00:00 -Maitre, est-ce que la police judiciaire de Nantes a bien fait son boulot ?
00:04 -Elle a bien fait son boulot, j'allais dire a posteriori.
00:08 C'est-à-dire, dans toutes les vérifications qui ont été effectuées
00:11 postérieurement à la découverte des corps, c'est un travail très professionnel.
00:14 Le seul problème, c'est que l'enquête a démarré au super ralenti.
00:18 Au super ralenti, parce que je suis désolé, mais quand elle le dit dans son livre,
00:22 que le 14, elle a un policier au téléphone qui lui dit
00:24 "Vous inquiétez pas, madame, c'est normal qu'une faillite de ménie disparaisse."
00:27 C'est pas normal du tout qu'un policier dise ça.
00:30 Et il lui a dit. Il faisait juste des vérifications,
00:33 parce qu'il y avait une enquête qui avait été lancée pour recherche, vous savez.
00:36 Et si on avait fait le travail sérieusement à ce moment-là,
00:40 puisque je sais dans le dossier que le parquet de Nantes a reçu la lettre,
00:44 la fameuse lettre que quand j'ai lu, quand Christine me l'a donnée,
00:47 j'ai dit "Bon, le dossier a changé de tournure, c'est plus le même."
00:50 Et cette lettre, elle est au parquet le 12 avril.
00:54 Le 12 avril, le parquet a cette lettre et ne lance pas des investigations colossales.
00:59 On en est encore à aller se balader dans la maison et aller voir.
01:03 "Bon, il y a peut-être quelque chose dans la maison. Tiens, tout est en désordre."
01:06 Et voilà, le problème est là, mais c'est comme dans toutes les enquêtes.
01:09 Quand ça démarre mal, ça démarre mal.
01:11 Et à partir de là, si effectivement le 12, 13, il y avait eu des véritables recherches,
01:16 il aurait été interpellé, Xavier Dupont-Digonès.
01:18 Il aurait été interpellé et aujourd'hui on serait pas là en discuter.
01:21 Lui, il nous aurait donné toutes les réponses et on serait satisfait.
01:24 On aurait certainement un drame familial, mais voilà, oui, effectivement, ce que je reproche, c'est ça.
01:29 - Est-ce qu'un jour, même en son absence, il pourrait y avoir un procès ?
01:32 - Mais il n'y aura pas de procès parce qu'en réalité, normalement, c'est les partis civils qui demandent un procès.
01:37 Parce qu'elles insistent pour qu'il y ait un procès public et savoir la vérité.
01:40 Les partis civils, c'est nous.
01:42 Christine, vous l'avez bien compris, elle ne croit pas à la culpabilité de son frère,
01:45 donc on n'a pas besoin vraiment de procès pour savoir.
01:50 Les autres partis civils n'interviennent très peu et en réalité, l'enquête continue, continue, mais il n'y aura pas de contumace.
01:56 Et ce livre est un peu un procès.
01:58 C'est d'ailleurs ce que je dis dans la préface. Je laisse aux gens la possibilité d'être jurés.
02:03 On a tout mis. On met tous les éléments à charge.
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