00:00 Fin février, Olivier et sa femme rentrent de soirée, découvrent la maison ouverte,
00:05 la moto au sol, le réservoir défoncé, la télé cassée, les placards sans dessus dessous,
00:10 un trou dans le mur.
00:11 Je suppose qu'ils cherchaient de l'argent, mais étant donné qu'ils n'ont rien trouvé,
00:15 ils ont cassé.
00:16 Depuis, le couple a peur.
00:18 Les assaillants, ici sur les caméras de vidéosurveillance, agissent la nuit en groupe armé.
00:23 Ils s'introduisent dans les maisons, comme chez cet habitant qui préfère rester anonyme.
00:27 Inquiets, il s'est équipé de caméras et d'alarmes.
00:30 C'est bien de s'organiser, mais il y a une grosse psychose, notamment ma femme.
00:33 Tout le monde a peur.
00:34 On se dit, tiens, est-ce qu'ils ne vont pas rentrer ? Ils n'ont pas peur de rentrer,
00:37 de venir qu'on brûlait quand vous êtes là.
00:39 Donc on était dans un quartier paisible qui le devient de moins en moins.
00:43 Entre voisins, ils surveillent, alertent en cas de véhicules suspects.
00:47 Certains se sont armés.
00:48 Ils ont été reçus par les autorités, entendus, mais la réponse donnée est insupportable.
00:53 Les pouvoirs publics prennent en compte notre problème parce qu'ils craignent qu'il arrive malheur.
00:58 Mais le malheur, les gens l'ont déjà vécu.
01:01 Ils le vivent.
01:02 Ils y sont donc en réalité.
01:03 La préoccupation de l'État, c'est de protéger nos assaillants.
01:06 Ce n'est pas de protéger ceux qui les nourrissent, ceux qui payent des impôts.
01:09 Organisés, ces victimes sont en train de recenser le nombre de personnes touchées par ces vols avec violence.
01:14 À ce jour, ils en comptent une vingtaine dans un secteur limité, à quelques impasses au pied des collines.
01:20 [Musique]
01:24 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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