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  • il y a 2 ans
La dyslipidémie est une anomalie du métabolisme lipidique qui se traduit par une modification des niveaux de lipides dans le sang, comprenant généralement une augmentation du cholestérol total, du LDL-cholestérol ("mauvais" cholestérol), des triglycérides, et/ou une diminution du HDL-cholestérol ("bon" cholestérol). Ces déséquilibres peuvent accroître le risque de maladies cardiovasculaires. Les causes de la dyslipidémie sont variées et peuvent inclure des facteurs génétiques, l'obésité, le diabète, une alimentation riche en graisses saturées et trans, le tabagisme, une consommation excessive d'alcool, ainsi qu'une faible activité physique. Dans certains cas, elle peut aussi être secondaire à d'autres conditions médicales ou à l'utilisation de certains médicaments. Les explications le du Pr Eric Bruckert, endocrinologue.

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Transcription
00:00 [Musique]
00:10 Pourquoi est-il essentiel de maintenir un bon taux de cholestérol
00:14 et quels sont les risques à ne pas se surveiller ?
00:16 Voici les questions du jour et nous allons les aborder avec un spécialiste du sujet,
00:21 le professeur Éric Brucker, endocrinologue.
00:23 Bonjour professeur.
00:24 Bonjour.
00:25 Alors professeur, tout d'abord, j'ai parlé de bon taux de cholestérol.
00:28 Est-ce que vous pouvez m'expliquer ce que c'est et ce qui le différencie
00:32 de ce que l'on appelle le mauvais taux de cholestérol ?
00:34 Alors, il y a deux choses.
00:36 Il y a d'une part, dans le sang, circule le cholestérol dans deux sens.
00:40 Donc, il n'y a qu'un cholestérol.
00:41 Il y a un cholestérol qui circule vers la périphérie, vers tous les organes.
00:46 Ça, c'est ce qu'on appelle le mauvais cholestérol parce qu'en excès,
00:50 il encrase les artères.
00:52 Et puis à l'inverse, il y a un système qui récupère le cholestérol de la périphérie
00:57 et qui le ramène vers le foie pour être éliminé.
01:00 Et ça, c'est ce qu'on appelle le bon cholestérol.
01:02 Donc, il n'y a qu'un cholestérol, mais il y a deux types de transporteurs.
01:07 J'ai compris.
01:08 Et alors, à quel âge faut-il se surveiller ?
01:11 Est-ce que tout le monde peut être concerné par une surveillance du taux de cholestérol ?
01:15 Ou alors, est-ce qu'il y a, à un moment donné dans la vie,
01:18 un profil de patient type qui doit être plus particulièrement surveillé ?
01:22 Alors, l'enjeu global, c'est d'éviter d'avoir une maladie cardiovasculaire.
01:26 Donc, en gros, une hémiplégie, un infarctus.
01:29 La surveillance, elle doit commencer très tôt.
01:31 Alors, quand je dis surveillance, c'est le premier dépistage.
01:34 Il y a une faute de raisonnement qui dit qu'on doit doser son cholestérol
01:38 qu'à partir de 50 ans, c'est un contresens.
01:41 En fait, tous les jeunes adultes devraient savoir
01:43 et avoir fait au moins une fois le dosage du cholestérol.
01:47 S'il est normal, on est tranquille pendant des années,
01:50 parce que le cholestérol n'est pas quelque chose qui évolue.
01:52 Alors, on entend beaucoup parler du cholestérol burden,
01:55 c'est-à-dire une durée d'exposition prolongée à un taux élevé de cholestérol.
01:59 Quels sont les risques, professeur ?
02:01 Donc, en fait, c'est exactement ce que vous dites.
02:03 Le cholestérol, ça encrase les artères de façon très progressive,
02:06 donc de façon très intuitive.
02:08 On comprend que si on a du cholestérol élevé pendant un an,
02:11 c'est moins grave que pendant 10 ans.
02:13 Et donc, c'est essentiel de savoir l'ancienneté de l'hypercholestérolémie
02:18 pour prendre une bonne décision thérapeutique.
02:20 Alors, vous parliez justement de prise en charge.
02:22 Quelles sont les meilleures stratégies aujourd'hui
02:25 pour cette prise en charge précisément ?
02:27 – L'enjeu, c'est d'éviter une maladie cardiovasculaire.
02:30 Éviter une maladie cardiovasculaire,
02:31 c'est donc une prise en charge qui est un peu globale.
02:34 Il y a d'une part l'activité physique,
02:37 d'autre part l'alimentation qui est quelque chose qui est vraiment clé,
02:41 et puis ensuite, il y a les traitements médicamenteux.
02:44 Alors, bien sûr, il y a aussi la prise en charge des autres facteurs de risque,
02:47 le tabac, etc.
02:48 Donc, c'est vraiment un tout.
02:51 L'alimentation, ça compte.
02:53 Maintenant, pour moi, il n'y a pas de régime strict à avoir pour le cholestérol.
02:57 Il y a vraiment des grandes lignes.
02:59 Le choix des bonnes graisses,
03:01 donc plutôt des graisses végétales avec l'exception le palme,
03:05 et plutôt diminuer des graisses animales avec l'exception qu'est le poisson.
03:11 Et là-dessus, l'alimentation riche en fruits et légumes
03:15 a un impact préventif considérable.
03:17 – Est-ce qu'il y a eu des avancées récentes en termes de prévention
03:20 ou de prise en charge de la dyslipidémie ?
03:22 – Tout d'abord, je voudrais dire que les statines sont le traitement clé
03:27 de la plupart des élévations de cholestérol.
03:30 Ce sont des médicaments qui ont fait l'objet de fake news il y a une dizaine d'années,
03:34 et pourtant, ils ont fait un progrès considérable.
03:37 Mais au-delà des statines, effectivement,
03:39 il y a des tas de nouveautés thérapeutiques avec des médicaments
03:43 qui sont plutôt réservés aux formes graves de cholestérol
03:46 ou aux patients qui ont déjà fait un apharctus ou un accident vasculaire cérébral.
03:50 – Merci infiniment, professeur.
03:52 – Merci.
03:53 – Merci à vous tous de nous avoir suivis
03:55 et je vous dis à très vite pour de nouvelles expertises santé.
03:59 [Musique]
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