00:00 que Depardieu agresse gravement.
00:06 C'est une vérité qui touche à notre vie commune, à la vie.
00:12 Ça fait partie de la vie.
00:14 Il fallait encaisser, il fallait endurer.
00:18 Ce que les gens ont vu d'un complément d'enquête,
00:21 c'est à peu près soft par rapport à ce que moi j'ai vu sur Les Voiles et Vers.
00:25 Et je ne suis pas la seule à l'avoir vu, on l'a tous vu.
00:28 Quand des producteurs de films engagent Depardieu sur un film,
00:31 ils savent qu'ils engagent un agresseur, pas un agresseur potentiel, un agresseur.
00:36 Et quand Becker ose dire dans les journaux que mes propos sont scandaleux
00:41 et que, évidemment, si Depardieu avait mal agi, il lui en aurait parlé entre hommes,
00:47 mais allons quoi, il savait très bien qu'il y avait deux femmes qui avaient été agressées gravement.
00:53 Il le savait.
00:55 Je sais que sur certains films avec Depardieu, on dit à l'équipe,
01:03 avant le début du tournage, s'il y a le moindre problème, vous vous taisez.
01:08 Si vous parlez, vous êtes viré.
01:10 C'est efficace.
01:12 Après, il y a ce que je vous disais, c'est-à-dire que les gens ont peur pour leurs pommes,
01:16 ils ont peur de perdre leur boulot, ils ont peur aussi de ne pas être crus.
01:21 Parce que jusqu'à présent, on avait beau parler, on n'était pas cru.
01:25 Bien sûr que j'ai eu à subir des agressions et que j'ai été entraînée à les considérer comme normales.
01:38 Pas seulement pour pouvoir fonctionner dans le métier, mais tout simplement pour pouvoir fonctionner dans la vie.
01:44 C'est-à-dire que quand on est une femme, on a intégré que se faire agresser, ça fait partie de la vie.
01:54 Et c'est ça qui est en train de changer.
01:56 Ça fait partie de la vie.
01:58 Ça fait partie de la vie.
02:00 [SILENCE]
Commentaires