00:00 [Musique]
00:05 Dans quelques mois, la chaufferie du Menton alimentera l'hôtel de ville et le lycée Balzac
00:09 avec cet objectif de réduire la facture d'énergie.
00:12 Alors comment fonctionne la biomasse et puis quels sont les futurs projets à Tours ?
00:16 On en parle avec Martin Cohen. Bonjour.
00:19 Bonjour.
00:19 Vous êtes vice-président de Tours Métropole et puis adjoint au maire de Tours
00:23 en charge entre autres de la transition énergétique.
00:25 Je le disais, les travaux viennent de commencer autour de l'hôtel de ville de Tours
00:29 avec l'extension de ce réseau de chaleur urbain.
00:33 Les travaux dureront jusqu'à la mi-juillet.
00:36 Tout ça alimenté par une chaufferie biomasse.
00:38 Est-ce qu'on peut juste déjà expliquer quel est le montant de la facture énergétique de la mairie de Tours ?
00:43 C'est une des plus lourdes, je crois, pour la collectivité.
00:45 Oui, effectivement. Le bâtiment, la mairie centrale et l'hôtel de ville à côté,
00:49 c'est le deuxième bâtiment le plus consommateur après le centre municipal des sports.
00:53 C'est un gros bâtiment aussi.
00:55 35 000 m2, je crois.
00:56 Oui, c'est le plus gros.
00:58 Mais juste après, c'est l'hôtel de ville-mairie et c'est 400 000 euros par an.
01:02 400 000 euros, ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est quoi ? Alimenté au gaz ?
01:05 C'est alimenté au gaz.
01:06 Donc avec une facture, j'imagine, en plus, qui a grimpé ces derniers...
01:08 Les 400 000, c'est avec les derniers prix du gaz.
01:11 C'était un petit peu moins cher que ça avant,
01:13 mais l'augmentation du prix du gaz ne nous a pas fait du bien.
01:16 Ça va changer puisque, avec ces travaux, on raccorde la centrale biomasse du Menton,
01:23 c'est à La Riche, à la mairie et puis donc au lycée Balzac.
01:28 On parle d'une chaufferie biomasse.
01:29 Finalement, c'est une chaufferie qui est alimentée par du bois.
01:33 Évidemment, c'est moins cher.
01:35 Expliquez-nous un peu, j'allais dire, comment fonctionne la biomasse.
01:38 On a tout un réseau, toute une carte, en fait, souterraine de tuyaux
01:42 en dessous de la ville de Tours.
01:43 Oui, c'est ça.
01:44 On a une grosse chaufferie qui fait de la chaleur pour des milliers de logements
01:49 ou d'équipements et c'est distribué par des gros tuyaux qui sont sous les voiries.
01:55 Qui vont chauffer de l'eau ?
01:57 On chauffe de l'eau dans cette chaufferie et l'eau circule dans ces tuyaux
02:00 et est amenée ensuite dans les différents équipements
02:03 et les différents grands ensembles de logements
02:06 pour pouvoir alimenter en chauffage, en eau chaude,
02:09 ce qui passe sur le chemin, finalement.
02:11 Et donc, ce réseau, ça grandit au fur et à mesure.
02:15 Aujourd'hui, on a des logements, on a également l'hôpital de Tours, je crois.
02:18 Quels sont les autres équipements qui sont chauffés par cette biomasse ?
02:22 On a un certain nombre d'écoles.
02:24 Globalement, toutes les écoles qui sont à l'ouest de la rue nationale,
02:27 l'ouest de Tours, sont pour quasiment la totalité raccordées.
02:32 On a un grand nombre des logements des bailleurs sociaux.
02:36 Effectivement, l'hôpital Bretonneau et Clocheville.
02:39 On a des salles culturelles, des gymnases.
02:44 En fait, dès qu'on a un bâtiment public à proximité d'un réseau de chaleur,
02:50 on essaie au maximum de raccorder parce que ça nous permet de passer
02:53 sur des énergies renouvelables et en même temps de faire des économies financières.
02:58 Vous disiez évidemment, mais ce n'est pas si évident que ça
03:00 puisque encore il y a trois ans, ça coûtait quand même encore plus cher que le gaz.
03:04 Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui.
03:05 – D'accord. L'objectif, c'est de créer un réseau de 300 mètres de la rue Marceau
03:10 jusqu'à la mairie et puis jusqu'au lycée avec une sorte de petit tunnel sous le tramway.
03:16 Alors, on n'est pas sous la Manche.
03:19 Mais Hélène, je te vois, tu te dis, mon Dieu, quels travaux ?
03:23 – C'est vrai que c'est quand même une belle opération.
03:26 On passe sous les rails du tramway et sous les rails, il y a déjà un gros tuyau
03:31 qui récupère les eaux pluviales.
03:33 Donc, il faut passer là-dessous et donc passer 5 mètres sous la surface.
03:37 Donc, on va devoir faire un puits de chaque côté.
03:40 Et puis, il y a une sorte de micro-tunnelier qui va creuser sous les rails du tramway.
03:45 – Alors, quand on a vu la carte tout à l'heure, on voit bien que ce réseau de chaleur,
03:48 il est donc sur l'ouest de la ville.
03:50 Déjà, combien ça vous coûte à vous, Ville de Tour, par exemple,
03:54 de raccorder, de faire ce tuyau de 300 mètres de long ?
03:59 – Alors, ça ne coûte pas à la ville, c'est le délégataire qui est en charge,
04:03 l'ensemble du réseau de la chaufferie qui fait ces travaux-là.
04:06 Mais finalement, c'est répercuté ensuite dans le prix de la chaleur.
04:10 On paye les travaux par le prix de la chaleur.
04:12 Mais c'est le délégataire, l'entreprise qui fait les finances.
04:15 – Qui fait toutes ces ramifications.
04:17 – Oui. – Hélène ?
04:17 – Alors, je vais avoir une question assez naïve.
04:19 On sait qu'on a un problème avec nos ordures ménagères.
04:21 J'ai cru voir que ce réseau de chaleur était alimenté par du bois.
04:24 Si on y mettait nos ordures ménagères, ça ferait quoi ?
04:27 C'est pas possible ?
04:28 – Non, c'est pas les mêmes types de chaufferie,
04:31 c'est pas les mêmes types de filtres.
04:33 Entre une chaufferie au bois et ce qu'on appelle une unité de valorisation énergétique,
04:39 on n'est pas sur les mêmes types d'équipements.
04:41 – Donc, pas possible.
04:41 – Non, c'est pas possible, pas au même ton.
04:43 On n'a pas du tout la place.
04:45 Et puis, c'est vraiment pas les mêmes types d'équipements.
04:47 – Est-ce que d'ailleurs, Tour Métropole a trouvé son ancrage
04:50 pour cette future unité de valorisation énergétique ?
04:53 – Pas encore, c'est toujours en travail, c'est un sujet complexe.
04:57 Il y a plein de contraintes, c'est beaucoup plus complexe à implanter qu'une chaufferie bois.
05:02 Et donc, on n'est pas encore arrivé au bout.
05:04 – Ça se fera en 2024, vous pensez ?
05:05 Pas l'implantation, mais en tout cas, la croix sur la carte.
05:08 – Oui, le choix, il faut que ça se fasse en 2024, oui.
05:11 – Cette centrale, on revient au même ton avec le bois,
05:14 cette centrale Biomasse arrive un petit peu, j'allais dire, à sa pleine capacité.
05:18 Est-ce qu'on peut penser à quoi ?
05:20 Une deuxième centrale pour irriguer l'est de Tour ou bien le sud ?
05:23 Quels sont les projets de Biomasse sur la ville ?
05:27 – Alors, cette chaufferie, effectivement, elle arrive à sa pleine capacité.
05:30 C'était prévu comme ça.
05:31 On avait déjà anticipé, lors de sa construction en 2019,
05:34 les différents bâtiments qui pourraient être accordés.
05:37 Sauf qu'il y a beaucoup plus de demandes.
05:38 Déjà, sur l'ouest de Tour, on a plus de demandes que ce qu'on pensait
05:42 parce que le prix du gaz a augmenté.
05:44 – Vous avez plus de demandes, c'est-à-dire qui ?
05:45 – Il y a plus de demandes des privés, des copropriétés notamment,
05:50 qui voient avec un œil très intéressé ce prix de la chaleur,
05:53 en grande partie bois moins cher que le gaz.
05:55 Et si ça serait intéressant qu'on se raccorde aussi.
05:58 Sauf que la chaufferie, elle n'a pas été dimensionnée pour ça.
06:00 Et donc, on cherche un moyen d'agrandir.
06:03 Sauf que sur la parcelle de la chaufferie, il n'y a pas la place.
06:05 – On ne peut pas pousser les murs, oui.
06:06 – On ne peut pas pousser les murs.
06:07 Donc, ça veut dire rechercher une autre parcelle sur cet ouest de Tourangeau
06:12 pour une nouvelle chaufferie ou alors essayer de capter de la chaleur,
06:15 ce qu'on appelle la chaleur fatale.
06:17 C'est de la chaleur qui s'évacue par exemple dans des eaux usées
06:20 qu'on pourrait essayer de récupérer et d'alimenter comme ça le réseau de chaleur.
06:25 – Et dernière petite question, pas de centrale biomasse ailleurs
06:29 pour irriguer le reste de la ville ?
06:32 – Si, il y a aussi d'autres projets au-delà de ce réseau de chaleur Tour Ouest.
06:36 On a un projet qui est bien abouti, qui est lancé.
06:39 On est en plein marché sur le sud de la métropole
06:43 qui permettrait d'alimenter le nouvel hôpital Trousseau,
06:46 donc à Chambray, Saint-Avertin et puis le sud de Tour.
06:49 Donc, il y a ce projet-là qui devrait ressortir dans les 3-4 années qui viennent.
06:54 Et puis, on a encore tout le nord de Tour
06:55 qui a un beau potentiel pour un réseau de chaleur aussi.
06:58 – Très bien, vous viendrez nous en parler en tout cas.
07:00 Merci beaucoup Martin Cohen, vous allez rester avec nous
07:03 dans la troisième et dernière partie de l'émission.
07:05 On va sûrement vous surprendre un petit peu
07:06 parce qu'on va parler de Poné qui visite des maisons de retraite,
07:10 de la chaîne Squeeze au chevet des patients de l'unité de soins palliatifs à Bois
07:13 et puis de Iago, ce Malinois sauveteur chez les pompiers.
07:16 Focus sur ces animaux, pas comme les autres, juste après la pub.
07:18 À tout de suite.
Commentaires