00:00 Et aujourd'hui, on est en train de revendiquer le droit de travailler et de vivre parce que
00:09 là on est en train d'engraisser des gros ports.
00:10 Quand vous passez 30 ans dans une usine ou 40 ans, vous savez faire quelque chose.
00:23 Dans cette usine, vous êtes quelqu'un.
00:24 Mais sorti de l'usine, vous ne savez plus rien faire.
00:25 C'est toute notre vie.
00:26 Le mec qui perd son boulot dans un département comme la Creuse, on n'est pas à Lyon, on
00:33 n'est pas à Marseille, on n'est pas à Paris.
00:37 Il sait qu'en ayant 50 ans de moyenne d'âge, où voulez-vous qu'il y ait un petit boulot
00:47 ?
00:48 C'est ça qui est inadmissible.
01:06 Quand vous voyez aujourd'hui les bénéfices qu'on fait PSA et les bénéfices qu'on fait
01:09 Renault, c'est donc la meilleure année depuis presque 10 ans.
01:12 Arrêtez de se foutre de la gueule du monde.
01:19 L'engagement qui a été pris par le président de la République est qu'il fallait qu'une
01:24 cellule de crise soit mise en place.
01:26 Et cette cellule de crise va travailler à la mise en œuvre d'une reprise.
01:31 Est-ce que ce n'est pas une offre pour nous repousser et puis attendre, attendre, attendre
01:36 et puis nous emmener à la fin ?
01:37 Mais pour les chevilles, c'est des boules !
01:44 Madame, je ne suis pas le père Noël.
01:47 Je ne suis pas le père Noël.
01:49 On va être licenciés de toute façon, on risque que rien.
01:54 Allez, portez ! Allez, portez !
01:59 C'est sûr que le blocage continue.
02:01 On a des collègues, vous croyez qu'ils vont partir comme ça ?
02:03 Vous craignez l'intervention des CRS ?
02:07 C'est vrai, on risque quoi ? Qu'est-ce qu'on risque ?
02:09 Là, on est tous en sursis.
02:10 Si on est là, il ne faut pas dire rien.
02:12 Ça nous ferait plaisir.
02:13 Comment ça s'appelle quand vous...
02:14 C'est le service public.
02:15 C'est-à-dire vous, vous faites du gardiennage dans des sites privés.
02:18 Ça s'appelle comment ?
02:19 Ça s'appelle du gardiennage.
02:20 Et bien, ce n'est pas normal.
02:22 Non, ce n'est pas normal.
02:23 Non, parce que c'est nos impôts qui les payent.
02:24 Aujourd'hui, vous êtes le PDG de la nouvelle société peut-être Lame ou je ne sais pas
02:28 comment elle s'appelait.
02:29 Mais aujourd'hui, monsieur, je ne sais pas si je serai licencié, mais monsieur Martineau,
02:35 les donneurs d'or qui sont Pirejo et Renaud, vous ne pouvez pas nous dire, leur demander
02:41 s'il vous plaît, pour nous, demander leur une super légale ?
02:44 S'il vous plaît !
02:45 C'est tout ce qu'on vous demande, monsieur Martineau.
02:47 Je vois bien que malheureusement, sur le visage de certains, les lettres sont tombées
02:57 et que la vie va changer demain.
02:59 Je le répète, ce n'est pas fini.
03:00 Moi, en tant que personnel, je ne sais pas quand ma lettre va tomber.
03:03 Mais qu'elle tombe ou qu'elle ne tombe pas, ce n'est pas le problème.
03:05 Je serai quand même toujours du côté de ceux qui vont être licenciés, même si je suis gardé,
03:08 ça ne changera rien.
03:25 Les terroristes, ce sont juste des salariés qui dépendent de leur emploi, c'est tout.
03:29 Sous-titrage Société Radio-Canada
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