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00:40 Quand vous êtes compétiteur, la médaille ultime c'est champion olympique. Ça m'en met des frissons quand j'en parle.
00:51 La première c'est le bonheur. Je pense pour tout le monde mais nous un peu plus peut-être parce qu'on n'est pas cuisinier.
00:56 Tant qu'on arrive à une étoile, moi je vais à Mouthier, le jour qu'on prend la première étoile, les gens sont tous dans la rue en train de m'applaudir.
01:04 Ça vous fait des frissons pas possibles. La première étoile pour nous, on commençait à skier. On se tenait droit sur les jambes et on arrivait à skier.
01:13 De peur de tomber, on a travaillé beaucoup, on a commencé à faire beaucoup de virages, on a commencé à s'amuser un peu plus rapidement.
01:20 On ne tombait plus et là on a eu la chance d'avoir deux étoiles. La première passée, on la digère, on se dit il faut aller à la deuxième.
01:29 La deuxième, elle arrive à peu près normalement. On l'attendait, on pensait qu'on pouvait l'avoir.
01:37 Et après on s'est dit pourquoi on ne va pas à la troisième, pourquoi on ne va pas au sommet ?
01:40 Quand on veut décrocher un titre olympique, il faut s'entraîner, il faut s'entourer, il faut analyser.
01:50 Il faut qu'il y ait une espèce de facilité qui ne se voit pas. Je ne sais pas si on skie très bien mais on devait skier très vite.
01:58 Dans la finalité de toutes ces récompenses, la conséquence de nos deux travails ensemble, avec mon père et toutes les équipes qu'on a eues,
02:09 on a perdu du monde. A chaque fois qu'on avait des étoiles, les équipes ont changé. On a souvent comme si on changeait d'entraîneur.
02:15 À un moment, il y a l'entraîneur régional qui vous entraîne au ski-club des Menhirs.
02:19 Derrière, vous allez être en comité de Savoie où là vous allez avoir des entraîneurs régionaux qui vont essayer de vous pousser,
02:24 de vous amener à autre chose dans leur conquête. Et après, quand vous rentrez en équipe de France, là vous tombez sur un système international.
02:31 Et là, on n'est plus sur la même planète. Pour moi, ce titre olympique que j'ai eu avec mon père, c'était juste magique.
02:38 Toute ma vie, je vais m'en rappeler.
02:40 Aujourd'hui, on n'a plus qu'à dire est-ce que ça va plaire aux clients, est-ce que ça leur plaît.
02:44 Donc aujourd'hui, c'est une vraie tranquillité. Pour moi, c'est une tranquillité d'esprit énorme.
02:48 Parce qu'on est arrivé au sommet. Vous savez, quand vous grimpez, la montagne, elle est dure.
02:51 Les dernières marches, quand c'est un peu raide, on souffre un peu. Donc on a eu cette souffrance avant la troisième.
02:57 Une fois que vous êtes sur le plateau, au sommet de la montagne, c'est la libération totale. Et moi, ça m'a libéré complètement.
03:03 En fait, vous êtes au sommet du Mont-Blanc et vous vous rendez compte que par contre, au-dessus du Mont-Blanc,
03:09 il y a encore des montagnes qui sont bien plus grandes, même si elles sont très loin, mais elles sont encore à gravir.
03:13 [Musique]
03:18 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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