, surtout, il est rapporteur de la commission d'enquête.
00:09:39 - C'était une conférence pour justement un rassemblement pour militer contre la censure, contre sa censure à lui, à la fois à l'université de Lille et dans la salle privée ensuite où il devait faire sa conférence.
00:09:49 - Mathilde Panot était ce matin chez nos confrères de BFM. Je vous propose de l'écouter.
00:09:56 - Je crois que nous avons un grave problème démocratique qui a été à de nombreuses reprises condamné par des instances internationales. Rendez-vous compte qu'hier en une journée, pour la deuxième fois, la conférence de Rima Hassan et de Jean-Luc Mélenchon a été annulée.
00:10:08 - Rima Hassan, c'était candidate aux européennes sur la liste de Manon Bry.
00:10:12 - Exactement, de Manon Bry. Ensuite, vous avez un syndicaliste qui est le secrétaire départemental CGT du Nord qui a été condamné à un an de prison avec sursis pour un tract en soutien à la Palestine.
00:10:22 Puis vous avez l'interdiction de la manifestation qui doit avoir lieu dimanche, un référent en cours, une manifestation contre le racisme et l'islamophobie.
00:10:31 Je le dis sur la conférence, dans quelle démocratie, en pleine campagne électorale, des oppositions ne peuvent pas exercer leur liberté de réunion et d'expression ? Bien sûr, dans quelle démocratie ça existe ?
00:10:43 - Et parallèlement à ça, Rima Hassan a porté plainte contre notre confrère Yoann Ouzaï, le septième sur la liste LFI aux élections européennes, a annoncé porter plainte.
00:10:51 Elle a tweeté "Bonjour Yoann Ouzaï, suite à vos déclarations que vous avez tenues sur CNews, Rima Hassan a la haine des juifs chevillés au corps depuis sa naissance. Je vous annonce déposer plainte contre vous.
00:11:02 A très bientôt, je vous souhaite d'être prêt". On sent dans ses paroles une forme de menace, en tout cas je l'interprète comme ça.
00:11:09 Il était avec nous hier soir, Yoann, qui est un journaliste remarquable, qui a pris le temps pour expliquer sa position et développer ses arguments.
00:11:19 - Je suis très surpris du dépôt de cette plainte, parce que, voyez-vous, je ne prends aucun plaisir à affirmer que Rima Hassan a la haine des juifs chevillés au corps.
00:11:30 Si je me suis permis de le dire, c'est parce que, hélas, je pense bien pouvoir en apporter la preuve. Je pense bien en avoir la preuve.
00:11:37 Mes propos, ils sont étayés. C'est d'ailleurs mon rôle de journaliste, de parler en connaissance de cause et de s'appuyer sur des faits.
00:11:44 Alors sur quels faits précisément est-ce que je me suis basé pour affirmer que Rima Hassan avait la haine des juifs chevillés au corps ? Il y a de multiples exemples.
00:11:53 J'en ai pris quelques-uns. Quand on lui pose, au mois de novembre dernier, la question "L'action du Hamas est-elle légitime ?", elle répond "Oui".
00:11:59 Oui, c'est vrai, l'action du Hamas est légitime. Elle légitime donc le pogrom du 7 octobre dernier. Elle trouve une justification à ce pogrom.
00:12:07 Si là, on n'est pas dans l'antisémitisme, alors où est-on ? Je pose la question. Je lui pose la question.
00:12:12 Quand on lui demande si Israël a le droit de se défendre, elle répond "Non". Non, c'est faux. Non, Israël n'a pas le droit de se défendre.
00:12:19 Est-ce qu'on n'est pas là, dans une forme aussi d'antisémitisme ?
00:12:22 Quand elle utilise l'expression, ou plutôt le slogan "From the river to the sea", qui signifie la Palestine de la rivière à la mer,
00:12:29 ce qui veut dire en fait "raser l'État d'Israël", ce qui veut dire "détruire l'État hébreu", et par extension, le peuple juif.
00:12:37 Est-ce qu'on n'est pas là, dans l'antisémitisme ? Je pose à nouveau la question.
00:12:41 Plus récemment, on a vu l'exemple d'affiches, notamment pour la conférence qui devait se tenir à Lille.
00:12:47 Sur cette affiche, il y a la photo, le nom de Rima Hassan, et à côté de cette photo, sur cette affiche, le slogan, le logo de Free Palestine,
00:12:56 où là aussi, Israël est rayé de la carte. On est à nouveau dans la négation de l'État d'Israël, dans la négation du peuple juif.
00:13:04 On n'est pas là dans l'antisémitisme. J'aimerais pouvoir dire le contraire. J'aimerais pouvoir affirmer que Rima Hassan n'est pas antisémite.
00:13:10 Je pense pouvoir prouver le contraire. Rima Hassan m'a interpellé. Elle me dit "je vous souhaite d'être prêt, je ne vous épargnerai pas".
00:13:18 Comme souvent, dans l'extrême gauche, on est dans la menace. Ça ne m'intimide pas beaucoup. Je suis journaliste, je ne suis pas un opposant politique.
00:13:25 Donc j'irai répondre devant le tribunal, si la procédure va jusque là, avec des arguments journalistiques, pour démontrer qu'effectivement, selon moi, Rima Hassan a la haine des juifs.
00:13:35 - Anna Bouwer, est-ce que vous m'autorisez à vous poser une question délicate ? - La question peut être délicate, la réponse on verra.
00:13:41 - Vous avez été grand maître du Grand Orient. - Oui. - Jean-Luc Mélenchon était un frère. - Oui. - Il appartenait au Grand Orient.
00:13:47 - Il l'a reconnu à un moment ou à un autre. Donc il l'a assumé publiquement. - Est-ce que vous trouvez que ce qu'il dit aujourd'hui était ce qu'on disait dans les loges du Grand Orient ?
00:13:57 - D'abord, rien de ce qu'il s'est dit publiquement n'aurait pu avoir lieu, même pendant 12 secondes, dans une loge du Grand Orient. Ça fait partie de l'interdit absolu.
00:14:06 D'abord, le débat politicien n'y est pas toléré. L'exagération, la menace, l'insulte n'y est pas tolérée non plus. En général, on prend la porte et pas seulement pour la séance où on est venu.
00:14:18 Donc la réponse n'est pas plus hier qu'aujourd'hui et j'espère que demain. - Quand il était au Grand Orient, vous aviez des contacts avec lui ?
00:14:24 - J'ai rencontré une ou deux fois, oui absolument. - Comment vous analysez son parcours ?
00:14:29 - C'est le rôle du président de l'association Pro Tempore, puisqu'on est en CDD, chez nous, de voir toute une série.
00:14:38 - D'abord, il n'est plus au Grand Orient aujourd'hui. - A ma connaissance, il est parti, oui. - Il est parti ou il a été exclu ? - Non, non, il est parti.
00:14:46 - Comment vous analysez son parcours ? - Vous voulez dire au Grand Orient ? - Non, c'est une dérive.
00:14:53 - C'est-à-dire de quelqu'un qui est sur des... - Mais vous, vous pensez qu'il y a une dérive ? Moi, j'ai eu la chance d'avoir connu Jean-Luc Mélenchon avant le PS.
00:15:01 - Quand il était lambertiste ? - Quand il était trotskiste. - Lambertiste. - Oui, lambertiste. - C'est-à-dire pas les plus...
00:15:08 - Oui, alors c'est un peu plus compliqué que ça. Les plus créatifs sont souvent ceux de la Ligue. - J'ai dit "pas les plus".
00:15:15 - Ah, pardon, pardon. - Oui, oui, je voulais dire "pas les plus". - Et donc, il y a chez Jean-Luc Mélenchon une tactique dans laquelle tout le monde tombe plus ou moins.
00:15:24 C'est-à-dire la provocation qui amène une forme de visibilité qui lui permet de rassembler aux marges, parce que c'est toujours sur les marges qu'on construit les mouvements les plus militants.
00:15:35 Puis à un moment, il faut se centriser parce qu'il faut devenir député, sénateur, ministre et devenir fréquentable.
00:15:43 Et tout d'un coup, on a la version 2 de Jean-Luc Mélenchon qui est serein, raisonnable, sénateur, tout à fait respecté à l'intérieur de...
00:15:53 - Mais ça, c'était avant. - Mais non, non, vous pensez qu'il y a des phases ? Tout ça se vit en même temps. - Il va redevenir raisonnable et laïque.
00:16:00 - Non, non, non, je n'ai pas dit ça. Je dis que chez Jean-Luc Mélenchon, le processus est uniquement lié à l'événement et à une tactique qui est "quel est le gain le plus important".
00:16:11 Il a, depuis des années, théorisé, vous aurez l'occasion de confirmer ou pas, la logique qui est "je ne vais gagner que sur des populations paupérisées de banlieues issues de l'immigration qui ne va pas voter".
00:16:28 Ce sont les marges de progrès de sa gauche, pas la gauche. - Sauf que ça fait 7% aujourd'hui avec Manon Aubry dans la ligne européenne.
00:16:35 - Oui, mais ça a fait beaucoup plus et il est dans ce problème permanent qui est de dire "j'ai failli être au deuxième tour et si j'avais été au deuxième tour, j'aurais été élu président car la configuration m'aurait permis de battre le candidat du centre ou de droite, ça dépendait".
00:16:52 - Il n'y a plus qui le pense. Dans un deuxième tour face à Emmanuel Macron, vous pensez qu'il avait une chance face à Emmanuel Macron ?
00:17:00 - Lui, il le prend, ce n'est pas la question. La question d'un candidat à l'élection présidentielle, c'est ce qu'il a dans sa tête à lui, son logiciel à lui.
00:17:06 Dans son logiciel, il aurait pu et s'il a raté ça, c'est parce qu'il n'est pas allé jusqu'au bout de sa démarche de rassemblement aux marges et sur les côtés.
00:17:15 - Donc ce que vous me dites, c'est qu'il n'a pas changé par rapport à Jean-Luc Mélenchon que vous avez connu dans les années 70 ou 80 ?
00:17:19 - Il est toujours dans cette même logique qui est "comment arriver par tous les moyens possibles et en interne".
00:17:25 - Il n'y a pas une dérive personnelle, vous ne voyez pas là-dedans quelqu'un qui... La psychologie, ça explique parfois certaines choses, vous ne voyez pas dans son caractère lui ?
00:17:33 - Je pense qu'il a une dégradation parce qu'il est enfermé dans "si j'avais été au deuxième tour, j'aurais été élu président" et ça, ça lui a fait un mal profond sur la logique de jusqu'où aller.
00:17:45 - Et vous pensez qu'il sera encore candidat la prochaine fois ?
00:17:47 - Il n'a pas changé aucun doute.
00:17:49 - Maintenant, Alain Bréard a raison, les propos outranciers de sa manière de voir, il l'a toujours fait.
00:17:55 - Et d'où la question posée par Elisabeth Lévy est importante, c'est-à-dire que ceux qui sont allés vers l'ANUP et qui ont soutenu l'ANUP le savent.
00:18:05 - Donc ils ne le découvrent pas aujourd'hui.
00:18:07 - Grande Sainte, à présent, nous permet de parler de la violence, c'est pour ça que vous êtes là aussi.
00:18:12 - On est des spécialistes de la violence, violence notamment chez les jeunes. On a le sentiment que ce qui se passe en France, on ne l'a jamais vu, ma génération ne l'a jamais vu.
00:18:19 - Des gosses de 14 ans, 14 ans, qui tabassent et laissent morts à coups de batte de baseball visiblement comme pour rien, pour un portable ou pour un rendez-vous.
00:18:29 - J'ai jamais vu ça dans la France des années 70 ou 80. Je me trompe ou pas ?
00:18:34 - Vous êtes trop jeunes peut-être, mais malheureusement, ça a existé.
00:18:37 - Là, vous avez raison, c'est que si on veut réfléchir à ça, il faut penser sur des cycles longs. Par contre, sur des cycles courts, vous avez raison, mais c'est parce que vous êtes trop jeunes.
00:18:46 - Disons que dans la France des années 50 ou 60, des affrontements de ce genre avec ce qu'on appelait à l'époque historiquement les apaches au couteau.
00:18:55 - Vous allez voir Casque d'or, vous aimez beaucoup le cinéma classique.
00:18:58 - Ce n'est pas un film, c'est un docu-fiction, des affrontements entre bandes au couteau.
00:19:03 - Et les affrontements entre bandes au couteau, les jeunes avaient 14, 15, 16 ans.
00:19:07 - Par contre, nous avons domestiqué et civilisé les homicides avec un niveau le plus bas de l'histoire que nous avions eu en 2012-2013, 700.
00:19:18 - Nous sommes remontés à plus de 1000 et avec les tentatives d'homicides qui ne sont que des homicides ratés, nous sommes au plus haut niveau des 50 dernières années, 5000.
00:19:25 - Donc il y a eu un renversement accéléré et intense.
00:19:28 - Mais il n'y a pas de statistiques ?
00:19:29 - Il y a de savoir qui transgresse, qui attaque au couteau, dans quel quartier ?
00:19:35 - Il y a des statistiques sur tout, il suffit d'aller les lire.
00:19:38 - La plupart de mes collègues sociolâtres, je ne parle pas des sociologues, c'est un beau métier, mais sociolâtrie qui est un culte, il y a des gourous partout,
00:19:45 - Expliquent que ce n'est pas pire qu'avant, que c'est machin, tout ça n'est pas vrai.
00:19:48 - Il y a un retournement de tendance accéléré et intensifié avec des gens plus jeunes, plus violents, plus souvent condamnés, qu'on ne le dit mais très tardivement.
00:19:56 - La justice n'est pas laxiste, elle est lente, mais on ne peut pas dire qu'elle est laxiste, les prisons dégorgent.
00:20:01 - Mais là on parle de passage à tabac, on ne parle pas de rixe.
00:20:04 - Il n'y a aucune différence entre la rixe et le passage à tabac, c'est exactement la même chose.
00:20:08 - Quand vous dites qu'elle n'est pas laxiste la justice, hier j'ai ouvert notre émission avec Chilty Game,
00:20:16 - Oui le policier.
00:20:17 - Ce policier qui est percuté de plein fouet par une moto et par un jeune, ce jeune n'est pas en prison à l'heure à laquelle je parle.
00:20:23 - Mais ça s'appelle du laxisme à mes yeux.
00:20:26 - Alors c'est l'application stricte, trop stricte peut-être, d'une législation et je rappelle que c'est le législateur qui fait la loi, pas le juge.
00:20:34 - Mais il a 17 ans et demi, donc quelqu'un qui sonce, on peut revoir d'ailleurs cette image que tout le monde a vue.
00:20:40 - Il n'en a pas 18.
00:20:41 - Il a 17 ans et demi.
00:20:43 - Le juge aurait pu l'incarcérer.
00:20:45 - Le juge aurait pu l'incarcérer.
00:20:46 - Mais le juge ne l'a pas interféré. En tout cas ce n'est pas la justice qui est laxiste, c'est ce juge qui a pris cette décision qu'il l'est, à mon sens.
00:20:53 - Oui mais il aurait pu mais ce n'est pas une obligation, c'est ce que j'explique.
00:20:56 Malheureusement les textes ont été ainsi écrits, qu'ils sont extraordinairement défenseurs pour des raisons historiques des enfants et des mineurs,
00:21:03 et qu'ils sont plus défenseurs d'ailleurs des enfants maltraités que des enfants violents,
00:21:08 parce qu'il considère que les enfants violents sont d'abord des enfants maltraités et donc on s'est construit une sorte de doctrine de la non-punition,
00:21:15 qui est une erreur. Mais en plus, quand la punition arrive, elle est extraordinairement lente et retardée,
00:21:20 parce qu'on se donne toute une série de postures alternatives.
00:21:23 Il y a certains qui ont un problème de ce point de vue là, mais je rappelle que le législateur fait la loi.
00:21:28 - Avant d'écouter Sandra Buissant sur ce qui s'est passé à Grande-Synthe, simplement un mot.
00:21:32 Vous dites qu'il y a 30 ans ou 40 ans il y avait une violence.
00:21:35 Est-ce que ce qui a changé dans cette violence, c'est qu'aujourd'hui elle me paraît gratuite, alors qu'avant non. Est-ce que je me trompe ou pas ?
00:21:42 - Alors il n'y a jamais eu de violence gratuite, il y a toujours eu une raison. Nous ne la comprenons pas toujours, mais il y a toujours une raison.
00:21:46 La violence gratuite, elle n'existe pas. C'est un non-sens. La violence, elle est née d'un sentiment.
00:21:53 Dans ce cas-là, ils se sont proclamés adjoints du shérif. Dans d'autres cas, ils défendent l'honneur supposé. Dans d'autres cas, ils disent "tu ne portais pas le voile".
00:22:04 - Les motifs ont changé. - Ah les motifs ont changé, mais il y a des motifs. C'est ça que je veux expliquer.
00:22:09 - Les barbares, c'est de la violence gratuite. - Ah non.
00:22:13 - Les barbares, ce n'est pas de la violence gratuite. - Non, il y a toujours une raison.
00:22:17 - D'accord, c'est pour ça que je vous pose des questions. C'est pour ça que vous êtes un spécialiste et que je ne suis qu'un béotien.
00:22:23 - Oui, on va dire ça comme ça. - En revanche, je voudrais qu'on écoute Sandra Buisson sur les derniers développements de Grande-Synthe qui permettent de mettre en perspective ce qui s'est passé.
00:22:32 - Au cours des gardes à vue de ces deux jeunes mineurs, ils ont expliqué qu'ils ont créé un profil de jeune fille sur une application de rencontre, qu'ils ont donné un rendez-vous à un homme sur cette application pour, disent-ils, le punir.
00:22:47 C'est le mot, le terme employé. Le punir de quoi ? Nous n'avons pas encore cette information, mais ça pourrait expliquer pourquoi.
00:22:53 Quand il a été retrouvé à terre, alors ça peut choquer, ce que je vais dire, mais on va rentrer dans un certain nombre de détails, il avait le pantalon baissé sur les chevilles,
00:23:03 ce qu'on ne comprenait pas jusqu'à ce qu'on sache la justification évoquée par ces mineurs en garde à vue.
00:23:09 Les policiers doivent déterminer si c'est bien à Philippe qu'ils ont donné rendez-vous ou si c'est à une autre personne parce qu'ils se sont trompés.
00:23:16 Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'au moment où il a été agressé, il était avec un ami au téléphone et cet ami a entendu les instants avant l'agression.
00:23:23 Et il a entendu les agresseurs lui demander s'il était sur un site de rencontre. Ce à quoi l'ami a entendu Philippe répondre "non, je suis avec un ami au téléphone".
00:23:32 Autre point important, il y a eu d'autres agressions dans les périodes précédentes et les enquêteurs cherchent à savoir si les deux jeunes en garde à vue peuvent y avoir participé,
00:23:41 notamment l'agression d'un homme de 39 ans qui a été passé à tabac deux jours avant l'agression de Philippe.
00:23:48 Dernier point, selon nos informations, le jeune des deux qui est suspecté d'avoir été le plus violent pendant cette agression est le mineur de 14 ans.
00:23:57 Une source proche du dossier nous indiquait que ces deux jeunes sont décrits comme issus de milieux familiaux très compliqués.
00:24:03 - 14 ans et on en parlera tout à l'heure avec Eric Dupond-Moyretti qui a été ferme dit Marine Lanson ce matin chez nos voisins d'RTL.
00:24:11 Mais nous sommes avec Jean-Pierre Foucault pour la dérolle.
00:24:16 - Faites le moindre souci d'une petite écharpe, ça fait du bien. Il faut protéger son fonds de commerce, vous comprenez ce que je veux dire. Qu'est-ce qu'il y a Pascal ?
00:24:23 - C'était magnifique Jean-Pierre. Hier soir, c'était absolument magnifique. Il y a un supplément d'âme dans ce stade du Vélodrome.
00:24:29 Toute la deuxième mi-temps, on sent que Marseille va gagner, on sent que Marseille va marquer et on est sur nos canapés, on se lève lorsque le but est marqué.
00:24:38 C'était formidable, vraiment formidable.
00:24:40 - Je ne regrette pas franchement Pascal les propos que je viens d'entendre ce matin. Merci Pascal Praud tout à l'heure.
00:24:46 - Oui mais attendez un petit mot quand même parce que c'est la dernière fois que vous êtes avec nous.
00:24:49 Toute la semaine vous étiez effectivement sur Europe 1 mais là vous avez un invité je crois, un jeune journaliste qui veut commencer.
00:24:56 - Michel Drucker. - Il est là Michel Drucker ?
00:24:59 - Et on recevra également Emmanuel Moir qui nous présentera son nouveau single. A tout de suite donc sur Europe 1.
00:25:04 - Bon et bien tout de suite effectivement. Nous on marque une pause, on écoutera Éric Dupond-Moretti, je l'ai dit.
00:25:09 On reviendra sur le discours de Gabriel Attal bien évidemment et puis comme vous le savez c'est vendredi.
00:25:14 Donc le vendredi nous serons dans la dernière partie avec notre ami Jacques Vendrou. Vous restez encore quelques secondes avec nous ?
00:25:21 - Comme vous voulez. - Merci, à tout de suite.
00:25:25 - La Bidi à 9h31. Bonjour Semaïa, le rappel des titres.
00:25:30 - Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:25:35 Triposte israélienne contre Téhéran. De fortes explosions ont été entendues dans le centre du pays et plusieurs drones auraient été abattus par la défense aérienne iranienne.
00:25:44 Les sites nucléaires n'ont subi, je cite, aucun dégât précise l'AIEA, Agence internationale de l'énergie atomique.
00:25:51 De son côté, Israël refuse de commenter ces informations pour le moment.
00:25:56 Conséquence directe de cette riposte, les cours du pétrole sont déjà repartis à la hausse.
00:26:01 Le bar Ildebrand a pris plus de 3% dans les échanges matinaux sur les marchés asiatiques.
00:26:06 Des cours qui risquent très vite de se répercuter sur les prix à la pompe.
00:26:11 Et puis Washington met son veto à l'adhésion pleine et entière des Palestiniens en Nations Unies.
00:26:16 Une décision aussitôt fustigée par l'autorité palestinienne y voyant, je cite, une agression flagrante qui pousse le Moyen-Orient au bord du couvre.
00:26:25 Beaucoup a sommeil à Eric Dupond-Moretti, je le disais, était sur RTL tout à l'heure.
00:26:28 Il a parlé manifestement sans endage cette fois de la violence des jeunes.
00:26:33 Ça ne signifie pas qu'on oublie qu'un gamin est un gamin.
00:26:38 Ça ne signifie pas qu'on oublie que certains sont privilégiés par rapport à d'autres.
00:26:44 Ça ne signifie pas que l'on oublie des différences sociologiques que l'on retrouve dans une traduction judiciaire.
00:26:54 Le gamin qui a été en général aimé, qui vient d'un milieu culturel favorisé, il a moins de risque d'être délinquant qu'un autre.
00:27:02 Ça ne signifie pas cela dans la bouche du Premier ministre.
00:27:05 Mais ça signifie en revanche qu'il faut regarder les choses avec lucidité.
00:27:10 Que la délinquance des mineurs a évolué, qu'elle est plus violente qu'autrefois,
00:27:16 qu'il y a un certain nombre de facteurs auxquels nous n'avions pas été confrontés.
00:27:20 Les réseaux sociaux peuvent expliquer un certain nombre de choses.
00:27:23 Le malaise psychologique psychiatrique des adolescents qui est un vrai problème.
00:27:27 Donc il y a un certain nombre de facteurs nouveaux qui nous conduisent vers une délinquance nouvelle
00:27:32 et on ne peut pas rester les bras ballants. Voilà.
00:27:34 Et le facteur nouveau qui n'est jamais cité. Jamais. Le seul qui est peut-être déterminant.
00:27:40 Et c'est ça en fait le décalage. Les gens qui nous écoutent, ils entendent Monsieur Dupond-Moretti,
00:27:44 mais ils disent "mais enfin il vit où ?". Ce n'est pas les réseaux sociaux, le facteur déterminant.
00:27:50 Ce qu'on a vu depuis les quatre ou cinq agressions, c'est ce que vous appelez hier la milice des moeurs.
00:27:56 Quel est le point commun entre Samara, entre Shem Sidin et entre les moeurs ?
00:28:00 Il va prendre une décision, Eric Dupond-Moretti, sur instruction du Premier ministre, ça a été annoncé hier,
00:28:04 il va prendre une circulaire pour faire en sorte qu'un tueur, un agresseur,
00:28:09 qui tue ou qui agresse pour des préceptes religieux ait une circonstance aggravante.
00:28:14 Gabriel Attal a annoncé hier chez nos confrères de BFM que ça devait devenir une circonstance aggravante.
00:28:19 Pourquoi il ne dit pas ? Et pourquoi lorsqu'il dit "la violence des jeunes a changé"
00:28:26 mais pourquoi ne dit-il pas "la violence des jeunes a changé" parce qu'elle est motivée aujourd'hui pour des raisons religieuses ?
00:28:33 Pourquoi ne dit-il pas cette phrase aussi simple dans sa bouche ?
00:28:37 Eh bien vous le savez pourquoi, parce qu'il ne veut pas le dire !
00:28:40 La même émission du Premier ministère, c'est de parler de charia, c'est totalement inédit qu'un Premier ministre parle de charia qui s'applique notamment à l'école.
00:28:46 C'est ça qui est si dérangeant, c'est pour ça que les gens décrochent, ils parlent des écrans, des réseaux sociaux et des différences culturelles.
00:28:55 – Tout ce qu'il dit d'ailleurs n'est pas faux.
00:28:58 – Mais évidemment la dimension nouvelle comme vous l'avez dit, parce que les réseaux sociaux ce n'est pas très nouveau,
00:29:04 alors maintenant c'est les comptes fichas, franchement c'est un peu comme si on nous avait dit après la Tentanis que le problème en France c'était les camions.
00:29:10 C'est un peu les instruments si vous voulez qu'on pointe.
00:29:16 Mais en fait notre problème c'est qu'on a toujours un retard dans la presse de conscience, parce que vous avez raison,
00:29:21 des mots qui ne sont pas prononcés d'habitude ont été prononcés, mais qu'est-ce qu'on nous dit ?
00:29:26 Que c'est une micro-minorité, que tous les jeunes etc.
00:29:29 Or ce qu'on constate, et c'est ça le fait nouveau, c'est que dans certains établissements, dans certains territoires,
00:29:35 ça n'est plus une minorité, c'est une majorité qui a réussi à imposer sa norme.
00:29:40 – Écoutons M. Attal sur l'antrisme à l'école et effectivement le mot charia a été inédit pour un Premier ministre,
00:29:45 il parle comme Éric Zemmour, excusez-moi, il parle comme Éric Zemmour à Bruxelles.
00:29:50 Éric Zemmour, il faut le rappeler, est sans doute le premier qui a alerté sur les plateaux de télévision
00:30:00 de ce qui était en train de se passer en France.
00:30:04 Et souvenez-vous comment son analyse a été perçue dans la sphère médiatique, il faut le dire comme ça.
00:30:11 C'est-à-dire qu'il y a 5 ans, il y a 10 ans, quand il a écrit "Le suicide français",
00:30:15 quand il a écrit ces livres-là, il a fait une analyse de la société française en disant
00:30:20 "Attention, ça va être de pire en pire sur ce sujet-là".
00:30:24 Et il faut lui reconnaître cette qualité d'analyse, parce que ce qu'il a dit hier, on y est aujourd'hui.
00:30:31 Et personne ne peut le contester.
00:30:33 Donc écoutons ce qu'a dit M. Attal sur l'antrisme à l'école.
00:30:39 Dans beaucoup d'endroits en France, des groupes plus ou moins organisés
00:30:45 qui cherchent à faire ce qu'on appelle un antrisme islamiste, et donc oui, les préceptes de la charia,
00:30:49 notamment dans nos écoles.
00:30:51 Vous avez en face de vous, Mme de Malherbe, le ministre de l'Éducation nationale,
00:30:54 l'ancien ministre de l'Éducation nationale, qui a pris une décision importante,
00:30:58 interdire le port de l'abaya et du camis dans nos établissements scolaires,
00:31:01 qui était utilisé pour détourner la laïcité, avec des groupes organisés
00:31:05 qui appelaient des jeunes filles à porter une abaya à défaut de pouvoir porter un voile
00:31:09 pour manifester ostensiblement leur religion et couvrir leur corps dans l'école de la République.
00:31:13 J'ai pris la décision de l'interdire.
00:31:15 Sur ce sujet-là, je peux vous dire que ma détermination, elle est absolue.
00:31:19 Jean Svedek.
00:31:22 Oui, moi je voudrais revenir sur ce qu'a dit aussi Éric Dupond-Moretti.
00:31:26 Moi, je ne vois rien véritablement de nouveau par rapport à ce qui existe déjà.
00:31:31 On a réformé le code pénal des mineurs en 2021, ça n'a rien changé.
00:31:36 Au contraire, ça l'a aggravé.
00:31:38 On entend dire qu'on va supprimer ou réfléchir à l'excuse de minorité.
00:31:43 J'entendais ce matin sur une radio la présidente de l'association des tribunaux pour enfants
00:31:49 qui a dit « surtout pas, on ne touche pas à l'excuse de minorité ».
00:31:52 Quoiqu'ils disent, on veut instaurer la responsabilité des parents, ça existe déjà.
00:31:56 On veut instaurer les internats, ça existe déjà.
00:32:00 Il n'y a rien de nouveau.
00:32:02 Le dernier mot c'est le juge, il fera ce qu'il voudra.
00:32:06 Tout ça ne sert évidemment à rien.
00:32:08 Tous les gens qui nous écoutent savent que l'excuse de minorité, tout ça est bidon.
00:32:11 C'est jamais exclu par exemple.
00:32:12 Alors, ou tu prends des solutions radicales, et moi je peux vous en donner quelques-unes,
00:32:15 des solutions radicales, ça je peux vous en donner quelques-unes.
00:32:18 Service militaire.
00:32:19 Service militaire obligatoire.
00:32:21 Mais il y a des droits qui le réclament.
00:32:22 Et tu les prends tous à 18 ans.
00:32:24 Boum. Tous.
00:32:25 Et service militaire à l'ancienne.
00:32:28 Ou alors pour les délinquants récidivistes les plus durs, les confier à l'autorité militaire.
00:32:33 Mais on ne veut pas.
00:32:34 Mais évidemment, ça c'est radical.
00:32:36 C'est-à-dire que tu les prends, tu prends toute une génération et tu les formes.
00:32:40 Elle n'a plus les moyens.
00:32:42 Tout ce qui faisait le service public au sein de l'armée.
00:32:47 Alors abandonnons tout, ça sera plus rapide.
00:32:51 Mais il faut simplement se rendre compte que depuis 1976, de manière délibérée et déstructurée,
00:32:56 au nom de la globalisation heureuse et des bisounours gambadant dans la luzerne,
00:33:00 nous avons détruit ce qui existait en France, qui s'appelle l'État.
00:33:04 Donc on peut tous se plaindre, faire des incantations, des imprévacations et des amortitions,
00:33:08 mais les mêmes qui vous racontent ça aujourd'hui sont ceux qui l'ont détruit depuis 50 ans avec détermination.
00:33:14 Monsieur Vallini qui ne dit pas un mot depuis 9 heures.
00:33:16 Détermination. Le service public scolaire, le service public de la santé,
00:33:19 le service public de l'armée et parfois même le service public de la sécurité,
00:33:23 les moyens des services relevants du ministère de la justice sont déplorables, effondrés.
00:33:29 Et je ne parle même pas de l'état de nos prisons.
00:33:31 Mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:33:33 Mais tu fais l'inverse. C'est un choix.
00:33:36 Mais je suis d'accord.
00:33:37 Il faut l'ouvrir par l'opération du Saint-Esprit.
00:33:40 Mais ça veut dire quoi l'inverse ?
00:33:42 L'inverse, tu as construit un État et tu reviens aux normes qui sont celles de l'État.
00:33:46 Par exemple, quand tu choisis l'intégration ou l'assimilation,
00:33:49 ce n'est pas la même chose que le multiculturalisme.
00:33:51 Mais oui, mais on a voté pour les multiculturalistes.
00:33:54 Mais oui, mais ça fait 40 ans que tu dis aux gens...
00:33:56 Qui vote pour qui ?
00:33:58 Ça fait 40 ans que tu dis aux gens "Venez comme vous êtes".
00:34:01 Bon, M.Vallini qui est effondré.
00:34:03 Vous avez au moins 3 minutes pour parler.
00:34:05 Parce que vous n'avez rien dit depuis 9 heures.
00:34:07 Non, au tout début, j'ai stigmatisé Mélenchon et sa secte.
00:34:12 J'ai été très sévère à l'égard de la France insoumise, de la NUPES.
00:34:16 Alors aujourd'hui, maintenant, sur ce qui vient d'être dit,
00:34:19 le service militaire, c'est une fausse bonne solution, Pascal.
00:34:22 Parce que d'abord, les militaires n'en veulent pas.
00:34:24 Ça coûte très cher, c'est inefficace,
00:34:26 et ça ne correspond pas aux besoins d'une armée moderne,
00:34:29 capable de se projeter et de faire face à un conflit de haute intensité.
00:34:32 Donc le service militaire, il faut oublier cette fausse bonne solution.
00:34:36 Moi, je l'ai fait.
00:34:37 C'est vrai que ça permettait pendant un an au moins, seulement un an,
00:34:41 d'intégrer des gens de conditions différentes.
00:34:45 Mais je pense qu'il faut oublier cette idée.
00:34:47 En revanche, ce qu'il faut faire, je ne sais pas ce qu'Anna Bauer en pense,
00:34:50 c'est multiplier les centres éducatifs fermés et les centres éducatifs renforcés.
00:34:54 Et les jeunes en équipe de travail, qui était justement un des éléments d'ancien militaire.
00:34:59 Et les épides. J'ai créé un épide.
00:35:01 C'est quoi les épides ?
00:35:02 Établissement public d'insertion par l'emploi.
00:35:05 Mais qui a été fait par un encadrement militaire.
00:35:07 Géré par l'armée. On en a créé un à Haut-Tran, sur le Vercors, en Isère.
00:35:11 Ça marche très bien.
00:35:12 Donc il y a beaucoup de structures qui ne sont pas assez nombreuses,
00:35:14 qui ne sont pas assez développées, qui permettent justement de remettre dans le droit chemin
00:35:19 la plupart des jeunes délinquants lorsqu'ils sont confiés dans ces conditions.
00:35:22 Écoutez, 18 ans c'est trop tard.
00:35:24 Condition de le faire vite.
00:35:25 Solution radicale. 18 ans c'est trop tard.
00:35:27 Dès qu'un gosse, 11-12 ans, fait une connerie, il va avec les militaires qui le remettent d'aplomb.
00:35:32 Ça vous va ?
00:35:33 Mais les militaires n'en veulent pas. Ils ont autre chose à faire les militaires.
00:35:35 Ils sont là pour défendre la France.
00:35:37 Vous ne pouvez pas faire une deuxième armée pour s'occuper des jeunes.
00:35:40 Mais Pascal, il y a peut-être une solution qui serait...
00:35:43 Centre de redressement si vous voulez.
00:35:45 Centre de redressement sous l'autorité de l'armée.
00:35:47 Je vous signale qu'il y a eu Pomoretti qui l'a suggéré.
00:35:50 Centre de redressement sous l'autorité de l'armée.
00:35:52 Il y a eu des plans pour enfants mais heureusement...
00:35:54 Sous l'autorité d'éducateurs spécialisés, de professionnels, pas de l'armée.
00:35:57 Les militaires sont là pour faire la guerre et défendre le pays.
00:36:00 Pas pour rééduquer les enfants.
00:36:02 Pour donner une autre idée, moi je pense que il faut marquer de façon extrêmement claire
00:36:08 qu'en France, on n'enquiquine pas sa sœur.
00:36:11 On n'enquiquine pas...
00:36:13 On ne les oblige pas à s'habiller comme ci ou comme ça.
00:36:16 Donc pour ce, moi je pense qu'il faut ressortir pour les étrangers les expulsions.
00:36:21 Y compris si ça paraît des délits mineurs.
00:36:23 - Ils sont français.
00:36:25 - Non, j'ai dit pour les étrangers.
00:36:27 Il y a des étrangers aussi.
00:36:29 - Et pour les couples nationaux...
00:36:31 - Non mais moi c'est la seule chose qui est...
00:36:33 - Gabriel Attal, poursuivons hier, puisque nous avons la responsabilité des parents.
00:36:38 Il en a parlé, on peut revenir sur son discours du matin.
00:36:42 J'ai l'impression que le lien entre le matin et le soir, ce n'était pas le même.
00:36:44 - Oui, c'est un complément.
00:36:46 - C'est-à-dire ?
00:36:47 - Il a découpé en deux morceaux, il avait deux rendez-vous médiatiques,
00:36:49 un pour le matin et un pour le soir.
00:36:51 Il y a un lien entre les deux.
00:36:52 - Oui, mais...
00:36:54 C'est un peu comme Georges Fenech, il y en a deux.
00:36:58 Donc on ne sait jamais.
00:37:00 - Le contraire, le matin.
00:37:01 Georges Fenech, il dit le contraire la veille.
00:37:03 - Non, il ne dit pas...
00:37:05 - Défendez-vous, genre.
00:37:08 Moi, j'ai trouvé que le matin, Gabriel Attal ne dit pas les choses, il est vague.
00:37:13 Il dit voilà, les jeunes, la minorité, etc.
00:37:16 L'autorité, en fait, il enfonce des portes ouvertes.
00:37:19 Le diagnostic est bon, mais il n'est pas précisément nommé.
00:37:24 - Écoutons ce qu'il dit par exemple sur l'autorité et sur la culture de l'excuse.
00:37:29 L'autorité et la règle commune sont trop souvent défiées par certains jeunes.
00:37:35 Cela nous rappelle à ce sentiment qu'une partie de nos adolescents glissent lentement
00:37:40 vers une forme d'isolement, d'individualisme,
00:37:43 et parfois même, vers le pire, vers une forme de violence déchaînée, morbide, sans règle.
00:37:49 Je dis bien une partie de nos adolescents, et une partie seulement,
00:37:54 car c'est bien une minorité d'adolescents que les Français ne comprennent plus.
00:37:58 Cette part, cette minorité de jeunes et d'adolescents que les Français ont le sentiment de trop voir dans le poste,
00:38:04 rimée avec perte de repères, contestation des règles les plus élémentaires,
00:38:08 et parfois même déchaînement de violence.
00:38:11 - Là, le reproche que je peux lui faire, c'est de ne pas nommer de qui il parle.
00:38:15 De quelle minorité il parle, de quel jeune il parle.
00:38:18 - Il l'a fait hier soir, pour le coup.
00:38:20 - Je pense qu'il y a une cohérence entre l'annonce du matin et le fait qu'il avait un rendez-vous médiatique.
00:38:25 On ne peut pas faire le reproche de l'incohérent.
00:38:28 - Oui, il l'a fait.
00:38:29 - Il peut lire pas assez fort le matin.
00:38:31 - Et puis, c'est vrai qu'on en a ras le bol des phrases creuses ou des mots-valises,
00:38:39 genre "notre main ne tremblera pas", "nous sommes intraitables", "le pas de vague est terminé".
00:38:43 Et là, la culture de l'excuse, c'est fini.
00:38:45 J'ai envie de dire non, puisque presque M.Dupont-Moretti commençait tout à l'heure en expliquant
00:38:52 "Voilà, bien sûr, quand on sort de tel milieu, bien sûr..."
00:38:55 On sait tout ça, mais dans la creuse qui est un des territoires les plus défavorisés de France,
00:39:01 il n'y a pas de problème de sécurité, me semble-t-il.
00:39:03 - Mais attendez le gros navet de la délinquance des mineurs.
00:39:05 - Écoutons M. Attal.
00:39:06 - On y verra beaucoup plus clair.
00:39:07 - Écoutons M. Attal et je donne la parole à...
00:39:09 - Et les cours d'empathie ne fonctionnent pas ?
00:39:10 - Les cours d'empathie, bon... Écoutons M. Attal.
00:39:13 - La culture de l'excuse, c'est fini.
00:39:17 Il est temps d'ériger comme principe, dans les familles, à l'école, dans la rue, une phrase simple,
00:39:21 une phrase que j'ai affirmée dans ma déclaration de politique générale.
00:39:25 "Tu casses, tu répares, tu salies, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter."
00:39:30 C'est précisément le sens des annonces que je viens faire devant vous aujourd'hui
00:39:34 et de la grande concertation que nous lançons avec le président de la République dans les prochaines semaines.
00:39:38 Prendre le mal à la racine, s'attaquer au problème par tous les angles, par toutes les facettes,
00:39:43 restaurer l'autorité à tous les niveaux, dans la famille, à l'école, dans les rues,
00:39:48 faire évoluer les peines et les sanctions pour qu'aucun acte ne soit jamais laissé sans réponse.
00:39:53 - Oui, je voudrais pointer une contradiction que j'ai relevée,
00:39:57 mais je voudrais savoir ce qu'en pensent Anna Boer et Georges Fenech,
00:40:00 qui connaissent bien le sujet de la procédure pénale.
00:40:03 Il y a deux ans, Éric Dupond-Moretti a fait voter une loi
00:40:06 qui sépare la reconnaissance de culpabilité de la punition qu'on inflige.
00:40:11 - Avec un délai obligatoire.
00:40:12 - Voilà, il y a une césure entre la reconnaissance de la culpabilité et la sanction qui est infligée.
00:40:17 Et hier, le Premier ministre a dit "comparution immédiate le plus souvent possible".
00:40:21 Plus de délais entre la culpabilité et la sanction.
00:40:24 Donc il y a une vraie contradiction là.
00:40:25 Il va falloir modifier la loi que Dupond-Moretti a fait voter.
00:40:28 - C'était une erreur qui a été faite en 2021, sous prétexte de raccourcir les délais.
00:40:32 On a créé une césure, ça veut dire que le mineur repart du tribunal pour enfant,
00:40:35 il rentre chez lui et on le reconvoque dans un an pour savoir quelle peine on va lui prendre.
00:40:39 - Et donc on va supprimer ça.
00:40:40 Dupond-Moretti va faire le contraire de ce qu'il a fait il y a deux ans.
00:40:42 - J'attends de voir.
00:40:43 - D'autant que la réforme du code pénal des mineurs, il y a eu une première évaluation qui vient de sortir il y a quelques jours.
00:40:48 On montre à quel point ça s'est traduit par un effondrement du niveau de poursuite.
00:40:52 On a l'impression que la situation s'est beaucoup améliorée quand on regarde la statistique.
00:40:55 Mais c'est exactement l'inverse.
00:40:56 Les policiers se sont concentrés sur les sujets les plus évidents, les plus simples, etc.
00:41:02 Ils ont délaissé la petite et moyenne délinquance, la délinquance d'atmosphère.
00:41:05 - Celle qu'il faut tuer dans l'œuf.
00:41:07 - Celle qu'il faut tuer dans l'œuf en intervenant très vite et très rapidement sur le modèle,
00:41:11 par exemple, de ce que nos amis hollandais qui ont réduit leurs délinquances et vidé leur prison en intervenant très vite
00:41:18 pour casser le processus d'entrée dans la délinquance.
00:41:21 - Est-ce qu'il y a une immigration aussi forte qu'en France ?
00:41:24 - Oui, elle est très puissante.
00:41:26 C'est comme au Danemark.
00:41:28 Mais les mesures de l'État hollandais, paradoxalement très fédéralisé et très protestant,
00:41:33 sont beaucoup plus fermes et rapides que le dispositif français, qui n'est pas laxiste, mais qui est très lent.
00:41:40 Parce que justement, chaque fois qu'on a la possibilité d'intervenir vite, on délègue.
00:41:46 - Ces pays ont rétabli les courtes peines d'emprisonnement que nous, on a supprimé en 2021.
00:41:51 - Et que Mme Belloubet, qui était hier soir d'ailleurs, a viré Chatillon.
00:41:56 Donc c'est ce que j'ai dit, aller avec Mme Belloubet pour défendre l'autorité de la cité, ça on ne me la fait pas.
00:42:02 - Mauvais signe.
00:42:03 - Désolé de vous le dire.
00:42:05 Le débat et la discussion sur les responsabilités pénales des mineurs, c'est absolument essentiel.
00:42:10 Je suis d'accord.
00:42:11 Maintenant, il y a quand même un problème, j'en parlais hier soir, qui est un problème de fond, un tsunami,
00:42:17 qui est aujourd'hui l'installation, je ne dis pas de police des mœurs, parce que je ne veux pas employer le mot police,
00:42:23 mais de milice des mœurs, aujourd'hui, maintenant en France.
00:42:26 Cette milice des mœurs, personne ne veut la voir.
00:42:29 Il se trouve qu'il y a un film aujourd'hui sur les écrans, et j'engage vraiment vivement les gens qui nous écoutent à aller le voir,
00:42:36 qui s'appelle "Amal, un esprit libre".
00:42:38 - Libération n'a pas aimé.
00:42:39 - Et vous avez vu Libération ?
00:42:40 - Libération a fait ce titre dément, dément, que je lis,
00:42:47 "Portrait caricatural et hypocrite de l'islamisme homophobe".
00:42:52 Parce que bien sûr, il y a un portrait islamiste gay-friendly, ça existe.
00:42:57 Les personnes qui sont jetées du haut du cinquième étage, on le sait, évidemment, c'est ça.
00:43:03 Et tout le papier de Libération est une exécution de ce film, qui est superbement bien joué.
00:43:10 J'invite toutes les personnes à aller le voir.
00:43:12 La crise est absolument remarquable.
00:43:14 - Répétez le nom de ce film, parce qu'effectivement...
00:43:16 - Amal, un esprit libre.
00:43:18 - Amal, un esprit libre.
00:43:19 - De Jawad Kalib, et c'est un film remarquable.
00:43:22 Allez le voir, parce que ça montre justement ce qu'est aujourd'hui.
00:43:26 - Il n'ira pas à Cannes, ce film.
00:43:27 - Non, cette milice des mœurs, c'est un film belge.
00:43:30 - Oui, il peut aller à Cannes.
00:43:32 - Il y a des films belges à Cannes.
00:43:34 - Les frères d'Arlen vont à Cannes.
00:43:36 - Cette milice des mœurs...
00:43:38 - Non, mais c'est très intéressant.
00:43:39 - Cette milice des mœurs...
00:43:40 - Il n'ira pas à Cannes.
00:43:41 - Non, bien sûr.
00:43:42 - C'est ça l'essentiel.
00:43:43 - C'est ça l'essentiel.
00:43:44 - Il n'ira pas à Cannes.
00:43:45 - Il y a eu des films à Cannes sur l'islamisme.
00:43:47 Il y a eu un film qui s'appelle Timbuktu à Cannes, qui montrait la montée de l'islamisme.
00:43:53 - Je termine juste en disant...
00:43:59 - Oui, mais c'est l'islamisme loin, on peut le traiter.
00:44:01 L'islamisme en France, c'est plus compliqué, pas faux.
00:44:04 - Ce film a été fabriqué pour être vendu à la horde des passionnés de la laïcité.
00:44:13 - Quand je vous écoute, vous avez raison, nous on est...
00:44:17 - Libération.
00:44:18 - C'est génial ça.
00:44:19 - On essaie de témoigner de la réalité, mais on est en deçà de la réalité quand je vous écoute.
00:44:25 - La guerre entre la laïcité et l'islam, c'est les foulards de Creil.
00:44:29 - 89.
00:44:30 - Ce qui restait de laïc s'est effondré parce qu'à l'intérieur du camp laïc, laïc QUE,
00:44:37 il y a eu les laïcs avec adjectif et les laïcs sans.
00:44:41 La laïcité plurielle, la laïcité ouverte, la laïcité machin.
00:44:44 Et ce jour-là, ce n'est pas l'adversaire qui a gagné, c'est le défenseur qui s'est effondré sur lui-même.
00:44:51 - Et c'est Lionel Joffra.
00:44:52 - Par sa division.
00:44:53 Bon lui, il est arrivé après, entre guillemets.
00:44:55 - 89.
00:44:56 - Il n'y était pour rien, mais c'est le Conseil d'Etat.
00:44:58 Le Conseil d'Etat a fait l'oeuvre de la plus grande lâcheté de l'histoire en expliquant que la laïcité était une neutralité.
00:45:04 Qu'elle ne regardait ça que de loin, que surtout elle n'intervenait pas
00:45:07 et qu'elle était arrivée par l'opération du Saint-Esprit pour éclairer les gens et nous séparer des églises et pas seulement de l'église et de l'État.
00:45:15 Et donc cette réalité-là, c'est que le camp laïc, à force de penser que tout était évident, a oublié qui il était, ce qu'il était et comment ça marchait.
00:45:23 Et pour ceux qui ne l'ont pas bien lu, la loi de séparation des églises et de l'État, je leur recommande, un, de la relire
00:45:28 et deux, d'aller chercher un chapitre qui s'appelle "Police des cultes".
00:45:31 Ce n'est pas une loi de séparation.
00:45:33 C'est une loi de libre exercice des cultes, de droit de l'exercer, d'en changer ou d'en n'avoir aucun,
00:45:38 sous le strict contrôle de l'État, pour des motifs d'ordre public.
00:45:41 Et nous l'avons oubliée.
00:45:44 - Oui mais... - On va marquer une pause.
00:45:46 - Un mot, pardon. Gabriel Attali hier dit "la laïcité, attention, c'est pas une contrainte".
00:45:51 C'est gentil, la laïcité, c'est une... bah non, c'est une contrainte.
00:45:55 - Je veux vous remercier Alain Bauer. - C'est une obligation.
00:45:57 - Je veux vous remercier grandement. Vous êtes toujours membre du Grand Orient ?
00:46:00 - Oui, adhérent de base.
00:46:02 - Vous allez toujours dans les loges ? - Bah oui.
00:46:05 - Il se dit toujours des choses dans les loges ou il ne se dit rien ?
00:46:08 - Oui, si si, il faut venir. - C'est mixte ?
00:46:10 - Alors, le Grand Orient est devenu mixte, oui bien sûr.
00:46:12 Il y en a qui sont purement garçons, d'autres purement filles et des mixtes.
00:46:16 - Mais le Grand Orient, effectivement, est mixte depuis combien de temps ?
00:46:20 - Une petite quinzaine d'années.
00:46:23 Il accueillait des sœurs, mais il ne les initiait pas maintenant.
00:46:28 - Il y a combien de formations en France ?
00:46:32 - En France, je dirais 200 000 peut-être.
00:46:35 - Et leur pouvoir est important selon vous ?
00:46:38 - Bah la preuve c'est que vous avez eu cette reconnaissance.
00:46:42 - C'est l'excellente réponse.
00:46:45 - C'est un plaisir toujours que vous soyez avec nous.
00:46:49 Et merci de votre expertise, bien évidemment.
00:46:52 On va recevoir Rachel Khan dans une seconde.
00:46:55 "Encore debout, la République à l'épreuve des mots" par l'auteur de "Racée".
00:46:59 C'est aux éditions de l'Observatoire.
00:47:03 À tout de suite.
00:47:05 - Vous la connaissez, elle vient régulièrement nous voir,
00:47:11 notamment chez Laurence Ferrari. Rachel Khan, bonjour.
00:47:13 - Bonjour, cher Pascal.
00:47:15 - "Encore debout", merci d'être avec nous.
00:47:18 La République est debout malgré tout, malgré Ilan Halimi, Sarah Halimi
00:47:21 et tant d'autres tués parce que juifs.
00:47:23 Debout malgré les attentats terroristes, islamistes de l'école de Toulouse,
00:47:26 Charlie Hebdo, l'hypercacher, le Bataclan, Nice, etc.
00:47:29 C'est vrai qu'on peut voir en ce moment les choses de manière parfois différente.
00:47:34 Et Emmanuel Macron le dit, et il n'a pas tout à fait tort sur ce point,
00:47:37 lorsqu'il dit "la France tient bien" lorsqu'on voit parfois ce qui se passe
00:47:41 notamment en Angleterre et ce qui se passe aujourd'hui à New York.
00:47:44 C'est aussi un regard qu'on peut porter sur la France et la République qui tient debout.
00:47:49 - Oui, mais c'est presque un miracle, en fait.
00:47:51 Et ce miracle, je crois qu'il est dû à nos principes fondamentaux et républicains,
00:47:55 à notre devise.
00:47:56 Mais simplement, le mot que je porte, c'est "encore debout"
00:48:00 et finalement "en suspens" jusqu'à quand ?
00:48:02 Parce que si on est protégé par l'humanisme, l'universalisme,
00:48:07 on l'a vu après le 7 octobre, on a été très attaqué par une mouvance
00:48:11 qui au fond ne représente qu'un tout petit pourcentage.
00:48:14 La majorité des Français étaient avec ce qui s'était malheureusement passé en Israël
00:48:20 était avec les Juifs.
00:48:22 On recevait beaucoup de messages.
00:48:24 On avait quand même cette humanité-là qui ressortait.
00:48:26 Donc on est encore debout malgré tous les mots qui harcèlent la République.
00:48:33 - Et qui parfois harcèlent vous-même personnellement.
00:48:36 On en parlera tout à l'heure puisque Rima Hassan, qui attaque CNews,
00:48:39 qui attaque Yoann Ouzaï, vous attaque vous personnellement et vous a aussi ciblé.
00:48:45 Somaya Labidi à 10h01, le rappel des titres.
00:48:49 - La piste du guet-apens privilégiée dans l'agression mortelle de Philippe à Grande-Synthe.
00:48:55 Selon nos informations, les deux suspects se sont fait passer
00:48:58 pour une jeune femme sur un site de rencontre et tendre un piège à la victime.
00:49:02 Une marche blanche en hommage au jeune homme de 22 ans se tiendra dès 11h ce matin.
00:49:07 On en sait un peu plus sur le profil de l'agresseur de deux jeunes filles hier dans le Barin.
00:49:12 L'homme qui a donné une fausse identité au policier a fait trois séjours en psychiatrie
00:49:16 et a été suivi jusqu'à une rupture de son traitement en novembre 2023.
00:49:21 Et puis un peu de Lady Di à Hong Kong.
00:49:23 Des robes, des vestes et des accessoires de la princesse Diana exposés dans un centre commercial de la ville.
00:49:29 Les pièces seront ensuite présentées en Irlande avant d'être mises aux enchères au mois de juin.
00:49:34 - Merci Somaya. On va évidemment parler du livre de Rachel Khan.
00:49:37 Simplement, nous n'avons pas écouté toutes les interventions que je voulais vous faire écouter ce matin,
00:49:42 et notamment celle de Gérard Larcher.
00:49:45 Ce qu'a dit hier Gérard Larcher sur CNews chez Sonia Mabrouk,
00:49:52 j'aurais aimé qu'il le dise il y a bien longtemps et que tous les républicains le disent il y a bien longtemps,
00:49:57 monsieur Fedec, mais mieux vaut tard que jamais.
00:49:59 - Encore mieux qu'il le fasse.
00:50:01 - Mieux vaut tard que jamais.
00:50:04 - Son discours était très clair.
00:50:06 - Parce qu'il a tout dit.
00:50:07 Et en fait, il est en résonance avec ce que neuf Français sur dix pensent.
00:50:13 Ce qu'il dit, ce n'est même pas de droite ou de gauche.
00:50:15 - Il y a un réveil.
00:50:17 - Vous l'avez mis.
00:50:19 - Ils ont été au pouvoir parce que c'est bien de le dire, c'est encore mieux de le faire.
00:50:22 - Réveil.
00:50:23 - Oui, mais je suis d'accord avec vous.
00:50:24 - Il vient d'un autre sage.
00:50:26 - La peur que j'ai avec les LR, c'est qu'ils se réveillent, mais ils se rendorment aussi vite.
00:50:30 Parfois, c'est ça qui me fait un peu peur.
00:50:33 Parce que je vous connais.
00:50:35 - Après les Européennes, ils pourraient ne pas se réveiller.
00:50:37 - Je vous connais.
00:50:39 - Alors écoutons Gérard Larcher.
00:50:44 Si les LR avaient été comme Gérard Larcher hier, croyez-moi, vous n'en seriez pas là.
00:50:49 Écoutez.
00:50:51 - Nous avons besoin d'actes.
00:50:53 Nous n'avons pas besoin de nouveaux Grenelles.
00:50:55 Nous n'avons pas besoin de nouveaux débats.
00:50:57 Nous avons besoin d'actes et des actes, notamment devant le Parlement.
00:51:02 Et des actes qui, j'allais dire, apportent une réponse à cette, pas simplement des civilisations,
00:51:08 à cette perte de repère de notre société, qui naturellement est liée à la déstructuration des familles.
00:51:15 Mais aussi, il faut se dire les choses, à l'échec de la politique d'intégration.
00:51:19 Et on voit bien dans les atteintes à la laïcité, et puis, pour partie, un cheminement lent d'une forme, j'allais dire, d'islamisme radical.
00:51:28 - Moi, je voudrais qu'on pose des vraies questions parfois.
00:51:31 Est-ce que la société multiculturelle peut vivre dans un pays ?
00:51:37 Est-ce qu'une société multiculturelle...
00:51:39 Ou est-ce que, au nom du vivre ensemble, ceux qui arrivent doivent renoncer à une part de la culture,
00:51:46 ce qui était le vrai dans les années 30, 40, 50 ?
00:51:49 C'était l'assimilation.
00:51:51 Et de faire le constat, une bonne fois pour toute, la société multiculturelle, elle est en échec.
00:51:56 Qu'en pensez-vous, Rachel Kahn ?
00:51:58 - Oui, alors souvent, on me dit que je viens d'une famille multiculturelle, ce que je récuse absolument.
00:52:05 Mon père est juif, mon père animiste musulman.
00:52:09 L'une, c'est juive polonaise, l'autre, c'est l'Afrique de l'Ouest, etc.
00:52:13 Je ne vis pas dans une famille multiculturelle, je vis dans une famille française.
00:52:18 Chez moi régnait une bibliothèque, et la bibliothèque, c'est l'origine de notre citoyenneté.
00:52:25 On peut avoir, justement, les origines du monde, mais nous ne sommes pas un peuple ethnique,
00:52:29 nous ne sommes pas un peuple religieux, nous sommes un peuple politique qui se réunit autour de ce socle
00:52:35 qui est notre devise, liberté, égalité, fraternité, laïcité.
00:52:40 - Mais alors, est-ce que le politique doit dire "la société multiculturelle, c'est une impasse" ?
00:52:47 - Oui, oui, c'est une impasse.
00:52:48 - Est-ce qu'elle... Oui, mais personne ne le dit comme ça.
00:52:50 - Alors, pardon...
00:52:51 - Parce que, justement, dans les années 80, c'est "toutes les différences vont permettre de nous enrichir".
00:52:57 - Oui. - Je veux dire, aimons-nous avec nos différences ?
00:53:01 - Oui, mais en gardant ce socle, bien sûr que la société française est nourrie de ses origines du monde,
00:53:08 mais en ayant un socle très solide, à mon sens, sur nos fondamentaux.
00:53:12 - Non, mais je crois que vous avez posé, en fait, la question fondamentale.
00:53:15 Est-ce qu'on s'intègre à une culture qui existe ?
00:53:18 Vous savez, les Allemands ont un terme, je ne retrouve pas le terme "Allemand",
00:53:21 mais je crois que Joseph est germaniste, c'est le terme de "culture de référence",
00:53:25 "life culture" ou quelque chose comme ça.
00:53:27 C'est-à-dire que... Parce que c'est quoi la société multiculturelle ?
00:53:30 Ce n'est pas une société où il y a des gens de plusieurs cultures,
00:53:32 toutes les sociétés sont comme ça.
00:53:34 La société multiculturelle, c'est une société où elles sont toutes placées à égalité.
00:53:38 Je ne suis pas sûre qu'elles ne puissent pas marcher nulle part.
00:53:40 Par exemple, est-ce qu'elles ne peuvent pas marcher aux États-Unis ou dans des pays comme ça ?
00:53:44 Je ne sais pas. Mais c'est sûr qu'en France, elle ne nous va pas du tout bien autant.
00:53:48 Pas du tout, du tout ! En France, il faut, comme vous l'avez dit,
00:53:51 il faut dire que ce n'est pas facile. Il faut arrêter de dire "Arrêtez, il n'y a pas de contraintes,
00:53:56 venez comme vous êtes". C'est ça la France McDo ?
00:53:58 Je crois que... Pardon, parce que je vais donner l'impression de jouer sur les mots,
00:54:03 mais les mots ont parfois de l'importance.
00:54:05 C'est moins le mot "multiculturel" qui m'ennuie, parce que nous sommes tous porteurs,
00:54:10 tous autour de cette table, nous sommes porteurs de sensibilité,
00:54:14 de goût qui s'enracine dans d'autres cultures.
00:54:19 Non, ce n'est pas "multiculturel", c'est "multicultuel".
00:54:23 "Cultuel", c'est-à-dire la religion, le culte. Nous ne pouvons pas être une nation multiculturelle.
00:54:30 Nous pouvons peut-être être multiculturelle, mais certainement pas multiculturelle.
00:54:33 Je ne suis pas tout à fait d'accord.
00:54:35 Partagez-moi pour le coup votre avis, parce que je vais parler des Juifs et des Arméniens,
00:54:40 qui sont incroyablement assimilés et intégrés à la société française,
00:54:43 qui ont gardé une part de leur culture, je veux dire, dans le privé, dans l'intime,
00:54:50 mais qui n'est pas plus assimilé à la société française.
00:54:55 Vous menez, Pascal, ce qui est pour moi un cheval de bataille,
00:54:59 c'est justement d'ailleurs des sénateurs LR qui ont déposé cette proposition,
00:55:03 que les LR d'ailleurs, la direction n'a pas repris,
00:55:07 c'est-à-dire le fait que soit inscrit dans la Constitution
00:55:09 le fait que la France est un pays de tradition judéo-chrétienne.
00:55:12 Ça c'est quelque chose que j'assume totalement.
00:55:14 - Ça me permet d'ajouter à ce qu'a dit Joseph, on peut être une société,
00:55:16 on doit l'être, une société multiculturelle, parce que les cultes sont libres,
00:55:20 à la condition qu'il n'y ait aucun culte qui se prévaut au-dessus des lois de la République.
00:55:25 C'est ça le vrai sujet.
00:55:27 - Mais Georges, vous savez bien qu'il y a une religion, pour qui justement c'est un élément qui n'est pas un élément.
00:55:34 - C'est à la salle A, que je dois saluer.
00:55:36 - Alors, la question taboue par excellence, que Alain Juppé a posée chez Frédéric Aziza un jour,
00:55:46 le fameux Frédéric Aziza, "je ne sais pas si l'islam est compatible avec la République",
00:55:51 c'est ce qu'avait dit Alain Juppé, ce n'est pas moi qui le dis.
00:55:54 Et qu'est la question ? Alors, une question taboue, je ne sais pas si elle est essentielle, mais elle est essentielle.
00:55:59 - Et il faut qu'on appose la question, on fait quoi ?
00:56:01 - Ah ben, il faut répondre à cette question.
00:56:03 - Et si la réponse... - Il faut y répondre.
00:56:05 C'est-à-dire, un certain islam, Nicolas Sarkozy parlait d'un islam de France,
00:56:08 il y avait absolument ce qu'il voulait développer, mais c'est une question essentielle qu'il faut, je pense, aujourd'hui...
00:56:14 - Pascal, juste une seconde, il y a une question correlée à ce que vous posez,
00:56:17 c'est est-ce que l'islam est aujourd'hui soluble, malheureusement, dans l'islamisme ?
00:56:23 C'est ça la question. Je suis désolé, c'est là la question.
00:56:26 - C'est ce qui est en train de se passer.
00:56:28 - La République, elle accueille tous les cultes, elle les protège tous, elle n'en reconnaît aucun,
00:56:33 et ça a marché assez longtemps pour qu'on puisse dire que c'est assez solide comme modèle.
00:56:37 Il y a des millions de musulmans qui sont intégrés, pas totalement assimilés peut-être,
00:56:41 mais bien intégrés dans la société française.
00:56:43 Et moi, je pense que l'intégration, c'est une première phase,
00:56:46 et qu'ensuite, si les choses se passent bien, au bout d'une, deux ou trois générations,
00:56:49 vient l'assimilation. Il faut que les conditions sociales, que les conditions économiques,
00:56:53 que tout ça, évidemment, soit favorable, mais je crois quand même toujours,
00:56:56 parce que je reste positif, optimiste sur la nature humaine,
00:56:59 je pense que l'intégration puis l'assimilation sont toujours possibles
00:57:04 pour toutes les populations d'où qu'elles viennent et quelle que soit leur religion.
00:57:07 Et quand vous dites que les sénateurs LR ont voulu mettre dans la Constitution
00:57:12 l'héritage judéo-chrétien de la France, mais c'est une aberration.
00:57:16 Il faut mettre l'héritage gréco-romain, judéo-chrétien, les Lumières,
00:57:21 la philosophie des Lumières, 89, Zola, le XIXe siècle,
00:57:25 enfin c'est une aberration. La France n'était pas seulement judéo-chrétienne d'aspiration.
00:57:29 Comme Rachel Khan est avec nous ce matin, et elle a écrit Encore debout.
00:57:34 Mais l'État français s'est construit sur ce substrat, même bien historiquement.
00:57:37 Non mais ces questions sont importantes.
00:57:39 Sur la philosophie des Lumières, sur 1789, sur Voltaire et Rousseau,
00:57:42 autant que sur l'héritage judéo-chrétien.
00:57:44 Mais Voltaire et Rousseau sont issus...
00:57:46 Et les gréco-romains ? Et l'héritage gréco-romain ?
00:57:48 Justement, c'est dans l'héritage chrétien, mais c'est pas grave.
00:57:51 Ah non, non, les gréco-romains, le Christ n'était pas né.
00:57:55 L'héritage gréco-romain, le Christ n'était pas né.
00:57:57 Quand François Mitterrand se présente en 1980, il y a une église derrière lui.
00:58:03 Où elle est l'église aujourd'hui ?
00:58:05 Pour des raisons de communication, c'était à Bill, c'était du parc...
00:58:08 Il y a des églises en France, qu'est-ce qu'il y a dans les villages pouyés ?
00:58:11 Mais oui, je suis chrétien, moi, je vais à l'église !
00:58:14 Enfin, vous allez pas me donner des leçons de christianisme.
00:58:16 Non, mais on parle d'héritage.
00:58:17 Je suis républicain.
00:58:18 On vous parle pas de donner le pouvoir à l'église, on vous parle d'héritage.
00:58:21 Rachel Kahn, à propos de la société malade.
00:58:24 On sait qu'une société est malade lorsque les femmes, les artistes et les juifs sont attaqués.
00:58:27 Or, ses premiers symptômes commencent toujours par l'utilisation de certains mots annonciateurs,
00:58:30 d'un basculement du monde vers l'immonde.
00:58:33 Qu'elles sont aujourd'hui...
00:58:35 C'est ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui.
00:58:38 En fait, ce livre, c'est un cri du cœur, évidemment, qu'il y a eu cet été,
00:58:42 avec des attaques d'un influenceur de haine,
00:58:45 invité aux journées d'été de LFI et des écologistes.
00:58:48 Puis, le 7 octobre, et là, j'avais un véritable besoin de parler de ce qui est en train de se passer.
00:58:54 Nous sommes encore debout, mais si nous ne protégeons pas cette République,
00:58:58 si nous ne protégeons pas nos fondamentaux,
00:59:01 nous commençons à ne plus parler le même langage.
00:59:04 Je pense que c'est plus que les questions de multiculturel, intégration assimilée,
00:59:08 nous ne parlons plus le même langage.
00:59:10 Alors, même quand on parle cette belle langue, le français,
00:59:13 et les artistes sont tellement attaqués aujourd'hui,
00:59:15 ils ne peuvent plus créer en liberté, puisque les dogmes tuent leur création,
00:59:19 tuent cette liberté et tuent, finalement, nos humanités
00:59:22 et notre manière de nous émanciper,
00:59:25 par rapport à notre héritage des Lumières, justement.
00:59:28 Donc, moi, c'était un cri du cœur de me mettre aussi dans la peau des autres,
00:59:32 dans la peau de ceux qui se font les avocats de la République,
00:59:35 mais qui la désarment et qui nous désarment par là-même.
00:59:38 - Et vous parlez effectivement de Médine, à qui vous venez de faire allusion à l'instant,
00:59:41 "rescapé" ou plutôt "rescampé", c'est ce qu'il avait écrit, et je vous cite,
00:59:46 "Voilà le jeu de mots effroyable, pointé contre moi,
00:59:49 dont ce gargarise a gorge de déployer l'antisémitisme 2.0,
00:59:53 après le négationnisme et le révisionnisme, c'est le ricanement à propos de la Shoah
00:59:57 qui se fait une place de Shoah au sein de notre pays."
01:00:01 Et l'extrême-gauche, effectivement, avec ce qui s'est passé avec Rima Hassan ces dernières heures.
01:00:07 - Oui, je ne sais pas ce que je leur ai fait, parce que j'ai une brochette là,
01:00:10 "Dieu donné", "Médine", "Rima Hassan".
01:00:14 Alors, est-ce que c'est parce que je suis noire ?
01:00:16 - Oui, et vous le savez bien, en fait.
01:00:19 C'est parce qu'ils vous reprochent de trahir d'une certaine manière d'où ce qu'ils pensent vous venez.
01:00:24 C'est ça qu'ils vous reprochent.
01:00:25 - C'est parce que je suis libre et c'est parce que je suis citoyenne,
01:00:29 je défends mon pays, mon pays qui m'a vu naître.
01:00:32 Sans la laïcité, je n'aurais pas pu voir le jour.
01:00:35 Sans la France, je n'aurais pas pu voir le jour.
01:00:37 - Mais ils vous assignent à résidence.
01:00:39 - Bien sûr, ils ne supportent pas de toute façon que j'écrive,
01:00:43 donc ils me disqualifient et ils me déshumanisent pour que je fasse partie d'un troupeau,
01:00:47 parce qu'ils estiment que ma couleur de peau leur appartient.
01:00:52 C'est de l'esclavagisme intellectuel.
01:00:56 - Vous avez échangé parfois directement avec Jean-Luc Mélenchon ou avec ceux qui vous attaquent ?
01:01:01 - Jamais, puisque de toute façon, ils ne dialoguent pas.
01:01:04 En fait, ils n'ont plus les mots.
01:01:06 En plus, on voit bien que comme ils n'ont pas les mots, ils passent directement à l'insulte.
01:01:11 Donc, c'est très compliqué.
01:01:13 Et puis, quand on vous met des cibles dans le dos, ces méthodes disqualifiantes, calomnieuses,
01:01:18 vous ne pouvez pas véritablement échanger et prouver notre démocratie.
01:01:22 - Moi, ce qui m'étonne, c'est sur des grandes émissions du service public
01:01:25 où parfois il y a des invités mystères,
01:01:27 et celui qu'on interroge n'est pas au courant de l'invité avec qui il peut échanger.
01:01:32 Si M. Mélenchon va faire sans doute ces grandes émissions, si une présidentielle se met en place,
01:01:38 et ça serait intéressant de dire "M. Mélenchon, une personne avec qui vous allez inviter,
01:01:43 vous n'étiez pas au courant, et ça sera Mme Rachel Kahn".
01:01:47 Parce qu'effectivement, ce que vous venez de dire est très intéressant.
01:01:49 Ils refusent le débat de la même manière qu'ils refusent de venir sur certains plateaux.
01:01:54 À propos de l'extrême gauche, écrivez-vous, à le fait de notre devise "tout ce qui nous divise",
01:01:58 voici l'objectif principal de l'extrême gauche, le chaos,
01:02:01 heurté d'avoir perdu de trop peu les élections présidentielles de 2017 et 2022,
01:02:05 Jean-Luc Mélenchon et ses commissaires politiques nourrissent par vengeance
01:02:09 tout ce qui peut nous fracturer, créer des camps, voir des langages différents,
01:02:13 afin que nous ne puissions plus ni nous entendre, ni nous comprendre, après moi, le déluge.
01:02:17 Mais la vraie question, c'est celle que posait tout à l'heure Elisabeth Lévy,
01:02:20 est-ce que ça marche, à votre avis, dans l'opinion ? Est-ce que ça fonctionne ?
01:02:25 Je pense qu'il ne faut pas être trop candide.
01:02:29 Je pense que pour une partie de l'opinion, malheureusement, ça fonctionne.
01:02:33 Il faut être très vigilant et j'attends, moi aussi, les élections de juin
01:02:36 pour que l'ensemble des citoyens puissent se mobiliser et sanctionner ces personnes qui nous font du mal.
01:02:43 Mais alors, plutôt que d'invoquer tout le temps la République, je le suis tout à fait,
01:02:47 j'aime beaucoup la République, est-ce qu'à un moment, il ne faudrait pas parler de la France ?
01:02:50 Est-ce que "République", "laïcité", ce n'est pas trop désincarné à la fin du pays ?
01:02:55 - C'est exactement ce que je dis dans ce livre.
01:03:01 Et d'ailleurs, vous parliez tout à l'heure du gouvernement, de ces mots qui vont nulle part,
01:03:06 et qui sont ronronnants, et qui sont au fond la non-assistance à la République en danger.
01:03:11 Et c'est exactement pareil pour les gens qui tentent de protéger ce que nous sommes.
01:03:17 On tombe dans des refrains qui sont assez désincarnés, qui ne sont plus des mots parlants, malheureusement.
01:03:23 Et donc je décortique ces mots-là, "République", "laïcité", "droit", "devoir", etc.
01:03:28 - "France", ça parle encore !
01:03:30 - Justement, c'est pour ça. Et moi, je suis très très fière d'être française.
01:03:35 C'est vrai que l'immigration de masse post-coloniale qui arrive sur le territoire de France,
01:03:42 avec parfois un esprit de revanche, la question qu'on se pose, c'est "Est-ce que ça peut marcher ?
01:03:49 Est-ce que ça peut fonctionner ?" Parce qu'on voit une nouvelle identité, je crois que c'était Alain Bauer qui disait ça tout à l'heure,
01:03:54 je ne sais pas s'il le disait à l'antenne ou hors antenne d'ailleurs, que ces jeunes se sont fabriqués une nouvelle identité,
01:04:00 qui n'est pas la même que leurs parents et que leurs grands-parents.
01:04:03 - Qui étaient très bien intégrés.
01:04:05 - Exactement. Et ils reprochent parfois même à leurs parents ou à leurs grands-parents d'avoir...
01:04:10 - Baissé la tête. - Oui.
01:04:11 - D'être français ? - Oui.
01:04:13 - Donc ça, on est sur des sujets très particuliers.
01:04:17 - Très singuliers. - Très singuliers. Alors, quelle est votre analyse ?
01:04:21 - Déjà, c'est assez paradoxal parce que, notamment si on parle de l'Afrique par exemple,
01:04:26 on parle des vieux en Afrique qui sont des personnages quand même sacrés.
01:04:30 C'est très bizarre en fait d'être en France et de pointer du doigt ses parents ou ses grands-parents
01:04:34 pour dire qu'ils étaient les Banania ou les Bounty de l'époque.
01:04:39 C'est très désobligeant et ça ne correspond pas à la culture de ce continent-là.
01:04:44 Après, c'est vrai qu'à force finalement de renoncement, de lâcheté,
01:04:50 de vouloir chouchouter les uns et les autres, de ne pas vouloir offenser,
01:04:54 eh bien les petits, je suis désolée, il y a des règles, les jeunes générations,
01:04:57 il faut leur insuffler des règles et cette autorité pour qu'ils puissent embrasser le pays
01:05:05 et non pas créer une autre forme d'identité ou un autre langage.
01:05:09 - Mais elle existe déjà, qu'est-ce que vous allez faire ?
01:05:11 Qu'est-ce que vous allez faire avec ces jeunes gens de 20 ans qui se sont construits comme ça ?
01:05:15 Je veux bien qu'on reprenne à zéro pour une nouvelle génération qui va grandir,
01:05:18 mais qu'est-ce que vous faites pour ces jeunes gens de 20 ans ?
01:05:21 - Génération perdue. - Oui.
01:05:23 - On ne peut pas avoir une génération perdue, c'est des millions de Français.
01:05:27 - La question c'est de savoir si c'est trop tard ou pas.
01:05:30 - Ce sont des millions de Français. - Oui, parce que c'est trop tard.
01:05:32 - Vous pensez, ça c'est une question toujours importante,
01:05:35 Elisabeth dit c'est trop tard, il y a minuit et demi ou minuit moins une.
01:05:38 - Oui. - Moi je ne pense pas qu'il soit trop tard.
01:05:42 Mais en revanche, il y a un vrai, comment dire,
01:05:49 un vrai examen de conscience à faire de la part de tous les citoyens
01:05:55 et notamment au niveau des financements publics.
01:05:59 On parle souvent de l'école, on dit souvent c'est l'école,
01:06:02 il faut remettre l'autorité à l'école, etc.
01:06:05 Mais ce n'est pas que à l'école, on parle souvent des parents,
01:06:08 mais ce n'est pas que les parents.
01:06:10 Pour faire grandir ces enfants qui sont des adolescents ou jeunes adultes,
01:06:15 il faut que toutes les strates de la société soient en veille,
01:06:18 et je pense à ces associations sportives, culturelles,
01:06:22 où il se passe des choses. - Mais évidemment.
01:06:24 - C'est impossible que vous... - Mais je passe mon temps à parler du sport,
01:06:27 c'est un domaine que je connais bien et j'ai des retours.
01:06:29 En fait, ce qui est intéressant, c'est de voir comment l'islam se conduit
01:06:34 lorsqu'il est en situation de majorité.
01:06:37 C'est ça qui est intéressant, c'est ça la question clé.
01:06:40 - Ça dépend. - Ça c'est intéressant,
01:06:42 de voir qu'est-ce qui est imposé aux uns et aux autres
01:06:45 dans un comportement de tous les jours par rapport à une religion
01:06:49 qui est très présente pour les musulmans dans ces cas-là.
01:06:52 - Moi, ce qui me frappe, c'est que moi je pense, je ne sais pas si Rachel le pense,
01:06:55 mais qu'il y a eu quand même un avant et un après Charlie et Bataclan,
01:06:59 et que paradoxalement, cet après a nourri l'islamisme aux dépens de l'islam.
01:07:06 C'est ce que je pense, racialement. - Oui, je pense aussi.
01:07:08 - Rachel, on est d'accord ? - Oui, je suis d'accord.
01:07:09 - Et moi, je me suis frappé, il y a 12 ans, 15 ans,
01:07:11 les livres qui paraissaient de jeunes, soit rappeurs, soit autres,
01:07:16 sur le soufisme, sur toute cette spiritualité de l'islam,
01:07:20 aujourd'hui, ces personnes-là ont totalement et malheureusement disparu.
01:07:23 - Au Pakistan, en Afghanistan, en Algérie aussi.
01:07:26 - Non, je parle en français. - Non mais dans le monde musulman,
01:07:28 ce que j'essaye de vous dire, c'est que la France est par miso là,
01:07:31 dans le monde musulman, dans son ensemble.
01:07:33 - Pas partout. - Pardon, je crois qu'il faut arrêter.
01:07:36 Je crois qu'il faut arrêter.
01:07:38 - Vous avez parlé de l'école, vous avez parlé du sport, etc.
01:07:41 Je parle souvent des médias. - Oui.
01:07:43 - Quelle est votre analyse ? C'est pas vous, par exemple,
01:07:46 est-ce que vous êtes reçue partout ? Est-ce qu'il y a des médias ?
01:07:49 Parlez, citez, pourquoi pas. Est-ce que, par exemple,
01:07:51 Quotidien vous reçoit ?
01:07:53 - Alors, Quotidien m'avait reçue pour rasser.
01:07:55 - Oui.
01:07:57 - Au jour d'aujourd'hui, je n'ai pas encore reçu d'invitation.
01:08:00 - Est-ce que vous avez le sentiment que tous les médias
01:08:04 ne vous reçoivent pas d'abord ? Est-ce que vous avez le sentiment
01:08:06 que les médias sont importants dans cette guerre culturelle ?
01:08:11 Je ne sais pas si c'est le bon mot.
01:08:13 - Les médias, c'est fondamental.
01:08:16 Et c'est vrai qu'on ne va pas se mentir.
01:08:21 Il y a certains médias. Je pense que mon apparence est bien.
01:08:27 Ça fait le job.
01:08:29 Mais qu'après, c'est dans la pensée.
01:08:31 C'est plus compliqué. Rachel Khan, c'est problématique.
01:08:34 Rachel Khan, c'est clivant.
01:08:36 Alors même que je défends notre pays, la France,
01:08:39 et que je défends la réparation de notre pays,
01:08:42 et que j'essaie de trouver des solutions pour la réparer véritablement.
01:08:48 Et effectivement, les médias, lorsqu'on commence à avoir des clans
01:08:52 au niveau des médias et des personnes,
01:08:54 notamment des écrivains ou des artistes,
01:08:56 qui ne peuvent plus y aller, c'est le drame de notre société.
01:08:59 - Mais c'est votre cas ?
01:09:01 - Bien sûr que c'est mon cas.
01:09:03 C'est-à-dire que, par exemple,
01:09:05 on n'imagine pas que vous soyez un jour un juré du Festival de Cannes.
01:09:08 Ce serait impossible.
01:09:10 - Et pourtant, je porte le nom adéquat.
01:09:12 - Oui, mais j'aime bien.
01:09:14 C'est toujours intéressant parce que c'est des signes
01:09:18 qui sont donnés à la société.
01:09:20 Vous pourriez imaginer, par exemple, que vous soyez une année
01:09:23 dans le jury du Festival de Cannes,
01:09:25 ou un rôle de ce type, un rôle honorifique.
01:09:28 Et j'ai l'impression que toutes ces représentations-là
01:09:31 sont soumises à des personnalités très précises
01:09:35 et d'autres sont exclues.
01:09:37 Est-ce que c'est le sentiment que vous avez aussi ?
01:09:39 - Oui, tout à fait.
01:09:41 Mais c'est pour ça que toutes ces notions d'inclusion,
01:09:43 de je ne sais pas quoi, ça ne veut absolument rien dire.
01:09:46 Les personnes qui sont incluses,
01:09:48 ce sont des personnes qui ne font pas de vagues.
01:09:51 - Ou qui sont dans le moule.
01:09:53 - Ou qui sont dans le moule.
01:09:55 - Mais pas tant qu'ils ne font pas de vagues,
01:09:57 c'est qu'ils sont dans le moule.
01:09:59 Et ce qui est impossible par rapport à notre humanité,
01:10:01 à la française,
01:10:03 c'est lorsque vous avez un nom et un prénom,
01:10:05 c'est-à-dire une signature, un caractère,
01:10:07 vous n'êtes pas dans le moule.
01:10:09 Vous êtes vous-même.
01:10:11 Et ça pose problème.
01:10:13 - On va être avec Jacques Vandreau dans une seconde,
01:10:15 parce que c'est vendredi.
01:10:17 - Ah oui, je l'adore.
01:10:19 - Nous l'adorons tous, bien évidemment.
01:10:21 Votre livre est passionnant, "Trop de démocratie",
01:10:23 Tocqueville nous avait pourtant prévenu dès 1835
01:10:25 dans "L'incontournable de la démocratie en Amérique",
01:10:27 pourrait entraîner la tyrannie.
01:10:29 Nous y sommes.
01:10:31 Triste assemblée nationale désarticulée
01:10:33 qui supporte tant bien que mal
01:10:35 les spectacles indécents de ses représentants
01:10:37 de haine.
01:10:39 Et puis on pourra également sur l'immigration,
01:10:41 cette fois du point de vue de la droite,
01:10:43 vous écrivez à l'inverse du cochon, "Tout est mauvais
01:10:45 dans l'immigration", marotte ancestrale de la droite
01:10:47 dure, "L'immigration est la cause de tous les maux",
01:10:49 qui dilue l'identité nationale
01:10:51 et par là même empêche la France
01:10:53 de se défendre de l'intérieur, parce qu'il s'agit
01:10:55 d'une menace pour l'ensemble de la société,
01:10:57 les hostilités sont vives face
01:10:59 au flux migratoire.
01:11:01 - Oui, parce qu'en fait,
01:11:03 j'ai fait dialoguer différents avocats.
01:11:05 L'avocat de l'extrême gauche
01:11:07 avec sa ligne, l'avocat
01:11:09 de l'extrême droite. Et moi c'est vrai que
01:11:11 de la droite dure, disons.
01:11:13 - Oui, parce que l'extrême droite, je voudrais un jour...
01:11:15 - Ça ne veut plus rien dire. - Je suis content que vous le disiez
01:11:17 parce que je passe mon temps à le dire.
01:11:19 - Oui, oui, voilà. Donc cette droite dure... - Et même droite dure ne veut rien dire.
01:11:21 - Bon oui, mais en tout cas,
01:11:23 je pointais, je voulais
01:11:25 souligner, malgré tout,
01:11:27 le fait d'être obsessionnel
01:11:29 sur l'immigration. L'immigration n'est pas
01:11:31 la cause de tous les maux non plus.
01:11:33 - Oui, enfin c'est quand même peut-être
01:11:35 un sacré problème, pardon.
01:11:37 Et c'est quand même produit, l'islamisme
01:11:39 aujourd'hui, c'est quand même en grande partie
01:11:41 un produit de l'immigration. Donc si vous voulez,
01:11:43 on a le droit de penser que c'est le
01:11:45 problème principal. - Oui, mais quand on...
01:11:47 Enfin, ça dépend parce que, justement,
01:11:49 le truc, quand on
01:11:51 est construit
01:11:53 d'ailleurs,
01:11:55 on peut se dire qu'on n'est pas forcément
01:11:57 un problème non plus. - Ah mais...
01:11:59 André Valimy, il y a quelqu'un qui m'écrit et qui
01:12:01 dit "Lorsqu'André Valimy affirme que les
01:12:03 grands-parents des origines maghrébines étaient
01:12:05 bien intégrés, c'est faux. Les grands-parents
01:12:07 baissaient la tête, ils étaient invisibles, ils vivaient
01:12:09 en vase clos, ils allaient trimer, ils rentraient dans
01:12:11 des cloaques, mangeaient et prenaient un verre
01:12:13 dans des établissements tenus par des maghrébins,
01:12:15 on ne les voyait pas ailleurs. Bref, ils ne dérangeaient
01:12:17 pas." Voilà ce qu'il nous dit.
01:12:19 On voit cet esprit de revanche
01:12:21 qui infuse
01:12:23 dans la société française et effectivement
01:12:25 ce qui pose les soucis
01:12:27 dont on parle régulièrement. - Mais c'est la victimocratie
01:12:29 qui pose un problème. - Oui, bien sûr.
01:12:31 - C'est-à-dire, en fait, et je sais que
01:12:33 là, je suis attaquée par cette
01:12:35 rima Hassan par rapport à ça.
01:12:37 C'est-à-dire qu'elle, elle
01:12:39 voudrait qu'il y ait un génocide à
01:12:41 Gaza, elle voudrait qu'il y ait
01:12:43 cet apartheid, elle voudrait que ce soit la
01:12:45 colonisation d'Israël parce que, finalement,
01:12:47 comme elle a le monopole
01:12:49 de la lutte contre le racisme,
01:12:51 elle voudrait qu'il se passe ça.
01:12:53 Donc ce qui se passe à Gaza, c'est terrible,
01:12:55 mais de là à dire que c'est un génocide,
01:12:57 en fait,
01:12:59 c'est une guerre qu'elle mène
01:13:01 contre le réel. Il mène une guerre
01:13:03 contre le réel et il mène
01:13:05 une guerre aussi contre l'humanisme
01:13:07 et l'universalisme. - Alors,
01:13:09 comme je sais que l'Arkham nous écoute
01:13:11 et que les mots que vous venez de dire,
01:13:13 elle voudrait que...
01:13:15 elle pourrait dire qu'elle
01:13:17 ne veut pas précisément qu'il y ait un génocide,
01:13:19 le modérateur que je suis
01:13:21 intervient pour dire
01:13:23 qu'on peut imaginer
01:13:25 que Mme Rima Hassan ne voudrait pas que
01:13:27 c'est... parce qu'on en est là aujourd'hui,
01:13:29 chaque propos doit être
01:13:31 modéré de ce type.
01:13:33 J'ai encore reçu
01:13:35 récemment, lorsque
01:13:37 Éric Zemmour, sur ce plateau, avait dit
01:13:39 quelque chose qui lui appartenait,
01:13:41 chaque chose qui est dite de ce type,
01:13:43 c'est un très bon exemple ça. C'est-à-dire que vous prêtez
01:13:45 des intentions, vous interprétez
01:13:47 et moi je peux être d'accord avec cette interprétation
01:13:49 mais ce n'est pas le sujet. Ce que vous venez de dire
01:13:51 sur Rima Hassan, comme vous le
01:13:53 dites à la forme de l'indicatif
01:13:55 futur,
01:13:57 conditionnel ?
01:13:59 - On pourrait
01:14:01 penser que ça passerait.
01:14:03 - Je pense que l'Arkham, en tout cas,
01:14:05 qui nous écoute et qui prend des notes,
01:14:07 sûrement, sera content
01:14:09 de cette intervention que je viens
01:14:11 de faire et qui
01:14:13 permet... - Est-ce qu'on peut en retenir ?
01:14:15 - Non, non. Jacques Vandreau dans une seconde.
01:14:17 Vous parliez de Rima Hassan.
01:14:19 Suite aux propos tenus par Rima Hassan, à mon compte
01:14:21 diffusés publiquement hier soir sur ce réseau
01:14:23 et qui portent atteinte à mon intégrité,
01:14:25 Richard Malcahaye, mandaté pour déposer une plainte
01:14:27 pour injure publique, dans notre pays il existe des règles
01:14:29 et des lois qui obligent peut-être encore plus les candidats
01:14:31 à des élections, de ce
01:14:33 qui l'on est
01:14:35 en droit d'attendre, un peu plus de hauteur
01:14:37 de vue et un peu moins d'outrance. C'était hier soir ça,
01:14:39 les propos de Rima Hassan ?
01:14:41 - C'était... Oui, hier matin.
01:14:43 - Hier matin et on rappelle ce qu'elle a
01:14:45 dit ou on ne le dit pas ?
01:14:47 - On peut le dire, si l'Arkomme nous écoute,
01:14:49 elle a dit que Rachel Khan
01:14:51 est une ordure.
01:14:53 En un seul mot, ordure.
01:14:55 - Elle a dit Rachel Khan est une ordure. - Oui.
01:14:57 - Voilà, on nous en sommes aujourd'hui avec
01:14:59 la même Rima Hassan qui a porté plainte
01:15:01 contre Yoann Ouzaï. - Futur député
01:15:03 européen. - Voilà, les gens...
01:15:05 - Je rappelle que nous sommes une chaîne infâme selon Jean-Luc Mélenchon.
01:15:07 - On est très en retard,
01:15:09 on a beaucoup de choses. Jacques,
01:15:11 générique.
01:15:13 - J'adore.
01:15:19 - C'est trop drôle. - Mais je ne crois pas.
01:15:21 - Non mais c'est tous les sports olympiques.
01:15:23 On est... Il y a un signe derrière.
01:15:25 Bonjour Jacques, vous êtes où et vous faites quoi ?
01:15:27 - Il nous fait un signe.
01:15:29 - Ça va Pascal ?
01:15:33 - Ça va très bien mais vous faites quoi ?
01:15:35 - J'ai un peu de mal à articuler parce que
01:15:37 la compétition est très serrée. Je m'en excuse.
01:15:39 Je suis
01:15:41 sur la scène à la hauteur
01:15:43 des mureaux où s'est déroulée
01:15:45 des épreuves de compétition
01:15:47 extrêmement importante de la voile
01:15:49 en 1924, au 1er jeu.
01:15:51 Donc j'ai voulu
01:15:53 avoir une pensée pour les athlètes
01:15:55 de 1924 et vous dire
01:15:57 qu'il y aura également ici
01:15:59 la compétition des nages
01:16:01 en eau libre, mer, rivière
01:16:03 ou lac. C'est une épreuve
01:16:05 ajoutée au jeu de...
01:16:07 C'est arrivé au jeu de Pékin en
01:16:09 2008. 10 km à nager
01:16:11 pour les athlètes, il met environ
01:16:13 2 heures. Donc je voulais simplement
01:16:15 parler de ces athlètes hors normes.
01:16:17 Marc-Antoine Olivier
01:16:19 avait terminé 3e en 2016.
01:16:21 Autre français de haut niveau
01:16:23 Stéphane Leca, Axel Raymond,
01:16:25 Stéphane Clos,
01:16:27 Aurélie Bulaire
01:16:29 et le fils des mureaux en Dudy.
01:16:31 Vous n'allez pas nous faire la nuire,
01:16:33 mais si c'est possible.
01:16:35 Est-ce que vous vous baignez ?
01:16:37 Vous allez dans l'eau ? Allez, allez-y !
01:16:39 - Non, non, non, honnêtement, je ne me baigne pas, j'ai 3 degrés.
01:16:41 - Bah attend, pourquoi vous avez mis
01:16:43 la combinaison et les palmes ? Dans !
01:16:45 L'eau ! Dans ! L'eau ! Dans ! L'eau !
01:16:47 Dans ! L'eau ! Dans ! L'eau !
01:16:49 Et on revient dans une seconde.
01:16:51 Est-ce qu'on peut élargir un peu ? Parce que vous êtes beaux avec vos
01:16:53 palmes. Regardez comme vous êtes beaux.
01:16:55 Ah, Jacques Vendroux.
01:16:57 - Mais il ne va pas avoir froid avec ça.
01:16:59 - Il ne va pas avoir froid du tout. Et puis il y a des petits signes.
01:17:01 Allez voir un petit signe derrière.
01:17:03 Jacques ? - Il y a des signes !
01:17:05 - Ça me mord. - Oui, mais là on ne vous entend pas très bien
01:17:07 aujourd'hui parce que le son basse ne passe pas très bien,
01:17:09 mais il y a un petit signe.
01:17:11 Vous voulez aller voir un petit signe ? - Il y en a plein de signes,
01:17:13 regardez ! Regardez ! - Oui, bah on les regarde.
01:17:15 C'est pour ça que je vous dis d'aller les voir.
01:17:17 Bon, on vient vous revoir et on va vous voir
01:17:19 dans l'eau quand on revient. Docteur Millou, une émission
01:17:21 à retrouver tous les samedis matins à 10h30 sur C News.
01:17:23 L'émission de ce week-end est consacrée aux pervers narcissiques.
01:17:25 Est-ce que vous connaissez, sérieusement,
01:17:27 est-ce que vous avez rencontré un pervers narcissique ?
01:17:29 - Il paraît qu'il y en a plein partout.
01:17:31 - Est-ce que vous en avez rencontré un ? - Non, moi non.
01:17:33 - Georges ? - Non. - Rachel ? - Plein.
01:17:35 - Oui.
01:17:37 - Dans la vie privée ou dans la vie privée ?
01:17:39 - Les deux professionnels, privés.
01:17:41 - Elisabeth ? - Non.
01:17:43 - J'en ai déjà certainement croisé.
01:17:45 Bon.
01:17:47 - Je crois qu'il vous regarde.
01:17:49 - Ah non, non.
01:17:51 - Si il y a bien quelqu'un qui n'est pas pervers narcissique, c'est Pascal.
01:17:53 - Professionnellement, j'en ai rencontré beaucoup, bien sûr.
01:17:55 - Bon, alors en fait, c'est pas du tout consacré aux pervers narcissiques.
01:17:57 C'est consacré à la chirurgie esthétique.
01:17:59 - Ah, et la chirurgie esthétique.
01:18:01 - On referme un tour de plateau,
01:18:03 est-ce que les pervers narcissiques font la chirurgie esthétique ?
01:18:05 - Bon, voilà.
01:18:07 Alors, écoutons Brigitte.
01:18:09 - Quand on a parfois des boules,
01:18:11 des choses comme ça, je vais vous montrer une image
01:18:13 d'une patiente qui, a priori,
01:18:15 n'était pas contente puisque ses lèvres étaient
01:18:17 trop gonflées avec des boules.
01:18:19 On a l'antidote pour ça ? - Absolument.
01:18:21 On voit que cette patiente a bénéficié
01:18:23 probablement d'un traitement par
01:18:25 Yaluronidaz. Yaluronidaz, c'est une enzyme qui va
01:18:27 casser l'acide yaluronique. - Oui.
01:18:29 - Et donc cette patiente, elle a une vraie déformation
01:18:31 de sa lèvre supérieure avec des boules.
01:18:33 Et donc, heureusement,
01:18:35 elle a récupéré la lèvre qu'elle avait avant.
01:18:37 Et très souvent, les patientes que je vois,
01:18:39 elles ont une belle lèvre de base. - Oui.
01:18:41 - Donc, elles regrettent leur acte. - Après, quand il y a des erreurs,
01:18:43 sachez qu'on peut rattraper,
01:18:45 récupérer, réparer, donc, les erreurs.
01:18:47 - Est-ce que quelqu'un a fait de la chirurgie esthétique
01:18:49 sur ce plateau ? Il ne le dira pas, je pense.
01:18:51 - Sinon, le résultat ne serait pas fameux
01:18:53 pour certains d'entre nous. - C'est vrai ?
01:18:55 - Non, personne, personne de... - Joker.
01:18:57 - Quoi, Joker ?
01:18:59 - Ah ! - J'ai dit mon Joker.
01:19:01 - Ah, donc vous avez fait de la chirurgie esthétique ? - Ah bah oui, j'ai dit Joker.
01:19:03 - Donc, ça veut dire que vous en avez fait ?
01:19:05 - J'ai dit Joker. - Ah oui. - Vous avez fait quoi, Georges ?
01:19:07 - Le secret médical.
01:19:11 - Le secret... - Et vous ? - Alors, par contre, le...
01:19:13 - Un peu, là, comme ça. - Ah oui !
01:19:15 - Attends, Georges, il est... - Un peu moins fatigué.
01:19:17 - Non, mais Georges, il est beau. - Il est très beau, Georges.
01:19:19 - Oui, il est très beau. - Il est très beau.
01:19:21 - Il a une petite quarantaine d'années.
01:19:23 - Un sacre de succès, en fait. - Une quarantaine d'années, Georges.
01:19:25 - Bon, l'Essentiel chez Labraud.
01:19:27 Votre émission, retrouvée ce samedi
01:19:29 à 12h55 sur C8.
01:19:31 Philippe Labraud reçoit Patrick Maé,
01:19:33 qui a longtemps dirigé la rédaction de Paris Match
01:19:35 et qui sort le 25 avril un livre
01:19:37 qui raconte les secrets, la légende
01:19:39 de Paris Match chez Plon.
01:19:41 - Tout le monde cherchait une formule
01:19:43 sur 76, quand Daniel Fischbach
01:19:45 qui a racheté le titre et que Roger Théron
01:19:47 est venu, qu'il a rappelé,
01:19:49 cherchait une formule
01:19:51 autour de l'écriture. Et "Le poids des mots"
01:19:53 est arrivé assez vite, en fin de compte.
01:19:55 Mais pas le choc des photos. Le choc
01:19:57 des photos est né un soir de bouclage,
01:19:59 une nuit de bouclage, on bouclait
01:20:01 à plus d'heures, évidemment, à cette époque-là,
01:20:03 lorsque le directeur artistique,
01:20:05 mécontent du départ
01:20:07 inattendu d'un de ses maquettistes,
01:20:09 qui partait un peu à la sauvette,
01:20:11 lui a arraché
01:20:13 la maquette du mur,
01:20:15 sur laquelle on voyait le journal,
01:20:17 défilait le journal, l'a roulée en boule
01:20:19 et lui a balancé comme ça en disant "Comment tu parles
01:20:21 à cette soirée-ci ? De quel endroit tu parles ?"
01:20:23 Et Roger Théron, ouvrant la porte, dit
01:20:25 "Mais ça, Guy", c'était Guy Tria,
01:20:27 "c'est le choc des photos".
01:20:29 Et c'est ainsi
01:20:31 qu'est née la devise "Le poids des mots,
01:20:33 le choc des photos".
01:20:35 - "Le poids des mots, le choc des photos".
01:20:39 Merci à Jacques Vendrouge.
01:20:41 - Je ne demande pas Jacques si vous avez fait de la chirurgie esthétique.
01:20:43 - Pascal !
01:20:47 - Pas ce matin en tout cas.
01:20:49 - Pas ce matin, ça va ?
01:20:51 - Vous m'inquiétez Jacques.
01:20:53 - Moi aussi.
01:20:55 - Mais pourquoi vous n'êtes pas allé à l'eau ?
01:20:57 - Ne vous inquiétez pas, Pascal.
01:20:59 Le Marienthéclope de France joue mercredi à plaisir
01:21:01 pour les pièges d'eau.
01:21:03 - Je suis d'accord, mais on voudrait vous voir à l'eau.
01:21:05 Allez au moins mettre les pieds dans l'eau !
01:21:07 - Allez-y, il fait 3 degrés !
01:21:09 - Les pieds, vous avez des palmes !
01:21:11 - Non, non, mon frère, je suis là.
01:21:13 - Vous êtes à les pieds dans l'eau !
01:21:15 - Je ne suis pas courageux.
01:21:17 - Vous êtes courageux mais pas téméraire, comme disait ma grand-mère.
01:21:19 - Il a fait du ski nautique.
01:21:21 - Vous avez fait du ski nautique, franchement.
01:21:23 - Il était totalement dans l'eau.
01:21:25 - Vous étiez complètement dans l'eau.
01:21:27 Là il se retourne, madame, monsieur, bonsoir,
01:21:29 alors que...
01:21:31 Ah oui, c'est le bim, madame Michelin, là.
01:21:33 - Il marche comme un pingou alors.
01:21:35 - Ah oui, il recule, il recule,
01:21:37 il recule et il va se tromper sur les signes.
01:21:39 Bon, bah écoutez, on vous laisse, cher Jacques.
01:21:41 - J'y vais, j'y vais, j'y vais !
01:21:43 On vous envoie la vidéo.
01:21:45 - On vous envoie la vidéo. Bon, merci Rachel Kahn.
01:21:47 - Merci à vous. - Encore debout, La République à l'épreuve des mots.
01:21:49 Vraiment, c'est un livre absolument
01:21:51 passionnant. - Aux éditions de l'Observatoire.
01:21:53 - Exactement, qui est un très bel éditeur.
01:21:55 - Oui, et je voulais remercier
01:21:57 Muriel Beyer, qui fait un travail formidable.
01:21:59 - Ce que vous dites est tellement
01:22:01 intelligent et tellement bienveillant
01:22:03 et que ça nous fait du bien.
01:22:05 - Merci.
01:22:07 - C'est la fin de la semaine,
01:22:09 a priori, vendredi.
01:22:11 Donc, nous allons remercier
01:22:13 tous ceux qui étaient
01:22:15 avec nous cette semaine et notamment
01:22:17 Laurent Prat,
01:22:19 qui était à la réalisation, Ludovic Lieber,
01:22:21 qui était à la vision, Maxence, qui était
01:22:23 au son, à la programmation,
01:22:25 et c'est important de les citer, Nicolas Nissim,
01:22:27 qui fait un travail formidable, Magdalena Dervish,
01:22:29 formidable, Lino Vitez,
01:22:31 Louis Lallement, Marine Lanson,
01:22:33 Félix Perola étaient là aussi,
01:22:35 ils passaient un excellent week-end.
01:22:37 Ce soir, c'est l'ami Eliotte
01:22:39 Deval qui sera là,
01:22:41 Jean-Marc Morandini dans une seconde.
01:22:43 Merci à tous, bon week-end
01:22:45 et à lundi.
01:22:47 La Dix.
01:22:47 Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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