00:00 L'hôpital de campagne s'agit comme une fourmilière. Un soldat vient d'arriver, il semble gravement blessé.
00:08 C'est quoi ton nom ? Ok, allonge-toi, je vais vérifier derrière. Au niveau de la tête, il a probablement une plaie pénétrante.
00:20 Des éclats d'obus ont également perforé son postérieur. Les médecins lui administrent des antidouleurs.
00:26 Doucement, doucement, parfait, maintenant ça va aller mieux.
00:31 Vladislav et son groupe revenaient de leur position de combat quand ils ont subi une attaque russe.
00:37 Ils nous ont chopé avec un drone et je n'ai pas réussi à me le cacher assez. J'étais par terre mais il m'a vu et a lâché un explosif sur moi.
00:46 En sang, il parcourt à pied plusieurs kilomètres jusqu'au point d'évacuation.
00:52 J'ai pensé en marchant que si je saignais beaucoup, j'allais tomber dans les pommes mais j'ai eu de la chance.
00:59 Ce point de stabilisation accueille une partie des blessés du front est avant de les envoyer vers des hôpitaux plus grands.
01:06 En ce moment, une vingtaine par jour, parfois jusqu'à 200.
01:10 On est fatigué bien sûr mais on tient bon, c'est assez dur un peu. Mais c'est la guerre, on ne peut pas y échapper alors il faut se battre, il faut sauver des vies.
01:25 L'œil de Vladislav devrait être sauvé, il est transporté en ambulance vers l'arrière.
01:31 Ce soir-là, d'autres n'ont pas eu cette chance. Un corps sans vie, ramené du front.
01:38 Les autorités ukrainiennes refusent de communiquer sur le nombre de morts et de blessés.
01:43 En deux ans, il y en aurait eu plusieurs dizaines de milliers.
Commentaires