00:00 Ah oui, je pense que c'était une décision nécessaire, oui.
00:03 Maintenant, il ne faut jamais perdre de vue, quand on s'interroge sur des événements politiques,
00:08 ce qu'en pensent les Français.
00:09 Vous avez vu que les Français se désintéressent au fond du remaniement gouvernemental.
00:14 La préoccupation première aujourd'hui de 80% d'entre eux, c'est la hausse du prix de l'électricité.
00:19 Je dis ça non pas pour ne pas répondre aux questions sur le remaniement,
00:21 mais il faut bien toujours garder ça à l'esprit
00:24 et se souvenir que lors du précédent remaniement,
00:27 c'est-à-dire de la mise en place des principaux ministres, ça avait duré plusieurs jours, vous vous souvenez,
00:31 et ça avait complètement occulté le mouvement des agriculteurs,
00:36 qui pourtant étaient dans la rue, qui étaient déjà sur les tracteurs
00:39 et qui n'apparaissaient plus, qui étaient invisibles sur les écrans de télévision
00:42 parce que tout le monde était focalisé sur le remaniement.
00:45 Donc, il faut faire très attention à cet écart des choses.
00:48 Moi, ce que je retiens de ce remaniement,
00:51 ce sont les deux ministères sur lesquels on attendait une nomination,
00:56 éducation et santé, c'est-à-dire...
00:58 Frédéric Valthou à la santé, Nicole Belloubet à l'éducation.
01:01 Voilà. Ce que j'observe, c'est que le choix a été fait de nommer des personnes expérimentées.
01:06 Nicole Belloubet, je l'ai bien connue, quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire,
01:09 elle était rectrice de l'académie de Limoges.
01:13 De Limoges, puis de Toulouse, et ancienne garde des Sceaux sous Édouard Philippe.
01:17 Voilà, et membre du conseil constitutionnel.
01:18 Donc, on peut dire que c'est une femme d'expérience qui connaît surtout bien l'éducation nationale.
01:21 Et comme c'est un secteur en souffrance, comme le secteur de la santé,
01:25 où le ministre est quand même le président de la Fédération hospitalière des hôpitaux publics,
01:30 donc il connaît aussi le secteur.
01:32 Donc ça, c'est plutôt deux points positifs.
01:34 Et maintenant, la question est de savoir sur ces deux secteurs en grande souffrance,
01:39 comment est-ce qu'ils vont être réassurés,
01:42 resécurisés dans leur mission et dans leur place dans la société française,
01:48 qui est dans les priorités nationales.
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