00:00 Le cercle de Poitres disparu ce matin.
00:02 Oh capitaine, mon capitaine !
00:04 C'était il y a combien de temps le film ?
00:06 30 ans ?
00:06 35 ans.
00:07 Bon, eh bien 35 ans plus tard, voici la pièce de théâtre.
00:10 Oui, c'est la première fois que la pièce est jouée en France
00:13 et tous les soirs, la salle est pleine, tous les soirs, le public est debout.
00:17 Et il y a tellement de succès pour cette pièce qu'elle a été prolongée jusqu'à fin mai à Paris au Théâtre Antoine.
00:21 Il y aura même une tournée dans toute la France et c'est tant mieux.
00:25 Alors, c'est une scène comme dans le film.
00:27 Voilà le professeur Keating, joué par Stéphane Fresse,
00:30 qui va bouleverser sa classe avec sa pédagogie toute particulière, si vous vous rappelez bien.
00:35 Il va apprendre à ses élèves à penser par eux-mêmes.
00:39 On regarde un extrait de la pièce.
00:41 Carpétier !
00:47 Carpétier !
00:51 Carpétier !
00:54 Saisissez les opportunités !
00:57 Faites de votre vie un chien d'or !
01:02 Pas facile de passer après le film.
01:08 C'est joli quand même l'image qu'on voit de cette troupe sur scène.
01:11 C'est un classique, c'est vrai, t'as raison.
01:13 Vous vous souvenez ou pas du Cercle des Poètes d'Histoire et de le Film ?
01:15 La fin surtout.
01:17 Très bien, merveilleux.
01:18 Sorti à 35 ans, en France, ça avait réuni plus de 6 500 000 spectateurs
01:23 devant Pretty Woman, devant La Gloire de mon Père, devant Cyrano de Bergerac,
01:27 qui était sorti la même année.
01:29 Et surtout, mais inoubliable, Robin Williams, qui jouait John Keating, ce prof de liberté.
01:35 On rêvait tous d'avoir Robin Williams comme prof.
01:37 Franchement, vraiment, et pas facile de reprendre ce rôle culte.
01:41 Alors Stéphane Frenz, il n'avait jamais vu le film,
01:43 il avait lu l'adaptation en livre de Nancy Kleinbaum,
01:46 qui était sortie deux ans après la sortie du film.
01:48 Et l'idée, c'est ce qu'il a raconté à Julie Poncet,
01:51 c'est de transposer aussi cette pièce à notre époque.
01:53 Le film a été fait en 89, il parle des années 60,
01:57 mais il s'est passé 35 ans.
01:58 Il s'est passé tellement de choses en 35 ans.
02:00 J'avais envie aussi, dans cette dernière adaptation,
02:04 de faire entendre un tout petit peu quelque chose qui nous interpelle,
02:07 nous, notre génération, et aussi la génération de mes élèves,
02:11 que ça parle à tout le monde dans la salle.
02:14 Et voilà, on a fait ce travail, et je dois dire que, petit à petit,
02:17 on est devenu du théâtre et on a pris nos distances par rapport au film.
02:21 Mais je ne cherchais pas à être différent,
02:24 je cherchais simplement à faire entendre cette incroyable histoire.
02:27 - Vous voyez derrière ?
02:29 - Il faut parler des jeunes comédiens qui l'entourent,
02:31 parce qu'ils ont un rôle clé aussi.
02:33 - Oui, c'est vrai qu'il est entouré de jeunes comédiens,
02:35 ils sont 11 en tout sur scène,
02:37 et ça marche très très bien aussi grâce à eux.
02:39 L'alchimie est là, le groupe vit bien, on a envie de dire.
02:43 Ils ont passé une semaine, avant de monter sur scène,
02:45 ils ont passé une semaine dans un gîte avec Stéphane Fresse
02:49 pour créer cet alchimie.
02:51 Écoutez justement, tous ensemble, en micro de suite, on sait.
02:54 - C'est un très bien, on a cette chance-là, vraiment,
02:57 c'est un privilège, vraiment.
02:59 On est parti en résidence en Bourgogne,
03:01 ce qui nous a un peu soudés, il nous faisait des pattes.
03:04 Et il a joué un peu le papa.
03:08 - Le papate ?
03:10 - Le papate. Là, on s'est vraiment découvert.
03:12 - On a fait des jeux de cartes,
03:13 on a vraiment créé un vrai groupe à ce moment-là.
03:15 - Le message fonctionne encore.
03:18 - Oui, parce que c'est intemporel.
03:20 En fait, tu sais, ça parlait du fil de film,
03:22 et la pièce est pareil, c'est le refus du conformisme,
03:24 c'est la liberté de penser.
03:26 On voit Stéphane Fresse qui parle de carpe diem,
03:27 qu'il répète comme ça à l'envie pendant la pièce.
03:29 - Profite du jour présent.
03:30 - Et sa classe, voilà, c'est pas seulement
03:32 les jeunes étudiants qu'on a vus, c'est aussi le public.
03:35 Ça fait rémuer les méninges, écoutez-les,
03:37 à la sortie de la pièce.
03:38 - Ça reste une critique sur le conformisme
03:41 et le sens critique qu'on se doit de garder
03:45 et à pouvoir avoir et à transmettre.
03:47 - On en sort avec plein plein d'incertitudes.
03:49 Voilà, que des doutes, et c'est ce qu'il faut, je pense.
03:53 - Ça fait vraiment réfléchir.
03:54 En plus, nous, on est profs,
03:56 donc sur le sens de la responsabilité du prof,
03:59 c'est effrayant et en même temps, c'est encourageant
04:03 de se dire qu'on peut avoir ce petit rôle
04:07 sur la vie de nos élèves, c'est vraiment chouette.
04:09 - On a trop envie de transmettre cette liberté de penser
04:13 qui est incroyable.
04:14 - Ça donne envie.
04:16 - Ça donne envie, ça tourne bien jusqu'en mai à Paris
04:18 et en tournée ensuite.
04:19 - Et en tournée en province.
04:20 - Merci, Lorraine.
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