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  • il y a 2 ans

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Sport
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00:00 Vous avez vécu cette semaine, on a beaucoup parlé, il y a eu beaucoup de réunions avec
00:09 la direction, avec les supporters.
00:11 Oui, je pense que la réunion avec mon staff, c'est quelque chose qu'on fait très souvent
00:19 entre nous, aussi avec l'équipe.
00:21 C'est vrai que ça a été une semaine particulière, mais effectivement on a organisé cette rencontre
00:28 avec les supporters qui était, à mon sens, très importante, dans un esprit de paix.
00:36 J'ai ressenti pour l'énième fois l'amour qui existe de la part des supporters envers
00:43 cette équipe, envers ce club.
00:44 La rencontre, ça s'est fait dans un esprit d'éducation avec Pablo, Stéphane, moi-même
00:53 et aussi l'équipe.
00:54 C'est vrai qu'on le dit depuis beaucoup de temps, ce qu'on est en train de faire n'est
01:00 pas suffisant, il faut faire plus.
01:03 Et ça se voit effectivement que nos résultats ne sont pas satisfaisants en ce moment.
01:08 Pablo, il a encore une fois parlé de ce concept, mais je pense que toutes ces rencontres-là
01:14 ont été très positives.
01:16 Bonjour Gennaro, après la défaite contre Lyon, c'est surtout l'état d'esprit, le
01:26 manque d'agressivité qui a notamment été pointé.
01:29 Comment vous expliquez que vous n'arrivez pas à transmettre cela à vos joueurs ?
01:33 C'est une bonne question.
01:36 Après, il faut comprendre quel type d'agressivité, qu'est-ce que ça veut dire.
01:41 Même les supporters cette semaine ont parlé d'agressivité.
01:44 Je pense que dans le football moderne, il faut comprendre ce que ça veut dire l'agressivité.
01:49 Ce n'est pas parce qu'on a terminé le match contre Lyon sans carton jaune que ça veut
01:55 dire qu'on n'a pas fait suffisamment de fautes.
01:57 Je pense que c'est vraiment l'esprit qui a l'équipe.
02:02 Pendant 35 minutes, c'est vrai qu'on a eu le ballon dans les 30 derniers mètres, en
02:07 deuxième mi-temps, mais c'est un manque de continuité.
02:10 On n'a pas vraiment fait le dernier geste.
02:13 Ce n'est pas qu'un manque d'agressivité.
02:16 J'ai bâti toute ma carrière là-dessus.
02:21 J'étais un joueur plutôt agressif.
02:23 Quelqu'un cette semaine a parlé du fait qu'il s'attendait à un Simeone.
02:28 J'ai toujours essayé de rester moi-même en tant qu'entraîneur.
02:33 Je suis quelqu'un qui veut commander le jeu.
02:37 Je veux vraiment construire de par la prestation.
02:41 Je n'ai jamais aimé vraiment organiser mon équipe en fonction de l'adversaire.
02:47 C'est vrai que j'ai un caractère fort, mais parfois il faut aussi que je comprenne le
02:53 public que j'ai devant moi.
02:54 Après, il faut savoir aussi s'y prendre en fonction du public.
03:02 Ce n'est pas un problème individuel.
03:07 Ce n'est pas un individu qui n'est pas performant.
03:10 C'est vraiment toute l'équipe.
03:12 Donc oui, il faut être un peu plus agressif, mais il faut aussi faire attention à ne pas
03:18 déborder dans ce sens-là.
03:20 Parce que si on est trop agressif, après on risque de faire des dégâts.
03:26 Peut-être qu'on reste à neuf ou à dix joueurs.
03:28 Ce n'est pas naturel.
03:31 Il faut vraiment essayer de forcer cette agressivité.
03:33 Effectivement, il faut aussi prendre en considération les différentes qualités des joueurs.
03:40 C'est facile pour vous de dire ou d'écrire qu'il faut plus d'agressivité, mais c'est
03:45 vrai qu'un NDI ou un Sars n'est pas un gigot, par exemple.
03:49 Pour certains joueurs, c'est un peu plus compliqué.
03:52 Certains joueurs ont cette agressivité déjà, ça fait partie d'eux.
03:58 Mais il faut aussi faire attention aux qualités de ces joueurs.
04:05 Un gigot, un rangé, c'est une qualité qu'ils possèdent déjà.
04:10 Ce n'est pas la peine de leur dire à chaque fois d'aller de mardi jusqu'à dimanche.
04:17 C'est vraiment une qualité qu'ils maîtrisent déjà.
04:20 Autre joueur, ce n'est pas le cas.
04:22 Il faut être plus agressif en tant qu'équipe.
04:25 C'est une qualité qu'on peut entraîner sur le terrain, mais en faisant les bons gestes
04:33 au bon moment, de bien courir, de fermer, de bien préparer le match.
04:38 Mais à chaque fois, il faut vraiment prendre en compte les différentes qualités des uns
04:42 des autres.
04:43 Après, c'est une question de méthodologie.
04:46 Il faut aussi travailler sur l'aspect mental.
04:49 Bonjour coach.
04:50 Deux petites questions déjà sur votre groupe.
04:52 Veretout, Kondogbia ?
04:55 J'ai parlé avec le docteur hier après-midi.
04:59 Je crois que Kondogbia devrait réintégrer le groupe à partir de dimanche.
05:04 Les deux autres, donc Vertout et Murillo, à partir de lundi.
05:09 Après, il y a toujours le capitaine qui n'est pas disponible.
05:12 Aussi comme Bilal.
05:14 Jusqu'à 20 minutes, il n'y avait pas d'autres joueurs qui ne sont pas disponibles pour le
05:23 match.
05:24 Je voulais savoir, s'il vous plaît, par rapport aux réunions du début de semaine
05:27 avec vous, avec le président, avec les supporters, si vous pensez que ça peut créer un déclic
05:32 chez les joueurs.
05:33 Est-ce que c'est possible ? Est-ce que vous l'avez peut-être déjà ressenti un petit
05:36 peu aux entraînements depuis ? Et est-ce que ça peut jouer demain soir pour le match
05:40 ?
05:41 Bruno, mais il n'y avait pas besoin d'une réunion pour avoir un déclic.
05:51 Moi, j'ai parlé ce dernier temps d'exigence.
05:54 J'ai dit qu'il faut faire plus.
05:56 Et après, je prends la question de votre collègue qui a parlé d'agressivité.
06:04 Effectivement, maintenant, tout le monde, on doit tous faire plus.
06:10 Moi pour premier, moi avec mon staff, avec les gens que j'ai autour de moi.
06:16 Depuis le début de la saison, on sait que c'est compliqué.
06:21 On dispute un championnat où il y a des joueurs qui pèsent 100 kilos, qui courent à 1000
06:27 kilomètres par heure.
06:29 Ce n'est pas suffisant ce qu'on fait pour l'instant.
06:33 On ne peut pas nous dire qu'on perd des matchs à cause d'un manque de chance, de la malchance.
06:40 Je pense que déjà deux semaines après mon arrivée, je rappelais à mes joueurs, je
06:47 faisais le même discours.
06:48 Effectivement, je parlais d'exigence.
06:50 Après, je vais anticiper votre question sur Jonathan Klaus parce que je sais que vous
06:55 allez me poser une question sur Jonathan Klaus.
06:58 Les matchs ne se gagnent pas le dimanche.
07:02 Les matchs se gagnent pendant la semaine, de par un entraînement, avec une mentalité,
07:07 avec la volonté, avec des leaders qui existent dans le groupe.
07:13 C'est vrai que Jonathan Klaus est un leader, c'est vrai que c'est un joueur important,
07:17 mais il y en a d'autres aussi.
07:18 Donc, je pense que c'est vrai qu'en ce moment, on n'est pas forcément cohérent dans notre
07:27 travail au quotidien.
07:28 Il faut être exigeant avec soi-même, il faut être exigeant avec son partenaire.
07:34 C'est à partir de là qu'on pourrait avoir effectivement un déclic, c'est à partir
07:39 de là qu'on pourrait nous éloigner de cette période difficile.
07:45 Mais ce n'est pas en réfléchissant sur le plan individuel.
07:51 C'est vrai qu'on n'a pas ces qualités-là, on n'a pas des joueurs qui pèsent 100 kilos,
07:57 mais on a des joueurs avec d'autres qualités, on a nos forces, nos faiblesses, mais il faut
08:03 vraiment s'appuyer sur la tête.
08:05 Il faut créer une mentalité gagnante avec une mentalité très très forte.
08:12 C'est vrai qu'on s'est disputé entre nous, on a eu des discussions, mais Jonathan
08:20 Kloss, c'est un joueur international qui joue en sélection.
08:23 Et quand on voit ses prestations à l'entraînement, là, ça se voit pourquoi c'est un joueur
08:33 qui joue en sélection.
08:34 Mais il faut être constant avec ses prestations.
08:38 Donc voilà, encore une fois, c'est seulement de par cette qualité collective qu'on peut
08:45 effectivement nous éloigner de cette période difficile.
08:49 C'est grâce à notre force en tant qu'équipe qu'on peut effectivement avoir un déclic.
08:57 Ce n'est pas en réfléchissant sur le plan individuel.
09:00 Après, il faut toujours raconter la vérité.
09:10 Pendant ma carrière en tant qu'entraîneur, que ce soit à Naples, à Milan AC, j'ai
09:15 toujours essayé de résoudre ce problème, de construire une mentalité.
09:19 Et plus d'une fois, s'il y avait un joueur qui ne s'entraînait pas à 100%, je ne l'emmenais
09:27 même pas sur le banc.
09:29 C'était un joueur qui était exclu du feuille de match.
09:31 Après, je me suis dit, quand je suis arrivé ici à Marseille, je me suis dit, OK, il faut
09:37 que je sois un peu plus tranquille.
09:39 Là, c'est Marseille.
09:41 Même si je crois beaucoup dans l'entraînement, même si pour moi, l'entraînement, c'est
09:47 vraiment quelque chose de sacré.
09:49 Je me suis dit, non, il faut faire attention à l'ambiance parce que c'est très, très
09:52 chaud là-bas à Marseille.
09:53 Et si jamais j'exclus quelqu'un et je n'emmène pas quelqu'un sur le banc, après, tout le
10:00 monde va me poser la question, pourquoi vous n'avez pas amené ce joueur ? Et après, c'est
10:06 la vérité qui va sortir.
10:08 Donc, je me suis dit, il faut que je fasse attention.
10:10 Et là, c'est mon erreur, mais je pense que ça fait partie de notre chemin.
10:14 C'est là où je dois faire des progrès parce qu'effectivement, j'ai déjà perdu trop
10:19 de temps.
10:20 J'ai fait trop de calculs.
10:21 Et le discours que je suis en train de faire, les journalistes, les joueurs, ils le savent
10:26 parce qu'une fois, ça va.
10:28 Mais après, à partir de la deuxième, troisième fois, il faut vraiment envoyer un signal.
10:32 Et je pense que c'est très important que je reste fidèle à moi-même par rapport
10:38 à l'importance de l'entraînement à partir de maintenant.
10:41 Et du coup, vous allez durcir un petit peu votre méthode d'entraînement.
10:47 Qu'est-ce que vous avez encore ?
10:49 Certainement.
10:50 Sinon, je ne serais pas là.
10:52 Sinon, j'allais chercher ma vélise pour rentrer chez moi.
10:59 Rien n'est perdu, mais c'est vrai qu'on est toujours en train de raconter les mêmes
11:03 histoires.
11:04 On parle toujours des mêmes erreurs.
11:06 La saison est partie d'une certaine manière et je pense que la saison continue de la
11:10 même manière.
11:11 Donc, effectivement, il faut être vraiment maintenant démontré.
11:19 C'est inutile de continuer à parler maintenant.
11:21 Il faut vraiment des preuves concrètes.
11:24 Donc, à nous de montrer de la volonté, à nous d'avoir vraiment les intérêts de
11:31 l'Olympique de Marseille à cœur, d'avoir cet esprit d'équipe.
11:36 Je pense que c'est vraiment le mot d'ordre, cet esprit d'équipe.
11:39 Et à nous de rester équipe pendant 95 ou 100 minutes de match.
11:45 Bonjour coach, c'était intéressant la réponse sur le Napoli notamment.
11:50 Je pense que vous vous y avez allusion à Lobotka ou d'autres joueurs.
11:53 Moi, j'avais une question pour vous, c'est quels sont vos aînés ? Non, non, non, non,
11:56 ce n'était pas Lobotka.
11:57 C'était Fausi, Mario Rui, Aspeta, Tanta, Alain, plus d'un.
12:12 Bacayoko, Almilan, Bacayoko, il a joué avec vous après quand même.
12:17 Almilan, non, Bacayoko a joué avec moi aussi.
12:22 Peut-être pour toi ça marchait en 3-5-2, ça dépend un peu de ta vision du football.
12:29 Demain, on pourrait faire 3-5-2, on va voir.
12:34 Mais je pense que pour l'instant, ce n'est pas vraiment une question de système de jeu.
12:38 Ce n'est pas le système de jeu qui est le problème en ce moment.
12:41 C'est vraiment une question de rythme, de volonté, de trouver une identité.
12:46 Ce n'est pas une question de jouer défense à 3, défense à 4.
12:49 A nous vraiment de réussir à être plus équipe.
12:52 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
12:58 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:01 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:04 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:07 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:09 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:12 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:15 Je ne peux pas faire des réflexions en fonction d'un seul moment.
13:22 Je n'en ai pas 24 à disposition.
13:24 Ce n'est pas une question d'un joueur qui peut-être se trouve hors position.
13:28 Il faut aussi prendre en compte les autres joueurs.
13:32 Parce qu'on est des pistons qui poussent.
13:34 Après, ça dépend de notre façon de construire le jeu dans l'axe, au milieu.
13:39 N'Jai peut évoluer sur le côté en tant qu'élier.
13:45 Mais je ne peux pas faire une réflexion sur un seul joueur.
13:48 Je ne peux pas changer le système de jeu en fonction d'un seul joueur.
13:53 Il faut vraiment prendre en compte tout le collectif.
13:56 3-5-2, c'est un jeu qui te porte à jouer en vertical.
14:00 C'est la typologie du jeu qui te porte en vertical.
14:04 Tu comprends qu'on n'a pas un centre-camp où on joue sur la seconde balle et aller en vertical.
14:10 Après, le système de jeu 3-5-2, c'est un système de jeu très vertical.
14:15 Donc, ça dépend encore une fois du type de football qu'on veut proposer.
14:19 C'est vrai qu'on n'a pas forcément les qualités chez nos milieux de terrain.
14:24 Aller chercher le deuxième ballon.
14:27 Il faut d'autres qualités.
14:29 Je l'ai déjà fait par le passé.
14:30 Peut-être que je vais le faire aussi dans l'avenir.
14:33 Encore une fois, ça dépend du type de football qu'on veut proposer.
14:37 Le 3-5-2, c'est un système de jeu très vertical.
14:40 On n'a pas forcément les choix avec ces qualités-là d'aller chercher le deuxième ou le troisième ballon.
14:45 Flo ?
14:47 Coach, bonjour.
14:49 Je reviens un peu sur le manque de leadership et de caractère.
14:52 Vous avez parlé de votre rôle.
14:54 Peut-être qu'il faut durcir le ton.
14:56 Les dirigeants, les supporters, parfois ce sont les joueurs eux-mêmes qui disent les choses et se bousculent dans un vestiaire.
15:02 Est-ce qu'il manque pas une forte personnalité ?
15:05 Je pourrais même dire un Gattuso de l'époque joueur pour parfois secouer des coéquipiers.
15:10 Est-ce que le vestiaire est trop gentil ici à Marseille ?
15:14 Non, mais sur les caractéristiques, les gars.
15:17 La personnalité, le leadership.
15:20 Quel est le supermercat le plus important ici à Marseille, en France ?
15:26 Ce sont des qualités.
15:28 La personnalité, le leadership.
15:30 Ce ne sont pas des qualités qu'on peut aller chercher, qu'on peut aller acheter au supermarché.
15:34 On ne peut pas dire "ok, j'aimerais bien acheter, dépenser 20 euros pour avoir du leadership".
15:41 Je pense que ce sont des qualités avec lesquelles on est né vraiment.
15:46 Après, ce sont des autres joueurs qui reconnaissent un certain statut, un partenaire.
15:51 Parce que ce partenaire est toujours à l'écoute.
15:54 C'est quelqu'un qui se présente à l'entraînement à l'heure.
15:56 C'est quelqu'un qui s'entraîne très très bien.
15:59 C'est quelqu'un qui, s'il remarque qu'il y a un partenaire en difficulté,
16:03 après il vient vers lui à lui dire "Rêve-toi, allez".
16:08 On fait des efforts.
16:10 Donc c'est vraiment la cohérence.
16:11 Je pense que la cohérence c'est ce qui nous manque en ce moment.
16:13 Ce n'est pas que un manque chez mon équipe.
16:16 Je pense que c'est un problème qui règne dans le football moderne.
16:20 Pour l'instant, je pense que le football devient de plus en plus un sport individuel et ne pas collectif.
16:27 Après, le leadership, oui, c'est important.
16:31 Mais je pense que pour l'instant, notre manque c'est vraiment cette exigence entre nous.
16:36 C'est le fait de construire quelque chose, d'être très exigeant les uns les autres.
16:40 Et après s'appuyer sur cela quand il y a des difficultés.
16:44 C'est un travail qui se fait derrière.
16:48 Mais voilà, il y a aussi des joueurs qui ne seront jamais des leaders.
16:54 Ce sont des joueurs qui parlent très peu ou qui parlent moins.
16:58 Mais après, je pense que c'est une question de cohérence.
17:01 Ça dépend vraiment des comportements d'un joueur.
17:04 Et après, ce sont des autres joueurs, ces partenaires qui reconnaissent ce statut de leader grâce au comportement d'un certain joueur.
17:12 On va vite prendre les deux dernières questions parce que je n'ai pas eau derrière.
17:15 Donc Nico et Jade.
17:16 À quel genre d'accueil et d'ambiance vous vous attendez demain soir au Vélodrome?
17:22 Suite notamment à votre rencontre avec les supporters.
17:25 Sachant qu'il y avait quand même deux groupes qui n'ont pas tenu à prendre part à ce rendez-vous.
17:29 Et question supplémentaire juste sur ce sujet là toujours.
17:32 Est-ce que vous, dans votre carrière, vous aviez déjà connu ce genre d'épisode d'échange avec les supporters par le passé?
17:37 Si oui, est-ce que vous pouvez nous raconter?
17:40 J'ai vécu des situations de ce type.
17:51 J'en ai vécu même pire.
17:53 C'est vrai que j'ai beaucoup gagné pendant ma carrière, mais j'ai aussi reçu beaucoup de claques.
18:00 Aussi à Salerno, 3-4-3 avec le Milan.
18:03 Après, ce qui se passait l'autre jour, ce n'était pas sympa.
18:07 Mais voilà, encore une fois, l'autre jour, j'ai ressenti vraiment l'amour qui existe envers ce club.
18:14 J'ai vu une vieille dame de 80 ans qui avait la même grinta d'une gamine de 20 ans.
18:21 J'ai vraiment apprécié sa passion pour l'Olympique de Marseille.
18:27 Après, être supporter, être ultra, c'est quelque chose qui coûte très, très cher.
18:33 Ça implique aussi des sacrifices parce que les supporters dépensent entre 300, 400, voire 500 euros pour aller assister à un match de Coupe d'Europe ou pour aller suivre le match de Coupe de France à Venne.
18:49 J'ai toujours dit que le football sans supporters, c'est rien.
18:52 Donc, il faut avoir du respect pour ces gens-là.
18:56 J'en ai et j'ai apprécié la rencontre, la réunion de l'autre jour.
19:03 Par rapport à demain, je n'ai pas d'attente. Je ne m'attends à rien.
19:08 Après, si jamais il y a une mauvaise ambiance, si jamais il y a des protestations, si jamais il y a une ambiance hostile, on va l'accepter.
19:17 On vit avec, on accepte. Et à nous surtout de livrer une belle prestation pour ne pas faire une déception envers nos supporters.
19:29 Bonjour coach. En quoi l'absence de Valentin Rongier peut peser sur les performances de l'équipe en tant que joueur mais aussi en tant que capitaine ?
19:40 Oui, c'est une perdue importante, comme toutes les autres perdues.
19:43 C'est normal, on parle du capitaine. J'ai parlé avec lui hier.
19:48 J'ai appelé lui hier dans mon bureau parce que je pense que l'autre jour…
19:55 C'est vrai que c'est une absence très importante parce que c'est notre capitaine.
20:00 J'ai parlé, j'ai causé avec lui hier. Je l'ai convoqué dans mon bureau parce que je pense que les supporters ont été très sévères avec lui l'autre jour.
20:10 Même s'il est blessé, c'est quelqu'un qui répond toujours présent. C'est quelqu'un qui est toujours à l'écoute.
20:15 C'est quelqu'un qui aide ses partenaires.
20:18 Après tout ce qui s'est passé avec Jonathan Klos, c'était le premier à aller lutter, à aller donner un coup de main à son partenaire, à le défendre.
20:28 C'est vrai que Valentin, c'est quelqu'un de très important pour nous et il nous manque beaucoup.
20:34 Après, je l'ai… Il me semblait un petit peu triste par rapport à ce qui s'est passé l'autre jour.
20:42 Je pense qu'encore une fois, on a été un peu sévères avec lui. Donc, je lui dis tout simplement de ne pas baisser la tête, de lever la tête parce que c'est un capitaine qui est très important pour nous.
20:55 Et même quand il n'est pas disponible sur le terrain, l'importance de ce joueur, ça se voit.
21:01 Bonjour Pao. Juste savoir dans quel état d'esprit le groupe est, selon toi, après cette semaine qui a été marquée par beaucoup de discussions en interne avec les supporters.
21:16 Comment vous ressortez de ce moment-là alors que sportivement, vous êtes un petit peu dans un moment difficile ?
21:22 Oui, je pense que c'est une semaine où il faut avoir un point de réflexion. Je pense qu'on a bien fini l'année, au moins, le mois de décembre.
21:35 Je pense qu'on a réappris un peu de points qu'on avait perdus. Et c'est vrai que début d'année, ce n'était pas le résultat que l'on attendait.
21:47 Alors, je pense que maintenant, c'est le moment. Maintenant, il n'y a pas plus d'excuse. Après, il y a quelqu'un qui disait qu'ils ne sont pas les mecs de l'Arakan, qu'on n'a pas beaucoup de joueurs, qu'on a beaucoup de blessés.
22:04 Mais ça, c'est sûr qu'il y a des excuses. Maintenant, c'est nous. On veut faire quelque chose cette saison, il faut y aller. On veut faire quelque chose cette saison, il faut courir un peu plus.
22:19 On veut faire quelque chose cette saison, il faut gagner des matchs. Et sinon, ça va être une saison compliquée. Ça, c'est la réalité. Ça, c'est la réalité qu'on a aujourd'hui. Il faut être clair, il faut le savoir et il faut le montrer demain.
22:40 Bonjour, justement. Est-ce que tu te dis que c'est facile de dire le match le plus important, ainsi de suite, à chaque fois. Mais demain, après ce qui s'est passé en début de semaine, vous êtes au Vélodrome, vous êtes invaincus.
22:50 Vous recevez probablement la plus mauvaise équipe actuellement de Ligue 1 qui a perdu ses sept derniers matchs. Quelque part, il n'y a plus d'excuses. Les supporters disent que c'est la dernière fois.
22:59 Est-ce que tu as vraiment cette impression de ça au fond de toi ?
23:05 Je pense que, jusqu'à la fin de la saison, chaque match va être le plus important de la saison. C'est vrai que tout ce qui s'est passé cette semaine, la dernière semaine qui vient de passer, c'est un match clair.
23:21 Si on ne gagne pas demain, ce sera compliqué. Je ne peux pas penser à une défaite demain. Je ne peux pas penser que l'équipe va être comme ça.
23:37 Je pense que toute l'équipe a la mentalité de gagner ce match-là. Je pense que toute l'équipe connaît que maintenant, il faut aller au 100 %.
23:55 Il y a des choses qui sont parfois difficiles à travailler. Parce que tu sais qu'on peut travailler la tactique, on peut travailler la technique, on peut travailler la prise de décision, on peut travailler comment on va presser, comment on va jouer avec le ballon.
24:17 Mais après, il y a des choses qui sont là. Il y a des choses qui ne dépendent que de toi. Si tu es plus concentré, si tu comprends le jeu, si tu parles avec tes copains et équipiers.
24:32 Tout ça dépend de toi. Ici, on n'est pas au 100 %. Il faut parler qu'il y a des choses à améliorer. Il faut parler qu'on n'a pas bien joué un match. Mais il y a des choses qui sont là.
24:45 Parce que si tu ne parles pas au 100 %, c'est pareil. Si on joue à 4, à 3, on joue avec 10 attaquants. Et c'est la chose qui manque cette saison-là. Si on a pris 3, 4, 5 buts les dernières minutes, ça c'est mauvaise chance.
25:02 Une fois peut-être, mais 4 fois. Si on a joué contre 10 joueurs 2, 3 fois, on n'a jamais gagné. Ça c'est mauvaise chance aussi. C'est ça. C'est ça qu'il faut être conscient.
25:17 Conscient de ça. Conscient qu'on n'a pas au 100 % avec ça. Après on parlera de la tactique, technique, ce que tu veux. Mais avant tout, il faut être au 100 % là. Avec tous les matchs.
25:29 4 à 20 minutes là. Parce que sinon, on va, ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas suffisant, on va être tous dans la merde. C'est ça.
25:36 Flo ? Bonjour. Je voulais savoir ton regard sur le manque de leadership un peu dans le vestiaire. Ça revient beaucoup. Le manque d'exigence et peut-être le manque de leader.
25:48 Est-ce que toi tu estimes qu'il n'y a pas assez de joueurs capables de bouger, de secouer les coéquipiers dans ce vestiaire ? Est-ce que toi aussi tu le prends pour toi ?
25:57 Parce que tu commences à être un ancien, un peu un détolier. Est-ce qu'il faut forcer sa personnalité pour justement que cette personnalité de leader émerge ? Qu'est-ce que tu penses de ces critiques là ?
26:08 Oui, je pense que je viens de parler toute l'année de ça. Je pense que je vais parler de ça déjà. Mais je ne suis pas d'accord avec ça. Honnêtement, je ne suis pas d'accord.
26:22 Il y a des leaders. On a un vrai capitaine. Je suis très heureux de ce qu'il fait tous les jours. Même si lui est dans un mauvais moment, il est toujours là.
26:38 Il essaie de nous parler, il essaie de parler dans les matchs, il essaie de nous aider, il essaie de nous faire comprendre ce qu'il voit pendant les matchs.
26:49 Il y a des joueurs, je te parlais de Kondogbia, Pierre, Samu, Touko. Il y a des joueurs qu'on jouait à très très haut niveau.
27:02 Même il y a des années qu'on jouait à très très haut niveau. Il jouait des matchs de Champions League. Ils sont toujours là.
27:09 Je ne suis pas d'accord qu'il n'y ait pas de leaders dans l'équipe. C'est vrai qu'il y a des joueurs importants qui sont partis, mais il y a aussi de nouveaux joueurs qui sont arrivés.
27:22 Maintenant, je pense que les gens qui sont à l'extérieur essaient de trouver les solutions aux problèmes. Mais les problèmes ne sont pas là.
27:36 Les problèmes que je vous ai parlé avant, c'est ça les problèmes de cette équipe. Ce n'est pas s'il y a des leaders ou pas. C'est ça, de chacun.
27:49 Si on améliore ça, on va y arriver. Sinon, ça va être compliqué.
27:58 Bonjour Pao. On parle beaucoup de tactique, mais en fin de compte, est-ce que pour toi ça change quelque chose d'évoluer avec trois ou quatre défenseurs ?
28:07 Si on compare avec mon perception, pour moi, avec les ballons, c'est beaucoup plus facile. Ce n'est pas que pour moi, c'est pour moi.
28:25 C'est beaucoup plus facile de jouer. C'est un jeu avec quatre joueurs. Après, on gagne un joueur au milieu de terrain et c'est plus difficile pour les autres.
28:36 Après, il y en a qui préfèrent jouer à quatre ou cinq. Mais à la fin, ce n'est pas nous qui décidons, c'est le coach.
28:43 Il faut respecter les décisions qu'il prend, il faut respecter comment il veut jouer. Après, c'est nous.
28:52 L'idée qu'il a dans la tête, il faut la montrer dans le terrain. Mais comme je te dis, ce n'est pas un problème si tu joues à quatre ou cinq. Ce n'est pas le problème de cette équipe-là.
29:02 Karim.
29:04 Je suis désolé, parce que c'est la conférence de presse de OMS. On ne parle pas trop du match de demain, mais on a compris que vous vouliez à tout prix gagner pour vous, pour le public, pour tout le monde.
29:15 J'aimerais juste t'interroger un petit peu sur ce que l'on a vu il y a quelques semaines sur Canal+. Quand tu as parlé de tes soucis personnels à l'occasion du mois d'août.
29:29 Comment tu avais réussi à gérer ça, que c'est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup dans le football. C'est courageux d'en parler ouvertement. Comment tu t'en es sorti et par quel biais, quelles personnes ont pu t'aider, le club et les gens à l'extérieur ?
29:50 Oui, j'en ai parlé il y a deux semaines. J'ai eu besoin d'un psychologue qui m'a aidé avec tout ce processus-là. Parce que parfois, il y a des moments que tu ne comprends pas ce qui se passe dans ta tête.
30:14 Et je pense que c'est bon aussi qu'il y a quelqu'un qui peut t'expliquer un peu pourquoi ça se passe, quelles sont les solutions de tout ça. J'ai jamais eu peur de parler de ça.
30:34 Quand j'ai parlé ici, quand j'avais eu ce problème-là, je n'avais pas peur. Je pensais que ce n'était pas le moment de parler de ce moment-là. Mais c'est une situation que j'ai passée.
30:48 Quand j'ai parlé là, je suis très content d'avoir passé cette situation-là. Parce que maintenant, je me connais beaucoup plus. Je connais beaucoup plus ce qui se passe dans ma tête.
31:02 J'essaie de reconnaître quand il y a quelque chose qui ne marche pas et j'essaie de trouver une solution. Je continue à parler avec elle aussi. Pas seulement de foot, mais aussi de la vie.
31:17 Parce qu'avec ça, je me sens beaucoup mieux. Je pense que dans le foot, c'est une chose qui peut améliorer beaucoup. Parce que ce n'est pas facile.
31:36 Je pense que s'il y a quelqu'un pour qui tu peux montrer un peu tes chamans, montrer qu'il y aura des mauvais moments, comment tu peux te comporter sur ça, ce que tu peux faire.
31:50 Je pense que ce serait beaucoup plus facile pour les joueurs ou pour tout le travail, parce qu'il y a beaucoup de pression. Je ne parle pas que du foot, je parle aussi de la vie.
32:00 Pour moi, c'est une chose importante, mais je suis très content d'avoir la passion.
32:07 Le groupe, le staff, personne ne l'a vu, sauf un. Tu parles de Léo, mais à ce moment-là, tu t'es vraiment senti ésolé avec ton problème et pas trouvé de solution pour en sortir ?
32:31 Le problème, c'est la personnalité que j'avais. Je ne voulais pas partager quelque chose avec les autres, parce que je ne voulais pas qu'il y ait quelqu'un qui soit triste pour moi.
32:51 Léo et même Pablo, le président, l'ont vu aussi. C'est vrai qu'il m'a demandé deux ou trois fois ce qui se passait, s'il y avait quelque chose qui ne marchait pas.
33:04 Je lui ai dit que ça allait, que je n'avais aucun problème. Il le savait. Il m'a respecté, parce que c'est une chose que je sais qu'il doit partager avec lui.
33:14 Et après, quand j'ai fait l'entretien, il m'a dit que la prochaine fois, s'il me plaît, tu peux partager avec moi. Je t'ai essayé d'aider un peu, si tu veux.
33:27 Allez, Bruno, on finit.
33:30 Oui, Pablo, pour poursuivre là-dessus. Est-ce que tu sais pourquoi ça t'est arrivé ? Parce que c'était après les vacances. C'est une période où on reprend tout ça.
33:38 Et est-ce que tu as l'impression que le regard de l'extérieur, on a l'impression que les footballeurs, vous êtes tous des supermans, que rien ne peut vous arriver.
33:45 Vous avez le super métier, le plus beau métier du monde, super vie, tout ça. Est-ce que tu penses qu'on minimise un peu tout ça ? Voilà, s'il te plaît.
33:53 Oui, franchement, je pense que les gens qui ne connaissent pas le foot, les gens qui ne connaissent pas ce qui se passe dans les vestiaires ou dans le foot,
34:08 ils pensent que comme tu es un joueur de foot, comme tu as beaucoup d'argent, c'est ta vie. Et ça, c'est suffisant.
34:17 Comme tu as l'argent, c'est ton problème. Il faut comprendre qu'on a des personnes là, on a des problèmes. On a des problèmes à la maison, on a des problèmes avec les enfants.
34:29 On a des problèmes parfois de confiance, quand tu joues, quand tu ne joues pas, quand tu joues mal. Ça, c'est toujours compliqué.
34:38 La chose facile, c'est de critiquer quelqu'un parce qu'il a mal joué. Et c'est vrai, c'est notre métier. Il faut bien jouer, il faut essayer de faire les choses bien.
34:46 Mais après, il y a beaucoup, beaucoup de problèmes dans les joueurs aussi. On a l'impression que comme tu as beaucoup d'argent, c'est facile.
34:56 Même si tu ne joues pas, tu as beaucoup d'argent. Ça, c'est tout. Ça, c'est rien. À la fin, tu comprends que l'argent, c'est rien.
35:05 C'est facile que je le dise parce que, oui, j'ai beaucoup d'argent et j'ai la capacité de dire que l'argent, c'est rien.
35:10 Quand je suis parti à Rome, j'ai gagné le double de Betis. Je ne voulais pas être là. Pourquoi? Parce que ce n'est pas suffisant.
35:22 Même si tu gagnes beaucoup d'argent à chaque fois que tu te lèves, tu payes. À la fin, c'est rien, ça. Et pour ça, il faut comprendre tout ça.
35:29 Et pour ça, maintenant, je suis mieux que jamais parce que maintenant, je me sens très bien avec ce que j'ai fait.
35:35 Même si je gagne plus ou un peu moins, c'est pareil. Ce que je veux, c'est que quand je vais entraîner, je suis content.
35:42 Quand je vais jouer, je suis content. Quand je suis là avec mes copains, mes copines, je suis content.
35:47 Quand je suis avec ma famille, je suis content. Et ça, c'est le jeu le plus important. Après, c'est vrai qu'il y a des gens qui pensent que
35:53 si tu gagnes beaucoup plus d'argent, tu es beaucoup plus content. Je ne suis pas d'accord, mais il faut se retrouver.
36:04 Ça, c'est l'impression que j'ai. Peut-être qu'il y a quelqu'un qui a pensé différemment.
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