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  • il y a 3 ans
La Fédération ADMR de l’Aube, comme d’autres associations du secteur, vient de recevoir une aide financière du Département et du CNSA pour renforcer l’aide à domicile ainsi que les conditions de travail des salariés.
Reportage : Vincent Gori / Réalisation : Glenn Essoly

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Transcription
00:00 Effectivement, aujourd'hui, le but était d'annoncer la dotation complémentaire qualité
00:03 que nous verse le Conseil départemental à les trois grandes mesures.
00:06 La première, c'était de revaloriser le pouvoir d'achat de nos salariés,
00:09 des salariés de l'aide et du soin, améliorer la qualité de vie au travail de nos salariés
00:16 et améliorer la coordination, en tout cas renforcer la coordination à domicile
00:23 auprès de nos bénéficiaires que l'on accompagne au quotidien.
00:25 La première mesure, je pense qu'elle est extrêmement importante,
00:28 notamment dans un contexte inflationniste, c'était de renforcer le pouvoir d'achat de nos salariés
00:33 et de montrer qu'aujourd'hui les métiers du domicile ne sont pas des métiers qui payent mal.
00:36 Aujourd'hui, une aide à domicile qui démarre chez nous,
00:40 qui réalise des week-ends et des jours fériés,
00:43 peut commencer, à temps plein, à 1950 euros bruts, mensuels.
00:49 C'est 10% de plus que le SMIC.
00:51 Et on a mis en place deux mesures phares.
00:53 La première, c'est de revaloriser les salariés qui travaillent les dimanches et les jours fériés.
00:57 Aujourd'hui, on valorise à 3 euros bruts en plus de l'heure
01:00 d'un salarié qui travaille dimanche et jour férié.
01:02 Deuxième mesure extrêmement importante,
01:05 c'était de récompenser les salariés qui réalisent du binômage,
01:09 du tutorat auprès des nouveaux entrants.
01:12 5,50 euros bruts de l'heure sera donné aux salariés qui accompagnent un nouvel entrant à domicile.
01:19 Globalement, cette enveloppe, c'est 280 000 euros qui seront redistribués aux salariés
01:24 et qui seront directement sur le bulletin de salaire de nos salariés.
01:28 La deuxième chose, c'était la qualité de vie au travail.
01:31 Je vais vous citer une action, peut-être phare,
01:33 c'est d'aller vers les équipes solidaires de proximité.
01:36 Redonner finalement aussi la main à nos salariés pour réorganiser leur temps de travail.
01:43 Essayer de mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle.
01:47 Hier, les plannings, on les distribuait aux salariés.
01:50 Elles réalisaient leurs activités en fonction du planning qu'on leur avait donné.
01:55 Aujourd'hui et demain, puisque 20% de nos associations vont déjà intégrer ce mode organisationnel,
02:00 équipes solidaires de proximité,
02:02 elles vont co-réaliser les plannings avec l'assistant technique, avec le référent de secteur.
02:08 La troisième mesure qui était extrêmement importante pour nous
02:11 et qui était un des objectifs du Conseil départemental,
02:14 c'était de renforcer la coordination à domicile.
02:17 Et pour ça, il fallait qu'on soit beaucoup plus en proximité des bénéficiaires
02:20 et qu'on puisse agir vite dès qu'on repère et évalue une situation de glissement d'une personne.
02:28 On va intégrer 20% de plus de référents de secteur
02:31 pour être en contact quotidien avec nos salariés, avec nos bénéficiaires
02:35 et pouvoir être plus à l'écoute des signaux faibles de glissement des personnes.
02:41 Dès qu'on a un salarié qui nous fait une remontée d'informations
02:44 sur une problématique des nutritions, des risques de perte de mobilité,
02:48 pouvoir tout de suite aller à domicile, évaluer la situation
02:52 et pouvoir orienter la personne vers le bon interlocuteur,
02:54 la bonne compétence au bon moment.
02:56 Et cela va s'accompagner, puisqu'en même temps,
03:01 on a développé une application qui s'appelle Vigilance
03:03 et qui est financée aussi par le Conseil départemental.
03:06 Donc ces mesures, j'ai envie de dire, elles étaient prévues,
03:08 mais elles n'étaient pas financées.
03:10 Donc difficile de pouvoir mettre en place des mesures lorsqu'elles ne le sont pas.
03:13 Le Conseil départemental nous a permis justement de lever ces freins-là
03:17 pour pouvoir mettre en place ces mesures de coordination
03:21 et puis nous permettre également de faciliter les recrutements de nos professionnels.
03:26 C'est un budget pour l'ADMR de 1 million d'euros par an sur 5 ans.
03:31 Ça nous permet de donner énormément de visibilité.
03:33 Là, j'ai décliné 3, 4 projets.
03:37 La dotation complémentaire qualité au sein de l'ADMR,
03:39 c'est plus de 25 projets qui vont être financés.
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