00:00 Quand on fait 500 interpellations, plus de 500 interpellations,
00:04 en l'espèce du 10 jours,
00:05 moi, j'appelle pas ça de la communication.
00:06 C'est quoi, PlaceNet, au fond ?
00:08 C'est d'abord des moyens supplémentaires.
00:09 Environ 10 000 policiers et gendarmes
00:12 dédiés des unités de force mobile.
00:13 Ensuite, c'est une action sur plusieurs semaines,
00:16 environ trois semaines.
00:17 Et puis, c'est un ciblage en amont d'objectifs
00:22 de ce haut du panier, si je puis dire,
00:24 des trafiquants en France, qu'on va chercher.
00:27 On continuera à le faire.
00:29 Moi, je comprends que ce soit difficile
00:31 de lutter contre la drogue,
00:33 mais je pense que ne pas le faire,
00:34 de laisser les trafiquants gangréner nos quartiers,
00:37 de laisser les trafiquants vendre la mort à nos jeunes,
00:39 ce serait un renoncement moral et politique insupportable.
00:43 Quelle efficacité, vous dites, à raison, 500 interpellations ?
00:46 Et après, quelle suite judiciaire ?
00:48 Est-ce que l'arsenal judiciaire est aujourd'hui
00:50 à la hauteur d'une telle gangrène ?
00:52 On doit continuer.
00:53 Et là-dessus, la police et la justice travaillent main dans la main.
00:55 Le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux,
00:58 encore une fois, pour harceler les dealers,
00:59 les points de deal.
01:00 - Ils reviennent juste après. - On le fait depuis plusieurs années.
01:03 Mais on continuera à le faire.
01:05 Ce n'est pas parce que c'est difficile,
01:07 ce n'est pas parce qu'une politique prend du temps
01:09 qu'on doit baisser les bras.
01:10 Je vous le dis, Sonia Mabrouk,
01:12 ne comptez pas sur le ministre de l'Intérieur pour lâcher l'affaire.
01:14 - On continuera. - Mais par exemple,
01:15 hier, Bruno Le Maire,
01:16 qui a été entendu au Sénat sur les narcotrafiquants
01:19 lors d'une commission d'enquête à ce sujet,
01:21 voici ce qu'il dit. Il affirme qu'il serait favorable
01:24 pour sortir du cadre actuel
01:26 et d'imaginer un cadre d'exception,
01:28 un peu comme pour le terrorisme,
01:30 c'est-à-dire imaginer un autre arsenal judiciaire
01:32 pour lutter contre ces trafics.
01:34 Est-ce que vous seriez favorable ?
01:36 - Tout arsenal judiciaire qui serait plus efficace
01:39 pour enrayer les trafics et rétablir la sécurité
01:41 dans les quartiers partout en France,
01:43 j'y suis par principe favorable.
01:45 Moi, ce que je dis, c'est qu'on doit continuer
01:47 ce que fait le ministre de l'Intérieur,
01:48 encore une fois, sur le terrain,
01:50 avec des gendarmes et des policiers...
01:51 - Pourquoi les oppositions n'y croient pas ?
01:52 Vous devriez être toutes étonnées sur ce point.
01:54 Hier, j'ai entendu un député de l'URN
01:56 dire que c'était les opérations McKinsey
01:58 du nom de ce cabinet de conseil,
01:59 comme si vous ne faisiez que du vent et des mots.
02:01 - Mais quelle insulte fait au travail
02:03 des policiers et des gendarmes,
02:05 qui se lèvent tous les matins, qui risquent leur vie ?
02:07 Je pense, par exemple, on voit ce qui se passe à Marseille,
02:10 on voit ce qui se passe à Roubaix,
02:11 on voit ce qui se passe dans le Nord.
02:12 Avec des résultats qui sont là,
02:14 bien sûr, ça prend du temps, bien sûr, c'est difficile,
02:16 bien sûr qu'on ne réussit pas tout le temps,
02:18 mais c'est à force de persévérance qu'on y arrive.
02:20 (Générique)
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