Dans le Faites entrer l'accusé de l'émission Rothen s'enflamme du 14 février, Jérôme Rothen accuse Gianluigi Buffon de se moquer du monde avec ses déclarations sur le PSG.
00:07 Ouiiii ! Je ne sais pas quoi faire ! Je ne sais pas quoi faire !
00:10 Qu'est-ce que c'est que ces façons ?
00:12 Faites entrer l'accusé.
00:13 5 ans après son passage au PSG, John Luigi Buffon est revenu sur ce moment de sa carrière.
00:19 "J'ai vu des joueurs d'une qualité incroyable" explique-t-il.
00:22 Neymar, Bappé, Verratti, même Marquinhos, Thiago Silva, Mamma Mia ! C'était incroyable.
00:28 "Si nous les avions transférés à Turin", a dit le gardien italien, "on aurait gagné 4 Ligues des Champions d'affilée.
00:34 A chaque fois, je me demandais, mais comment se fait-il qu'il ne gagne pas la Ligue des Champions à Paris ?
00:39 C'était incompréhensible. Et puis en vivant l'année sur place, eh bien j'ai compris."
00:43 Alors il a compris quoi ? On ne sait pas, mais il ne le dit pas dans le reste de l'interview.
00:47 Mais il a compris, sans aller plus loin.
00:49 Alors il dénonce probablement le climat autour du club.
00:52 C'est comme ça qu'on peut l'interpréter.
00:54 La mentalité globale qui est différente d'un grand club comme Turin, ça doit être ça son raisonnement,
00:59 au moment en plus des grands matchs de Ligue des Champions.
01:01 Mais la question, Bouffon, est-ce qu'il ne pouvait pas le dire avant ?
01:04 C'est ce que pense l'accusation, qui donc accuse le gardien italien de se moquer du monde.
01:09 Et l'accusation, vous l'aurez compris, est portée par le procureur Rotten.
01:12 Bonsoir.
01:13 Ciao, buona sera, buonsoir.
01:15 C'est pour les Italiens qui nous écoutent, ou qui vont bientôt nous écouter sur les extraits qui vont circuler en vidéo très bientôt.
01:20 L'avocat de Bouffon, c'est maître Jean-Michel Larket, un ami de l'Italie. Bonsoir.
01:25 Oui, ma mamie. Oui. Bonsoir.
01:28 Et donc le juge Tony Veyrel va trancher. Bonsoir, monsieur le juge.
01:31 Attention, les gars, ça va payer ce soir.
01:34 Alors, monsieur le procureur Rotten, qu'est-ce que vous reprochez à Bouffon ?
01:38 Un peu tout, tout dans cette interview.
01:40 Vous l'avez dit, je trouve que c'est récurrent de la part des anciens et des anciennes légendes.
01:48 Parce qu'on parle de Bouffon quand même, qu'on parle de sa carrière, de tout ce qu'il a apporté au football.
01:56 Il y a beaucoup de respect.
01:58 Je me souviens le jour où il a signé au Paris Saint-Germain.
02:01 Le plaisir de le voir arriver dans un championnat comme le championnat de France.
02:06 Rien que sa présence a forcément bonifié en termes d'image le championnat de France et a fait rayonner le championnat de France.
02:13 Plus en termes d'image que par rapport à ses prestations, bien sûr,
02:16 parce qu'on a vite remarqué qu'il était un petit peu dépassé.
02:22 Malheureusement, Bouffon, qu'il n'a jamais été à la hauteur des attentes de sa venue.
02:28 Son talent était plus ou moins resté à Turin et ça faisait un bout de temps déjà qu'à Turin, on le remettait en question.
02:35 Il est arrivé là parce que la soupe est bonne au Paris Saint-Germain, bien sûr,
02:38 parce qu'il y avait une stratégie, une politique de star à cette époque là.
02:44 Et quand vous aviez un nom, même à 35, 36, 37 ans, il n'y a pas de problème.
02:49 Vous signiez ici au Paris Saint-Germain, il vous accueille les bras ouverts avec tout le palmarès que vous avez.
02:54 Mais derrière, quand on vous donne autant de choses, le moins de respect à avoir,
03:03 au moins le petit respect à avoir pour le club, pour le Paris Saint-Germain,
03:07 pour les dirigeants qui vous ont fait venir ou les entraîneurs de l'époque, c'est d'essayer d'améliorer les choses.
03:13 Alors moi, je veux bien écouter tout ce qu'il a dit. Son passage, il est catastrophique.
03:17 J'aurais aimé aussi qu'il le pointe sportivement. Ça n'a pas été une réussite.
03:22 J'étais cramé. J'étais ceci, cela, qui nous donne lui l'explication, parce que c'est le seul à le savoir.
03:26 Pourquoi ça n'a pas marché sportivement ?
03:28 Oui, de son niveau perso et de l'équipe.
03:30 Et puis après, tu parles de l'équipe, mais sur le moment, ça aurait été bien, en effet, comme tu l'as dit, Jean-Louis,
03:34 qu'il l'explique, qu'il dise, on avait des stars, mais dans le vestiaire, ça ne se parlait pas assez,
03:41 la même langue. Il y avait des clans.
03:44 Tout le monde était focalisé sur sa petite personne et sur le contrat de chacun individuel,
03:50 mais pas tourné vers un objectif, comme on peut le lire dans les slogans,
03:55 le Paris Saint-Germain, rêve on plus grand. Non, eux, ils n'avaient pas envie de rêver plus grand.
03:59 Ils avaient envie de rêver plus riche. Ça, c'est sûr. Ils l'ont pris. Ils ont pris les billets.
04:03 Il n'y a pas de souci. Mais encore une fois, je ne suis pas égré, je ne suis pas jaloux.
04:06 Tant mieux pour eux. Mais si sportivement, vous crachez.
04:10 Tant parler des billets. Si aujourd'hui, vous crachez dans la soupe, parce que c'est toujours la même chose.
04:15 Il y a la période qui veut ça. Le PSG, c'est une serpillière. La Ligue des champions arrive.
04:20 Tous les étrangers qui sont venus là, qui sont repartis, qui sont en retraite ou pas en retraite,
04:25 qui jouent ailleurs, à chaque fois, ils nous parlent du PSG. Mais laissez le club tranquille.
04:29 Laissez-le tranquille. Vous ne l'avez pas fait avancer. Au contraire, avec vous, il a stagné,
04:33 voire il a régressé. Donc lui, il en fait partie, Jean-Louis Djiboufane.
04:36 Et moi, je suis triste de le voir parler comme ça, parce que c'est quelqu'un à la base que j'apprécie
04:41 et que j'ai beaucoup de respect. Et ça m'embête, je vais vous le dire, de leur mettre une charge à ces gens-là.
04:47 Parce que c'est l'histoire du football. C'est des légendes dans le football. Mais arrêtez.
04:51 Le PSG, comme il est, vous l'avez pris comme il était. Et à l'arrivée, on est déçu de votre rapport.
04:58 Ça, c'est clair et net. Il faut qu'ils l'entendent, ça.
05:01 Le message lui sera passé.
05:03 Surtout qu'il ne dit rien, en plus.
05:04 Il l'entendra.
05:05 Il le sait, mais il n'a pas envie de dire.
05:07 Non, mais incroyable. Mettre l'arquet, défendez votre camp.
05:10 Non, c'est terrifiant. Ce que je viens d'entendre est absolument terrifiant,
05:15 puisque de toute façon, ça vient de la part de quelqu'un qui a une liberté d'expression
05:20 et qui voudrait que les autres n'aient pas la même liberté d'expression.
05:24 Non, les autres disent moins de bêtises.
05:27 Quelle liberté d'expression ? Il a dit quoi, alors ?
05:30 Non, mais quand on parle de liberté d'expression, je te rassure, Jean-Louis,
05:35 toi qui a toujours raison en semaine et le dimanche, quand on parle de liberté d'expression,
05:40 il est évident qu'à force de parler, souvent, on peut dire des choses sensées
05:46 et parfois des choses étranges. Oui, bon.
05:49 Mais la liberté d'expression, elle est faite...
05:53 Non, non, mais tout le monde, tout le monde, même les plus grands,
05:57 peuvent dire à un moment ou à un autre des bêtises,
06:00 mais ça fait partie de la liberté d'expression.
06:03 Moi, je vois que, d'une manière générale, je ne comprends pas l'argent,
06:09 ce que l'argent et les billets qu'a vu Jean-Louis Diboufone,
06:14 je ne vois pas ce que ça vient faire là-dedans.
06:17 Il a fait un constat, il l'a fait cinq ans plus tard...
06:19 Non, mais c'est parce qu'il a été bien payé, Jean-Michel, quand il était à Paris.
06:21 Ah, ben justement, c'est son expérience qui a été achetée pour qu'il apporte cette expérience.
06:25 Il a été bien payé, il n'a rien dit. Et pourquoi il a fermé sa tronche ?
06:28 Parce qu'il se coiffrait, parce que financièrement, ils étaient bien.
06:32 C'est terrifiant, ce discours.
06:34 Et puis le Qataris, c'est merveilleux. Et le président, c'était le plus fort, c'était le plus beau.
06:38 Et puis maintenant qu'il part, une fois qu'il part, maintenant il crache dans la soupe.
06:41 Mais alors...
06:42 Allez-y, maître Larkin.
06:43 C'est terrifiant, c'est terrifiant de vouloir aseptiser, oui, prendre de l'argent.
06:50 Et évidemment, il est arrivé avec Rocco et ses frères, avec la mafia calabrèse,
06:56 pour braquer le Paris Saint-Germain. On l'a fait signer.
07:00 Et c'est peut-être là qu'il s'est rendu compte, lui, qui était...
07:04 Si il voit Rocco arriver, il va sortir les billets.
07:06 Sur la mauvaise pente, il a considéré que ce qu'on faisait avec lui
07:13 était la preuve que ce Paris Saint-Germain n'avancerait pas.
07:18 Et il n'a pas avancé. La preuve, c'est que le Paris Saint-Germain a gagné
07:24 sur le plan international depuis une dizaine d'années.
07:27 Il n'a pas le droit de dire que tel qu'il est, le Paris Saint-Germain n'a pas gagné
07:32 et ne gagnera pas s'il continue.
07:34 Il a gagné la championnat de Ligue ?
07:36 Il a disputé trois finales. Il est champion du monde.
07:39 Excuse-moi, Jérôme. Excuse-moi, Jérôme.
07:42 Je veux bien que tu me dises qu'il n'a pas gagné la Ligue des champions.
07:46 Il n'a pas gagné.
07:47 Il a juste disputé trois finales.
07:49 Mais ce n'est pas la question.
07:50 Mais oui !
07:51 Il a mis son expérience pour changer le club.
07:54 Non, mais attends, Jean-Louis, je veux bien.
07:56 Mais quand on me parle, et quand on me dit qu'il a gagné la Ligue des champions,
07:59 j'ai le droit de répondre, quand même.
08:00 Tu as répondu.
08:01 C'est vrai.
08:02 Je pense que quand t'as fait une villa, tu peux l'ouvrir. C'est vrai.
08:05 Autant pour nous.
08:06 Il en a fait trois. Voilà.
08:09 Et il est champion du monde.
08:12 Bon, enfin, si vous voulez, moi, je veux bien qu'on le réduise.
08:16 Je veux bien qu'on le réduise à un spin.
08:19 Mais il a bien vu que sur le moment, lui et les autres, les choses n'avanceraient pas.
08:25 Et excuse-moi de te dire, Jérôme, avec tout le respect que j'ai pour le Paris Saint-Germain,
08:30 que j'ai l'impression qu'il y a cinq ans, le Paris Saint-Germain était à ce niveau d'un bon club européen.
08:40 Et que cinq ans plus tard, le Paris Saint-Germain est toujours à peu près au même niveau.
08:47 Donc que Jean-Louis Djiboufoul dise ça, c'est catastrophique.
08:53 C'est une offense. Il a craché dans la soupe.
08:56 Bon, je pense que ce serait bien de temps en temps d'écouter les anciens et d'écouter et puis de faire la part des choses.
09:04 Je ne dis pas qu'il a complètement raison.
09:07 Je dis, voilà, exactement.
09:09 Écouter les anciens, c'est très important.
09:12 Moi, je suis là-dessus tout à fait d'accord.
09:16 Mais là où j'ai un peu de mal, c'est sur les gens qui critiquent après être venus dans un club.
09:23 Que ça nous plaise ou non, moi, je l'ai vécu dans ma carrière.
09:27 Il y a des clubs où je me suis éclaté, d'autres où c'était un peu moins bien.
09:31 Mais ce n'est pas pour ça qu'aujourd'hui, je vais aller critiquer le club et dire que c'est pour ça que ça ne marche pas.
09:36 Surtout que derrière, là où je reviens sur ce que tu as dit, Jérôme,
09:41 lui, il nous dit que s'il avait eu ses joueurs à la juve, c'était quatre ligues des champions.
09:48 Donc je veux dire, il ne parle pas de faire une finale, il parle de gagner.
09:51 Donc à un moment donné, quand tu n'as pas gagné une ligue des champions et que tu te permets de dire, moi, si j'avais ces joueurs-là, je la gagne.
09:57 Alors peut-être, je veux bien entendre, mais à un moment donné, moi, j'ai du mal avec ça.
10:01 J'ai du mal avec les gens qui sont passés dans un club, qui n'ont rien dit pendant cinq ans.
10:06 Soit un homme de l'honneur qui te dit bravo.
10:08 Non, mais moi, ça, je n'aime pas. Je suis désolé.
10:12 Je pense qu'à un moment donné, peu importe les rapports qu'on a eus dans le club, ça a pu très mal se passer.
10:19 Moi, j'ai fait un club comme Rennes où vraiment, ça s'est très, très mal passé.
10:23 Mais jamais, je ne me permettrais de critiquer ce club et de dire que c'est pour ci ou pour ça.
10:27 Après, ça dépend comment c'est dit.
10:29 Après, tu m'as dit hors antenne que Pinault est un bidon.
10:33 Je ne me permettrais pas. Je ne l'ai jamais rencontré en plus.
10:37 Mais tout ça pour dire qu'à l'arrivée, il faut savoir, comme tu dis, moi, par exemple, quand j'étais à Rennes, je sais que j'étais bidon.
10:45 Donc, je ne vais pas me permettre en plus de ça. Si tu veux, d'aller donner des leçons, de donner des leçons.
10:51 Après, que ça soit pour faire avancer le Schmilblick. D'accord.
10:54 Je suis tout à fait d'accord qu'il aurait pu le faire, mais pas comme ça.
10:59 Je trouve que c'est mal.
11:00 Victoire de Jérôme, donc.
11:01 Oui, non, mais...
11:03 Jean-Michel est dans les cordes.
11:05 Moi, j'aime énormément écouter des anciens. Je pense qu'on en apprend beaucoup.
11:10 Renaud, si on les a écoutés.
11:12 Moi, depuis des huit heures, j'entends un ancien. Franchement, ça me révolte.
11:18 Mais il faut l'écouter quand même.
11:19 Je le respecte.
11:20 Je l'écoute.
11:23 Il n'a rien à dire d'ailleurs.
11:24 Il est KO.
11:25 Il est KO.
11:26 Il est plus solide que ça.
11:27 Bien sûr, il est KO. Il est susceptible en plus.
11:30 Tu restes jusqu'à 20h, Jean-Michel, quand même.
11:32 Jean-Michel ?
11:34 Ça y est, il nous a quittés. Voilà. On est seul.
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