00:00 Effectivement, on se retrouve dans une situation où on a un outil qui nous est très utile tous les jours,
00:04 qu'on ne va plus pouvoir utiliser, alors même que, par exemple, là on est dans les derniers jours
00:08 d'une étape de parcoursup où on doit souvent aller rattraper certains de nos élèves retardataires.
00:13 Donc c'est vrai que là, on se rend compte à quel point on est dépendant de cet outil,
00:17 mais aussi à quel point cet outil est fragile, n'est pas sécurisé,
00:21 alors même que ce n'est pas la première alerte et surtout,
00:23 on se rend compte que plus que jamais, l'école est une cible.
00:26 On l'avait dit après l'assassinat de Dominique Bernard, là on sent qu'il y a de nouveau,
00:31 enfin ce n'est quand même pas anodin, qu'il y ait des messages de menaces contre l'école,
00:35 qu'il y ait des vidéos de décapitation qui soient envoyées,
00:39 il y a peut-être des petits plaisantins derrière,
00:41 mais voilà, on est dans cette situation qui est assez anxiogène
00:45 et on se rappelle ce qu'on nous avait dit après l'assassinat de Dominique Bernard,
00:48 on nous avait promis de sécuriser les établissements, la parole de l'État a été engagée,
00:53 quand on dit sécuriser les établissements, c'est tout sécuriser,
00:56 y compris les espaces numériques de travail
00:58 et aujourd'hui on se retrouve avec cette décision qui est la bienvenue
01:02 parce que ça va permettre de faire descendre la tension et la pression,
01:05 mais qui ne va pas résoudre toutes les questions.
01:08 On a une réunion avec le cabinet de la ministre la semaine prochaine
01:12 sur l'action de la sécurisation des établissements,
01:14 il va nous falloir des réponses et surtout il va nous falloir des réponses pérennes
01:17 qui nous permettent de fonctionner dans la durée et de ne pas être à la merci,
01:21 soit de petits plaisantins, soit d'entreprises de déstabilisation de l'école.
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