00:00 *musique*
00:02 Europain, 11h, 13h, Pascal Praud et vous...
00:07 Ne me regardez pas comme ça !
00:09 *rires*
00:11 Louise !
00:13 C'est le bon Dieu !
00:15 Mais non mais attends, on célèbre, on passe ça parce que vous avez liké tout simplement mais en même temps que...
00:22 Donc ça veut dire qu'on n'a plus le droit d'avoir des amis, on n'a plus le droit de liker des photos sur Instagram, on n'a plus le droit !
00:27 Louise qui était stagiaire ici jusqu'au mois de décembre...
00:30 Je pense que les gens sont habitués à...
00:32 Mais c'est un like professionnel !
00:34 Un like professionnel, ça existe ça ?
00:36 Vous savez que tout le monde ne sait même pas ce que ça veut dire "liker"
00:38 C'est comme aimer une photo sur Facebook, là c'est sur Instagram, voilà !
00:41 Vous aimez donc Louise !
00:43 Vous aimez donc Louise, c'est bien ce qu'on dit !
00:45 Mais oui, l'amour de elle !
00:47 Mais arrêtez-vous !
00:49 Est-ce que vous nous avez trouvé des auditeurs qui nous ont écoutés pour la première fois ?
00:52 Alors aujourd'hui vous devriez nous trouver un auditeur qui nous a écoutés hier pour la première fois et qui est revenu aujourd'hui !
00:59 Ah ! Bah j'ai déjà pas réussi hier !
01:01 On va le tenter aujourd'hui !
01:03 Non mais pourquoi pas ?
01:04 Je suis là, je vous ai écoutés hier en voiture et je suis revenu !
01:07 Ah vous nous avez écoutés hier en voiture ?
01:08 Bah oui, j'étais sur la route quand je vous ai écoutés !
01:10 A 11h ?
01:11 De 11h à midi !
01:12 Ah oui, donc vous êtes revenus très tôt, effectivement, je comprends qu'il n'y ait pas eu d'embouteillage !
01:15 Mais vous êtes sûr que vous êtes partis au week-end ?
01:17 Oui, oui !
01:19 Parce que là, vous m'étonnez !
01:23 Pas ça !
01:24 Vous êtes du genre à rentrer très tôt en week-end, du week-end, genre le dimanche à partir à 8h30 de mardi !
01:31 Vous dites genre, vous ?
01:32 Vous dites genre, maintenant ?
01:33 Non, si j'ai dit genre, je vous enlève !
01:35 Vous avez entendu ? Vous avez dit genre ?
01:37 Non, du genre !
01:39 Non, vous n'avez pas dit ça !
01:40 Si, je crois avoir dit !
01:41 Vous êtes du genre à rentrer au dernier moment où vous préférez, vous avez tellement peur que vous ne profitez pas finalement du week-end !
01:48 Alors si, je profitais, je repartais dans une autre destination !
01:51 Je remontais plus vers la Normandie à 11h !
01:54 Je ne comprends rien à ce qu'il dit !
01:56 Plus de 9 Français sur 10 jugent que l'insécurité a progressé à travers le pays !
02:00 55% estiment même qu'elle a beaucoup augmenté, selon le dernier baromètre publié ce matin dans le Figaro.
02:05 Les Français redoutent le chaos et pensent que le pays s'enfonce chaque jour davantage dans l'ultra-violence !
02:10 Êtes-vous inquiet ?
02:11 Il y a quelques mois des Jeux Olympiques, vous le ressentez au quotidien.
02:15 30% des Français ont organisé leur protection.
02:18 Je ne sais pas ce que ça veut dire d'ailleurs, organiser sa protection.
02:21 Ça veut dire quoi ?
02:22 Ça veut dire mettre une bombe lacrymogène dans leur poche.
02:24 Laurent Tessier me dit, et vous l'avez entendu, bombe ou alors une alarme.
02:30 Vous avez une alarme chez vous ?
02:31 Non, du tout !
02:32 Vous avez une alarme ?
02:33 Non !
02:34 Moi, non, j'allais dire une plaisanterie !
02:37 Une pente blindée que vous avez chez vous ?
02:38 Non, j'allais dire j'ai ma femme !
02:39 Mais c'était pour rire !
02:43 C'était pour rire !
02:45 C'est votre garde du corps ?
02:47 Exactement !
02:48 Croyez-moi, elle me protège.
02:49 Si quelqu'un entre, je ne lui conseille pas de rentrer.
02:52 Frédéric Pechnard est ancien patron de la police nationale,
03:00 vice-président des Républicains de la région Île-de-France.
03:03 Il a été l'invité de Sony Amabrook ce matin à 8h10 sur Europe.
03:07 Sur ces news, écoutons-le.
03:08 Sur un événement de 23 par rapport à 2022, vous apercevez une augmentation de toutes les violences.
03:14 Une augmentation des homicides, des tentatives d'homicide,
03:16 une augmentation des coups de baisse volontaire,
03:18 une augmentation des violences sexuelles,
03:20 il y a même d'ailleurs une augmentation des cambriolages.
03:22 Donc on est dans un pays où il y a incontestablement une augmentation des délinquances.
03:26 Il faut parler du sentiment d'insécurité,
03:28 parce qu'il y a des gens qui ont ce sentiment d'insécurité,
03:30 je pense notamment à des gens qui prennent le métro le soir.
03:34 Mais là, ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité,
03:37 qui est donnée par les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur.
03:40 Robert Ménard est maire de Béziers ce matin sur ces news.
03:43 Écoutons-le.
03:44 Moi, je le vois dans ma ville, malgré tous les efforts qu'on fait,
03:48 malgré même les opérations Plasnet, il y en a une à Béziers,
03:51 et moi, je ne suis pas de ceux qui trouvent que c'est inutile,
03:54 mais manifestement, ce n'est pas suffisant.
03:56 Ce n'est pas suffisant.
03:57 Et c'est un peu désespérant, parce qu'on ne sait plus comment s'y prendre.
04:01 Moi, je le vois à mon niveau.
04:03 Qu'est-ce que je peux faire de plus ?
04:05 J'ai multiplié par trois la police municipale,
04:08 j'ai multiplié par dix la vidéo surveillance,
04:12 et ça ne suffit pas.
04:13 Mais vous voyez, moi, j'aime bien Robert Ménard parce qu'il dit la vérité.
04:16 Et je vais faire un parallèle avec la maire de Nantes.
04:19 Il y a beaucoup d'insécurité à Nantes.
04:21 Mais elle passe son temps à dire que tout va bien.
04:23 Donc, c'est insupportable.
04:24 Donc, ça agace ceux qui l'écoutent.
04:27 En revanche, quand un discours de vérité comme Robert Ménard,
04:31 évidemment, il n'est pas responsable de tout,
04:34 de la même manière que la maire de Nantes n'est pas responsable de tout, bien sûr.
04:37 Mais de nier la réalité, c'est ça qui finalement agace peut-être davantage
04:42 que la réalité elle-même.
04:44 Parce qu'on comprend ce qu'il dit, Robert Ménard.
04:46 Il dit "c'est désespérant, je tente tout, mais qu'est-ce que je peux faire ?"
04:49 Donc, moi, j'aime en général, mais dans tous les domaines,
04:52 ceux qui s'expriment au plus près de ce qu'ils pensent,
04:55 au plus près de la vérité.
04:57 On est avec Audrey. Bonjour Audrey, vous habitez Lyon.
05:00 - Oui, bonjour Pascal, et bonjour à toute l'équipe sur Europe 1.
05:03 - Bonjour. Ah ben je vois Audrey que vous avez été briefée.
05:07 - Non, non, c'est parce que je vous écoute.
05:10 - Ah vous écoutez. Donc vous avez compris qu'il faut dire le plus de fois "Europe 1" dans chaque phrase.
05:15 - Oui. - Bah oui, parce qu'autrement c'est M. Liberti.
05:18 - Bien sûr. - On se fait réprimander, gronder, comme disent les enfants.
05:22 - Oui, donc j'espère que vous allez bien.
05:26 Aujourd'hui, je voulais témoigner sur l'insécurité.
05:30 Et on nous parle beaucoup de Paris, de la région parisienne, etc.
05:34 Moi j'habite à Lyon et je le vis au quotidien.
05:36 Donc là, quand vous dites que la maire de Nantes, elle agace,
05:40 en fait, en tant que femme, qui a un faciès de blanc,
05:43 c'est pas qu'elle m'agace, c'est qu'elle nous fait du mal.
05:46 Donc j'habite un quartier, on va dire, populaire.
05:49 Je sors pas le soir non accompagnée,
05:52 parce que dans ma rue, y a quatre points de ville.
05:54 Alors ça fait rire, hein.
05:56 Certains auditeurs, j'en avais parlé la dernière fois.
05:59 Sauf que c'est une réalité.
06:01 On vit avec les mecs, en fait,
06:04 qui ont un regard persistant,
06:07 qui nous rend dedans, ils nous foncent dessus.
06:09 Y a des micro-agressions tous les jours.
06:11 - Ils vous foncent dedans ?
06:13 - Mais oui, mais je vous l'ai raconté la dernière fois.
06:15 - Bah oui, je sais, mais la dernière fois,
06:17 tout le monde n'était pas peut-être à l'écoute de la même manière.
06:20 C'est pour ça que c'est pas mal de redire les choses
06:22 et de raconter votre quotidien.
06:24 - Vous avez tout à fait raison,
06:26 parce qu'on s'est un peu moqué de moi dans les commentaires.
06:28 Parce qu'il faut le vivre au jour le jour.
06:30 On essaie de changer de trajectoire,
06:33 parce que le type nous regarde dans les yeux,
06:35 il va nous foncer dessus,
06:37 on bouge à gauche, à droite,
06:39 et en fait, leur but, c'est de nous foncer dessus,
06:41 c'est de nous bousculer,
06:43 c'est d'avoir un contact physique avec nous, mais agressif.
06:45 Et donc, la journée,
06:47 c'est même pas que je veux m'habiller,
06:50 je n'essaye même plus d'être élégante.
06:53 En fait, l'idée, c'est de devenir invisible.
06:56 Et ce qui est terrible,
06:58 et je vais vous dire quelque chose,
07:00 quand vous parlez de la maire de Nantes,
07:02 c'est que j'ai l'impression que justement,
07:04 toutes les associations qui sont censées être féministes,
07:06 ou des femmes qui sont censées être féministes,
07:08 en fait, elles nous passent au silence.
07:10 Et donc, nous, on essaye de se faire discrèter,
07:12 parce que si nous arrive quelque chose,
07:14 on va nous attaquer de racisme, si on ose parler.
07:18 Et en l'occurrence, moi, dans ma rue,
07:20 ceux qui sont le plus agressifs,
07:22 bon, ben voilà,
07:24 c'est forcément des gens "eudes",
07:26 je ne sais pas comment le dire autrement,
07:28 ce ne sont pas des personnes qui parlent français ou quoi.
07:30 - On ne va pas entrer dans le détail,
07:32 et puis voilà, j'entends bien.
07:34 Mais pourquoi vous ne changez pas, surtout,
07:36 vous êtes en couple ou pas, Audrey ?
07:38 - Oui.
07:40 - Et pourquoi vous ne changez pas de quartier ?
07:43 - Et bien, parce qu'on a acheté.
07:45 Et quand on a acheté, le quartier n'était pas comme ça.
07:47 - Ah oui, vous avez des enfants, déjà ?
07:49 - Euh... Un.
07:51 - Pas ? - Un enfant.
07:53 - Et une fille.
07:55 Et moi, je m'inquiète beaucoup pour Patrice.
07:57 - Et vous pensez que si,
07:59 aujourd'hui, si vous mettiez, par exemple,
08:01 un appartement à vendre,
08:03 vous pensez que ce serait plus difficile de le vendre aujourd'hui
08:05 qu'il y a quelques années ? - Mais bien sûr !
08:07 Ça a perdu en quota.
08:09 Je veux dire, les gens,
08:11 quand on a la belle famille qui vient
08:13 de Provence,
08:15 qui vient nous visiter,
08:17 ils voient la rue, bon ben...
08:19 ils nous disent que ça a moins de charme, quoi.
08:21 Et pourtant, on est dans Lyon.
08:23 Et donc...
08:25 - Et le maire, évidemment,
08:27 je ne sais pas s'il est tout à fait
08:29 à l'écoute de ça, M. Doucet.
08:31 - Mais vous savez que j'ai écrit à la mairesse
08:33 de mon quartier, j'ai jamais eu de réponse.
08:35 - Et bien, comment elle s'appelle, la mairesse ?
08:37 - Alors...
08:39 Je n'ai pas son nom.
08:41 - Bon, ben on va s'occuper de ça.
08:43 Je veux dire, là, comme il est 12h14...
08:45 - La mairesse de Lyon 9 !
08:47 - Eh bien, moi, je vous propose, demain, de revenir sur ce sujet.
08:49 Parce que ça, c'est pas normal.
08:51 Et on va... ce point de l'île, on va expertiser ça.
08:53 Est-ce que vous êtes d'accord, M. Olivier ?
08:55 - Ah oui, il n'y a pas de souci. - Parce qu'on va prendre plus de temps
08:57 demain pour faire ce sujet-là.
08:59 Je le dis aussi à M. Tessier,
09:01 je préfère le dire à M. Tessier. - Oui, vous avez raison.
09:03 - Vous êtes capable d'oublier. - C'est plus bien que moi.
09:05 - Vous êtes capable d'oublier, d'ici demain.
09:07 Bon... Comment ?
09:09 - Anne Bréban, la mairesse du 9.
09:11 - Eh bien, on va appeler Anne Bréban,
09:13 effectivement, et on va essayer si elle nous écoute.
09:15 Si vous êtes lyonnais, et que vous
09:17 nous écoutez, demain. Comment s'appelle
09:19 ce quartier, Audrey ? On peut le dire
09:21 à l'antenne ou pas, le quartier ? - Oui, c'est
09:23 Valmy, et elle habite Valmy, donc
09:25 elle sait très bien, parce que c'est au métro.
09:27 C'est toujours les mêmes qui sont au café,
09:29 qui attendent, et...
09:31 - Eh bien, on va régler ça, croyez-moi. - Et ils fument.
09:33 - Eh bien, on va appeler le ministre de l'Intérieur,
09:35 parce que... - Ah, carrément ? - Oui, il y a des
09:37 points de l'île, les opérations Blasnette. Aujourd'hui,
09:39 par exemple, il y a quatre points de l'île, aujourd'hui même ?
09:41 - Oui.
09:43 - Que ce soit devant la rue de Bourgogne, jusqu'au
09:45 métro de Valmy, c'est très connu.
09:47 - Je note rue de Bourgogne,
09:49 parce que ça suffit maintenant.
09:51 Donc, rue de Bourgogne, et on envoie tout de suite
09:53 la CRS 12, je sais pas quoi.
09:55 - Vous êtes le meilleur,
09:57 Pascal, on vous aime !
09:59 - On va le faire, ça, demain. Moi, je propose que
10:01 demain, nous ouvrions notre émission
10:03 avec ça, et on a un correspondant
10:05 à Lyon, j'imagine. - Il faudrait quand même
10:07 lui demander d'enlever les oeillères.
10:09 - On va demander à Jean-Luc Goujon, également,
10:11 de regarder. - On est en train de monter
10:13 une vraie affaire, faut s'y prendre. - Mais à quoi
10:15 on sert si on sert pas à ça ?
10:17 - Ah oui, non, je suis impressionné. - On part de ce témoignage
10:19 avec Audrey, on vérifie d'abord
10:21 ce qu'elle nous dit, on appelle Jean-Luc Goujon,
10:23 on va rue de Bourgogne à Lyon,
10:25 on va au métro Valmy, on appelle la mairesse,
10:27 on appelle le ministre de l'Intérieur,
10:29 on appelle le président de la République,
10:31 et ça suffit ! - Piquez-le !
10:33 - Mais non, écoutez,
10:35 autrement, on sert à rien !
10:37 - Calmez-vous ! - Non ! Je m'inquiète pour votre
10:39 intention, c'est comme ça !
10:41 - Non mais sérieusement,
10:43 sérieusement, on le fait !
10:45 On le fait avec Jean-Luc Goujon,
10:47 on le fait avec les équipes de Lyon, et je suis sûr
10:49 que Dona Vidal-Revel nous écoute,
10:51 et également, on part de ce témoignage
10:53 d'Audrey, et on remonte le fil !
10:55 C'est ça la radio !
10:57 A tout de suite, 12h16,
10:59 à demain !
11:01 Où? Au 01 80 20 39 21.
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