00:00 Porté sur le chemin qu'il a parcouru dans ces derniers instants, le cercueil recouvert du drapeau français de Misak Manouchian arrive à la clairière du Mont Valérien hier soir,
00:11 la même où il a été fusillé le 21 février 1944, une date entrée dans l'histoire à laquelle il écrit une dernière lettre à sa femme.
00:20 Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. On va être fusillé cet après-midi à 15h.
00:26 Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la liberté sauront honorer notre mémoire.
00:33 80 ans jour pour jour après sa mort, son vœu est exaucé. La République française le fait aujourd'hui entrer au Panthéon.
00:40 Manouchian, Michel.
00:42 La France qu'il avait choisie, lui, l'enfant de l'Empire Ottoman, victime collatérale du génocide arménien à l'âge de 10 ans.
00:49 Orphelin, il est d'abord caché au Liban avant de rejoindre au milieu des années 20 la France en tant qu'apatride.
00:55 Ouvrier et communiste, il entre dans la résistance des 1940 à Paris.
01:00 Trois ans plus tard, une soixantaine d'hommes sont sous ses ordres, la plupart étrangers.
01:05 Ensemble, ils mènent une centaine d'actions contre l'occupant jusqu'à leur principal fait d'armes, l'assassinat du général SS Julius Ritter en septembre 1943.
01:15 Dénoncé, Misak Manouchian est arrêté quelques jours plus tard, torturé, puis fusillé avec une vingtaine de ses camarades.
01:24 Des camarades de la résistance communiste et étrangère qui entrent aujourd'hui symboliquement à ses côtés au Panthéon.
01:31 Polonais, Hongrois, Italiens ou Espagnols, tous morts pour la France.
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