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  • il y a 2 ans
Le ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques, Stanislas Guerini était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00 C News, il est 8h12. Bienvenue à tous. Merci d'être avec nous dans la matinale de C News.
00:04 Tout de suite, c'est la grande interview.
00:06 Et j'accueille ce matin Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique.
00:11 La grande interview tout de suite.
00:12 Bonjour, Stanislas Guérini.
00:27 Bonjour. Ministre de la Transformation et de la Fonction Publique.
00:31 Merci d'être avec nous sur C News et sur Europe 1.
00:34 Je voudrais vous entendre sur Valérie Hayé, eurodéputée, fille d'agriculteur
00:39 qui a été désignée hier tête de liste de la majorité aux Européennes,
00:44 tête de liste de votre parti Renaissance aux Européennes.
00:47 Pourquoi avoir choisi une candidate totalement inconnue ?
00:52 D'abord, ça sera la tête de liste et la chef de file
00:56 de notre majorité présidentielle, de l'ensemble des partis politiques
01:00 qui constituent cette majorité et qui est la seule majorité pro-européenne dans cette campagne.
01:05 Moi, je vais vous dire, je suis très enthousiaste sur le choix que nous avons fait de Valérie Hayé.
01:11 C'est effectivement quelqu'un qui a un ancrage local, qui est une fille d'agriculteur,
01:16 qui est élue locale, qui a été élue dans un canton, voyez-vous, en Mayenne,
01:20 et puis qui est surtout la présidente de notre groupe au Parlement européen.
01:25 Qui est le groupe le plus influent au Parlement européen.
01:28 Et donc, il y a deux immenses qualités dans cette campagne.
01:30 D'abord, la sincérité de son engagement européen.
01:33 Je crois que ça la distingue de beaucoup d'autres candidats sur ce point.
01:36 Et puis, une crédibilité à faire apporter des combats.
01:41 Parce que depuis six ans au Parlement européen, nous avons mené des combats.
01:45 Nous avons fait bouger les lignes en Europe parce que nous, nous pensons,
01:48 nous avons besoin d'Europe, contrairement à d'autres forces politiques,
01:51 évidemment, dans cette campagne, mais qu'il faut pouvoir changer l'Europe.
01:54 Et Valérie Hayé, ça sera celle qui pourra incarner vous et porter ces combats.
01:59 Vous ne m'enlèverez pas de l'idée que c'est un choix,
02:00 allez, qualifions-le positivement, un choix audacieux.
02:03 Elle est inconnue du grand public.
02:05 Moi, c'est pour moi le choix numéro un.
02:06 Et voyez-vous, je préfère une candidate qui soit un peu moins connue
02:10 sur les plateaux de télévision.
02:12 Ne vous inquiétez pas, ça changera.
02:14 Mais qui soit très connue au Parlement européen.
02:16 Il y a d'autres candidats dans cette campagne
02:18 qui eux, sont bien connus sur les plateaux de télévision,
02:21 mais qui sont totalement inconnus au Parlement européen.
02:24 Parce qu'ils n'y travaillent pas, parce qu'ils n'y portent pas d'amendement,
02:27 parce qu'ils ne mènent pas de combat là-bas.
02:29 C'est tout le contraire de notre candidate, Valérie Hayé,
02:32 qui incarnera justement cette capacité à faire.
02:35 Vous savez, cette élection européenne,
02:37 c'est une élection qui est existentielle pour l'Europe.
02:41 Je pèse mes mots, je crois que c'est l'élection la plus importante
02:44 de l'histoire de l'Union européenne.
02:46 Vous voyez bien quel est l'enjeu.
02:47 Il y a soit la possibilité d'avoir des coalitions de partis populistes
02:51 qui en réalité, parfois sans le dire, parfois en le disant à voix basse,
02:56 souhaitent la disparition de l'Union européenne.
02:58 Soit nous nous donnons les moyens de prendre en main notre destin.
03:02 Vous parlez du Rassemblement national,
03:03 vous pensez qu'il veut la disparition de l'Union européenne ?
03:05 Quand on plaide pour la sortie du système du marché de l'énergie,
03:11 quand on plaide pour la diminution de la participation budgétaire
03:15 de la France à l'Union européenne,
03:17 quand on plaide pour la sortie de Schengen.
03:19 Mais comment voulez-vous être crédible sur le fait de dire
03:22 qu'on veut l'Union européenne ?
03:23 Ça s'appelle une sortie déguisée, ça s'appelle le Frexit.
03:26 Ils l'ont défendu corps et âme pendant de nombreuses années.
03:29 Alors, ce n'est pas le seul sujet, direz-vous,
03:31 sur lequel il y a eu des volte-faces.
03:33 Mais il est évident, et je ne fais pas de la politique politicienne en disant ça,
03:37 qu'il y a effectivement une force pro-européenne qui veut renforcer l'Europe.
03:41 Et je crois, il faut le réaliser, que tout dans la situation internationale,
03:46 je pense évidemment aux conflits en Ukraine,
03:49 mais aussi à d'autres réalités, de conflits économiques très forts,
03:52 montrent à quel point on a besoin de consolider
03:56 et de donner les moyens à l'Europe de se défendre à tout point de vue.
03:59 Moi, je crois que ce sera ça le sujet au cœur de la campagne des élections européennes.
04:02 Je suis très content qu'on soit rentré dans cette campagne
04:05 et qu'on puisse parler d'Europe, pas d'autre chose,
04:08 qu'on puisse parler de notre capacité, nous Français, nous Européens,
04:11 à défendre notre capacité de souveraineté.
04:14 Vous parliez du RN à l'instant, le RN qui est autour de,
04:16 avec la liste de Jordan Bardala, autour de 30% d'attention de vote
04:19 et votre liste est autour de 20%.
04:21 Quelles sont les qualités de Valérie Hayé pour devancer Jordan Bardala,
04:24 pour faire mieux que Jordan Bardala ?
04:26 Tout simplement une capacité à parler d'Europe de façon crédible.
04:29 On voit bien que dès qu'on creuse avec le Rassemblement national,
04:34 on trouve l'incompétence, les volte-faces sur les sujets.
04:38 On l'a encore vu il y a quelques jours sur les prix penchants
04:41 en ce qui concerne les filières agricoles.
04:43 On l'a encore vu sur les questions de vote au Parlement européen
04:46 où Jordan Bardala ne se rappelait même plus des votes qui avaient été les siens
04:49 au Parlement européen.
04:51 Donc tout simplement de la crédibilité.
04:53 Vous savez, moi, je ne souhaite pas qu'on passe cette campagne européenne
04:56 à parler du RN.
04:58 Je pense qu'il faut porter nos sujets, nos combats.
05:01 Il y en a beaucoup à mener sur le marché de l'énergie, sur l'agriculture,
05:05 sur la souveraineté économique européenne.
05:08 Mais je pense que nous avons une tête de liste.
05:10 Et je vous le dis, je vous le dis de façon extrêmement sincère,
05:13 je pense que c'est la meilleure tête de liste possible
05:16 parce qu'elle est la présidente du groupe réuni au Parlement européen,
05:18 parce qu'on a une crédibilité de ce qu'on a fait depuis six ans.
05:22 Il reste beaucoup à faire en Europe.
05:25 On a des questions et c'est ça qui fait que les Français doivent s'intéresser
05:27 à cette élection qui sont, je le redis, existentielles.
05:31 Les opérations d'agriculteurs en colère reprennent aujourd'hui
05:36 alors que le salon de l'agriculture se termine dimanche.
05:38 Est-ce que vous craignez que la crise agricole reprenne de plus belle ?
05:42 Moi, j'étais hier au salon de l'agriculture.
05:43 Je passais la journée à échanger avec des filières agricoles,
05:46 avec des syndicats, avec des organisations syndicales d'agriculteurs.
05:50 Je n'ai pas vu la même chose que ce qu'on a vu ce matin sur les Champs-Elysées.
05:55 J'ai vu des filières qui cherchent des solutions,
05:58 qui voient que le gouvernement est là encore très sincèrement engagé
06:01 à trouver des solutions.
06:02 Le Premier ministre a annoncé un certain nombre de mesures,
06:06 62 mesures qui ont été discutées avec les organisations syndicales.
06:10 100% de ces mesures sont enclenchées.
06:13 85% sont déjà en œuvre, au moment où on se parle, ou en passe de lettres.
06:19 Donc il y a un travail.
06:21 Évidemment, tout ne peut pas se régler en un jour.
06:24 Mais j'ai vu, moi, hier au salon de l'agriculture,
06:26 des filières qui voyaient les efforts du gouvernement à trouver des solutions.
06:31 Je le dis en tant que ministre de la Fonction publique.
06:33 400 millions de repas servis par an dans l'État sur les achats,
06:38 responsables, il faut remettre du bon sens dans nos assiettes,
06:41 pour pouvoir simplifier aussi.
06:42 Je le dis là aussi avec une responsabilité sur ces questions-là.
06:45 C'est ce travail-là que nous sommes en train de faire, sur le terrain.
06:49 Et je vois des agriculteurs qui voient cette sincérité à trouver des solutions.
06:53 Vous étiez donc au salon hier.
06:55 Vous avez vu une agriculture qui fonctionne.
06:57 Il y a également l'agriculture qui souffre.
06:59 Et c'est celle-là qui est dans la rue, sur les routes.
07:03 Je ne veux pas qu'on se méprenne ce matin.
07:05 Bien sûr que les agriculteurs, au salon de l'agriculture, comme ailleurs,
07:08 ils continuent de manifester leur inquiétude, leur difficulté.
07:11 Et parfois le pire, les suicides d'agriculteurs, ça existe.
07:16 Et je pense qu'il y a une lucidité très forte sur la souffrance aujourd'hui du monde agricole.
07:21 Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut se relever les manches
07:24 et trouver des solutions ensemble.
07:26 Et c'est ça que j'ai vu, moi, hier au salon de l'agriculture,
07:28 des acteurs, des filières qui sont au travail pour trouver des solutions,
07:33 avec le gouvernement, évidemment.
07:36 La guerre en Ukraine.
07:37 Emmanuel Macron affirmait hier que chacun de ses mots sur l'Ukraine
07:40 était pesé et mesuré.
07:42 Sous-entendu, il savait parfaitement ce qu'il disait lundi soir
07:45 quand il a dit que l'envoi de troupes au sol en Ukraine n'était pas exclu.
07:50 Vladimir Poutine, lui, a rappelé qu'il possédait l'arme nucléaire hier.
07:55 Il l'a dit, il l'a rappelé à ceux qui pourraient avoir tendance à l'oublier.
08:01 Ce qui n'avait, j'imagine, échappé à personne,
08:04 mais il a senti le besoin, visiblement, de le rappeler.
08:07 Est-ce qu'un cap a été franchi ?
08:09 Vous savez, je crois que quand le président de la République
08:12 dit que chaque mot est pesé,
08:15 il le fait en conscience et en responsabilité.
08:19 Et je crois que la réaction de Vladimir Poutine,
08:21 c'est la démonstration que le président de la République a raison
08:25 quand il ne se couche pas devant Vladimir Poutine.
08:28 On ne peut pas dire le matin que l'Ukraine et ce qui se passe en l'Ukraine,
08:33 c'est notre propre condition de liberté, de défense de notre démocratie,
08:37 et puis le soir se coucher devant Vladimir Poutine.
08:40 On ne peut pas dire que la Russie, et c'est parfaitement légitime de le faire,
08:44 est déjà en train de mener une forme de guerre hybride en Europe,
08:48 en attaquant notamment sur la cybersécurité,
08:52 nos démocraties dans leur corps européenne,
08:54 et le soir se coucher devant Vladimir Poutine.
08:57 Donc il n'y a qu'un langage que ce dictateur,
09:00 que Vladimir Poutine comprenne, c'est celui de la force.
09:03 Le pari que Vladimir Poutine a fait, et qu'il a déjà perdu en partie,
09:07 c'est de penser que parce que nous sommes des démocraties, nous serons faibles.
09:11 Ce pari-là, il est perdu par Vladimir Poutine.
09:14 Et nous n'avons pas le droit, pas le droit de laisser l'Ukraine sombrer.
09:18 Les Occidentaux et les alliés se couchent devant Vladimir Poutine ?
09:21 En tout cas, il ne faut pas que l'esprit de défaite
09:24 contamine l'Union européenne et contamine les démocraties.
09:28 Je crois que ce qui se joue en Ukraine,
09:30 c'est effectivement d'abord une certaine idée de la démocratie,
09:35 de la souveraineté des États et tout simplement de notre liberté future.
09:40 À chaque fois qu'on a cédé du terrain à Vladimir Poutine,
09:42 j'entends les responsables politiques aujourd'hui qui disent au fond,
09:45 la meilleure manière de régler ce problème, c'est d'arrêter la guerre.
09:48 Donc ça veut dire, en d'autres termes, si on se parle clair,
09:50 de laisser tomber les Ukrainiens et de concéder à Vladimir Poutine
09:54 que la souveraineté territoriale d'un État, ça n'existe pas
09:59 et ça n'a peu d'importance pour l'Union européenne.
10:01 Mais qu'est-ce qui va se passer dans ce cas-là ?
10:02 Mais il s'arrêtera là, vous pensez ?
10:04 C'est le contraire de ce qui s'est passé à chaque étape.
10:07 On a dit pour le Donbass, pour la Crimée, c'est pas grave,
10:11 tout ça va bien se passer et puis ensuite il aura eu ce qu'il voudra.
10:15 Mais ce n'était pas le projet de Vladimir Poutine aujourd'hui.
10:17 Donc évidemment que le président de la République a raison
10:20 de ne pas se laisser contaminer par cet esprit de défaite-là.
10:23 Et je crois, je le lis d'ailleurs aux questions que vous me posiez
10:27 sur l'élection européenne, que c'est un enjeu fondamental.
10:30 De cette capacité-là, on voit bien ce qui se passe aux États-Unis,
10:33 vous voyez comment ils sont en train de se retirer du monde d'une certaine façon.
10:36 Nous avons besoin d'un réveil en Europe sur cette capacité à nous défendre
10:42 en Européens et à défendre la démocratie.
10:44 Tout simplement, c'est ça qui se joue en ce moment.
10:46 76% des Français ne veulent pas d'envoi de troupes en Ukraine,
10:49 sondage CSA, c'est News Européens de JDD qu'on dévoilait hier, avant-hier.
10:54 D'abord, ce que le président de la République a indiqué,
10:55 ce n'est pas qu'il a annoncé l'envoi de troupes en Ukraine.
10:59 Mais je trouve paradoxal que face à un pays qui est l'agresseur, la Russie,
11:05 ce soit la France qu'on somme de se taire,
11:08 ce soit la France qu'on somme au fond de fermer toutes les options stratégiques,
11:13 y compris celles discutées avec nos alliés,
11:16 de pouvoir mieux coopérer, de pouvoir faire plus au fond pour l'Ukraine.
11:20 On voit bien que ce conflit est en train de s'enliser.
11:22 On voit bien que si on n'aide pas davantage les Ukrainiens,
11:24 et c'était un point de consensus de cette conférence internationale
11:28 que le président de la République a réunie à Paris,
11:30 il faut faire plus pour aider les Ukrainiens,
11:32 parce qu'il ne faut pas laisser Vladimir Poutine gagner,
11:35 et il faut que la Russie soit défaite en Ukraine.
11:39 Je le redis, c'est la condition de notre souveraineté,
11:42 de notre liberté et de la défense de notre modèle démocratique,
11:45 qui n'est pas un modèle de faiblesse.
11:47 Je crois que nous ne pouvons pas laisser Vladimir Poutine gagner cette bataille-là.
11:50 La grande interview de Stanislas Guérini, ministre de la fonction publique
11:54 et de la transformation publique.
11:57 10 milliards d'euros d'économies,
11:59 ça a été annoncé par votre collègue de l'économie et des finances, Bruno Le Maire,
12:02 alors qu'on est endetté à hauteur de 3 088 milliards d'euros,
12:07 plus de 3 000 euros en tout cas.
12:09 10 milliards d'euros d'économies, est-ce que c'est assez ?
12:11 Est-ce que ça va suffire ?
12:12 Est-ce qu'il faut s'attendre à une période de vache maigre ?
12:17 Je crois que ce serait un peu paradoxal de parler de vache maigre
12:19 quand l'ensemble des budgets,
12:21 ceux de l'éducation, pour la santé, pour nos armées, pour la justice,
12:26 sont en augmentation.
12:28 Pardon, mais j'entends parfois dans le débat politique parler d'austérité budgétaire.
12:32 Je crois que ça n'est pas tout à fait l'austérité budgétaire,
12:35 une telle politique de réinvestissement.
12:38 Mais il faut dire les choses très clairement,
12:39 et Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, l'a fait,
12:42 quand il y a un peu moins de croissance, il y a un peu moins de recettes,
12:45 et donc si on veut, et c'est un impératif absolu,
12:48 vous avez parfaitement raison de pointer la question de la dette,
12:51 si on veut tout simplement là aussi maîtriser notre trajectoire de finances publiques,
12:56 mais tout simplement maîtriser le destin de la nation,
12:58 ben oui, il faut faire des économies.
13:00 Où est-ce que vous allez faire des économies dans la fonction publique ?
13:02 Ben, ça a été indiqué, ces 10 milliards d'euros d'économies,
13:05 ça sera pour l'État, pas pour les collectivités territoriales,
13:10 pas pour les autres, pour l'État.
13:11 Ça veut dire que tous les ministères,
13:13 tous les ministères prennent leur part à cette économie budgétaire.
13:17 Le ministère de la fonction publique comme les autres,
13:19 et puis que nous allons décaler un certain nombre de dépenses,
13:23 un certain nombre d'embauches prévues,
13:25 mais ça ne veut pas dire qu'on va s'arrêter de se battre
13:28 pour le réinvestissement dans nos services publics,
13:30 pour l'attractivité de la fonction publique.
13:31 Ce sont des sujets, moi, que je porte et je continue de porter avec la même cohérence.
13:35 Ce n'est que le début, certains disent que c'est l'apéritif,
13:37 ces 10 milliards d'économies,
13:39 ce qu'on dit la vérité aux Français,
13:40 est-ce qu'il ne faudra pas faire plus d'efforts ?
13:42 Nous, nous disons les choses extrêmement clairement.
13:44 Pardonnez-moi l'expression, réduire les aides sociales,
13:47 là, il y a un réajustement qui est fait pour faire face à une situation
13:51 où la croissance française recule par rapport aux prévisions.
13:55 Donc ce réajustement, il est nécessaire, il est tout à fait logique.
13:58 Je pense que chaque ménage français qui gère bien ses économies peut le comprendre.
14:03 Mais on doit évidemment continuer cette trajectoire de baisse des dépenses publiques
14:07 et on doit le faire en anticipant les choses.
14:09 Et anticiper les choses, ça veut dire effectivement faire des réformes de structure.
14:13 Moi, je constate que quand nous les faisons,
14:15 nous sommes parfois assez seuls sur l'échiquier politique.
14:18 Je crois que la réforme de l'assurance chômage,
14:20 la réforme des retraites, pardon, des revenus,
14:23 ce sont des réformes de structure qui jouent effectivement sur notre modèle social,
14:27 sur notre capacité à continuer à financer un modèle social généreux.
14:31 Ce sont ce type de réformes-là qu'il faut pouvoir poursuivre
14:35 si dans la durée, on veut pouvoir faire des économies budgétaires.
14:38 Donc là, il faut distinguer un moment où on réagit d'une certaine façon.
14:42 Les choses ont été évoquées, y compris par le Premier ministre.
14:44 Donc l'allocation chômage.
14:45 Sur la question du marché du travail, il faut qu'on puisse questionner un système
14:50 où quand on revient, et c'est notre bataille absolue depuis 2017,
14:54 à une situation de plein emploi, ça doit être ça le sujet,
14:57 on doit évidemment avoir un système qui s'adapte en fonction
15:00 et qui soit non pas moins incitatif que les modèles européens,
15:04 mais parfois tout simplement aligné sur les autres pays européens.
15:08 On parle des APL aussi.
15:09 Je crois que ça n'est pas d'actualité dans les réflexions qu'il y a.
15:12 Et d'ailleurs, la trajectoire des APL était plutôt en augmentation depuis 2017.
15:16 Merci beaucoup, Sonislas Ghevedi.
15:18 C'était votre grande interview sur CNews et sur Europe 1.
15:20 Bonne journée à vous. A bientôt.
15:21 Bonne journée.
15:23 [Musique]
15:26 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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