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  • il y a 2 ans

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00:00 *Musique*
00:16 L'amboisienne Catherine Chantrenaud a passé 40 ans dans la magistrature.
00:20 En 2015, elle est la première femme nommée procureure générale de la Cour d'appel de Paris.
00:25 Retour aujourd'hui sur les affaires financières et criminelles qui ont marqué sa carrière.
00:29 Et sur ses actuelles fonctions de présidente de l'association France Victime,
00:33 Catherine Chantrenaud est l'invité de la petite histoire.
00:36 A Saint-Pierre-des-Cors, on s'apprête à guincher.
00:39 Une friche industrielle de 750 mètres carrés va devenir une guinguette d'hiver.
00:44 Son nom, le Soleil.
00:46 Le lieu sera ouvert d'octobre à avril, au programme concerts, spectacles, balles et conférences,
00:51 une sorte de place du village.
00:53 Et enfin, connaissez-vous bien la Loire ?
00:55 Cette semaine, Le Grand Dossier s'intéresse aux crus et à leur utilité pour la préservation de l'écosystème.
01:01 Nous revenons également sur les extractions de sable du XXe siècle
01:05 et leurs conséquences actuelles avec nos spécialistes.
01:08 Bonjour à tous et à toutes, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro du Grand Talk.
01:18 Vous l'avez vu, un gros programme avec une nouvelle adresse pour guincher à Saint-Pierre-des-Cors,
01:23 avec Alice Tadler, bonjour.
01:25 - Bonjour.
01:26 - Et puis Mathieu Djuia, vous êtes les architectes tous les deux, avec des copains,
01:31 de cette future guinguette corpopétrucienne.
01:34 Bienvenue également à Catherine Chanrenaud, bonjour.
01:37 - Bonjour.
01:38 - Vous êtes actuelle présidente de France Victima Tour,
01:40 mais c'est aussi pour vos anciennes fonctions qu'on vous reçoit,
01:43 un quarante ans dans la magistrature, ex-procureure générale de la Cour d'Appel de Paris.
01:48 Et puis gros plan sur la Loire, mais pas que, au vu de l'actualité,
01:51 on avait prévu de vous parler de la Crue de la Loire uniquement.
01:54 Ça, c'était avant le week-end de Pâques, évidemment.
01:57 Et bien sûr, depuis, l'Indre-et-Loire est passée en vigilance rouge
02:00 durant quelques heures concernant les crues.
02:02 Alors, on va parler de la conséquence de ces crues dans le Grand Dossier.
02:06 Ça, ce sera en troisième partie.
02:08 Les Bords de Loire, vous les connaissez bien, Catherine Chanrenaud, on peut le dire ?
02:11 - Oui, puisque je suis née à Amboise, dans une maison qui était en bordure de Loire.
02:18 Et donc, je suis très attachée à la Loire, à ses paysages et aussi à son histoire,
02:24 puisque le Val-de-Loire, c'est les rois de France, la Renaissance.
02:29 C'est quelque chose qui a marqué ma jeunesse.
02:31 - Oui, et puis, ça a marqué même vos études, puisque l'histoire et la littérature,
02:35 vous étiez plutôt partie sur ce domaine-là, finalement.
02:39 - Oui, oui, après...
02:41 - Mais ça vous a rattrapé plus tard.
02:43 Votre projet de départ en tant qu'étudiante, c'était quoi ?
02:47 - De faire des études littéraires, à la fois de littérature, de philosophie.
02:53 J'ai fait des classes préparatoires pour préparer à l'école normale supérieure.
02:58 J'ai raté ce concours prestigieux, mais je n'ai pas regretté cet échec,
03:03 parce que ça m'a permis, finalement, de trouver ma vraie voie, qui était le droit,
03:09 et qui m'a permis d'avoir une carrière dans l'action,
03:13 auprès des gens, et pour régler les situations humaines et sociales.
03:19 - Et des situations humaines et sociales, vous en avez réglées,
03:22 ou en tout cas peut-être tentées d'en régler un peu partout en France.
03:25 Ça commence à Tours, au tribunal, c'est votre première affectation.
03:29 Vous avez fait vos gammes en tant que jeune substitue.
03:33 Vous irez à Strasbourg, à Lille, à Douai, à Vignon, Bastère,
03:38 et puis en 2015, vous êtes nommée procureure générale de la Cour d'appel de Paris.
03:42 C'est l'un des postes les plus prestigieux de la magistrature.
03:46 Est-ce que c'est un poste sur lequel vous aviez des vues,
03:50 que vous vouliez absolument... En tout cas, c'est un poste qui ne se refuse pas.
03:54 - Absolument, mais comme vous l'avez dit, j'étais plutôt un magistrat provincial.
03:59 Et finalement, j'ai été appelée par la garde des Sceaux de l'époque,
04:04 Christiane Taubira, pour remplir ses fonctions,
04:10 parce que cette ministre cherchait un magistrat de terrain.
04:14 Et comme j'avais fait beaucoup de terrain, effectivement, vous l'avez dit,
04:18 dans différentes régions de France, où j'avais été confrontée à différents contentieux,
04:24 et que Paris, évidemment, concentre beaucoup de contentieux spécifiques,
04:30 j'ai été, entre guillemets, choisie pour ce poste.
04:34 Et c'est vrai qu'à partir du moment où vous le proposez, vous ne le refusez pas,
04:39 même si vous avez quand même un vertige de vous dire "est-ce que je vais être à la hauteur ?"
04:44 parce que je suis passée d'un parquet général, nous étions 5,
04:48 et j'ai trouvé un parquet général, nous étions 75.
04:51 - 75 avocats généraux à piloter, et puis quand même, on peut se le dire,
04:57 c'est peut-être un non-sujet, je ne sais pas, mais 2015, vous êtes la première femme
05:02 procureure générale de la Cour d'appel de Paris. Ça, c'est un sujet ?
05:05 - Oui, forcément, parce que la magistrature à la fois est très féminisée,
05:09 puisque c'est à peu près 70% de femmes, mais il y a un déficit des femmes qui sont chefs,
05:17 chefs de parquet, chefs de parquet généraux, et donc à Paris,
05:23 il n'y avait eu qu'une succession d'hommes prestigieux, d'ailleurs extrêmement compétents,
05:29 mais on n'avait pas dû franchir encore le pas de se dire qu'une femme
05:34 pouvait remplir ses fonctions, qui sont à la fois des fonctions d'autorité,
05:39 mais aussi des fonctions extrêmement juridiques.
05:42 - Alors la magistrature, c'est de la technique, avant tout, c'est du droit,
05:48 et puis vous dites plusieurs fois, "chef, il y a de l'autorité", il faut quoi ?
05:53 Quand on est procureur général de la Cour d'appel de Paris, il faut avoir quoi ?
05:57 De la poigne, il faut être excellent en droit, évidemment,
06:01 mais parce que le travail, c'est un peu, alors je vais le résumer,
06:04 c'est un peu d'être le chef du procureur de la République,
06:07 c'est comme ça qu'on peut résumer la chose ? Pas trop, après.
06:11 - Il y a deux fonctions. D'abord, être procureur général,
06:16 c'est être le chef du parquet de la Cour d'appel.
06:19 Donc vous dirigez une équipe de magistrats qui traite un certain nombre de contentieux,
06:24 dont certains sont très spécialisés,
06:27 notamment des contentieux économiques et financiers,
06:30 les contentieux du terrorisme, qui sont aussi une autre forme de spécialisation,
06:36 et vous animez cette équipe.
06:39 Et donc votre travail, c'est l'organisation de cette équipe,
06:45 c'est le conseil auprès de cette équipe,
06:49 et donc de préparer leur présence à l'audience,
06:55 puisqu'ils vont faire à la fois une démonstration de la culpabilité des gens qui poursuivent,
07:00 mais aussi ils vont requérir des peines.
07:02 Ça, c'est la première fonction.
07:03 - Vous vous réclamez des peines au nom des Français, c'est ça ?
07:05 - Au nom du peuple français.
07:07 - Au nom du peuple français.
07:08 - Et la deuxième mission du procureur général,
07:12 c'est effectivement une mission hiérarchique sur les procureurs de la République, de son ressort,
07:18 et c'est vrai que la Cour d'appel de Paris, je dirais, "règne" entre guillemets,
07:23 a un ressort très vaste, puisque ce sont à la fois les parquets de Seine-Saint-Denis,
07:29 de Créteil, d'Évry, de Meaux, de Melun, Auxerre et Sens,
07:36 et donc nous sommes en contact avec les procureurs,
07:41 qui nous rendent compte des affaires les plus graves ou les plus difficiles,
07:45 et à l'égard desquelles nous pouvons donner des orientations...
07:49 - Des orientations, des directions, des devoirs ?
07:52 - Des orientations, voire des instructions,
07:55 mais bien sûr ces instructions sont souvent le résultat plutôt de discussions préalables
08:02 pour qu'on trouve la bonne solution, la bonne façon de poursuivre les individus qui nous sont présentés.
08:09 - Alors parmi les affaires que vous avez dû gérer,
08:13 il y a par exemple des affaires financières, l'affaire Fillon, l'affaire Cahuzac, entre autres,
08:18 des personnalités publiques, influentes, tout le monde vous attend au virage,
08:23 tout le monde attend les décisions du procureur général de Paris,
08:26 on est sur des personnalités publiques qui ont du pouvoir ?
08:30 - Alors bien entendu, ça c'est la lutte contre la délinquance économique et financière,
08:35 qui n'est pas toujours bien perçue parce que l'action de la justice dérange.
08:41 - Le fait de lutter contre ? - Oui, dérange à la fois la vie publique,
08:46 la vie politique, la vie parfois économique, puisqu'on va poursuivre,
08:51 parce qu'on estime qu'ils ont commis des infractions, on va poursuivre des décideurs.
08:58 Et donc effectivement, il faut des qualités, je dirais, de rigueur, d'abord, rigueur juridique,
09:05 avoir travaillé la preuve.
09:08 - Ne pas se laisser non plus intimider, même par les décideurs, mais aussi par les journalistes,
09:14 peut-être qu'il y a une pression aussi de la part de la presse ?
09:16 - Oui, la presse exerce une pression parce que la presse, elle veut savoir tout, tout de suite.
09:22 Et elle a du mal à comprendre que la justice, c'est un processus.
09:27 D'abord, il y a une enquête, ensuite, souvent, il y a une information judiciaire,
09:31 confier à un juge d'instruction.
09:32 - Et ça, c'est pas le temps des journalistes.
09:34 - Ensuite, il y a un procès quelques années en matière financière,
09:38 c'est quelquefois une dizaine d'années après la commission des faits.
09:42 Un procès en première instance, un procès en appel.
09:45 Et c'est vrai que les journalistes, à partir du moment où ils savent
09:47 que quelqu'un est inquiété, est suspecté, ils voudraient finalement avoir toute l'histoire.
09:53 Et ça, on ne peut pas leur donner.
09:54 - Mathieu ?
09:55 - Est-ce que ça change votre travail, justement, le fait d'avoir des affaires comme ça,
09:58 médiatiques, médiatisées, avec une pression journalistique qu'il y a derrière ?
10:00 Est-ce que ça change votre procédure de travail, votre procédé ?
10:02 - Non, ça ne change pas, mais si vous voulez, effectivement...
10:05 - Ou votre approche de l'affaire.
10:06 - Le procureur de la République, en première ligne, et éventuellement le procureur général,
10:11 doit répondre à des sollicitations des journalistes qui nous posent des questions.
10:14 Mais ça ne dévie pas, et ça ne doit pas dévier, notre mission.
10:19 Et notre mission, c'est la recherche de la vérité.
10:22 On a, dans ce travail du ministère public, le travail du parquet, c'est de rechercher la vérité.
10:29 On n'est pas pour ou contre, on est en recherche de la vérité.
10:33 Et à partir de cette vérité, on détermine éventuellement des fautes et des responsabilités.
10:39 Et ces responsabilités, lorsqu'elles sont déterminées, on poursuit les auteurs des infractions,
10:44 parce qu'on ne peut pas laisser le crime impuni, et qu'effectivement, en matière financière,
10:51 il y a ce qu'on appelait les scandales, et notamment de la fraude fiscale.
10:56 Et je dirais la qualité aussi qu'il faut bien avoir, chevillée au corps,
11:03 quand on est dans ce contentieux économique et financier, c'est la détermination.
11:09 C'est-à-dire qu'effectivement, souvent, dans ces affaires-là, vous avez des défenseurs extrêmement acharnés
11:15 qui vont multiplier les procédures, les incidents, et il est important que la justice garde son cap.
11:22 – Alors il y a évidemment le terrorisme qui a marqué votre carrière.
11:27 Vous êtes nommée en 2015, on se souvient malheureusement des attentats de Paris, entre autres.
11:32 Et très vite, la justice française doit s'organiser, parce que les cas se multiplient,
11:37 on a énormément de victimes, des enquêtes qui sont longues.
11:41 Il faut s'organiser face à cette déferlante.
11:44 Ça, ça a été une partie de votre mission, en fait, notamment d'organiser les procès à venir.
11:48 – Absolument, c'est une des missions que j'ai dû assumer,
11:53 à savoir que nous avions effectivement, dans le terrorisme, un véritable contentieux de masse.
11:59 À la fois les attentats, puisque pendant que j'y étais, il y a eu une vingtaine d'attentats,
12:04 mais aussi ce qu'on a appelé les associations de malfaiteurs terroristes,
12:08 c'est-à-dire les filières de départ pour la zone de combat Irak-Syrie.
12:13 Et c'est vrai que compte tenu des dimensions de certaines affaires,
12:18 notamment l'affaire du Bataclan, où on avait pratiquement 2500 victimes,
12:24 ce qui était considérable, avec évidemment tous les proches des…
12:29 – Qui se constituent parties civiles.
12:31 – Qui se constituent parties civiles.
12:32 – Des procès de fleuve.
12:33 – Il fallait imaginer une salle qui puisse accueillir l'ensemble de ces protagonistes,
12:41 bien sûr les accusés, bien sûr les avocats des accusés,
12:44 mais aussi une grande partie des victimes, en tous les cas celles qui voulaient être présentes à l'audience,
12:50 elles ne le souhaitaient pas toutes, mais il fallait les accueillir.
12:53 Et effectivement, nous avons cherché des solutions pour, je dirais, héberger l'audience,
12:59 et une des solutions, ça a été de construire, Madame, vous êtes architecte,
13:03 de construire Ex Nihilo, à l'intérieur de la salle des pas perdus.
13:07 – Vous vous en souvenez, Alice ?
13:09 – Oui, du palais de justice historique, du palais de justice à la cité,
13:14 de construire une salle d'audience.
13:16 Et on a construit une salle d'audience en respectant, sur le plan architectural,
13:20 absolument les pierres historiques, puisque ce bâtiment est extrêmement ancien,
13:29 en préservant d'ailleurs toutes les statues, et on a fait, je dirais,
13:33 une belle salle d'audience, lumineuse, et en tous les cas accueillante,
13:37 pour à la fois les partis civils et pour le public.
13:41 – On pourrait parler des heures avec vous, parce que des affaires criminelles,
13:44 ça intéresse tout le monde, tout le monde a regardé tous ces documentaires
13:49 sur des affaires passées, le crime passionne, c'est un peu le cas de le dire.
13:53 Aujourd'hui, vous passez du côté des victimes, vous n'êtes plus procureure générale
13:57 de l'accord d'appel de Paris, vous êtes présidente de France Victime,
14:00 c'est une association, il y en a un peu partout en France,
14:02 qui accompagne les victimes d'infractions pénales, donc crimes et délits.
14:07 Vous dites qu'il faut contribuer à améliorer ce statut de victime.
14:13 – Alors si vous voulez, déjà dans mes anciennes fonctions,
14:16 le statut des victimes était une préoccupation,
14:19 puisque quand on poursuit les auteurs des infractions,
14:22 c'est aussi pour faire reconnaître la parole des victimes et leurs droits.
14:26 Alors c'est vrai que maintenant que je suis à la retraite…
14:31 – Un peu occupée quand même, j'ai envie de vous dire,
14:33 c'est dur de vous avoir sur un plateau au cadre d'une journée.
14:35 – Et en charge de l'aide aux victimes, effectivement, il est important,
14:40 si vous voulez, qu'une association puisse, je dirais,
14:45 contribuer à l'humanisation de la justice, parce qu'une procédure,
14:49 c'est toujours quelque chose de difficile pour une victime,
14:53 parfois même traumatisant, parce qu'effectivement,
14:57 on doit comparaître devant des juges, et donc l'association d'aide aux victimes
15:02 est là pour préparer, pour accompagner, pour écouter, bien sûr,
15:07 et répondre aux attentes de ces victimes.
15:10 Donc on est un peu un lien, si vous voulez,
15:12 un "go between" entre la justice et les victimes.
15:16 – France Victimes, c'est aussi une association pour vous
15:18 qui vous permet de rester, j'allais dire, au tribunal,
15:22 alors vous ne portez plus la robe, vous ne la portiez peut-être pas tous les jours
15:24 quand vous étiez à la cour d'appel, mais c'est d'avoir tout ce que vous avez,
15:26 mais c'est d'avoir toujours un pied dans la justice.
15:28 Quand on a vécu parmi les magistrats, quand on a vécu la justice,
15:32 on ne peut plus s'en détacher.
15:34 – Non mais vous avez raison, parce que moi j'ai fait ce métier
15:37 qui est un métier de passion, avec passion, avec conviction,
15:40 et c'est vrai que je suis très heureuse de pouvoir,
15:43 grâce au travail de mon association, garder un lien avec le monde judiciaire,
15:49 et il m'importe beaucoup aussi que l'association,
15:54 avec les juristes qui la composent, non seulement accompagne les victimes,
15:58 mais aussi explique l'action de la justice, qui est souvent mal connue,
16:03 qui fait peur, et qui a sa logique, et cette logique-là, il faut la décrypter,
16:09 et c'est pour cela que je suis contente d'être dans cette association,
16:13 parce que le travail qui est fait par les magistrats
16:16 est en général, très largement, un travail de grande qualité,
16:20 mais souvent, parfois par les médias d'ailleurs, il est un peu caricaturé.
16:25 – Bon merci en tout cas Catherine Chantreuneau,
16:27 vous avez un journaliste à côté de vous, et puis là aussi,
16:30 on en prend bonne note, n'est-ce pas Mathieu ?
16:32 – J'ai tout entendu.
16:33 – Merci beaucoup en tout cas Catherine Chantreuneau,
16:35 vous allez rester avec nous, on va s'intéresser dans quelques minutes
16:38 à un nouveau lieu qui sera peut-être votre QG d'ici quelques temps,
16:42 c'est donc la guinguette Le Soleil à Saint-Pierre-des-Corps,
16:45 une friche industrielle qui prend vie petit à petit, à tout de suite.
16:48 ♪ ♪ ♪
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