00:00 Moi je l'aurais dit avec 1450 euros, moi j'ai un enfant, un adolescent, et c'est un demandeur.
00:06 Je me mets à la place des mamans, seule, aussi avec 3-4 enfants, c'est pas évident et c'est pas facile.
00:12 Ça touche le moral, ça touche l'énergie de la personne, et voilà, on survit, on rêve plus.
00:17 Moi c'est ça le mot, on rêve plus.
00:19 Depuis 2017, année d'arrivée d'Emmanuel Macron,
00:23 le nombre de smicards dans notre pays est passé de 12% à 17%.
00:28 C'est le fruit de sa politique et des exonérations de cotisations sociales versées,
00:33 sans rien demander en échange aux entreprises.
00:36 L'expérience m'a montré que les premiers ministres que j'ai rencontrés
00:41 n'avaient pas toujours connaissance de la réalité du terrain.
00:44 Et ils ne nous croient pas quand on leur dit qu'un salarié, au bout de 30 ans d'ancienneté,
00:49 il touche 1500 euros net.
00:52 Eh ben je vais aller avec une salariée de francs-prix, pour qui c'est la réalité ?
00:56 Ça c'est concret, elle est là, et donc en chair et en os.
00:59 C'est la réalité.
01:00 Ce n'est pas une question de suppression de cotisations sociales qui va régler le problème,
01:04 parce qu'ils n'en payent déjà pas les employeurs sur ces salariés-là.
01:08 Donc c'est bien d'augmenter les salaires, et puis de baisser les factures.
01:11 Un exemple type, 34 ans de boîte, elle touche 1486 euros.
01:23 34 ans de boîte, et son échelon qui n'a pas changé.
01:26 Et on a des milliers comme elle.
01:29 L'inflation elle est là, la vie elle est très très très chère.
01:32 On travaille dans la distribution, donc on connaît très très bien les tarifs.
01:36 C'est une maman avec des enfants, c'est des mamans avec leurs enfants,
01:40 qui n'arrivent pas, qui ne s'en sortent pas.
01:43 Ce n'est pas possible de vivre avec ce salaire-là.
01:47 - Le jour où on est en rapport avec France, le dernier mois,
01:50 vous avez vu le chômage, vous avez envoyé...
01:53 - Oui, j'ai vu, j'ai vu.
01:55 Un rapport sera remis au Premier ministre au début de l'été.
02:07 Mais ce qui veut dire que nous sommes ici le 3 février,
02:12 qu'ils viennent d'annoncer la hausse des factures d'électricité,
02:15 des franchises médicales, que les mutuelles vont augmenter de 10%,
02:19 et que dans les 6, 7, 8 mois qui viennent, on ne verra rien venir.
02:24 Il faut que cette campagne que nous lançons,
02:26 pour la hausse des salaires ou pour la hausse des retraites,
02:29 elle prenne de l'ampleur.
02:30 C'est dans les entreprises qu'on va les gagner une par une,
02:32 et c'est aussi en interpellant les députés et les sénateurs.
02:35 Il faut que la campagne elle monte et qu'elle se développe.
02:37 Et donc aujourd'hui pour moi je le vis comme un commencement,
02:40 mais c'est sûr qu'il va falloir accélérer.
02:42 Vous voyez bien qu'on est aujourd'hui en pleine crise du monde agricole,
02:44 avec des paysans qui demandent à être mieux rémunérés.
02:47 Mais ce que nous disons, c'est que pour que les Français
02:50 puissent acheter de la bonne qualité, issue de nos terres et de nos mers,
02:54 il faut pour ça avoir de meilleures retraites,
02:56 de meilleurs salaires pour pouvoir payer.
02:59 Et ça répondra aussi en partie à la crise que vit le monde agricole.
03:02 Donc il faut que l'on agisse partout, que l'on intervienne partout,
03:06 et nous, à l'Assemblée nationale, au Sénat,
03:08 on continuera de mener cette campagne.
03:09 - On va pas vous dire à acheter. - Moi aussi.
03:11 - Bon, merci. - Merci.
03:13 - Je vous propose tout de suite...
03:15 -C'est la pression.
03:16 -Il y a Mala qui verra, vous en faites pas.
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