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  • il y a 2 ans
Avec Olivier Sueur, chercheur associé à l'Institut d'études de géopolitique appliquée, ancien sous-directeur du service “OTAN, Union Européenne et ONU” au sein du Ministère des Armées entre 2017 et 2020

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2024-02-28##

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Transcription
00:00 (Générique)
00:02 - Alors Sud Radio vous explique, à quelles conditions des troupes de l'OTAN pourraient intervenir en Ukraine ?
00:07 - Bah nous en parlons, nous l'avons évoqué en fait à l'instant, nous en parlons aussi avec Olivier Sueur,
00:12 qui est chercheur associé à l'Institut d'études géopolitiques appliquées, ancien sous-directeur du service OTAN,
00:18 l'Union Européenne et ONU au sein du ministère des Armées, donc un connaisseur du dossier.
00:24 Bonjour à vous, merci d'être avec nous.
00:26 - Bonjour.
00:28 - Alors, qu'est-ce que vous avez compris, vous, en tant que spécialiste, en entendant Emmanuel Macron tout d'abord ?
00:35 Avant de voir dans quelles conditions ça pourrait avoir lieu.
00:39 - Alors, d'un point de vue d'un spécialiste, très franchement c'est une tentaine dans un verre d'eau.
00:45 C'est-à-dire que, si vous voulez, cette conférence de presse, vous avez 10 minutes d'intervention du président et 18 minutes de question/réponse,
00:53 donc pendant l'intervention, les messages principaux, ce point n'est pas mentionné.
00:58 Donc il n'y a aucune mention d'envoi de troupes.
01:01 C'est dans la première question, en réaction à une remarque d'ailleurs du Premier ministre slovak,
01:05 que le président de la République a eu cette phrase, et je la cite entièrement,
01:11 parce que ça permet de remettre un tout petit peu en perspective les choses,
01:14 "Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle des troupes de sol,
01:19 mais en dynamique rien ne doit être exclu."
01:22 Très franchement, je ne vois rien de choquant dans cette phrase, qui est extrêmement balancée.
01:33 Et ensuite, dans une question suivante posée par Philippe Ricard du Monde,
01:38 il répond de manière plus précise en évoquant quelques éléments de déploiement
01:43 pour accompagner les 5 mesures du discours principal, c'est-à-dire de la cyberdéfense, du déminage, etc.
01:49 Donc si vous voulez, je suis un peu effectivement en contradiction avec le taux qui vient d'être fait,
01:56 c'est-à-dire que tout est annoncé, si vous voulez, c'est annoncé,
02:01 ces éventuels déploiements qui ne font pas l'objet de consensus sont sur des points très précis,
02:06 donc quelques experts de cyberdéfense, quelques experts de déminage, pour accompagner.
02:11 Donc vous voyez, je suis beaucoup plus modéré dans l'évaluation de la question.
02:19 - Oui, c'est vrai. Et il précise aussi "nous ferons tout ce qui est nécessaire pour que la Russie ne puisse pas gagner la guerre".
02:26 Et alors là, ça ouvre aussi la porte. - Oui, c'est ce que tout le monde dit depuis 2 ans.
02:30 - Bien sûr, bien sûr. - Non, c'est ce que tout le monde dit depuis 2 ans, ça n'ouvre pas une porte particulière.
02:35 C'est exactement ce qui est écrit dans le communiqué du sommet de VINUS de l'OTAN de juillet dernier au Provo.
02:43 - Oui, c'est vrai. - Donc rien de neuf sous le soleil, pardon.
02:47 - Oui, c'est ça. Mais alors pour être précis quand même, de quels troupes parle-t-on quand on parle de soldats de l'OTAN ?
02:53 C'est là où il faut aussi repréciser un peu les choses.
02:57 - C'est une très bonne question parce que beaucoup de fantasmes effectivement existent là-dessus,
03:02 donc il n'y a pas d'armée de l'OTAN, ça n'existe pas.
03:05 En fait, vous avez un principe quand on est à l'OTAN, c'est le principe "un seul ensemble de forces",
03:11 "one single set of forces" comme on dirait en anglais, c'est-à-dire qu'en réalité,
03:16 chaque pays a une seule armée. Vous n'avez pas une armée pour l'OTAN, une armée pour l'Union Européenne,
03:21 une armée pour VENUS, vous avez une seule armée nationale, tout simplement,
03:25 que vous utilisez en fonction des engagements que vous prenez,
03:29 que ce soit pour l'OTAN, pour l'Union Européenne, pour les opérations de maintien de la paix de l'ONU,
03:33 pour vos opérations nationales.
03:35 Donc, si vous voulez, vous n'avez pas de troupes dédiées au sein de l'OTAN.
03:39 L'OTAN, sur le plan militaire, ce n'est qu'une structure de commandement
03:42 pour combattre ensemble quand les différents pays mettent à disposition,
03:46 acceptent de mettre à disposition leurs forces.
03:49 Et la décision politique sur des troupes de l'OTAN se fait à désormais 32 pays,
03:57 puisque la Suède, depuis lundi, a été intégrée suite au vote hongrois.
04:02 Donc, vous avez 32 pays qui doivent être unanimement d'accord.
04:06 Donc, vous imaginez bien que, vu déjà les difficultés qu'on a eues concernant la Suède,
04:11 avec la Turquie, avec la Hongrie, on n'est pas prêts d'avoir un consensus à l'OTAN
04:16 pour que les troupes soient envoyées en Ukraine.
04:20 - Merci pour toutes ces précisions, Olivier Sueur.
04:23 Il fallait évidemment les entendre, chercheurs associés à l'Institut d'études de géopolitique appliquées.
04:28 Et donc, vous avez eu aussi des responsabilités au service OTAN,
04:33 Union Européenne et ONU, au ministère des Armées.
04:36 Il est 7h51, dans un instant nous poursuivons avec l'artilleur en chef.
04:41 - Oui, c'est un certain Guy Carlier.
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