00:00 Alain élève 80 vaches laitières et des veaux destinés à la boucherie.
00:03 Il a toujours eu du mal à boucler les fins de mois.
00:05 La crise agricole l'inquiète.
00:07 Selon lui, les agriculteurs doivent reprendre leur avenir en main.
00:10 Les prix ne sont pas fixés par nous, mais ils sont fixés par l'industriel à qui on vend.
00:14 Donc moi, en l'occurrence, c'est ma coopérative,
00:16 mais j'ai un droit de regard si on va par là.
00:19 Mais si on veut que le système fonctionne,
00:21 si moi, éleveur, je n'ai pas une petite rentrée d'argent,
00:24 je vais finir par arrêter, comme beaucoup.
00:27 Pour survivre, Alain est obligé de faire de la vente directe.
00:30 Sa mère travaille toujours avec lui sur l'exploitation sans relâche.
00:33 Sa retraite, elle la passe dans les tables.
00:35 C'est du 1er janvier au 31 décembre, ça ne change pas.
00:39 Pas de vacances, pas de week-end, jamais.
00:41 C'est la traite deux fois par jour, le fumier deux fois par jour,
00:45 tant qu'elles ne vont pas dehors.
00:46 La solution pour ces petits éleveurs, ce serait un réajustement des prix.
00:50 Quelques centimes de plus sur chaque litre de lait suffirait à les sauver.
00:53 Que le prix soit à sa juste valeur.
00:55 Il faut juste donner 5 centimes de plus.
00:57 Il y a toujours quelqu'un qui fera moins cher que moi, ça, c'est sûr.
01:00 Mais soit on fait une méthode industrielle ou semi-industrielle avec des gros troupeaux,
01:04 ou soit on est des petits élevages, on essaye d'entretenir la nature,
01:08 mais ça coûte.
01:09 Si le secteur s'enfonce un peu plus dans la crise,
01:11 Alain pourrait tout vendre et se reconvertir
01:14 dans un domaine moins dépendant des lois du marché.
01:18 [Musique]
01:22 [SILENCE]
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