00:00 On ne peut que rejoindre le constat qu'aujourd'hui l'Etat est obèse et qu'à un moment il faut faire des choix.
00:05 Là où je ne rejoins pas effectivement le ministre de l'économie, c'est que d'une part il ne fait aucun choix structurel.
00:11 Quand il parle de coût de frein, en réalité c'est ce qu'on appelle le coup de rabot.
00:15 C'est-à-dire qu'on va aller chercher quelques petits millions disséminés à droite à gauche, mais en réalité il n'y a pas de réelle économie structurelle.
00:22 Oui enfin 10 milliards, mais enfin si vous voulez, déjà sur les 10 milliards, vous voyez, moi je suis rapporteur sur la dette de l'Etat à l'Assemblée Nationale.
00:28 Sur les 10 milliards déjà, il compte quelques centaines de millions d'euros qui sont dus au tassement des taux d'intérêt.
00:33 Et ça ce n'est pas une économie en réalité qu'il a faite, c'est simplement un effet mécanique.
00:37 Donc si vous voulez, il y a une grosse incertitude déjà sur la façon dont les économies vont être faites, parce qu'il nous donne des postes mais il ne nous dit pas comment.
00:45 Les seuls éléments qu'il nous donne suffisamment précis, c'est le matraquage des Français, par exemple dans le domaine de la santé, comme vous l'avez dit dans votre reportage.
00:52 Dans ce cas, il faut les faire où les économies selon vous ?
00:57 Ah mais les économies, il faut qu'elles soient déjà structurelles, pas conjoncturelles.
01:00 Il ne faut pas chercher à récupérer quelques centaines de millions ou quelques milliards à droite à gauche, et puis on verra pour le projet de loi de finances de 2025 où est-ce qu'on pourra aller creuser encore quelques milliards.
01:09 Il y a quelques exemples. L'immigration, un rapport de contribuables et associés dit que ça coûte plus de 50 milliards d'euros par an.
01:16 Nous, on propose déjà 15 milliards, 14 milliards d'économies sur l'immigration.
01:20 La contribution nette à l'Union européenne, on donne plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'Union européenne, on en récupère une partie, mais on est contributeur net.
01:27 Ça veut dire qu'on donne plus que ce qu'on reçoit. On peut faire 10 milliards d'euros d'économies sur ce qu'on donne en trop à l'Union européenne.
01:33 Par exemple, ensuite il y a la chasse à la fraude fiscale, la fraude sociale, toutes les fraudes qui peuvent faire l'objet de plusieurs dizaines de milliards d'euros.
01:41 J'ai rendu moi-même un rapport sur la contrefaçon il y a quelques mois maintenant, dans lequel on montre bien qu'avec une vraie politique de lutte contre la contrefaçon, on récupère aussi quelques milliards par ici.
01:53 Donc en réalité, il faut arrêter d'aller chercher les milliards sur les quelques malades qui effectivement prennent un taxi pour aller à l'hôpital,
01:58 et peut-être s'orienter un peu plus sur des économies structurelles et qui rapportent vraiment.
02:02 Et désolé, mais quand j'entends la vulgarité du ministre de l'économie qui nous parle d'un État pompe-Afrique,
02:07 aujourd'hui la pompe-Afrique c'est Bruno Le Maire, parce que je suis désolé, mais avec 900 milliards d'euros de dettes en 7 ans,
02:13 on a un tiers de la dette française qui a été faite sous Bruno Le Maire, sous Emmanuel Macron. Donc c'est difficile de les croire.
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